L. dors
FiG. 541. — Branches postérieures des nerfs dorsaux et lombaires. — D'après Hirschfeld.
transversaire (troïc de conjugaison postérieur' de Cruveilhier) jusqu'à ses ramifications terminales, et nous étudierons les rapports qu'elle affecte dans les deux groupes que nous avons établis.
Premier groupe (de la 2-^ à la 7^' ou 8« dorsale). — Fig. 541. — La branche postérieure 'apparaît dans les gouttières vertébrales entre le tranaversaire épi-
POIRIER ET CHARPY. — 111.
neux en dedans et le long dorsal en dehors, elle se divise presque aussitôt en un rameau externe ou musculaire, et un rameau interne ou musculo-cutané. Le diamètre du rameau externe augmente d'épaisseur de la 1" à la 1'^ dorsale, tandis que celui du rameau interne diminue en sens inverse. Le rameau externe passe sous les tendons d'insertion du long dorsal aux apophyses transverses, fournit un filet nerveux à chaque faisceau musculaire, et se perd dans l'espace compris entre le long dorsal et le sacro-lombaire, auquel il se distribue aussi très régulièrement, affirmant ainsi le caractère métamériqUe primitif des muscles de la région dorsale. Le raineau interne, accolé à la face externe du transversaire épineux auquel il abandonne quelques filets, chemine de dehors en dedans entre ce muscle et le long dorsal pour gagner le bord externe des apophyses épineuses ; il s'insinue alors entre les insertions spinales du grand dorsal, et vient se placer au-dessous du trapèze. Dès lors sa direction est nettement oblique en dedans et en bas, et il traverse le trapèze de telle sorte que son trajet récurrent, qui commence sous ce muscle près de la ligne médiane, se termine au-dessus de lui contre le bord spinal de l'omoplate, oi^i le rameau interne devient sous-cutané. Au voisinage des apophyses épineuses, et dès qu'il devient récurrent, le rameau interne envoie un fin ramuscule qui apparaît près de l'épine vertébrale et qui innerve la peau de la région médiane du dos ; ce filet perforant interne est surtout visible sur les 5*^ et 6« branches dorsales, dont les émergences du rameau interne se font le plus en dehors. Le rameau interne innerve tous les muscles des gouttières vertébrales qui s'insèrent aux épines rachidiennes, c'est-à-dire le transversaire épineux, l'interépineux et le surépineux, tandis que par ses filets cutanés il se distribue à toute la région du dos dans les limites que nous avons indiquées plus haut. La deuxième branche postérieure répond à l'épine de l'omoplate (Cruveilhier) ; son rameau externe, ainsi que celui de la troisième, traverse le petit dentelé supérieuretle rhomboïde auxquels ils fournissent tous deux quelques filets moteurs. Deuxième groupe (de la 8« à la 12^ dorsale). — Le caractère essentiel, qui sépare ces branches dorsales des précédentes et les rapproche des branches postérieures des nerfs lombaires, réside dans ce fait que les rameaux internes sont beaucoup plus grêles que les rameaux externes, et que ce sont ces derniers qui fournissent les branches cutanées. Il n'est pas rare cependant de voir la branche cutanée du rameau interne représentée par un petit filet nerveux aboutissant à la peau qui recouvre la région des apophyses épineuses. En outre, l'obliquité en dehors et en bas des branches dorsales inférieures est beaucoup plus accusée que celles des branches de la région dorsale supérieure. D'après Griffith et Olivier, la différence de niveau entre la sortie hors du trou de conjugaison postérieur d'une branche postérieure comprise entre la 8« et la 12" dorsale, et son émergence cutanée peut varier de la hauteur de quatre à six vertèbres. Le rameau cutané de la 12^ dorsale apparait contre la crête iliaque. Le parcours du rameau externe et du rameau interne est a peu près le même que celui des nerfs du premier groupe ; les deux ou trois derniers rameaux internes pénètrent dans la masse commune sacro-lombaire, et y forment des arcades anastomotiques. Les filets sensitifs du deuxième groupe deviennent sous-cutanés après avoir perforé le grand dorsal qui s'est substitué au trapèze; leur émergence se fait, au niveau de l'angle des côtés, sui-
NERFS RACHIDIENS.
R. int
vant la ligne d'union des fibres tendineuses et musculaires du grand dorsal. Ils se subdivisent alors en ramuscules cutanés qui affectent deux directions divergentes; les uns, et ce sont les plus volumineux, se portent en bas et en dehors, tandis que les autres, par un trajet récurrent , vont innerver la peau de la région comprise entre la ligne d'émergence et la ligne médiane.
Variétés. — On a observé des ganglions aberrants sur presque tous les rameaux cutanés des nerfs dorsaux. Hirschfeld en a figuré un certain nombre dans son atlas, et Cruveilhier a trouvé un ganglion sur chacun des rameaux provenant de la bifurcation de la branche postérieure des 1'='', 3°, 4'' et 5" nerfs dorsaux. — Cruveilhier a pu suivre quelques gros filets cutanés émanés des dernières branches dorsales qui croisaient la crête iliaque et descendaient jusqu'au niveau du grand tro-
chanter. — Griffîth et Olivier (/. of Anat., 1890) ont confirmé les observations de Cruveilhier, et constaté en outre une grande disproportion entre les nerfs des deux côtés. — D'après G. D.Thane, le rameau externe et le rameau interne des 6°, 1" et 8° branches postérieures peuvent fournir un nombre à peu près égal de filets cutanés de môme volume.
FiG. 342. — Distribution de la branche postérieure d'un nerf thoracique. — D'après Charpy.
Coupe transversale demi-schématique.