X-^\,^- Gangl. SYun
. Rac. antûr.
en forme de triangle à bords concaves, se fixe par son sommet, quelquefois
prolongé en languette, à la face interne de la dure-mère ; ce point d'insertion est toujours situé entre les orifices que traversent les racines des nerfs rachidiens, sur la même ligne verticale et à égale distance de la paire rachidienne supérieure et de la paire inférieure ; l'alternance est régulière entre les points de sortie des Lig. dentelé racines et les dents du ligament. On
compte ordinairement vingt et une dents, chifTre qui peut varier de dix-huit à vingttrois. La première, qui est longue, s'insère immédiatement au-dessus du trou du l"^'" nerf rachidieri et du passage de l'artère vertébrale; la dernière est entre le douzième nerf dorsal et le premier nerf lombaire, par conséquent en haut du renflement lombaire ; mais le ruban ligamenteux de son bord inférieur se poursuit en liséré jusqu'au commencement du cône terminal. Toutes les dents ne sont pas identiques comme forme ni comme longueur; il n'est pas rare non plus qu'il n'y en ait qu'une seule pour deux paires nerveuses superposées, et cette disposition irrégulière, assez commune à la région lombaire, influe sur le nombre total des festons.
La structure fibreuse du ligament dentelé et sa double insertion l'ont fait considérer tantôt comme appartenant à la dure-mère, tantôt comme une émanation de la pie-mère, ou enfin comme une forriiation mixte. C'est une membrane conjonctive où l'on reconnaît même à l'œil nu deux parties difîérentes. Tout le bord libre qui circonscrit les côtés de la dent, son sommet et le bord concave des arcades est un ruban épais, ferme, d'aspect tendineux, dont les fibres courent dans le sens des ondulations de ce bord et vont s'irradier dans les lamelles conjonctives de la dure-mère:
Le reste, c'est-à-dire le bord adhérent; la base de la bande intermédiaire et la partie intérieure de la dent, est un tissu criblé, réticulé, où l'on distingue deux lames, une antérieure, une postérieure, émanées du feuillet externe de la pie-mère et séparées à leur origine par un petit intervalle triangulaire. Les
Fa) lie cellul.
Peu t\e fibreuse
FiG. 83. — Les ligaments dentelés (rouge).
La dure-mère ouverte est rejetée sur les côtés ; 1; moelle est vue par sa face antérieure (d'après Hirsch feld).
PIE-MERE. 125
faisceaux conjonctifs s'y creusent en sens variés ; il semble cependant que la direction dominante est celle de fibres parallèles à la moelle, coupées de fibres obliquement transversales. Cette disposition tend à faire considérer le ligament dentelé comme une expansion alaire, un soulèvement latéral de la couche externe de la pie-mère. La dent elle-même, triangle saillant de la bande ligamenteuse, reçoit de l'arachnoïde une gaine infundibuliforme, au moment où elle traverse l'espace su]:)dural pour atteindre la dure-mère.
Par sa position dans le plan vertico-transversal, son parallélisme avec les racines nerveuses, le ligament dentelé fixe la moelle de chaque côté et l'empêche de ballotter latéralement, fixation d'autant plus nécessaire que la moelle •est plongée dans une vaste cavité pleine de liquide (l'espace sous-arachnoïdien) et qu'entre la moelle et la colonne vertébrale sont suspendus les nerfs rachidiens et les vaisseaux radiculaires. En outre, le ligament dentelé sépare la grande cavité sous-arachnoïdienne en deux chambres, antérieure et postérieure, communicantes sans doute entre les dents, mais ayant pourtant une certaine indépendance.