I. SYMPATHIQUE CERVICAL
Sijn. : Pars cephalica et cervicalis sympathici, Anat. Nom.
Situation et rapports. — La portion cervicale du grand sympathique, omprise dans la région antérieure du cou, est prévertébrale; elle est fixée à aponévrose cervicale profonde par une mince lame conjonctive, et quelquefois ette lame est assez dense pour simuler un dédoublement de l'aponévrose. Pour >robnik (1887), le cordon du sympathique cervical et ses branches principales
sont isolés, par un feuillet fibreux distinct, des formations voisines. Le sympathique cervical répond aux apophyses transverses des vertèbres du cou : placé en dedans des tubercules antérieurs de ces vertèbres, il est appliqué de haut en bas, d'abord sur la face antérieure du grand droit antérieur de la tête, puis dans la gouttière qui sépare ce muscle du long du cou, et enfin sur la face antérieure de ce dernier. Le paquet vasculo-nerveux du cou est situé en avant de lui : dans sa partie supérieure, la carotide interne chemine en avant et un peu en dedans, le pneumogastrique et la veine jugulaire en dehors; dans la région moyenne du cou, la carotide primitive et le pneumogastrique se placent en dedans, tandis que la jugulaire interne le recouvre. Enfin, vers le sommet du thorax, le sympathique se trouve directement en dehors des insertions inférieures du muscle long du cou, et s'écarte du paquet vasculo-nerveux, pour croiser la face postérieure de l'artère sous-clavière un peu en dedans de l'origine de la vertébrale.
Dans son ensemble, le grand sympathique ne présente pas à la région cervicale le caractère métamérique si net dans les autres régions. Il ne comprend en effet que deux ou trois ganglions au lieu de huit, mais si l'arrangement segmentaire est quelque peu masqué, nous verrons qu'il est cependant possible d'en retrouver des traces indiscutables.
1° CHAINE DU SYMPATHIQUE CERVICAL La chaîne du sympathique cervical présente à étudier trois ganglions désignés sous les noms de ganglions cervicaux supérieur, moyen et inférieur, réunis entre eux par deux cordons intermédiaires. Bien que le ganglion moyen fasse souvent défaut, il est d'usage de considérer sa présence comme la règle, et de le décrire avec les deux autres. Contrairement à la description de quelques anatomistes, nous considérerons le sympathique comme ayant son origine au ganglion cervical supérieur ; la portion intra-crânienne sera alors une dépendance périphérique de ce ganglion.