A. GANGLION CERVICAL SUPÉRIEUR
Syn. : Grand ganglion cervical; ganglion olivaire ou fusiforme; ganglion cervicale
superius, Anat. Nom.
Situation, caractères extérieurs, dimensions. — Situé à la hauteur des apophyses transverses de la 2^^ et de la •S'^ vertèbre cervicale, le ganglion cervical supérieur est appliqué par une gaine lamelleuse contre l'aponévrose prévertébrale (ou compris dans un dédoublement de celle-ci). Sa couleur gris rougeâtre ou grise le rend difficile à différencier du ganglion plexiforme du pneumogastrique. De forme variable, allongé, ovalaire ou fusiforme, il mesure 20 à 25 millimètres de long, 5 à 8 millimètres de large, et 2 millimètres et demi d'épaisseur (Henle, Schwalbe). La longueur de 3 à 4 centimètres que lui attribue Luschka est tout à fait exceptionnelle. Dans la généralité des cas, il ne descend guère au-dessous de l'apophyse transverse de la i" cervicale, mais on l'a vu parfois atteindre la 5'^ et même la 6*^ vertèbre cervicale (Cruveilhier). Sa limite supérieure paraît plus fixe, et son extrémité céphalique, effilée en pointe, reste h une distance moyenne de 20 à 25 millimètres de l'orifice inférieur du canal carotidien ; on cite quelques exemples dans lesquels il se rapprochait jusqu'à 6 ou 7 millimètres de cet orifice (Cruveilhier).
La forme extérieure du ganglion présente quelques particularités intéressantes à signaler. Si le cordon intermédiaire qui l'unit au ganglion moyen (ou inférieu.r) est double, le ganglion est bifurqué en bas ; il n'est pas rare d'ailleurs d'observer une disposition analogue à son pôle supérieur. Sa division en deux ganglions secondaires se rencontre quelquefois, et Lobstein en a figuré un cas devenu classique. La duplicité est un argument puissant en faveur de la multiplicité primitive des ganglions cervicaux, et de leur fusionnement secondaire; une observation de Neubauer sur ce sujet est très démonstrative. Cet auteur a
Fia. 604. — Ganglion cervical supérieur. — D'après une préparation de Buy.
vu le ganglion cervical supérieur, fusiforme dans son ensemble, présenter quatre renflements distincts superposés; à chacune de ces dilatations, aboutissait le rameau communicant issu des quatre premiers nerfs cervicaux.
Rapports. — Dans la majorité des cas, le ganglion cervical supérieur s'étend sur les côtés du pbarjaix entre la l''^ et la 4« vertèbre cervicale; il répond, en arrière, au muscle grand droit antérieur dont le sépare l'aponévrose prévertébrale, et en avant, au pac{uet vasculo-nerveux du cou. La carotide interne monte au-devant de lui et le déborde un peu en dedans ; la veine jugulaire interne qui descend d'abord en dehors, tend à s'accoler contre son côté externe. Parmi
USk GRAND SYMPHATIQUE.
les nerfs crâniens, le glosso-pharyngien et l'hypoglosse, placés d'abord en dehors et un peu en arrière, croisent obliquement la partie supérieure du ganglion, au moment où ils s'insinuent entre la carotide et la jugulaire internes. Le pneumogastrique, dès sa sortie du crâne, se dirige vers la partie supéro-externe du ganglion cervical supérieur, le longe sur une faible étendue, puis se porte franchement en dedans, pour prendre part à la formation du paquet vasculonerveux du cou (Voy. fig. 604) ; l'extrémité inférieure du ganglion plexiforme correspond au tiers supérieur du ganglion cervical supérieur. Les deux premières anses cervicales et le nerf spinal (branche externe) se trouvent un peu en dehors de lui.