‹ Traité d'anatomie humaineChapitre 88 sur 368 · C. calleux · texte numérisé non relu

C. calleux

Lancisi (n.méd.

{•^ Tronc du corps calleux

La partie libre, partie moyenne ou tronc, la seule qui se voie sans préparation spéciale, présente une face supérieure, une face inférieure, deux extrémités et deux bords.

1° Face supérieure. — Cette face, large de 13 à 20 mm., plus large que la scissure inter hémisphérique au fond de laquelle on voit sa partie médiane, est quadrilatère dans son ensemble, plane ou légèrement concave en sens transversal, nettement arquée d'avant en arrière; au sommet de sa courbe elle se rapproche à 3 cm. du bord sagittal de l'hémisphère. Elle est en rapport au milieu avec la faux du cerveau, dont le bord inférieur tranchant et logeant le sinus long, inférieur ne la touche nulle part; ce bord est séparé du bourrelet par une distance de \ mm., du genou par un intervalle de 3 mm., qui contient un espace sous-arachnoïdien. Sur les côtés, elle est recouverte par la circonvolution du corps calleux qui surplombe et limite une anfractuosité profonde de 5 mm., pi'ofonde surtout en arrière, appelée sillon, sinus, rainure, ventricule du corps calleux ; celle-ci loge l'artère cérébrale antérieure qui occupe le plus souvent

son entrée. Je conserverai le nom de sillon, sillon du corps calleux, à cette fente, car elle est l'ancien S(7/oJicr^4?nmon, qui, chez l'embryon, circonscrivait extérieurement l'arc marginal ; aussi se prolonge-t-il en arrière dans la fissure de l'hippocampe, tandis qu'en avant il se continue avec cette dépression qui sépare le trigone olfactif de l'espace perforé antérieur et qui est l'ancien sillon postérieur du rhinencéphale ou lobe olfactif.

La face supérieure est striée transversalement ; ces stries indiquent les plans de séparation de feuillets de 1 mm. de large. On y remarque une mince couche grise ou indusium, parcourue par des stries longitudinales blanches ou nerf& de Lancisi. Ces stries sont : les unes médianes, et interceptent entre elles le

{n. lai.)

Bourrelet

Centre ovale

FiG. 238. — Centre ovale de Vieussens et face supérieure du corps calleux.

Le demi-centre ovale gauche est seul figuré. — Le coips calleux et les nerfs de Lancisi.

NÉVROLOGIE.

- ^Centre ovale

- C. call.

- Venir, l.

sillon médian ou raphé du corps calleux, quelquefois transformé en crête, les autres latérales. Nous les décrirons plus loin.

2" Face inférieure. — Cette face légèrement convexe dans le sens transversal, fortement concave dans le sens antéro-postérieur, est tout à la fois plus large (25 à 40 mm.) que la face supérieure et beaucoup plus courte (5 à 6 cm.). Par sa partie médiane elle repose sur leseptum lucidum en avant, sur le trigone cérébral en arrière; ses parties latérales sont libres, recouvertes seulement par l'épendyme, et forment le toit des ventricules latéraux. Elle est striée transversalement de crêtes qui lui donnent parfois un aspect côtelé.

3° Extrémités. — Les deux extrémités sont renflées. A leur niveau le

corps calleux se replie sur luimême, et les feuillets verticotransversaux qui le constituent, suivant ce mouvement d'inflexion, deviennent horizontaux au sommet de la courbure, pour reprendre plus bas une direction frontale.

L'extrémité antérieure ou genou proémine en avant dans la scissure médiane, séparée de l'extrémité antérieure de l'hémisphère par un espace de 3 cm. Elle est formée par la réflexion à angle aigu du corps calleux, qui décrit une courbe à concavité postérieure embrassant l'extrémité du corps strié et fermant les ventricules latéraux ainsi que le ventricule de la cloison. Le feuillet inférieur, ou feuillet réfléchi du genou, s'étend à 2 cm. en arrière ; puis il s'effile en une lame mince, cunéiforme, de 1 cm.

de longueur, appelée hec ou rostrum, qui descend en avant du ventricule moyen et s'unit au bord supérieur de la lame terminale ainsi qu'à la circonvolution du corps calleux. Ce même feuillet est croisé sur sa face antérieure par deux faisceaux blancs à direction sagittale, auxquels Vicq d'Azyr a donné le nom tout à fait impropre de pédoncules du corps calleux. Ces soi-disants pédoncules n'ont qu'un rapport de contiguïté avec le corps calleux et se retrouvent chez les animaux qui n'ont pas de commissure calleuse. Nous verrons plus loin qu'ils sont constitués par la réunion de deux tractus, les nerfs de Lancisi qui sont sus-calleux et le faisceau olfactif du trigone qui est sous-calleux, et qu'ils se continuent dans la bandelette diagonale de l'espace perforé. Zuckerkandl les appelle : gyri sub-callosi. La partie du bec à striation transversale, qu'on aperçoit entre les pédoncules.

Trigone

N. lent.

Noy.amygd.

FiG. 239. — Le corps calleux vu en coupe transversale.

Ses rapports avec le trigone et le ventricute latéral. — En partie d'après Merkel.

CORPS CALLEUX

a reçu de quelques auteurs le nom impropre de commissure blanche des pédoncules oucomm. blanche de la base.

En regardant un cerveau par sa base et en écartant les lèvres de la fenlo interhémisphérique, on reconnaîtra le feuillet réfléchi, le bec et les pédoncides du corps calleux (fig, 203).

L'extrémité postérieure ou bourrelet (spleniimt dans la terminologie latine, d'où fibres spléniales), plus épaisse, mieux détachée que le genou, est à une distance double de la pointe cérébrale, soit 6 cm. du sommet du lobe occipital. Elle est légèrement concave dans le sens transversal. Elle repose sur les T. quadrijumeaux et forme la lèvre supérieure de la partie moyenne de la fente (le Bichat.

Le bourrelet est, comme le genou, produit par la réflexion du corps calleux sur lui-même; seulement ici ce reploiement, dû au développement du lobe occipital en bas et en arrière, est beaucoup plus complet; les deux feuillets s'appli-

Trignne

Bourrelet

Bec post.

Sept. lue.

. Genou

■ Beo

Carrefour

FiG. 240.

Le tronc du corps calleux vu en coupe sagittale. Son eenou et son bourrelel.

quent l'un contre l'autre, pour former une masse d'apparence homogène; on reconnaît cependant que le feuillet inférieur ou réfléchi, long de 15 mm., se termine en avant par un bord aminci, en sorte qu'on peut là aussi distinguer un genou et un bec postérieur.

4" Bords. — De chaque côté, le bord latéral et antéro-postérieur a pour limite apparente, en dessus, le fond du sinus du corps calleux oii se réfléchit la pie-mère ; en dessous et beaucoup plus en dehors, l'union de la voûte du ventricule latéral avec sa paroi externe.

2° Radiations calleuses

Il est facile de voir sur les coupes frontales que les bords du corps calleux, sur toute leur étendue, ne sont pas nettement limités, et qu'ils se continuent avec le noyau blanc central des hémisphères, auquel Vieussens a donné le nom de centre ovale. Les fibres du corps calleux sont groupées en paquets de 1 mm. de D. formant eux-mêmes des lamelles à direction transversale comme le montre la coupe antéro-postérieure. Elles pénètrent dans le centre ovale et, plus ou moins reconnaissables, constituent la partie adhérente ou irradiée. Leur champ de distrilîution comprend la totalité de l'écorce, à l'exception du lobe olfactif et de la partie ventrale du lobe temporal.

[CHARPV.]

346 NÉVROLOGIE.

l*oiir voir Je ccalre ovale de Vieussens sous sa forme typique et dans sa plus grande extension, il faut pratiquer sur le cerveau entier une coupe horizontale

G m nu

Lobe fronlaL

Forceps ant.

■ Radiât, lai.

FiG. 241. — Forceps anterior ou radiations antérieures du corps calleux (d'après Hirschfeld).

passant juste au-dessus du corps calleux. On a alors sous les yeux une vaste surface blanche, grand centre ovale, composée des deux demi-centres ovales

, Bec postéi

■- C. opi.

- Pédonc.

■ '''Bourrelet

'■■Pulv.

Corne occipii.

Tapelum

F. long. inf.

FiG. 242. — Forceps posterior ou radiations postérieures du corps calleux dans le lobe occipital (d'après Schwalbe).

La corne occipitale du ventricule latéral est ouverte par sa face interne.

des hémisphères droit et gauche avec leur bordure de substance grise irrégulièrement festonnée ; elle est rétrécie à sa partie moyenne, où le corps calleux unit comme un isthme les deux moitiés opposées. Le mot centre ovale seul désigne toute la substance blanche intra-hémisphérique, à quelque niveau que porte la coupe (voy. fig. 238).

CORPS CALLEUX. 347

Les irradiations du corps calleux dans le centre ovale ne se voient qu'avec quelque difficulté et seulement sur une certaine partie de leur trajet. Si, avec le doigt introduit dans le sillon, on rejette en dehors l'hémisphère après l'avoir lilîéré au couteau en avant et en arrière (procédé de Foville), on peut sans trop de délabrement isoler la face supérieure de la commissure jusqu'au bord externe du ventricule latéral et du corps strié; on voit alors qu'elle présente une dépression médiane et deux soulèvements latéraux, et que le corps calleux se prolonge en avant et en arrière sous forme de cornes, comme la cavité du ventricule latéral; ces cornes émanent des angles antérieurs et postérieurs. Au delà la dissection devient artificielle.

On distingue les radiations de la partie moyenne, celles du genou et celles da bourrelet. Des bords latéraux du tronc, des angles du genou et du bourrelet, des fibres calleuses se portent à travers le centre ovale à l'écorce des différents lobes du cerveau.

1° Les radiations moyennes émanent de toute la longueur du bord latéral et s'enfoncent en éventail à déploiement vertical dans le noyau blanc de riiémisphore ; les supérieures ascendantes décrivent une courbe à concavité interne. Elles sont destinées au lobe pariétal, à la partie postérieure du lobe frontal et à une partie du lobe temporal.

2° Les radiations antérieures ou du genou partent des angles intérieurs pour se disperser dans le lobe frontal. Comme elles décrivent un arc à concavité interne, les parties droite et gauche figurent les deux branches d'une pince courbe, d'où leur nom de forceps anterior ou forceps minor. D'après Déjerine, ce n'est là qu'une apparence qui ne correspond point à la structure histologique ; la partie antérieure du forceps appartient aux fibres de la couronne rayonnante et' non aux fibres calleuses.

3° Les radiations postérieures ou du bourrelet sont affectées au lobe occipital et à la partie postérieure du lobe pariétal. Outre les fibres émanées du feuillet supérieur du bourrelet, on observe deux sj'stèmes de radiations spéciales, issues du genou du bourrelet et de son feuillet inférieur ou réfléchi : ce sont le tapetum et le forceps posterior.

Le tapetum ou tapis n'est pas un faisceau compact, mais une nappe de fibres qui, du coude du bourrelet, descendent en bas et en dehors en suivant une ligne courbe à concavité interne, et se déploient d'avant en arriére autour des cornes temporale et occipitale des ventricules latéraux. Elles occupent leur paroi supérieure et externe.

Il est certain que la couche épaisse de fibres blanches décrite par les classiques sous le nom de tapetum sur la paroi externe soit de la corne occipitale, soit des deux cornes occipitale et temporale des ventricules latéraux, ne saurait être admise aujourd'hui. Cette couche persiste dans les cas d'absence totale du corps calleux et n'est pas atteinte dans les dégénérations de cette commissure; elle est essentiellement constituée par les radiations optiques et par des faisceaux d'association à direction antéro-postérieure, notamment par le faisceau longitudinal inférieur. Malgré cela il semble bien qu'il existe sur la paroi externe de ces cornes ventriculaires, sous l'épendyme, une mince nappe médullaire qui appartient au corps calleux et qui doit conserver le nom de tapetum.

Le forceps posterior ou major (grande pince, de l'aspect que présentent les faisceaux droit et gauche se regardant par leur concavité) est un faisceau compact émané du feuillet réiléchi et du bec du bourrelet. En se repliant sur lui-même, le bourrelet a produit la torsion spiralée de ses fibres, qui ont pris l'aspect d'un cordon et par un trajet à forte concavité interne suivent la paroi interne de la corne occipitale. La saillie de 1 ergot de Morand les dissocie en deux faisceaux, un faisceau supérieur, principal, qui est le forceps proprement dit et proémine dans la cavité sous le nom de bulbe de la corne occipitale; un faisceau inférieur accessoire. En arrière de l'ergot, les deux faisceaux se rejoignent en une couche unique qui enveloppe en cornet la pointe du ventricule et s'épanouit dans le lobe occipital (fig. 242 et 264).

NERFS DE LANCISI

face supérieure du corps calleux est recouverte par les vestiges d'une circonvolution tive atrophiée ; pour les uns, c'est la circonvolution sus-calleuse; pour d'autres, la partie

La

olfacti

supérieure d'un arc marginal qui, par le corps godronné et l'espace perforé antérieur, contourne le limbe de l'hémisphère. Rudimentaire chez l'homme et chez les animaux microsmatiques, et par suite sujette aux plus grandes variations individuelles, elle n a

[CHARPr.]

NEVROLOGIE.

cnou call.

Jumcisî

Bourrelel

FiG. 243.

Cire. godr.

Nerfs de Lancisi.

Figure schématique montrant les tractus gris (tœniœ tectae, nerfs latéraux) sous la forme d'une petite circonvolution lancisienne, continue en bas avec la circonvolution godronnée (corps godr.).

(juc dos rapports toiioprapliiqucs avec le corps calleux qu'elle contourne et elle appartient à la substance corticale.

On y dislingue des parties grises et des filaments blancs. On appelle indusium griseum

la mince couche de substance grise, souvent incomplète sur la ligne médiane, qui semble être une partie de l'écorce cérébrale entraînée par le corps calleux. Sur le bourrelet. Tindusium se confond avec la bandelette cendrée et par elle avec le corps godronné, et sur le genou avec la face interne de Thémisphère.

Les filaments longitudinaux, ordinairement blancs, mais quelquefois aussi de couleur grisâtre, sont les nerfs ou stries de Lancisd; on distingue celles-ci en médianes et latérales (flg. 238). Les stries médianes, séparées par un sillon ou réunies en raphé, large de 1 millimètre, le plus souvent de couleur blanche, naissent en arrière, sous le bourrelet calleux, par une extrémité aplatie qui se confond avec la terminaison du corps godronné. En avant, subdivisées ou fusionnées, elles contournent le genou et se continuent dans les pédoncules du corps calleux qui eux-mêmes se rendent au lobule de l'hippocampe; au moins est-ce l'opinion commune. Zuckerkandl soutient que les stries sont indépendantes de ces pédoncules et se perdent dans l'écorce de la face interne de l'hémisphère. Les stries latérales ou taenise tectœ, stries couvertes, parce qu'elles sont cachées dans le sillon du corps calleux, plus larges, plus plates, souvent de couleur grise, et adhérentes à l'écorce voisine au-dessus du sillon, proviennent de la bandelette cendrée qui prolonge le corps godronné et les formations voisines. Ordinairement elles sont limitées à la portion postérieure du corps calleux et n'atteignent pas le genou. Dans d'autres cas elles se réunissent aux stries médianes et partagent leur terminaison.

Nous nous sommes déjà expliqué sur la signification de l'indusium et des nerfs de Lancisi (p. 322 et 330). Ajoutons que d'après Elliot Smith on observe, dans la série des mammifères toutes les transitions entre l'hippocampe supra-commissural des marsupiaux et la fine <'Ouche grise de l'indusium des primates et des cétacés. Celui-ci représente l'hippocampe des mammifères inférieurs extrêmement aplati ; la strie médiane est leur fascia dentata à l'état vestigial (Anat. Anzeiger, 1897).

B. TRIGONE CÉRÉBRAL ou VOUTE A TROIS PILIERS.

Le trigone cérébral est une lame médullaire, de forme cintrée, qui s'étend d'avant en arrière, de la base du cerveau au bord interne du lobe temporal. En arrière il est ;

sous-jacent au corps calleux, en avant il s'en ,.— ., ,,--'-.

sépare en décrivant une courbe inscrite dans celle du corps calleux; la cloison transparente remplit cet intervalle. Le nom de trigone lui vient de sa forme en triangle isocèle à sommet antérieur; on l'a Bi^^eiédM^si voûte à trois pilier s (Winslow), à tort car il y a deux piliers postérieurs et deux piliers antérieurs, ceux-ci très rapprochés il est vrai ; fornix, forme latine du mot voûte; bandelettes géminées (Reil), parce qu'il est formé de deux cordons juxtaposés. Comme la plus grande partie de ses libres se rattachent au système olfactif, il est relativement peu développé chez l'homme et chez les animaux à faible odorat. C'est un ensemble de faisceaux à destination différentes. Par

Corps du trig.

Fimhria

PU. pocl.

FiG. 244. — Forme en X du trigone cérébral.

Les lignes pointillées indiquent partie adhérente (Schwalbe).

TRIGONE CEREBRAL. 349

les fibres de la l3a'e, il appartient aux commissures intei'-liémisphériques; par son faisceau olfactif, aux fibres d'association iirtra-hémispliériques ; par une autre partie de ses fibres, au système de projection qui unit Técorce hémisphérique au cerveau intermédiaire. On ne saurait donc lui assigner une place exclusive dans tel ou tel système anatomique.

En découvrant la voûte après avoir enlevé avec précaution le corps calleux, on voit qu'elle est formée d'un corps et de piliers qui émanent des extrémités du corps. Ceux-ci ont à leur tour une partie libre et une partie adhérente. Le tout forme un X dont les quatre extrémités sont recourbées. La longueur de la partie libre ou apparente du trigone est de 8 à 9 cm. Les deux moitiés sont asjanétriques ; la bandelette droite est plus large, plus plate et moins fortement cintrée que la gauche (Retzius).

i" Corps. — Le corps du trigone, long de 2 cm. environ, large de 1 cm. et épais de 5 mm., s'étend du tubercule antérieur de la couche optic[ue au triangle de l'habenula. Il est triangulaire, son sommet est dirigé en avant. Sa face supérieure, faiblement convexe, est en rapport sur la ligne médiane avec la cloison transparente en avant, avec le corps calleux en arrière, et adhère assez fortement à ce dernier chez l'adulte; sur les côtés, elle est libre, sous-jacente au corps calleux, et fait partie du plancher des ventricules latéraux. Sa face inférieure, parcourue par un sillon médian que limitent deux reliefs latéraux, repose sur la toile choroïdienne et par elle sur la face supérieure de la couche optique. Ses bords, qui sont externes, sont nets, minces, appliqués sur le sillon choroïdien de la couche optique; ils répondent à la jonction de la toile choroïdienne avec les plexus choroïdes, ces derniers se repliant souvent sur la face supérieure de la voûte. La voûte sépare donc les trois cavités du ventricule moyen et des ventricules latéraux.

On peut voir, par les coupes transversales, qu'en avant les deux bandelettes constitutives du trigone sont intimement ^^^

1 • 1 • ' 1 ' vWlf -Pilitrs ant

unies en une masse tnangulau'e a base supe- ni

rieure (fîg. 239), tandis qu'en arrière elles } |

s'écartent l'une de l'autre et forment une h ' | °'^^*

lame plate qui mesure à peine 2 mm. /' ' I

d'épaisseur. L'espace triangulaire produit par

cet écartement est comblé par des fibres

transversales qu'on voit bien surtout à la face ,—--,,, PiUerspo&i.

inférieure. L'ensemble de ces fibres, compa- v)j!^^^^^^==0#' -^<'^'''- ''"''•

rées à des cordes d'instrument, des deux ^"^

piliers sur les côtés et du bourrelet calleux ^"^- -'"^^ " ^^ Lyre ou psalterium.

• e 1 i , • '111 Le triûone est vu par sa face inférieure.

qui forme une base postérieure, s appelle la "^ (Daprès Sappey.)

lyre (lyre de David, corpus psalloïdes, psalterium, d'où l'épithète fibres psaltériales). Les fibres transversales de la lyre sont en grande partie une commissure ammonienne, inter-hémisphérique par conséquent, qui unit les cornes d'Ammon d'un côté à l'autre; une petite partie semble appartenir au corps calleux.

2o Piliers antérieurs. — L'angle antérieur ou sommet du corps est bifide; chacune de ses branches se prolonge en cordons larges de 3 mm. appelés

[CIIARPY.\

nevrologil;.

piliers anléricurs, colonnes de la voûte. Ces piliers, s'écartant à angle aigu, descendent verticalement en contournant l'extrémité antérieure de la couche optique ; à ce niveau ils forment im demi-anneau antérieur convexe que complèle en arrière le demi-anneau concave du sommet de la couche optique ; ainsi est délimité le troit de Monro qui fait communiquer les ventricules latéraux avec le ventricule moyen. Les pihers écartés reposent sur le bord supérieur de la commissure blanche antérieure et s'y bifurquent ; la grosse masse passe en arrière, une petite partie (faisceau olfactif) se dirige en avant. Entre les piliers et la commissure blanche qui les croise par- devant est un intervalle qui répond au ventricule de la cloison transparente, c'est la fossette triangulaire (recessus, vulve, dépression vulvaire); les piliers dans ce point sont tapissés en avant par

Trou de Monro

PU. ani.

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