‹ Traité d'anatomie humaineChapitre 99 sur 368 · COURONNE RAYONNANTE · texte numérisé non relu

COURONNE RAYONNANTE

une zone décollable traversée par les grosses artères striées, sources fréquentes d'hémorragies cérébrales. Elle n'appartient pas, en effet, comme la capsule interne, à l'épanouissement du pédoncule, mais à un système complexe de fibres, parmi lesquelles on observe des fibres courtes d'association, élément principal, les faisceaux longitudinaux supérieur et inférieur, quelques fibres issues du corps calleux, de la commissure blanche antérieure et de la couche optique. Son épaisseur est de 1 mm. 5 en moyenne ; elle varie de 1 à 2 mm. suivant les ondulations de l'avant-

La capsule externe sépare le noyau lenticulaire du lobe de l'insula. Dans toute cette région, ce lobe est doublé sur sa partie profonde d'une lame grise ou avant-mur (elaustrum) que nous avons décrite avec l'insula.

C'est donc l'avant-mur qui limite en dehors la capsule externe. A son tour, l'avant-mur est séparé de l'écorce insulaii-e par une couche blanche, la capsula ex tréma de Reil, que constituent des fibres courtes d'association et des fibres émanées de la capsule externe.

Av. mur

Caps, ext

N. lent

N. caude

Lobe front.

— Genou call.

N. caudé

Bras ant.

Genou

Bras posi.

G. opl.

Bourrelet

FiG. 258. — Coupe de Flechsig.

La capsule interne et ses bras vus sur une coupe horizontale.

Couronne rayonnante.— Au sortir de

la filière qui sépare les corps striés et la couche optique, les faisceaux de la capsule interne s'engagent dans cette grande masse de substance blanche que nous avons appelée le centre ovale de Vieussens. Vicq d'Azyr a donné le nom inutile de petit centre ovale, ou centre ovale latéral, au plan de section unihémisphérique qui passe à un centimètre ou plus au-dessus du corps calleux. Sur un cerveau frais, on ne distingue aucun trajet de fibres dans cette masse d'aspect homogène et pâteux; mais déjà Vieussens (1604), en faisant bouillir le cerveau dans l'huile, avait reconnu dans le centre ovale une structure fibrillaire qui lui fît assimiler cette partie à la substance médullaire, et plus tard Reil (1809), sur des pièces durcies par l'alcool, put distinguer les irradiations

[CHARPY.]

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NEVROLOGIE.

du pédoncule cérébral de celles du corps calleux. Toutes deux, dans la partie moyenne de l'hémisphère, se font dans le plan frontal et s'intersèquent en alternant et en se coupant à angle droit.

C'est à ces irradiations du pédoncule cérébral ou de la capsule interne dans le centre ovale, que Reil a donné le nom de couronne rayonnante. Regardet-on le cei'veau de profil, par sa face externe, les feuillets vertico-transversaux des rayons, au lieu de se voir par leurs faces antérieure ou postérieure, seront vus par leur cùté externe et donneront l'idée de tiges ou de rayons. Les rayons de la partie moyenne montent verticalement à l'écorce cérébrale ; les rayons antérieurs s'inclinent en avant et les postérieurs en arrière. Le pied ou base de la couronne rayonnante de Reil est l'émergence des faisceaux sur le bord supérieur de la capsule interne, qui correspond au bord externe du noyau caudé. Cette émergence se fait sur une ligne arquée; en ce point les feuillets sont

Couronne N. lentic. {face exl.) Pied de la couronne

Lobe occip. Péd. cérébr. Comm. ant. Tèle du n. caudé Lobe fr.

FiG. 2r39. — La couronne rayonnante (d'après Schwalbe).

encore rassemblés et ne se sont pas dissociés par l'interposition des lames du corps calleux.

On voit par là que le centre ovale est composé de plusieurs parties : des irradiations du corps calleux et des irradiations pédonculaires de la capsule interne (couronne rayonnante); il faut y joindre, près de l'écorce cérébrale, des faisceaux d'association qui unissent entre elles les circonvolutions.

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