IV. ac. posl
Rac ac. desc.
Trij. (rac. /
descend .)
N. fac.
Olive sup.
Mot. ext.
'•F. pyr
Fig. 300. — Origines du N. farial ot du ><. moteur or. externe. Coupe tran.çversale de la protubérance, passant par l'eminentia teres.
D'autres connexions moins certaines relient le noyau au corps trapézoïde, à la petite olive et aux cellules du cordon latéral. Exner dit aussi avoir constaté chez le lapin des fibres commissurales entre les noyaux des deux côtés.
Les cellules radiculaires émettent comme cylindre-axes les fibres efférentes. Celles-ci, au lieu de se diriger en avant et de sortir par le plus court chemin, décrivent dans l'épaisseur de la protubérance un trajet compliqué, paradoxal. Elles se dirigent d'abord en arrière, comme le font aussi les fibres motrices du
STRUCTURE DU TRONC CÉRÉBRAL
glosso-pharyngien et du pnoiimo-gasirique, se coudeni une |ireinière fois pour devenir asceiidaales, puis une seconde pour redevenir horizontales et se dii'iger cette l'ois en avant, de façon à venir soi'tir presque au niveau de leur point d'origine, à 2 mm. plus haut seulement. De là deux coudes et trois branches, rappelant la forme (["un fer achevai; il faut ajouter que le fer à cheval est tordu sur lui-même en hélice, de sorte qu'aucune coupe ni transversale, ni sagittale, ni autre ne peut montrer le trajet total du facial. La figure 301 f|ue j'emprunte à Schwalhe, et qui nous présente non pas une coupe, mais une vue en relief du facial à travers la protubérance supposée trans])arente, est celle qui permet le mieux de suivre la description.
. Olive sup.
E. lercn
Genou
A', mot ext.
N. facial
Le facial, avons-nous dit, prOsonle deux coudes et trois brandies entre son point d'origine et son point de sortie. Le deuxième coude s'appelle le genou du facial; les trois iiranchcs, qui ont reçu des désignations multiples, sont la branrhe d'(irip:ine, la branche intermédiaire et la branche de sortie.
La brandie d'origine n'est pas un faisceau serré, mais une séi-ie de radicules penniformes qui naissent de la face postérieure du noyau radiculaire ; elle se dirige d'avant en arriére vers le plancher, elle est également légèrement ascendante, en même tenqis qu'elle s'incline en dedans pour aborder le noyau du moteur oc. externe par son bord interne. Ace niveau elle s'infléchit à angle droit, premier coude du facial, et les filires disséminées se rassemblent en un faisceau compact, branche intermédiaire. — La branche intermédiaire (branche longitudinale ou ascendante de plusieurs auteurs) longue de ii mm , cordon compact, monte verticalement entre le raphé et le noyau du moteur oc. externe, au-dessus et eii dehors du faisceau longitudinal postérieur. Elle est superficielle le long du sillon médian, sousépendymaire, et contribue avec le noyau qu'elle longe àformcr Yeminentia leres (tubercule du facial, de Kœlliker). Son volume s'accroit de bas en haut, par l'adjonction continuelle de fibres de la branche d'origine, et atteint 1 mm. à son point le plus élevé. A ce niveau, la, branche intermédiaire se coude encore à angle droit, en contournant sur sa face externe l'extrémité supérieure du noyau de la sixième paire, qu'elle recouvre par conséquent sous le plancher du ventricule, au bout cérébral de l'eminentia tores. Ce second coude est le genou du facial. En somme, avec ses deux coudes sujiérieur et inférieur, la branche intei'médiaire figure une anse ou demi-ellipse qui enchâsse ol)li(iuement le bord interne du noyau de l'abduccns. — La brandie de sortie s'étend du genou au sillon bulboprotubérantiel. Elle se dirige en bas, en avant et en ilehors, traversant en sens antéropostérieur ou tlorso-ventral toute l'épaisseur de la protubérance Elle passe entre la racine du trijumeau qui est en dehors, le noyau d'origine et l'olive supc'rieure qui sont en dedans. Son émergence est à un niveau plus bas que le genou, plus haut que le noyau originel: elle se fait dans la fossette latérale du bulbe, en avant du nerf acoustique, en arrière du nerf moteur oculaire externe, au-dessus des nerfs mixtes.
Toutes les fibres sont-elles directes? 11 est probable que. comme pour l'hypoglosse etlc moteur oculaire commun, le facial présente un entrecroisement partiel de ses fibres radiculaires en rapport avec la synergie bilatérale des muscles de la face. Bechlerew l'admet pour l'homme et Gehuchten croit l'avoir constaté sur le poulet par la méthode de (îolgi.
Cramer ilécrit aussi, chez le foetus humain, une décussation très nette d'une jiartie des racines dans le raphé, immédiatement au-dessous du plancher vcntriculairo.
Origines accessoires du nerf facial. — On aalfribuéan nerf facial des origines accessoires, aux dépens ilrs noyaux moteurs voisins, leN rpie le niolciir uculnire cxtei'iic, le moteur oculaire conimiiiii l inémr l'hyiioglosse.
Fig. 301. — Trajet intraprotubérantiel du N. facial et tlu N. moteur oc. externe.
Côté gauche. Vue latérale ; la protubérance est supposée transparente.
NÉVROLOGIE
iV. mut. com.
Fac.
sup.
1° Noyau du moteur oc. externe. — L'accroissement progressif de la branche intermédiaire du facial, à lucsuro qu'elle s'enroule autour du noyau de l'abducens, et l'apparence de fibres allant do l'un à l'autre, ont pu faire croire que les cellules de ce noyau fournissaient un certain nombre de racines au facial. De là le nom de noyau facial supérieur donné au noyau du moteur externe ou au moins à sa partie faciale, et celui de noijau facial inférieur à l'origine du facial proprement dit. Cette origine accessoire n'est plus admise aujourd'hui; elle a contre elle les observations directes récentes, les faits d'anatomie pathologique (Gowers, Déjei^ine) qui ont montré des dégénérescences totales du noyau de l'abducens sans altération des fibres de la branche de sortie, et les expériences de Gudden qui, après arrachement du facial dans le crâne, a constaté que l'atrophie était limitée au noyau facial proprement dit, et que de même l'arrachement du moteur externe et la lésion de son noyau laissaient intacts les deux nerfs faciaux.
Ajoutons que quelques auteurs ont appelé noyau facial inférieur le noyau du funiculus teres qui est au sommet de l'aile blanche interne.
2» Noyau du moteur oculaire commun- — La question a été résumée ainsi par Mande/ (Uher der Kernursprung des Augen Facialis in Neurol. Ceniralbl., 1887). Si, dans la paralysie périphérique, le facial total est envahi, dans la paralysie centrale on observe une
dissociation, le nerf facial supérieur ou facial oculaire échappe à la lésion, le facial inférieur ou facial buccal est seul atteint. L'explication de ce fait n'est point dans la présence de deux centres corticaux différents, car on observe le même phénomène dans les maladies du bulbe; c'est ainsi que dans la paralysie glosso-labiolaryngée, on peut voir le noyau du facial totalement détruit, alors que le nerf facial inférieur est seul paralysé.
Mendel, sur un lapin et deux cobayes, enlève d'un côté les deux paupières et le muscle frontal en conservant les yeux et leurs muscles. Il constate plusieurs mois après l'intégrité des noyaux du facial et du moteur oculaire externe, et au contraire une dégénérescence de la partie postérieure du noyau du moteur oc. commun, dont les cellules ont disparu ou se sont atrophiées. Il en conclut que le nerf facial oculaire, celui qui anime les muscles périoculaires, le frontal, le sourciller et l'orbiculaire des paupières, a son noyau d'origine dans le noyau du moteur commun, dont la partie postérieure est le véritable noyau facial supérieur, tandis que le facial buccal, celui des muscles des joues, des lèvres et du cou, a pour origine le noyau classique, noyau facial inférieur. Les fibres du noyau supérieur passeraient par le faisceau longitudinal postérieur et pénétreraient dans le tronc du facial au niveau de son genou. Il y aurait ainsi dans le bulbe même et probablement aussi dans les centres corticaux de l'hémisphère une association a.natomique entre les muscles protecteurs de l'œil, de même qu'il existe une association fonctionnelle; les muscles de l'œil et de l'iris se contractent synergiquement dans le regard ou dans l'occlusion avec les muscles de la face, frontal, sourciller et sphincter palpébral. On peut faire valoir encore à l'appui de cette hypothèse, qu'après l'arrachement du nerf moteur oc. commun on a vu la partie postérieure de son noyau rester intacte, et aussi que chez l'homme on observe les deux faits suivants : i° dans l'apoplexie, le facial oculaire et l'oculo-moteur commun sont ordinairement respectés tous deux dans leurs fonctions ; 2" dans la paralj'sie bulbaire, le noyau du moteur commun est habituellement conservé, de même que les mouvements de l'orbiculaire et du frontal.
La question n'est pas définitivement tranchée et d'autres explications sont possibles. Kœlliker n'a constaté le passage d'aucune fibre du faisceau 1. postérieur dans le genou du facial.
iV, facial
Fac. inf.
Fig. 302.
■ Schéma du Facial supérieur.
D'après Mendel.
STRUCTURE DU TRONC CÉRÉBRAL
oOI