VI. — NERF MOTEUR OCULAIRE EXTERNE. — 6' paire
Le nerf moteur oculaire externe ou abduce)is, nerf de la sixième paire, est un nerf exclusivement moteur, destiné au muscle droit externe, lequel est abducteur du globe oculaire.
Son noyau d'origine, situé près de la ligne médiane, peut être considéré comme faisant suite au noyau de l'hypoglosse dont il est d'ailleurs séparé par un certain espace, notamment parle noyau du funiculus teres; ilcontinue donc le groupe interne de la corne antérieure de la moelle. Il appartient à la moitié supérieure du plancher ventriculaire et correspond à l'eminentia teres, placée comme on sait à côté du sillon médian, au-dessus des stries acoustiques ; celte éminence est constituée par le noyau de l'oculo-moteur externe et le genou du facial.
STRUCTURE DU TRONC CEREBRAL
Ses rapports sont les suivants : logé dans la partie la pins postérieure de la calotte protubérantielle, il est superficiel en arrière, sous-épendvmaire, sauf à son extrémité supérieure où la iiraui lu^ sortante du facial leséparedu plancher ventriculaire ; en dehors, il répond au noyau acoustique postérieur ; en dedans il est longé par la branche uioyenne du facial ipii contourne successivement sa face interne et l'extrémité supérieure de sa face exierne, en décrivant une anse, f/enoi(. du facial, dans lafjuolle s'enchâsse le noyau du uioleur externe (Voyez lig. 300 etSOl).
Le noyau est sphérique dans sa coupe transversale qui mesure de 1 k 2 mm., allongé dans le sens vertical dans lequel il a 4à o mm. Il comprend des cellules radiculaires, de forme éloiléeet de moyenne grosseur, de 40 à ."lOp., plus petites (pie celles du facial, et des ramifications de fibres nerveuses qui ont vraisem- !)lal)lemont une double origine: des libres ou des collatérales du faisceau pyramidal, faisceau moteur volontaire, et des libres sensitives du trijumeau. Il possède avec l'olive supérieure ou olive [)rotubérantiollc une relation remar- (piable, grâce à un faisceau qui émané de ce ganglion, sous f(jrme de pcdoncnlc de l'olive, s'unil au noyau de l'abdiicens. On ne peut dire si, au delà de l'olive, ce faisceau va se mettre en rapport avec les centres acoustiques ou avec b^s centres o|)tiques des tubercules (piadrijumeaux, et s'il associe l'abduction de l'icil au son perçu ou à l'impression visuelle.
Les cellules radiculaires émellent les cylindre-axes dos fibres elîérenles. Celles-ci émergent surtout de la face interne et posléro-interne du noyau ; d'abord espacées, elles se réunissent en plusieurs fascicules qui traversent d'arrière en avant toute la pi'otubérance, passant en dedans de l'olive supérieure, en dehors du faisceau |)\'ramidal et en [)arlie àtraxers ses faisceaux externes. La direction des fibres elTéreiites, ou si l'on v(miI leurlrajel inti'a-protubéranliel, n'est cependant pas rigoureusement sagittale ; elles sont iloublemeni inclinées, d'abord sur le plan horizontal, car elles sont obliques en bas et en av;iiil, et ensuilc sur le plan transversal, car elles sont légèrement arquées à concavité externe.
Leur émergence ou orighic upparente est dans la fossette olivaire du sillon bulbo-pi'otubérantiel. l-'lle se fait pardeux faisceaux, dont le ])ostérieur sort par la lèvre protubérantielle de la fossette et l'antérieur, plus gros, parla pyramide antérieure ou même par l'olive.
Les racines du moteur oculaire externe sont homolaléralcs ou diri>(:les ; on n'a jamais observé de décnssalion d'un côté à l'autre.
Nous avons vu, à propos tlu l'aciiil, que quelques auteurs ont ailniis l'oripine rl'un rerlain nomlire de ses fibres aux dépens du noyau moteur oc. externe, et donné à ce noyau le nom de noyau facial supérieur ou noyau supi''iirui' ilu facial.