Partie l entr
N. pat/i.
iS'oyaux du Xi commun.
Fig. schématique.
Ol'ul.
la séparation en groupes autonomes.
Centres musculaires. — Si la morphologie des noyaux secondaires reste encore indiWermini'e, il n'(Mi est ]ias uioins certain (ju'il existe des groupes ou territoires cellulaires qui correspoudcnt chacun à un muscle do l'œil et dont l'emplacement a pu étrr au moins es(iuissé par la physiologie et surtout par l'anatouiie pathologique. Ce soni des centres do mouvements, accommodation, convergence
ilensen et Vœlkers ont pu exciter chez le chien le plancluM- di' l'aqueduc de Sylviirs el ont Irouvé que les centres musculaires se succédaient dans l'ordre suivant, d'avant en arrière, c'est-à-dire du cerveau à la moelle : l" acconunodation : 2° sphincter pupillaire: .'î" droit interne ; 4" droit supérieur; '6" releveur de la paupière ; 6" droit inférieur ; 7" petit ohlii|ue.
I*i(dv et Ivahler ont étudié chez l'houime les cas do paralysie, limitée à un seul muscle ou à un petit nombre tic muscles, à la suite tic lésions circonscrites du noyau moteur, et indi([ué une répartition topographique, que Starr a complétée (1882) par l'analyse de 20 observations île paralysies mucléaires. Le diagramme de Starr, basé sur un calcul do probabilité, concorde assez bien avec les résultats dos expériences physiologiques de JTensen et Vcelkers. Nous le donnons ici. Ou voit que les muscles ciliaire et pupillaire viennent toujours on tète, ils fonctiorment d'ailleurs synergiquement, la contrai'tion de la puliille accompagnant celle du nmscle de l'accommodation: on voit aussi que les centres nuisculaires sont répartis en deux rangées, une médiane, une latérale, qui peut-être correspondent aux groupes dorsal et ventral dont nous avons parlé' plus haut.
NÉVROLOGIE
Lir,NK MÉDIANE
Diagramme
Rcleveur
D. inl.
1). iiU.
Rek'veiir
Stap.ii
D. sup.
I). iiif.
». iiif.
1). sup.
I'. ob
Si l'hypothèse de Mendel se justifiait, liypoUK''.sc rpii place \'(>ni;\ In faeial oculaire
dans la partie postérieure du noyau moteur oculaire commun, il iamlrnil ajouter en bas de ce tableau le facial supérieur, lequel devrait être immédiatement suivi par le noyau du pathétique.
Les fibres radiculaircs île ces différents centres, se disposant dans leur trajet inlra-cérébral et à leur émergence en séries régulières, acquièrent la même signification analomique que celles de leur origine; c'est-à-dire que les racines antérieures seront celles des muscles lisses du globe oculaire (accommodation, contraction pupillaire), les plus postérieures celles du petit oblique et du droit inférieur.
Entrecroisement. — Gudden le premier rei.-onnut chez le lapin, jjar l'expérimentation, un entrecroisement partiel des fibres d'origine; il vit aussi que ces fibres croisées, en nombre inférieur du reste, provenaient de la partie dorsale du noyau moteur commun. Cette décussation a été confirmée chez de nombreux mammifères, et en outre chez la poule, chez le canard, la grenouille. On admet communément que chez l'homme les fibres croisées appartiennent uniquement au noyau, principal, et dans ce noyau surtout à sa partie dorsale, la plus près de l'aqueduc ; cependant la partie ventrale fournit elle aussi des fibres à croisement.
Le trajet des fibres croisées est discuté. Tandis que la plupart des auteurs enseignent qu'elles se tiennent près de la ligne médiane et vont constituer la partie interne du nerf émergent, Kœlliker prétend qu'elles se croisent en S, se placent tout à fait en dehors dans la nappe des fibres qui traversent le pédoncule et qu'à leur sortie elles occupent la partie externe du moteur commun.
On sait encore moins où vont ces fibres croisées. Spitzka suppose qu'elles sont destinées au muscle droit interne, et c'est ainsi qu'il explique la synergie croisée des yeux.
Synergie binoculaire- — ■ Les mouvements conjugués des deux yeux nécessitent dans certains cas l'aclinu simultanée de muscles antagonistes; ainsi dans le regard à droite sur le plan de l'horizon, le muscle droit externe del'œil droit se contracte en même temps que le muscle droit interne del'œil gauche, chacun de ces muscles ayant un nerf moteur diflV'rent, moteur oculaire externe et moteur oculaire commun.
Quel est le dispositif analomique qui préside à ces synergies physiologiques ? On a émis plusieurs hypothèses. Soit toujours le cas simple que nous venons d'indiquer, regard à droite. 1" liughenin et Meynert supposent une association croisée de noyau à noyau par des fibres qui traversent le raphé ; le noyau du moteur externe est uni au noyau du moteur commun du côté opposé, et forme avec lui un couple anatomique. C'est ce que représente la fig. 47 de nos Centres nerveux.
2° Pour Duval et Laborde, l'association ne se fait pas de noyau à noyau, mais du noyau à la racine. Duval dit avoir constaté fpie du noyau oculaire externe partent des fibres qui suivent le faisceau longitudinal postérieur, se croisent au ruphi'\ remontent jus-
STRrCTUKK l'BONC CEREBRAL