FAISCEAU PYRAMIDAL
Les noyaii.K des nerfs crâniens ne sont |);is isolés dans le Iniihcon dans la protubérance. Des libres d'association les unissent entre eu.\; ils son! tri's probablement relies au cervelet, ils sont si'ircnient unis au cerveau.
NÉYROLOGIE
Considérons séparément les noyaux moteurs et les noyaux sensitifs.
Noyaux moteurs. — Les noyaux moteurs des nerfs crâniens sont reliés : 1° Aux autres noyaux moteurs. Cette voie d'association est surtout le faisceau longitudinal postérieur qui s'étend sur toute la longueur des origines motrices, depuis l'hypoglosse jusqu'au groupe le plus antérieur du moteur oc. commun. Continuation probable du faisceau fondamental antérieur qui associe les divers étages de la corne motrice, il constitue, soit par ses fibres directes soit par ses collatérales, un réseau de routes plus ou moins riches suivant les territoires nucléaires, au
Fig. 310. — Relations d'un nerf crânien moteur. nombrables collatérales, des- La cellule radioulaire en rouge. Figure schématique, tinées aux groupes moteurs
dont elle est satellite. Ce sont là les voies réflexes bulbaires. — 3o Au cervelet. On est obligé d'admettre que si le cervelet communique son impulsion motrice aux centres médullaires, il doit en faire autant pour les nerfs crâniens, à l'aide de fibres directes ou indirectes qui vieiineut actionner les cellules radiculaires. Ces voies cérébelleuses centrifuges ou motrices sont inconnues ; mais on a vu les noyaux moteurs dégénérer après des extirpations du lobe médian du cervelet (Marc/ii). — 4» Au cerveau. Ces voies cérébrales centrifuges (voie motrice centrale) sont celles qui de l'écorce cérébrale passent par la capsule interne et le pied du pédoncule cérébral; elles font partie du faisceau pyramidal et se terininent au fur et à mesure le long des noyaux du tronc cérébral. Elles apportent les impuisions volontaires.
Noyaux sensitifs. — Nous trouvons ici les mêmes relations fondamentales. Les noyaux sensitifs sont associés entre eux, non plus par le faisceau longitudinal postérieur, mais par les collatérales qu'émettent les longues racines des-
F. muscuL
maximum dans le noyau du moteur commun, réseau qui fait communiquer tous ces centres cellulaires plus espacés que dans la moelle. — 2° Aux nerfs sensitifs. De même que les cellules radiculaires de la moelle reçoivent par les collatérales ou les fibres mêmes des racines postérieures (faisceau seiisitivomoteur ou collatéral réflexe) les excitations nécessaires aux mouvements réflexes, de même les noyaux moteurs reçoivent des racines sensitives voisines des fibres de communication ; c'est ce que l'on a constaté pour le faisceau solitaire et surtout pour la longue racine du trijumeau qui émet sur sa face interne d'in-
STRUCTURE DU TRONC CÉRÉBRAL
condanlos des norfs do sensiljilih'' ; la seule racine du Irijuineau s'étend d'un i)Out à l'autre des origines crâniennes. Ils sont reliés aux noyaux moteurs par les fibres collatérales réllexes que nous venons d'indiquer. Leur communication avec le cervelet, voie centripète sensitive, est comme la voie centrifuge mal déterminée; on ddit Ijien supposer ([ue le cervelet reçoit les impressions périphériques de la tèle aussi bien (jue celles du tronc ou des membres, maison ne peut dire si ces impressions ont pour chemin des fibres radiculaires directes (faisceau sensoriel cérébelleux direct d'Edinger), isolées ou en faisceau, ou si, ce qui paraît plus probable, ce sont des fibi'es indirectes, tendues entre les noyaux terminaux etl'écorce cérébelleuse. Enfin la transmission cérébrale (voie sensitive centrale) se fait par les fibres croisées qui se mêlent au ruban de Reif, par conséquent aux fibres sensitives de la moelle, et montent avec lui à travers la calotte du pédoncule jusqu'aux circonvolutions de la sphère sensitive.