C. gen. int
Fig. 316. — Le Faisceau acoustique (Voie acoustique centrale du Nerf cochléaire).
Figure schématique.
la calotte, toujours située en dehors du ruban de Reil qu'elle accompagne. Au niveau du pédoncule cérébral, le faisceau prend une forme allongée d'avant en arrière, laquelle s'unissant à angle droit avec le ruban de Reil transversalement étendu donne sur la coupe une figure en faux à concavité interne (Voyez fig. 336). C'est également sur la face externe du pédoncule cérébral, que le faisceau acoustique devenu superficiel se présente comme un triangle de fibres émergeant par sa base du sillon latéral de l'isthme, appliqué contre le pédoncule cérébelleux supérieur, et s'engageant par sa pointe sous le tubercule quadr. postérieur (v. pag. 305). Ce triangle, qui n'est pas toujours bien reconnaissable,
STRUCTURE DU TRONC CEREBRAL
a recix entro autres noms celui de riihat} de UeU, leriu(< qui j)rète évidemuieiit à la conrusion, el (|u'il vaut luieux remplacer par sou syuouyme : le faisceau Lriaiifinlaire de rislliiiie.
Terminaison du faisceau acoustique. — I.e faisceau acoustique possède des libres directes et des libres indirectes.
Les fibres directes sont celles qui ne s'arrêtent point dans les stations i^anglionnairos du cerveau intermédiaire. Traversant sans s'y iuterrom|ire les tubercules quadrijumeaux postérieurs, elles suivent sou bras postérieur, puis la région sous-optique, le bras postérieur de la capsule interne où elles rejoignent le ruban de Reil, et de là arrivent à l'écorce du lobe teruporal, principalement à la première circonvolution temporale.
Les fibres indirectes se terminent ou mieuxs'interrorupent dans les ganglions du cerveau intermédiaire, les tubercules ([uadrijumeaux postérieurs et le corjis genouillé interne, de la même manière que les filtres opli(|ues subissent un relai dans les tubercules antérieurs, le corps genouillé externe et le |)ulvinar. Ce sont les centres ganglionnaires des voies sensorielles. De nouvelles fibres, nées des cellules des tubercules nates et du corjis genouillé interne, continuent la cbaine nerveuse et se joignent aux fibres directes pour monter vers le cerveau.
11 est important d'observer que le faisceau acoustique, au mouieut on il sort des tui)iu'cules quadrijumeaux pour aborder la base du cerveau, est, coiume la bandelette optique, composé de fibres en majeure partie croisées, eu petite partie directes. Le chiasma existe pour ces deux uerfs crâniens.
Voie acoustique réflexe. — Ileld a découvert 1° que la cbaîne ganglionnaire du faisceau acoustique possède des fibres descendantes qui relient de liant eu bas ces stations nerveuses ; ces fibres centrifuges, de fonction inconnue, se retrouventdans toutes les voies sensitives; 2°qu'en dehors de la chaîne ganglionnaire, il existe une voie descendante réflexe.
La voie réflexe a son origine dans les tubercules quadrijumeaux antérieurs, comme la voie optique. Ces tubercules sont donc un centre visuel et acoustique réilexe. Leurs grandes cellules, impressionnées par les fibres rétiniennes et par les fibres auditives, transmettent cette excitation, en sens descendant, à leurs cylindre-axes qui constituent en grande partie le faisceau longitudinal ])Osléricur. Par ce faisceau qui descend jusque dans la moelle, et par d'autres voies encore, telles que les collatérales des cellules ganglionnaires, les fibres acoustiques entrent en relation avec tous les noyaux moteurs de l'œil, avec le facial, avec les nerfs moteurs de la tète; ainsi s'expliquent ces associations synergiques réilexes par lesquelles un son ou une image font contracter les paupières ou l'oreille, diriger l'œil et la tète ou l'écarter du côté qui nous apporte l'impression.
Le trajet do la voie aeou.'îiique centrale a l'té vérifié par l'expérimentation, nu moins dans ses lip:nes fondamentales. C'est ainsi que Baginski, en détruisant le liujaeon ohc/. de jeunes animaux, a déterminé l'atrophie ascendante du noyau acoustique antérieur et du tubercule acoustique, puis du corps trapézoïde et de l'olive du même côté, enfin du tubercule quadrijumeau postérieur et du corps genouillé interne du coté opposé. Monakow en lésant le faisceau acoustique au niveau des tubercules quadrijumeaux a vu les stries acoustiques dégénérer, el Guddon, en opérant sur le lobe temporal, a obtenu l'atrophie du corps
genouillé interne, quelquefois même du bras conjonctival postérieur ot do son tubercule quadrijumcau.
Nous avons dit que le faisceau acoustique naissait du noyau acoustique antérieur par des fibres ventrales, corps trapézoïde, et du tubercule acoustique par des fibres dorsales, stries acousticjues ; que ses fibres se renforçaient en traversant les ganglions échelonnés de l'olive supérieure et du noyau latéral, et qu'elles aboutissaient en partie dans les tubercules quadrijumeaux. Nous allons donner quelques détails complémentaires sur chacun de ces points.
10 Stries acoustiques — On a vu, page 298, que les stries acoustiques ou barbes du calamus se présentent sous des formes très variables. La figure 187 nous montre un développement insolite des fibres transversales et la figure 192 plusieurs fibres obliques, appelées stries ascendantes. Il est des cas dans lesquels on ne voit presque aucune strie sur le plancher, et, contrairement à l'opinion ordinaire, Bechterew soutient qu'on n'en voit pas parce qu'elles font réellement défaut, et non parce qu'elles sont profondes. Quelquefois une strie traverse toute la largeur du plancher pour ne plonger dans l'épaisseur du plancher que près du bord opposé.
Chez la plupart des animaux, chez le chat et le lapin notamment, fréquemment utilisés
Strie ac. N. dorsal
; / - Pcd. céréb.
Tub. ac.
N. ac. ant.
N. cochl.
N. vest.
\ '• Olive sup.
F. pi/r. Reil
Fig. 317. — Les Stries acoustiques.
Les stries et le corps trapézoïde en bleu. Coupe transversale de la protubérance. Figure schématique.
pour l'étude des voies acoustiques, les stries sont régulières, profondes, par conséquent peu apparentes, et entrecroisées symétriquement dans le raphé. Chez l'homme et en partie aussi chez les singes, elles sont irrégulières et presque toujours superficielles, elles passent bien du côté opposé, mais sans se croiser méthodiquement dans le raphé ; aussi est-ce plutôt par analogie que par l'observation directe qu'on leur décrit les mêmes relations que chez les animaux. Mais Bechterew, seul d'ailleurs contre Monakow, Edinger, Held et Kœlliker, soutient qu'il n'y a aucune parité à établir entre les stries des animaux et celles de l'homme, que les premières sont bien une voie acoustique, mais que celles de l'homme sont une voie cérébelleuse, que leur origine et leur terminaison sont différentes et que leur grande variabilité contraste avec la régularité du nerf cochléaire. D'après lui, elles naissent non du tubercule acoustique, mais de l'écorce du flocculus ou lobule du pneumogastrique , contournent comme on sait le corps restiforme, traversent le plancher ventriculaire, plongent en un point très variable dans la moitié opposée, et se dirigent en ligne dorso-ventralo vers la pyramide antérieure ; là elles passent à travers cette pyramide et ressortent au dehors sous forme de fibres arquées externes pour aller rejoin-
STRUCTURE DU TRONC CEREBRAL
lire en arrii'i'o le corps resUfurnio qui les conduit a.u cervelet. Les stries ascendantes, les baguettes d'harmonie, y montent même directement par le pédoncule céréb. moyen. Les stries acoustiques ne seraient ainsi qu'une commissure basale du cervelet.
2'' Corps trapézoïde. — On appelle ainsi une couche île fibres nerveuses qui présente une forme en trapèze et s'étend transversalement il'un noyau acoustique antérieur il l'autre. On ne le confondra pas avec le corps trapézoïde du cervelet. Chez la plupart des animaux, il est visible extérieurement sous forme de nappe blanche striée entre le bulbe et la protubérance ; les pyramides antérieures le recouvrent près de la ligne médiane. Chez l'homme il est invisible, non tju'il ait subi une réduction bien sensible, mais parce que le puissant développement de la protubérance l'a enfoui sous une couche épaisse de libres horizontales comme lui, et seules ses libres les plus inférieures débonlent un peu sur le bulbe, au-dessous du pont de Yarole. Sa limite inférieure est donc au sillon bulboprotubérantiel, et sa limite supérieure au niveau de l'émergence du trijumeau.
11 est situé derrière les fibres transversales les plus profondes de la protubéi'ance, dans la ]îartie ventrale de la calotte, en avant tie l'olive supérieure qu'il entoure d'ailli'ui'> rt (pTil pénètre, cl de la ruciui^ .spinale du trijumeau. 11 est traversé par les libres du nerf vestibulaire, du nerf facial, du nerf moteur oc. externe, et près de la ligne médiane par le ruban lie Heil. Son enlrecroisenieut d.ins le rapbé est bien mar-
Il renferme un amas de cellules nerveuses, noyau ti-apé:oi'i/e, situé au milieu de ses libres, en avant et eu deilans de l'olive : il est peu développé chez l'honuue. Les cellules multipolaires, rondes ou fusiformes, sont de moyenne gi'osscur : leur cylindre-axe passe dans le corps trapi''zoide.
Les fibres du corps ti-apézoïde reconnaissent [)lusieurs origines. i° Les noyaux du nerf cochléaire. Li; noyau acoustique antérieur est la source fondamentale des libres trapézoïdcs. Ses cellules [Ojg. .Tis. — Corps Irapi'/oïde du sangliei". D'après multipolaires présentent des ^^^^ dessin de Vu' ramilications protoplasmiques extrêmement riches,
comme d'ailleurs les arborisations terminales du nerf cochléaire avec lesquelles elles s'entrelacent; leur cylindre-axe passe dans le corps trapézoïde. Quelques autres fibres arrivent du tubercule acousticjue, en suivant une voie dorsale autour du corps restiforrae. — 2" Le noyau trapézoïde, par le prolongement nerveux de ses cellules. — 'S° L'olive supérieure, dont il reçoit également un certain nombre de cylindre-axes. Becliferew y ajoute des libres cérébelleuses venues du corps restiforme.
Les libres du corps trapézoïde passent en majeure partie dans le faisceau acoustique ; une partie est directe, la plus grosse part est croisée. Un certain nombre de fibres s'épuisent dans l'olive même, et peut-être, à titre de voie commissurale, d'un noyau acoustique antérieur dans l'autre.
Olive supérieure- — Le terme d'olive supérieure a quelquefois été appliqué au noyau rouge ou luême au corps de' Luvs. L'olive supérieure vraie, ou petite olive, est Volive jirotubérantielle. Llle est située dans l'épaisseur du corps trapézoïde. à la hauteur du noyau d'origine du nerf facial ; elle est en dedans de ce noyau, dont elle atteint le milieu liai- son extrémité inférieure et ipi'ello dépasse en haut de moitié. Sa longueur est de l à 111 35
/'''f/. CPvéljr,
l'i-ntiib.
.. ..Cervelet