C. trapéz
F. pyr.
NEVROLOGIE
o mrii., son D. antéro-postérieur de 2 mm. 8. Très grosse chez les cétacés, volumineuse encore chez beaucoup d'aniniaux, le chat, le lapin, elle présente chez eux la plus grande analogie avec l'olive inférieure ou bulbaire; car elle est formée de 2 ou 3 lobes dont le plus externe est une lamelle plissee plusieurs fois en S et montrant une sorte de hile. Chez l'homme, l'olive petite et sans pli ne mérite plus d'être comparée à la formation de même nom qui occupe le bulbe.
Les cellules nerveuses sont tout à fait analogues à celle de la grosse olive et du corps dentelé du cervelet. Pyriformes ou fusiformes, de taille plutôt grande, pourvues de riches dendrites protoplasmiques, elles sont disposées sur 4 à 5 couches dans la lamelle.
L'olive reçoit de nombreuses collatérales et quelques fibres terminales du corps trapézoïde et des stries acoustiques ; ces fibres viennent en partie du tubercule acoustique opposé. Bechterew signale aussi des fibi'es cérébelleuses venues par le pédoncule moyen. De son coté, elle émet dans deux sens différents les cylindre-axes de ses cellules. Le plus grand nombre des libres passe dans le faisceau acoustique qu'il accroît. Une autre partie, connue sous le nom de pédoncule de l'olive, émerge de la face postérieure et se dirige vers le noyau d'origine du nerf moteur oculaire externe dans lequel elle se perd, établissant ainsi, entre le nerf acoustique et le nerf abducteur de l'œil, une association qui sert vraisemblablement à des synergies réflexes.
Au-dessus de l'olive, la masse des fibres horizontales du corps trapézoïde et autres se coude pour devenir longitudinale et constituer le faisceau acoustique ou ruban latéral.
4° Noyau latéral. — Le noyau latéral (noyau denté du pont, noyau du ruban latéral), que traverse le faisceau acoustique, est un ensemble de cellules éparses qui s'étendent en traînée depuis l'olive supérieure qu'elles continuent, jusqu'aux tubercules testes. Les fibres cylindraxiles vont renforcer le faisceau acoustique; im certain nombre se dirigent en dedans et se cirosent sur la ligne médiane pour aboutir au tubercule qu. postérieur opposé. — On ne le confondra pas avec le noyau latéral du bulbe ou noyau du cordon latéral.
5° Tubercules quadrijumeaux- — Les tubercules quadrijumeaux sont une dépendance , une condensation de la lame i[uadrijumelle qui couvre en volite ou en toit la calotte du pédoncule cérébral et l'aqueduc de Sylvius. Bien qu'ils présentent de grandes analogies au point de vue de leur disposition et de leur rôle, ils ont cependant une certaine indépendance et une individualité propre. Les tubercules qu. antérieurs (nates) sont énormes chez les vertébrés non uianunifères et constituent les lobes optiques ; ils sont essentiellement affectés au sens visuel, soit connue station ganglionnaire intermédiaire soit comme centre réflexe des mouvements de l'œil ; seuls ils s'atrophient avec leur corps genouillé après l'extirpation de l'œil; leur substance grise est régulièrement stratifiée. Held a montré qu'ils sont aussi un centre réflexe acoustique. Les tubercules qu. postérieurs (testes), beaucoup plus petits que les autres cliez les vertébrés inférieurs et comme enfouis dans leur partie postérieure (Edinger), no sont atteints, avec leurs corps gonouillés, que dans la lésion de l'oreille et non dans celle des voies optiques ; ils constituent un centre ganglionnaire interposé sur le trajet du faisceau acoustique ; leur substance grise est réunie en une masse homogène. D'après Spitzka, ils sont extraordinairement volumineux chez les cétacés, et sont reliés par un puissant faisceau croisé au noyau acoustique opposé.
1° Tubercules quadrijumeaux antérieurs. — La substance grise de ces ganglions n'est pas très nettement limitée à sa partie profonde ; elle se continue par place avec la substance grise centrale de l'aqueduc de Sylvius et n'en est séparée qu'en certains points, notamment par la racine ascendante du trijumeau. Cette observation s'applique également aux tubercules postérieurs.
Elle est disposée en couches stratifiées qui se superposent de la surface à la profondeur. Malgré les recherches de Tartuferi, de Marcbi et de Held, la structure et surtout les relations de ces centres nerveux ne sont qu'imparfaitement connues, et morne les auteurs sont endésaccord sur le nombre et l'étendue des couches constitutives. On distingue le plus communément six couches alternantes (]ui vont de la surface à la profondeur, c'est-à-dire de la pie-mère à la substance grise ventriculaire :
antér.
Couche profonde
Couche superficielle
Couche moyenne
La couche superficielle est essentiellement optique, affectée aux fibres rétiniennes qui lui arrivent parle bras antérieur et la racine externe de la bandelette optique. Le stratum
STRUCTURE DU TRONC CEREBRAL
zonalc est 1res épais cliez l'iioiiuiio et les singes, d'où la couleur blanclic des tubercules antérieurs et postérieurs, très mince chez la plupart des autres animaux et laisse ti'ansparaitro en gris la couche cellulaire sous-jacente. Il renferme des vaisseaux dirigés en sens radiés et un plexus de libix'S nerveuses, libres nHiniennes, i[ui plongent dans la couche grise et s'y terminent par tie riches arborisations. Cette substance grise suporticielle contient do petites cellules nerveuses étoilées, origines des fibres optiques indirectes qui sortent par le bras antérieur et vont prendre part aux railiations opllipuîs.
Cette couche est très réduite chez la laiipi,', animal a \ isiun rudimentaii'e ; c'est elle aussi qui s'atrophie par l'extirpation de l'œil.
Les couches moyenne et profonde sont caractérisées par la. présence île grandes cflluJrx multipolaires qui sont vraisemblablement les éléments des voies réllcxes. En elfet ces couches sont en communication tout à la fois avec les iibrcs opti(iucs et avec les libres acoustiques ; avec les libres optiques par des cylindro-axes émanés de cellules d'association qu'on trouve dans la couelie grise superlicielle, avec les libres aiuiilives par la terminaison (l'une partie inqiortante dn faisceau acousti([ue. Les cylin<lre-axes de ces grandes cellules descendent vers la ligne médiane et s'y croisent pour prendre ])art au faisceau longituilinal postérieur, lequel est en relation avec la chaine des noyaux crâniens moteurs, surtout avec les nerfs moteurs de l'cuil, avec le facial, avec le spinal moteur <ie la téte.
Je mentionne aussi l'existence de fibres croisées unissant les tubercules droit et gauche et provenant soit de cellules de ces ganglions, soit dos fibres acousti(|ues. ()n sait également que les tubercules antérieurs reçoivent un certain nondjre de fibres du ruban de Ueil et lui en abanilonnent qui montent au cerveau.
2" Titbevrules quadrijumeaua^ postérieurs. — Nous ti'ou\ ons là aussi le niémi' stratum zonale, les mêmes vaisseaux radiés, et les deux espèces de celhUes, les grandes cellules dont les fibres vont aux tubercules supérieurs ou descendent dans la voie réilexo et d'autres plus petites, cellules d'association du type II et cellules d'origine des fibres cérébrales. Seulement il n'y a plus de stratification. Le tubercule quadrijumcau est occupé par une grosse masse grise, elliptique ou biconvexe, iippch'O fjangf/on du T. Q. postérieur: une capsule blanche l'enveloppe complètement et forme au-dessus du ganglion le stratum zonale, au-dessous la moelle profonde. Les bijumeaux postérieurs reçoivent la i)lus grande partie du faisceau acoustique soit du mémo côté soit dn côté opposé. Ils conununiquent avec les bijumeaux antérieurs et émettent des libres qui vont, en voie directe ou croisée, s'adjoindre au faisceau acoustique cérébral en suivant le bras conjonctival postérieur.
3" Corps genouillé interne. — Ce petit ganglion apiiartient lui aussi il la voie acoustique, car il est sur le chemin des libres auditives et il s'atidiiliie dans les lésions expérimentales lie l'oreille. Il renferme des cellules plutôt petites, une rourhe médullaire extérieure (stratum zonale) ijui lui vient do la racine interne de la bandelette optique, et une couche médullnii'e profonde formée soit des fibres aiférontesdu tubercule qu. postérieur soit des fibres elféreutes de ses propres cellules. Go ganglion, d'après S[)itzka, est ))iiissamment développé chez la baleine et relié par un fort faisceau aux noyaux acoustique'^ du côté opposé. C'est d'autre |iar( ruboiilissant de la coiniuissun' de tluildeii ipii jiasse d;ln^ la liandelette optique.
C'est à Fleidisig. Ijechlerew, lleld el Ki idliker que i e\ iriil le mérile d avoir didu-ouille la question confuse dos voies acoustiques centrales ; il s'en fiiut que lout soit eonnu. et notamment la partie cérébrale du faisceau acoustique est exposT'c ti-ès illlféremmeni suivant les auteurs.
Voyez: Berhtoreir. Die Leitiingsbahni'n. l.S'.ll: — Kielliker. (leweliclehrc, pa,:,'e 2o8 et suiv. 1891, — et surtoul llclit. Die cent ralr ( iehi l'ileilunir, Arcli. f . .[iial.. 1893.
g V. — olUGi.NKs i<:t voies cextraijîs des xerfs
OLFACTIF ET Ol'TlQUE
('('S ilciix ihmTs siMisnricis nopeuvcul Odi'c ctiinparés an.x: anlrcs p.iirps crâniennes, ils rnii'i^eiil ilu cerveau aiilériiMir ou ilii cerveau inleniiédiaire (|ui est |iai-l leliiMuen t fusionné avec l'iieuiisphen^ ; en oiilre, leur oriiritie ganuiioniiaire se fait ua sein uièuie des organes sensoriels, et ce que nous voyous de leur tra-
538 NÉVROLOGIE
jet intra-crânien n'appartient déjà plus aux voies périphériques, mais aux voies centrales,
NKRF OLFACTIF. — 1" paire.
Les nerfs olfaclifs, nerfs de la première paire, sont les nerfs sensoriels de l'olfaction. Seuls ils constituent une émanation du cerveau lui-même, et non du tronc cérébral ou des prolongements de la substance grise de la moelle.
Dans l'appareil olfactif, il faut distinguer, comme pour tous les nerfs crâniens, des voies périphériques et des voies centrales; le bulbe olfactif est le point de jonction entre ces deux conducteurs.
"Voies périphériques. — Les voies périphériques sont représentées par les nerfs olfactifs proprement dits qui occupent les fosses nasales. Ces nerfs naissent dans la niu(jueuse spéciale qui revêt la partie supérièure des cornets et de la cloison et traversent les trous de la lame criblée ethmoïdale, pour pénétrer dans le bulbe olfactif par sa face inférieure. Comme les fibres rétiniennes et les fibres acoustiques, les fibres olfactivesont pour origine des cellules nerveuses bi|)olaires situées à la périphérie de l'organe sensoriel. Ces cellules olfactives sont intercalées entre les cellules épithéliales qui leur servent de soutien etd'isolaleur ; leur prolongement périphéri({ue protoplasmique très court se divise en cils qui flottent librement à la surface de la muqueuse ; leur prolongement central cylindraxiie descend dans les couches profondes de la muqueuse, puis se coude pour remonter vers la voûte des fosses nasales et se terminer dans le bulbe. C'est ce prolongement central qui, enveloppé d'une gaine de Schwann, sans myéline, à l'état par conséquent de fibre de Remak, constitue, en s'unissant à d'autres semblables, les nerfs olfactifs (fila olfactoria) qu'on voit ramper entre la muqueuse et la paroi osseuse.
L'origine des nerfs olfactifs est donc dans la muqueuse, où sont placées leurs cellules sensitives, et ces nerfs sont assimilables à une racine postérieure. Les nerfs optique et acoustique présentent une disposition analogue; mais les nerfs olfactifs se distinguent par ce fait que leurs cellules d'origine ne sont pas groupées en couche ou en ganglions (couche nerveuse rétinienne, ganglion de Scarpa), elles sont disséminées, et de plus elles sont tout à fait périphériques, en contact avec l'air extérieur, comme les cellules cutanées sensitives d'un grand nombre d'invertébrés.
Voies centrales. — Toute la portion de l'appareil olfactif qui est située dans la cavité crânienne appartient aux voies centrales. De même que pour l'appareil optique, nous distinguerons une partie extra-cérébrale et une partie intra-cérébrale. Cette distinction ne repose pas seulement sur l'anatomie macroscopique, qui nous montre des organes situés en dehors de la masse du cerveau, et d'autres englobés dans son épaisseur ; elle s'appuie aussi sur l'embryologie et probablement aussi sur la physiologie. En elfet bien que la partie extra-cérébrale soit complèt(;ment revêtue par l'écorce nerveuse de l'hémisphère, nous avons vu (page 40 de ce volume) qu'elle naissait de la base de l'hémisphère sous forme d'un appendice ou d'une expansion cérébrale appelée lobe olfactif ou rhinen-
STRUCTURE DU TRONC CÉRÉBRAL
cépliale, qu'elle renfermait un prolongeuioiit de la cavilé voiilriculaire, et ([ue cette formation basale se rap|)rouliait plus du corps strié par son origine embryologique que de la convexité de l'hémisphère ou manteau. Au point de vue physiologique, il est admis communémen I ([ue le kdte olfaclif, malgi é son grand dévelo[)pemcnt et son revêtement cortical complet chc/, lieaucdup d'animaux, n'est qu'un C(.'ntre ganglionnaire, un centre inférieur t)U |irimaire, compai'ahle aux ciiiitres analogues des voies optiques (pulvinar, corps genoiiillé, lubercules quadrijumeaux), et(|ue les centres supérieurs résident dans le manleau de l'hémisphère, dans une ou plusieurs de ses circonvolutions.