VU. — VOIES D'ASSOCIATION — SUBSTANCE GRISE GANGLIONNAIRE
Si par la pensée on isole du tronc cérébral les voles motrices pyramidales, les voies sensitives de Reil et les voies cérébelleuses, avec leur substance grise motrice et sensitive, continuation de celle de la moelle, il reste encore de nombreuses formations ganglionnaires, tous éléments surajoutés, en rapport avec des fibres courtes qui appartiennent au système d'association.
Ces centres ganglionnaires, les uns condensés en noyaux, les autres difïus, renferment des cellules des deux types, en grande majorité des cellules à cylindre-axe long, en petite partie des cellules à cylindre-axe court s'épuisant sur place. Nous n'avons pas de raisons pour les considérer autrement que comme des cellules les unes motrices, les autres sensitives ; elles reçoivent des collatérales du faisceau pyramidal et du ruban de Reil, qui forment autour d'elles de fins plexus, et un certain nombre de leurs prolongements nerveux passent dans ces grandes artères de la motricité et de la sensibilité. Mais anatomiquement ce sont des voies indirectes de deuxième ou de troisième ordre, éléments intercalés dans une chaîne plus ou moins complexe de neurones, dont nous ne connaissons pas encore le parcours total ; et d'autre part il faut bien avouer que physiologiquement le terme de moteur ou de sensitif n'éveille qu'une idée obscure, quand il s'agit de certaines excitations cérébrales ou cérébelleuses.
Nous étudierons d'abord la substance ganglionnaire, puis les faisceaux qui s'y rattachent.