ENVELOPPES DES CENTRES NERVEUX OU MÉNINGES
La masse nerveuse encéphalo-médullaire est recouverte par des enveloppes que les anciens ont appelées méninges, c'est-à-dire membranes, et qu'un anatomiste arabe a qualifiées du nom de mères, dans le sens de membranes protectrices et nourricières.
On n'a longtemps distingué que deux méninges, la méninge dure ou épaisse qui est la dure-mère, et la méninge molle ou mince qui comprenait l'arachnoïde et la pie-mère. 11 en est ainsi d'ailleurs pendant un stade de la vie embryonnaire, où le tissu mésenchymateux qui entoure la capsule nerveuse est disposé
-- Crâne.
Dure mére.
Arachnoïde.
' ~- Pie-mère.
"' Cavité sous-arachno'id.
- Cav. soiis-aracli
Fig. 67. — Les trois méninges. Coupe schématique passant par une scissure de l'écorce cérébrale.
sur deux couches, une externe et une interne, séparées par un espace lymphatique. Plus tard on a reconnu que la méninge molle était formée de deux feuillets de structure différente, unis entre eux par le tissu sous-arachnoïdien.
Il y a donc autour de la moelle et du cerveau trois membranes ou méninges, qui sont de dehors en dedans : une membrane fibreuse, la dure-mère — une membrane séreuse, l'arachnoïde — une membrane vasculaire, la pie-mère.
(11 La disposition des méninges ne peut être bien comprise que si l'on connaît la disposition des centres nerveux qu'elles enveloppent. Nous engageons donc les débutants a réserver ce chapitre et à ne l'aborder qu'après avcùr acquis une connaissance suffisante des formes extérieures de la moelle et du cerveau.
DURE-MÈRE CRANIENNE
Entre la dure-mère et l'arachnoïde est une cavité séreuse, dite cavité intra-araclinoïdienne ou suhdurale ; entre l'ararlinoïde et la pie-mère se dis])ose un tissu aréolaire, dit tissu sous-araclinoïdien, dont les mailles communicantes constituent l'espace sous-arachuoïdien et renferment le liquide céphalo-rachidien.
« C'est grâce à ces enveloppes, auxquelles il faut ajouter la hoite osseuse « crânienne et rachidienne, qu'un organe dont aucun autre n'égale la délica- « tesse de tissu, peut rester impassihle au milieu des mouvements les plus « actifs du corps, et qu'il faut, pour lui communiquer des commotions dange- « reuses, des chocs assez violents pour rompre les os eux-mêmes (Leuret). »