‹ Traité d'anatomie humaine [electronic resource] (volume 2)Chapitre 15 sur 194 · DURE-MÈRE · texte numérisé non relu

DURE-MÈRE

La dure-mère dans son ensemble reproduit la forme de la boîte crânienne et du canal rachidien ; isolée, elle figure une capsule terminée par un tube. Elle a l'aspect tyj>i(|ife du tissu fibreux strié et nacré, et ressemble à une aponévrose épaisse ; c'est la pachyméniuge, par opposition à la leptoméninge ou méninge mince. On la divise en dure-mère crânienne et dure-mère rachidienne.

§ I. — DURE-MliRE CRANIENNE

La dure-mère crânienne épouse rigoureusement la forme du crâne, car elle sert de périoste à sa face interne ; de là son ancien nom d'endocrâne, le périoste externe étant le péricrâne.

Sa face externe n'est pas lisse, mais rugueuse, hérissée de prolongements de deux espèces, les filaments vasculaires et les canaux fibreux. Les filaments vascula'ires se voient bien' sous l'eau ; ils sont pleins, contiennent des vaisseaux et quel([uefois des nerfs au milieu de leur tissu conjonctif et s'engagent à travers les sutures ou dans les fins pertuis de la surface osseuse, entrées des canaux de Havers. Les canaux fibreux sont des prolongements tubulés qui tapissent les parois des grands trous vasculaires et nerveux, accumulés surtout à la base, tels que les trous ovale, grand rond, optiijue, déchiré postérieur, condylien, auditif, etc.. Au sortir de ces orifices ou conduits osseux, la dure-mère se continue d'une part avec le périoste externe du crâne, d'autre part avec la gaîne externe des nerfs dont elle devient la gaîne durale. En certains points, comme dans la voûte des fosses nasales, la dure uière est prolongée par le feuillet périostique de la muqueuse; mais dans toutes ces transitions, il y a des changements dans la structure histologique.

C'est par ces prolongements externes que la dure-mère adhère à la face interne du crâne. L'adhérence est toujours beaucoup plus forte à la base. A la voûte, elle n'est sensible que sur les lèvres de la gouttière sagittaleet au niveau des sutures, tandis qu'à la base elle est générale, avec des points maximum comme la gouttière ethmoïdale, l'arête des petites ailes du sphénoïde, le bord suj)érieur du rocher, la gouttière basilaire, le trou occipital. La raison de cette dilVérence est dans ce fait qu'à la base du crâne sont accumulés les sinus et les trous de passage ; ainsi les ailes du sphénoïde contiennent en arrière le sinus sphéno-pariétal, l'arête du rocher loge le sinus pétreux supérieur, les apophyses

NÉVROLOGIE

cliiioïdes sont à la jonction de veines et de sinus importants, et quant aux nombreux trous de passage où la dure-mère s'enfonce et s'insère, il en est qui contiennent des nerfs particulièrement délicats qui ne pourraient s'accommoder de la moindre oscillation des membranes. Chez l'enfant, les adhérences de la voûte sont beaucoup plus nombreuses et plus résistantes que chez l'adulte, car la dure-mère, fonctionnant comme périoste, envoie de partout à la table interne de

Fig. 68. — Le sac durai (figure imitée d'Hirschfoldl.

l'os des prolongements nutritifs fibro-vasculaires. Chez le vieillard il est de règle que la voûte adhère plusou moins, quelquefoisau point de rendre impossible l'ablation de la calotte crânienne ; cette adhérence anormale est due à des tractus fibreux denses, qui pénètrent dans les lacunes osseuses, surtout au voisinage des lacs et des sinus, et sont une expression de la sclérose sénile; les granulations de Pacchioni, quand elles sont volumineuses et incrustées dans l'os, augmentent encore l'adhésion.

DURE-MÈRE CRANIENNE

Il rcsuUe de cette disposition que sur les p irties latérales de la convexité, la dure-uière n'est que très lâchement fixée à la surface osseuse et peut facilement s'en détacher ; c'est la zone décollable [G. Marchant), qui s'étend d'arrière en avant sur une longueur de 13'', depuis le bord postérieur des ailes du sphénoïde jusqu'à 2 ou 3 c. de la protubérance occipitale, et de haut en bas sur un trajet de 12 c. commence à quelques centimètres delà faux du cerveau pour finir audessus de la branche horizontale du sinus latéral et de la jonction du sphénoïde avec le rocher. Le sang s'épanche à ce niveau dans les fractures du crâne, surtout dans le cas de rupture des vaisseaux méningés moyens ; la quantité de cet épanchement extra-dural est de 150 gr. en moyenne.

C'est dans ces mêmes régions à faible adhérence filamenteuse qu'on a admis

Sinus long. snp. Faux ila cerveau

Coupe frontale, passant par la tente du cervelet; au centre, le pressoir d'Horophile.

autrefois et redécrit plus récemment un espace épldural, compris entre la face externe de la dure-nière et la face interne de la voûte crânienne. Cet espace cloisonné serait recouvert d'endothélium, comme les cavités séreuses; il conimuni({ne avec les fentes lymphatiques creusées dans l'épaisseur de la dure-mère, par elles avec la cavité subdurale, et y déverse normalement sa lymphe, par conséquent de l'extérieur à l'intérieur, autant qu'on en peut juger |)ar les résultats des injections expérimentales [Michel). La plu]iart des anatomistes décrivent cet espace épidiiral, sans l'avoir contrôlé, je crois ; il est bon d'ajouter que Key et Retzius n'ont pu en aucune façon en constater l'existence.

La face interne de la dure-mère, face pariétale de la séreuse arachnoïdienne, est lisse, humide, brillante, excepté vers la base delà grande faux on elle prend un aspect criblé, trabéculaire. Elle n'est pas, comme la dure-mère sjjinale, unie au feuillet viscéral par des ponts ligamenteux; la cavité n'est interrompue que par le passage des nerfs et des vaisseaux allant au cerveau ou en provenant.

La dure-mère crânienne contient dans son épaisseur des cavités endothéliales ; les unes canaliculées, à section triangulaire, arrondie ou irrégulière, abondantes

SLirtoul à la base, sont les sinus veineux; les autres, disposées en espaces aplatis, localisées à des points restreints, sont les lacs sanguins.

Elle émet de sa face interne des replis de grandeurs différentes qui cloisonnent la cavité générale et la divisent en loges secondaires. Les grands replis sont représentés par deux lames, Tune anléro-postérieure et médiane, l'autre transversale, qui se coupent à angle droit au niveau de la protubérance occipitale interne, en formant le prolongement crucial (processus cruciatus) ou grandecroix de la dure-mère. La brancbe transversale de la croix est la tente du cervelet, la branche verticale supérieure est la faux du cerveau, la branche inférieure, la faux du cervelet. Les petits replis comprennent : la tente pituitaire, la tente des nerfs olfactifs, le sac endolymphatique et la cavité deMeckel.

1° Faux du cerveau ou Grande faux. — C'est un repli de la dure-mère

Fig. 70. — La faux du cerveau et la faux du cervelet.

Vue de côté; la faux du cervelet montre la face inférieure de sa moitié droite; dure-mère basilaire et rachidienne.

tendu dans le sens sagittal, à travers la fente interhémisphérique, depuis l'apoj)hyse crista-galli, attache antérieure, jusqu'à l'arête de la tente cérébelleuse, attache postérieure. La faux mérite ce nom à tous les points de vue, par sa forme et par l'épaississement de sa base et de son bord convexe. La base, longue de 4 à 5 c, située en arrière, très inclinée en arrière et en bas, s'insère perpendiculairement sur la tente du cervelet qu'elle tient tendue ; elle renferme le

DURE-MÈRE CRANIENNE

ioi

sinus pi reçoit en avaiil. la vciiu' (!o (lalicii. La poinle ou soinniel, Irnii-

quée, s'altache à rapophyse crista-galli ({u'ellc envelop|)e el en avant d'elle s'enfonce dans le trou boryiie qu'elle tapisse ; ce pelit cul-de-sac ampullaire est l'origine du sinus Ion. supérieur; il reçoit ([uehjiiefois, et encore chez l'enfant seulement, une veine ellinioïdo-frontale. Le bord supérieur, convexe et large, s'étend sur la ligne médiane depuis le trou borgne jusqu'à la protubérance occi- ])ilale interne, et correspond successivement à la crête fronlale, à la gouttière sagittah^ et à la gouttière o . cipitale; il contient le sinus Ion. supérieur. I^e bord inférieur, concave, mince, coupant, surtout en avant, est en rapportavec le corps calleux ddut il es! séparé jiar un espace de 2 mm. en moyenne ; il eu est plus éloigné en avant, tandis (|u'en arrière il le toucbe presque au niveau du bourrelet et de l'abouchement de la veine de Galien. 11 contient le sinus Ion. inférieur ou lui envoie des tractus pour l'envelopper; à son extrémité |iostérieure il se dédouble pour entourer la veine de Galien. Les deux faces sont en rapport avec la face interne des hémisphères. Leur largeur est de 15 mm. en avant, de 45 à 50 en arrière. Elles sont |u'esi[ne toujoui-s l'cni''ti'ées à l'union du liers antèi'ieur avec le liei's postérieur ; lanlot c'est une surface grillagée résultant de la raréfaction des fibres, tantôt c'est un trou complet, ovalaire de 1 à .3 c, accom])agné ou non de lacunes plus petites. A travers ces vides, les faces correspondantes des hémisphères sont au contact ; même normalement elles j^euvent contracter certaines adhérences, ii plus forte raison dans les états inllammatoires.

Le rôle principal de la faux est de protéger les hémisphères dans le sens transversal, soit en limitant les déplacements latéraux, soit en empêchant la pression d'un hémisphère sur l'autre dans le décubitus sur le côté. Accessoir(^ment elle sert à maintenir la tension de la tente du cervelet. Peut-être niênu) contribue -t-elle à suspendre le cerveau par ses attaches avec la pie-mère qui lui est fixée en plusieurs points, sur ses bords surtout, à l'aide de prolongements filamenteux, de veines et de gi'anulations pacchioniennes (Trolard).

2" Tente du cervelet. — Cette cloison transversale complète les fosses céi-ébrales inférieures. Elle figure un toit à deux versants, disposition qui soulage le cervelet en atténuant les pressions verticales du cerveau ; l'arête du toit, longue de 5 c, dirigée d'avant en arrière et très inclinée dans ce sens, contient le sinus droit et reçoit l'attache de la faux du cerveau. Ces deux membranes se tendent réciproquement, lasection de l'une relâche l'autre. Sur laface supérieure, légèrement convexe, de la l(Mite reposent li^s lobes occipitaux ; sa face inférieure se moule sur les hémisphères cérébelleux ; sous l'arête du toit ou sommet de la voûte membraneuse est logé le vermis suj)éricur.

La tenic est fortement échancréc en avant et présente dans le sens horizontal une forme sémilunaire. Le bord posléricitr ou bord convexe, grande circonférence, s'attache aux lèvres de la gouttière latérale de l'occijiital el renferme à ce niveau le sinus latéral, puis il suit le bord supérieur du rocher, que longe aussi le sinus pétreux supi'rieur ; son extrémité va s'attacher aux apophyses clinoïdes ])nstérieures, et ferme l'espace qui séjtare ces apophyses du sommet du rocher et de son bord supérieur par une paroi membraneuse. Dans celle pai oi sont creusés en dehors l'entrée de la cavité de Meckel, en dedans les orilices des canaux fibreux où s'engagent les nerfs moteui's de l'ojil. Le bord cddcru'iir

NÉVROLOGIE

ou concave, circonférence interne ou antérieure de la tente, est libre ; ses extrémités croisent en X celles du bord postérieur et vont s'attacber aux apopbyses clinoïdes antérieures, constituant ainsi entre le sommet durocber et la base des petites ailes du spbénoïde une cloison antéro-postérieure qui est la paroi externe du sinus caverneux. Entre ce bord antérieur et la gouttière basilaire est un orifice situé dans le plan horizontal, allongé dans le sens antéro-postérieur dans lequel il mesure de 40 à 50 mm., étroit en arrière, large en avant de 35 mm., comparé tantôt à une parabole, tantôt à une porte gothique ; il porte le nom de

Tente pituilaire

Fig. 71. — La tente du cervelet et le tron ovale do Paccliioni.

li'ou uvale de Paechioni, ou trou occipital supérieur. Il correspond au passage du cerveau moyen, et il est rempli essentiellement par les tubercules quadrijumeaux et l'origine des pédonculescérébraux, accessoirement par la glande pinéale l'extrémité duvermis cérébelleux supérieur, la fin de l'artère basilaire et la veine de Gaiien ; il fait communiquer la cavité cérébelleuse avec la cavité cérébrale.

La tente du cervelet, osseuse chez beaucoup d'animaux, notamment chez les carnivores, protège le cervelet contre la pression du cerveau." C'est aussi un réservoir du sang veineux, car elle contient des sinus et des lacs sanguins.

3° Faux du cervelet. — La faux du cervelet ou petite faux est, comme la

DURE-MÈRE CRÂNIENNE

Jurande faux dont elle semble la continuation, dii iyve d'arrière en avant sur la ligne médiane depuis la protubérance occipitale interne jusqu'au trou occipital. Sa base qui regarde en haut se fixe à la face inférieure de la tente cérébelleuse sur une longueur de 20 à 2o mm.; son sommet finit en se bifurquant sur les côtés du trou occipital et contient dans ses branches de division les sinusoccipitaux. Le bord postérieur convexe est attaché à la crête occipitale interne ; le bord antérieur, concave, libre, occupe l'échancrure postérieure du cervelet. Ses fonctions sont analogues à celles de la grande faux.

On a vu la faux du cervelet déjetée d'un côté, absente partiellement ou totalement, double, même triple, bifurquée en bas ou bien réunie dans ses deux branches ])ar un repli falciforme. Plusieurs de ces anomalies sont en rapport avec la présence d'une fossette médiane sur l'occipital.

La nature et la disposition de ces grandes cloisons, faux et tente du cerveau et du cervelet, suggèrent deux remarques intéressantes. Tout d'abord nous

Loge gauche Sot. long. sup.

[ Sinus spJienniilal

Pig. 72. — Les loges cérébrales, droite et gauclie.

Vues sur une coupe frontale du crâne; la faux du cerveau est coupée transversalement ; on voit en raccourci son attache antérieure.

devons les considérer conimc des replis ou des émanations de la dure-mère totale, avec ses deux feuillets externe et interne ; car ces cloisons sont susceptibles de s'ossifier, la faux du cerveau est osseuse complètementchcz le dau])bin, partiellement chez le phoque; la tente du cervelet l'est aussi chez beaucoup

NÉVROLOGIE

d'animaux, et même chez l'homme il n'est pas rare, dans certaines conditions, telles que la sénilité, l'aliénation, de rencontrer des ossifications plus ou moins vastes de la faux du cerveau. Aussi a-t-on pu dire que ces cloisons appartenaient à l'ossature crânienne. — En second lieu la grande cavité crânienne se trouve divisée en trois cavités secondaires ou loges, une inférieure ou cérébelleuse et deux supérieures ou cérébrales ; ce fait est important, comme l'a montré Nieme3^er, pour l'interprétation des phénomènes des maladies en foyer, telles qu'une hémorrhagie, un abcès, une tumeur. La loge cérébelleuse est la mieux fermée par la gouttière basilaire, la tente du cervelet et la partie inférieure de l'occipital ; elle communique en bas avec la cavité rachidienne par le trou occipital (trou occipito-inférieur), en haut avec les loges cérébrales par le trou ovale de Paccliioni (trou occipito-supérieur) On conçoit qu'une affection évoluant dans cette loge fermée amène la compression des organes qui y sont contenus, et qu'en particulier sur le bord coupant et fibreux du trou ovale puissent se produire un étranglement du pédicule cérébral, une compression des veines de Galien. Les loges cérébrales droiteet gauche ne sont complètement indépendantes qu'en arrière, où la base de la faux les isole sur une longueur de 4 à 5 c, et en avant, au point d'atlache de cette même faux sur l'apophyse crista-galli ; partout ailleurs elles communiquent par dessons la faux ou même à traverselle, dans sa portion fenètrée ; mais malgré cela la distinction des deux cavités reste encore très nrarquée, et ce n'est pas sans raison que les anciens anatomistes appelaient la grande faux, le médiastin du cerveau.

4" Tente pituitaire. — On appelle tente ou repli pituitaire, diaphragme de la selle turcique, opercule de l'hypophyse, la lame durale qui ferme en haut la selle turcique occupée par la glande pituitaire et lui sert de toit. La paroi antérieure, la paroi postérieure et le plancher de la selle turcique sont osseux et tapissés par la dure-mère servant de périoste; la paroi latérale est constituée par le feuillet périostique de la dure-mère de la base du crâne qui se relève et ferme l'espace compris entre les apophyses clinoïdes antérieures et postérieures. La cavité a pour plafond une lame horizontale qui se continue sur son pourtour avec la dure-mère de la gouttière optique, de la lame quadrilatère et de la paroi supérieure du sinus caverneux, et qui épaisse sur sa périphérie, mince et déprimée vers le centre, est percée au milieu d'un orifice assez étroit où passe la tige pituitaire. Cettelame estla fenteou diaph^'agme pituitaire. Tantôton la regarde comme constituée parla couche interne de la dure-mère passant comme un pont par-dessus la cavité que tapisse profondément la couche externe ou périostique ; tantôt on y voit une plicature de lu dure -mère entière s' adossant à ellemême pour rentrer dans la selle turcique et se replier à nouveau du côté opposé. Au fond ce sont là de simples interprétations qu'il est difficile de démontrer. Ce qui est certain c'est que le feuillet périoslique ou profond de la cavité est très épais, qu'il est creusé en avant d'un assez vaste canal transversal qui est la branche antérieure du sinus coronaire, en arrière d'un autre canal beaucoup plus étroit, branche postérieure du même sinus, et que dans tonte sa partie profonde antérieure qui correspond au lobe épithélial de la glande pituitaire, mais non au lobe nerveux, sont incrustés des sinus constituant un réseau intercaverneux.

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5" Tente des nerfs olfactifs. — ïmlard a décrit sous ce nom un repli lioi izontal (le la diiro-mèrc (jiii s'a\'aii('e eu forme de toit sur la paroi antérieure de la gouttière olfactive. Ce repli dont le bord antérieur est convexe et adhérent, le postérieur concave etlil)re, limite avec l'extrémité de la gouttière olfactive revêtue elle-même par la dure-mère profonde une petite cavité de 3 à 4 mm. où

Teille olfaclii'e ■

Tente piluiUiire ■

Cavuin Mecl;elii ■■ {suit eiilrri') .

Trou dée/iiré post.

Sac eii'/ohjnip/urt.

Fiy. 73. — Li's cavités inlra-iluralcs de la baso du crànc.

vient s'insinuer la |)oinle du bulbe olfactif. I.a tenle olfactive peut s'ossifier par exjiansion de l'apojjhyse crista-galli. Sur les sujets dont la gouttière ellimoïd.ile linii en fenle é(r()it(\ le i'e|)ii fibreux esta peine reconnaissable.

0" Sac endolymphatique. — L'exhémilé en cul-de-sac du canal endolvmj)liati(jue qu I passe par l'aipieduc du veslibule et [irovient de l'utricule et du saccule apparaît sur la l'ai e postérieure du rocher, un peu au-dessus du golfe de la jugulaire interne et s'y étale en une cavité a|>latie (|ui est le sac endolympba-

NÉVROLOGIE

tique, décrit déjà par Cotugno sous le nom de cavité membraneuse de l'aqueduc du vestibule. Ce sac est formé par un dédoublement de la dure-mère qui constitue une petite cavité de 10 mm. sur S, dont la paroi lisse, humide, est revêtue d'épitbélium.

7° Cavité de Meckel. — La cavité de Meckel, cavum Meckelii, est une loge fibreuse aplatie, constituée elle aussi par un dédoublement de la duremère, et située sur la face antérieure du rocher près de son sommet. En arrière une large fente transversale, dont la lèvre supérieure est formée par l'extrémité de la grande circonférence de la tente cérébelleuse, donne accès dans la cavité et laisse passer le tronc du trijumeau qui est loin d'ailleurs de remplir toute la fente ; la cavité loge le ganglion de Gasser et l'origine de ses trois branches efférentes.

Tissu osseux

Fit

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