C. dentelé
Origine et entrecroisement. — Figure demi-schématique.
leux, du corps dentelé et même de l'écorce ; d'autre part, les lé-;ions du cervelet, atrophies d'ordre pathologique, ablations expérimentales, font dégénérer le pédoncule, le noyau rouge opposé et peuvent retentir jusque sur le corps strié et la couche optique.
2» Pédoncules cérébelleux moyens. — Ces pédoncules unissent le cervelet avec les noyaux gris delà protubérance ; leur position excentrique fait déjà présumer, ce que confirment les recherches embryologiques, qu'ils sont surtout en rapport avec l'hémisphère cérébelleux, bien plus qu'avec le lobe médian ou le corps dentelé. Ce sont leurs fibres ([ui constituent la plus grande partie des fibres semi-circulaires que nous avons signalées dans le noyau blanc de l'hémisphère. Ces fibres vont donc de l'écorce du cerveletaux noyaux ganglionnaires dupont; dans l'épaisseur du pont, les unes sontcroisées (fibres centro-latérales), les autres directes (fibres homolatérales) ; les premières prédominent chez l'homme et chez les mammifères observés.
Les pédoncules moyens renferment deux catégories de fibres, les fibi'es centrifuges et les fibres centripètes.
Les fibres centrifuges, le cervelet étant pris comme centre, sont les cylindreaxes des cellules de Purkinjc; on les reconnaît à leur épaisseur, à leur myé-
STRUCTURE DU TRONC CÉRÉBRAL
liiiisalioii précoce, à leur dégéiiénilion desceiulanle. Elles aboiiflent siirlout dans la |)artie |K)stérieure de la prolubéi'ance et \oiil, a|ii'ès croisement dans le raplié, se terminer à l'aide de branches ascendante et descendante, et de collalérales, en partie dans la l'orniaLion réticulée, en partie dans les noyaux profnbérantiels. Il est probable qu'elles remplissent, plusieurs fonctions, que les unes sont des voies comuiissurales intercérébeiieuses , tandis que les auti os, par leurs relations avec les cellules de la formation réticuléeet les noyaux moleurs des nerfs crâniens, apportent à ces éléments l'influence régulatrice du cerveau. Les fibres centripètes sont les cylindre-axes des cellules des noyaux ganglionnaires pri)l n bérantiels. Uuelques-unes passent dans le pédoncule liouiola- Icral, la [iluparl, après croisement, dans le pédoncule opjiosé et |)cuvent, être suivies dans j'écorce cérébelleuse; elles éuielleni à ce niveau des collatérales
(,'. dentelé
Pédoiic. suji.
F. inf.
Pi'i!. nwyen Vrolvli.
Fig. 344. — Les Pédoncules cérébelleux moyens. Coupe liori/.ontale ilu cervelet. — Figure clemi-seliematiqiie.
ascendantes et constituent pcul-éire les fibres grimpantes. Ces libres sont très nombreuses. Cajal, (|ui les a découvertes, fait remarquer que, les noyaux du pont recevant du faisceau [)yramidal d'innombrables collatérales, les fibres de ces noyaux transmettent probablement aux cellules de Purkinje les impulsions cérébrales volontaires (Voyez. : Cajal, le Pont de Varoie, 1894).
3" Pédoncules cérébelleux inférieurs. • — .Xcjuseiuployons ce terme cf)mnie synonyme de cor|)s restiforme, bien que quebjues auteurs réservent ce dernier terme à la moitié inférieure, juxta-veutriculaire, des pédoncules, et d'autres à la partie externe de ces mêmes pédoncules.
Le pédoncule céréb. inférieur renferme trois faisceaux principaux : le faisceau cérébelleux direct, le faisceau de GoU et de lîurdach, le faisceau olivaire.
Le faisceau cér'''be]lpux direct , dont nous avons étudié le trajet en détail a propos de la structure du bulbe, est représenté i)ar sa j)artie principale un partie postérieure, partie dorsale, (les tibres qui sont nées des cellules de la colonne de Clarke vont se terminer dans l'écorce du cervelet, snrtdut dans celhî du V(>rmis. Elles stnit tlirectcs depuis leur origine j us(|u'à la lin.
NÉVROLOGIE
Les faisceaux de Goll eUle Buvdach, que nous réunissons pour la commodité delà description, comprennent deux catégories de fibres, des libres nées du noyau de Burdach et des fibres issues du noyau de Goll, ces deux noyaux occupant la partie postérieure du bulbe. Ce sont probablement les cylindre-axes d'un certain nombre de cellules de ces noyaux, qui se groupent et montent dans le pédoncule pour se perdre dans la substance grise corticale. Les fibres de Goll sont croisées, on hésite sur celles de Burdach.
Ces deux faisceaux sont à direction centripète ; leur origine est dans la moelle ou dans le bulbe, leur arborisation terminale dans le cervelet. D'après Held,
yTnffi^X, Vermis sup.