I. direct
Fig. 343. — Les l^L'doncules cérébelleux inférieurs. Figure schématique.
leurs fibres se terminent dans les deux moitiés du vermis, tandis que leurs collatérales vont aux cellules du corps dentelé et aux circonvolutions hémisphériques voisines du vermis. Par lesconiîfexions étroites de leurs cellules d'origine (colonne de Clarke, noyaux des cordons postérieurs) avec les racines postérieures, elles conduisent vraisemblablement au cervelet des impressions sensitives complexes.
Le faisceau olivaire (f. cérébello-olivaire de Kœlliker) constitue pour les uns la majeure partie, pour d'autres la moindre partie du corps restiforme. Il paraît être à direction centrifuge et sa signification physiologique est obscure.
STRUCTURE DU TRONC CÉRKRRAL
Mais an point de vue analomiqiie, c'est un des plus anciennomenL connus et des mieux établis dans la structure du cervelet. Depuis longteni|)s ou avait renianjné que l'atrophie congénitale ou acquise et ancienne d'un hrniis|ihère cérébelleux, ou simplement celle du corps dentelé, entraîne l'atrophie de l'olive l)uli)airo opposée; un possède aujourd'hui de nombreux laits confirmatifs. I/extirpation d'une moitié du cervelet, chez les jeunes animaux, fait atrophier l'olive du cùlé opposé (Giidden, Marchi), Enfin dans la série animale, l'olive et le corps dentelé suivent une marche parallèle, n'existent que chez les mammifères et n'acquièrent que chez l'homme leur plein développement.
Le faisceau olivaireso constitue sur la partie externe du corps dentelé, émergeant de sa capsule ou plexus exLra-ciliaire et par([uelques faisceaux de l'écorce du cervelet. Il descend le long du ventricule, aborde le bulbe par sa partie postérieure et se dissocie en fibres arciformes, qui vont à travers le rajihé à l'olive opposée. Leur pénétration a lieu par le bile de l'olive et la terminaison se l'ait en pinceau à la surface profonde de la lamelle nerveuse. I^e corps dentelé exerçant une action tro|)hique sur l'olive, il est bien probable que ce sont les cylindre-axes d'un certain nombre de ses cellules qui fournissent les fibres du faisceau olivaire ; d'antres sont vraisemblablement des prolongements nerveux des libres de l'urkin je.
Indications complémentaires. — Les donnéos que nous possédons sur rorp;aniRatinn rics pécloiiculi's cérébelleux sont encore très incerlalnes. Los observations d(! défiénération lii'cs a lies foyers ilc raniollisseniont sont rares et ordinairoiiient complexes, coninin aussi b^s cas <l'atropliio cérébelleuse précoce: les atrophies expérimentales donnent des résultats dont l'inlerprétalion est difficile : la méthode embryologi([uo (formation des gaines de myéline) a fait faire quekpies pi-ogrès entre les mains d'Edingcr et de Bechterew, mais elle aurait besoin de contrôle et les observateurs sont en désaccord sur bien des points.
Pédoncule cérébelleux supérieur. — • Le croisenjcnt des pi'iloncules ou croisenieiit delà calotte commence a l'émergenco du paihétique et finit en arrière des nates ; les pédoncules se reconstituent au delà en un faisceau compact, noyau blanc de la calotte, qui aborde le noyau rouge. Il est à peu prés (lémontr(!' que ce croisement est incomplet, et ipi'une partie îles fibres, de beaucoup la moindre d'ailleurs, est directe et \n, i\ la couche (qili(|ue homolatéralo.
I^'extirpation du vcrniis (Marchi). d'un hémisphère cérébelleux (Gt/ddcii) fait dégénérer le pédoncule supérieur et le noyau rouge opposé. De mémo la section de ce même pédoncule (Fore/). En sens inverse, des lésions de la couche optique (Gudden.Mpndel),i]c\'wo\'cc des circonvolutions rolandiques (Flechsig, I/œscf) provoquent la dégénération du noyau rouge, du pédoncule et du corps dentelé.
La voie cérébro-cérébelleuse est croisée et indirecte : le noyau rouge osl certainement une station intermédiaire. Mais le trajet entre le noyau rouge et l'i corce céri'brale n'est pas encore bien connu. La plupart des auteurs admelli'nl ipie du noyau rouge, aussi bien de sa capsule extérieure que do sa profondeur, émergent des libres qui vont en grande jiartie à la couche optique (faisceau tlialanuque de Forel), en petite partie au noyau ventriculaire (f.lcnti:ulaire). Pour Mingazzini, l'expérimentation et les obser\ ations pathologiques démontrent que la couclie optique est la station fonilamentale interposée entre riiémisiihère cérébral du mémo côté et l'hémisphère cérébelleux du côté opposé. De là les atroidiies croisées cérébro-cérébelleuses avec lésions du thalamus. La voie totale comprend donc au moins troi.s neurones alignés, du cerveau à la couche optique, de celle-ci au noyau rouge, de ce noyau au cervelet. Hcescl se fonde sur une observation de dégénération secondaire, d'origine cérébrale, pour avancer que les libres cérébelleuses vont directement du noyau rouge à l'écorce céri''bralo, en passant par la capsule interno avec les fibres sensitives et les fibres pyramidales, pour aboutir connue elles aux circonv olutions rolandiques.
Relativement à la distinction de fibres centripètes et do fibres centrifuges, Ilcld a reconnu que la plus grande partie des fibres du pédoncule naissentdans les cellules du corps dentelé, et qu'une petite partie seulement, issue du noyau rouge et de la région quadrijumelle, a ce ganglion pour aboutissant.
NÉVROLOGIE
On n'a pas décrit moins de six faisceaux dans ce pédoncule : lo un faisceau externe, qui va directement du corps dentelé àla couche optique (Marchi), i°, 3" et ko les faisceaux dorsal, moyen et interne (Bechterew), tous croisés, qui du verniis, du noyau du toit, des corps dentelés et de ses accessoires, vont au noyau rouge; o° le faisceau ventral (Bechterew), qui suit le coté externe et inférieur du pédoncule et l'abandonne derrière le croisement pour aller au côté opposé. C'est une commissure bilatérale entre les deux noyaux du nei'f vestibulaire, une voie acousticiue, non cérébelleuse ; 0° le faisceau ventral ou antérieur du faisceau cérébelleux direct (Lœwenthal). Il occupe d'abord la région dorso-externe, puis la région dorso-interne du pédoncule, et monte en partie au noyau du toit, en partie à la portion inférieure du vermis du coté opposé. Il dégénère en sens ascendant; Marchi aurait constaté des fibres à dégénération descendante, dans l'extirpation du cervelet.
Enfin Obersteiner indique ; i° un faisceau basai ou sagittal médian qui émerge des tubercules quadrijumeaux comme frein de la valvule de Vieussens, suit la lame blanche de cette valvule sous la lingula, de là passe sous le noyau du toit et pénètre dans le noyau blanc du vermis ; 2° le faisceau latéro-longitudinal qu'on voit sous l'épendyme à l'angle externe du quatrième ventricule, allant du flocculus au locus cœruleus.
Pédoncule cérébelleux moyen. — Les lésions expérimentales du cervelet font dégénérer en sens tiescendant le pédoncule moyen et les noyaux gris protubérantiels opposés fFe/asv. L'extirpation du vermis provoque la dégénération du tiers supérieur du pont, cette dégénération va en diminuant à partir de cette limite (Marchi). Les dégénérescences totales du pied du pédoncule n'atteignent pas le pédonculemoyen.
Le croisement est partiel. D'après Marchi, les fibres homolatérales prédominent; les fibres centrolatérales ou croisées sont en minorité. D'après Bechterew les fibres protubérantielles et la moitié supérieure sont toutes croisées ; celles de la partie inférieure sont, la moitié croisées, la moitié directes. Cajala constaté par laméthode de Golgi que la grande majorité des fibres sont croisées.
Toutes les fibres descendantes ne vont pas aux noyaux protubérantiels ; il en est qui aboutissent au noyau réticulé et à la formation réticulaire (Bechtereic, Cajal).
Bechterew divise les fibres du pédoncule moyen en deux systèmes fondamentaux : 1° le système des fibres cérébrales, qui embrasse les fibres de la moitié supérieure du pont ou partie proximale. Ces fibres sont à développement tardif. Nées dans les noyaux protubérantiels, elles montent obliquement en haut et en arrière pour se terminer surtout dans la partie postérieure de l'hémisphère du cervelet ; accessoirement dans ses parties supérieures et latérales, dans le vermis et les noyaux du toit. Elles sont croisées, leur direction est centripète; elles conduisent au cervelet lesimpulsions cérébrales qui leur sont apportées par les fibres cortico-protubérantielles. — 2° Le système des fibres spinales. Ces fibres distales, à développement précoce, occupent la partie inférieure du pont. Elles viennent elles aussi des noyaux protubérantiels, passent en dedans et en arrière des précédentes, en sens antéro-postérieur, le long du pédoncule et aboutissent à la partie antérieure et moyenne de l'hémisphère, ainsi qu'aux noyaux centraux. Elles sont en partie croisées, en partie directes. Elles conduisent les excitations cérébelleuses aux noyaux réticulés du bulbe et de là à la moelle.
Cette distinction d'un système spinal et d'un système cérébral est formellement contredite par Mingazzini qui se fonde sur des recherches de dégénérescence expérimentale et de formation niyélinique pour soutenir que les libres du pédoncule moyen forment un seul système homogène.
Nous avons vu plus haut que, par la méthode de Golgi appliquée aux mammifères (cliien, chat, rat...), Cajal a reconnu deux espèces de fibres pédonculaires : les unes, centripètes par rapport au cervelet, vont des noyaux du pont à l'écorce du cervelet ; les autres, centrifuges, vont de cette môme écorce, des cellules de Purkinje en particulier, à la protubérance, et dans celle-ci surtout à la formation réticulée.
Pédoncule cérébelleux inférieur. — Wernicke adonné le nom dctioyaudu corps restiforme à des ilôts do grandes cellules nerveuses, disséminées tantôt au milieu du corps restiforme, tantôt à la périphérie sur le faisceau olivaire. Ce noyau confine en bas à l'extrémité supérieure du noyau externe de Burdach.
On a indiqué sept faisceaux dans le pédoncule céréb. inférieur.
i'J^e faisceau olivaire. — Ses fibres nées en grande partie delà face externe du corps dentelé, en petite partie de l'écorce, descendent d'abortl sur la face externe du c. restiforme, puis la contournent pour passer à sa face interne, entrent dans le bulbe et s'y croisent, en constituant les fibres arquées antérieures externes et internes, et s'épanouissent dans la concavité de l'olive opposée. Elles sont à développement tardif. A son tour, l'olive est unie au noyau lenticulaire par le faisceau central de la. calotte, en sorte que ces trois ganglions,
STRUCTURE DU TRONC CliRKBRAL
le rni'p^ dorUeli' du ci'i'ni'IoI. r(ili\i> du liiill I le noyau liui I iculii ire du corvpau foi'ine-
l'aii'uL uu sysli'uic solidaii'i.' dont les ti-i)is uirndin.'s [mmucuI l'Irc .-innill.-iui'UK.'ul alropliiijs (F/rrhsig). '
î° Le faisceau cérébelleux direct (piiidii' diu'^alc). I{iuuan|u.ilili' par sos grosses fihres, il UHUili' sur la ])arLio exlrruo du p;''d(]ui'ul(', puis s'uuit au l'aisccau du noyau latéral, et nlioulil a la partie dorsale du \riuns supiuacur houiiilafi'ial. (duinic l'uul d(Mii()iitré Mona- Kow pai- la Miéthodo dos atropliies, Aucrliarli par la dégi'ui'i alicui rvpiTiujiudali', iJeelitcrcw piu- r(Muliryoloi;ic. Ses libres sont centripètes; toutol'ois, (dic/, Ir clniui rl clic/ le singe, Mar- (dii a c\p;'rinicnlalcuienl constate des libres ceniririiges, à il('gi''ni''i'al ion d(,'sccnilanti'.
'.'<" Les fibres de Burdach. — Ces librc's sortent du noyau externe de liurdacli, comme libres aripii'es externes posliM'ieures, se constituent en un faisceau compact qui monte derrière le faisceau (■('■ridiidl. direct et se terminiMit dans le vermis supérieur liomolatéi'al. Ces libres ne seraieid diuic pas vvo\wci(Berlili'reirt. lilumenau remar(iue (pic le noyau externe de Burilacli est un noyau à grandes cellules, i|ui l'iuiiplace probablement dans le bulbe la colonne de Clarke ; il a constalii son atropliii' dans un cas d'alropliic du ci'i'\elct. Les cyli m Ireaxes des cellules monteni dans le corps restilbi'uie.
■i" Les fibres de GoU. — Très lincs, elles naissent de la. pai'lie cxleruc du noyau de (joli, ri'mar'piabli' ]iar ses grandes celluli!s,et se IcnuinenI dans la iiartie externe tlu vermis supru'ii'ur. liiM-lilurew distingue deux cati'gorics do libri's : les libres croisées, les plus nombrclr-c■^. I pii <i' croisrrd dans la coucbe iidcrolivaire el se l'asscmblenl sur le bcu-d externe ili' ri)li\c. libres ari|ui'es antérieures : (dles sont peul-c'Ire inlcri'ompiu's par les c(dlides du noyau arcibii'uie; — les libi'es directes, peu U(Mnbreuse>, (pii ^urtent, en arrièi'o avec les libres de' l!urda(di, lilires posli'rieures et exicrnes du bidlie.
.1° Lesfibres du noyau latéral. — beeblerew sij,'nale ces libi-i's, (pie V^'jasa rçi'onnues aussi ]iar la nuHbode di's ati'oiibies, cl ipii. ilu noyau du <'oi-ibin laliTal du bulbe, montent le liuiL,' de la partie inlV'iàeure du ccu-ps l'csliloiaiie, se ci'oisenl dans la ciunniissure antérii'ure du cci'velct et \ont au \-ernns supidaenr.
(i» Lesfibres de Tolive supérieure. — DuHioyaudu loil, elles vont, après croisement, à l'olix i.' supi'i'ieuri' protubérantielle, en suivant la pai l ie du coi'|is rc'sliforme.
7° Le faisceau sensoriel cérébelleux, — Ivlin^-er admet (pu.' ilu noyau ilu toit émane un faisceau ipn suit la. |.iarlii' iiderne du corps resliforme el la pai'tie externe du qualri(''iii(' \ ('nlrieide, pour a lioutir aux noyauv du I njunieau et de l'acoustique et se prolonger
eu lia< dan-< les no\au\ du pneuniogaslri(| 't d u i,do^so-pliaryngien. fie faisceau est direct.
Il unit le cer\eli'l a\ec les nerfs cràniiMis sensilil's, ibud, il est en ([uebiue soi'te la racine c('reb(dlcuse.
1,'evistence de ce faisceau est bu'nK.'Ib.'ment conlesli'e les autres obser\'aleurs.
liccblerew dit ipu.' le nerf acousti(|uc seul (branche vcstibulaire)cst en rapportavec le cei'velel . cl eu('(ire ses fibres de connexion ne passent-elles pas pai- le pi'doncule ci'rébell. inférieur. V. ( ii'li ludileii , ipii ne recoimait pas ce faix'i.'aii. admet pourlant, mais lliéoriqueiiieul. (prune parlie des libres radiculaires des nerfs sensilil's crâniens se prolongent tlans le cervelel.
Noyaux du toit. — f-es noyaux droil el ,L,'aiicli(' s(Mil unis eiili(^ eii\ par une roniniis- Slirede libres iiiediillaire^. liecbleicw dil ipieelhKpie lioNau e,-l uni par un faisceau spécial avec le \i'riiii< sup(''rieui'. el ipii> d'aulre pari il recoil. au iiioiiis en i^'iande parlie. le faisceau dorsal du p(''il(uicule cérebell. siqjerieur et. des libres Ncniies ib.' I'oIinc proliibi'l'anl iolle.
Noyaux accessoires- — lî(^clilerew signaleau-si leur iiinou n\-ecli^ \-eruiis su]i(''rieur |)ar des libres spi'ciales. et la tei ininai-im au milieu de leurs cellule-; d'une pari ie des libres reslibu'iue.s, du faisceau uio\eu du pi'doiieiile e('r('bell. >iip('ri('Mi- el de libre- du noyau acoiisli(pii.' \ cslibulaire
Sur les pi''d(uicules du cor\el("t et (lar siiile sur les comiexion-; de cet or,:.'ani>. con-iulte/. outre li-s Traités d'0/«'r.s7c///cr (Anatomie des ciMitres uerM'iix, IS'.i:!i, d'A''/.»;?'/'''' ' ^ orlesungen..., 189;i); et de llcrlilereir (Die Leilungsbalinen.. ., INlti). le- lra\au\ -iiiixants :
Ber/ilereir. Zin-.Vnaf. des KleinliiriH. in Xnirn/, Cmi Irnlhl .. ISS.I; — Ucber die Bestandtlieilc des ( ;orpu< restiforme, in Arcli. f.Aniil.. 1 S.sii : — lleberdie Bestandiheile der vordcreii Kleinliirns( lieiikeln. in Arcli. /'. Anal.. I8NS.
NÉVROLOGIE
Brosxpt, Contrib, à l'(''tiule des connexions du eervelel,, Thèse de Li/nn. 1890.
Blumenau, (Jeber die aiisseren Kern des Keilstranges, in Neurol. Contralbl., 1801.
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