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Connexions du cor' rL la luoci

nvfc le rervean, la protu liera neo — Sriii'inii .

aussi son prolongementdans le ei'àne, le tronc (•ér(''biMl avec les nerfs crâniens.

Ici un certain jour commence à se faire sur les relations ([ui unissent l'écorce céiébelleuse avec les nerfs périphériques. Considérons d'abord les nerfs l'achidiens. Par le faisceau cérébelleux direct, par les iibi'es de Goll et de lUirdadi, le cervelet est en rapport avec la colonne de Clarke. les noyaux de Goll et de Hurdach ; à leur tour ces novaux reçoivent les terminaisons arborisées des racines postérieures. C'est là la voie montante ou cenlrii)é[e, (|ni passe en très grande partie par les pédoncules cérébelleux inférieurs. Les impressions |)ériphéri(|ues nées dans la peau, les muscles, les viscères montent aux ganglions

NÉVROLOGIE

spinaux, de là par les racines postérieures aux cellules de la colonne de Clarke et des noyaux de Burdacli et de Goll, et de ces n'ovaux, par le corps resliforme, il l'écorce du cervelet. Ces im])ressions sont sans doute de nature complexe, sens musculaire, sens tactile et autres ; elles se comniuniquent à la cellule de Purkinje en ébranlant ses rainilîcations protoplasmiques. La voie descendante, centril'uge, est incertaine. Coninient la cellule de Purkinje va-t-elle agir sur la cellule radiculaire motrice de la aïoelle? Les uns admettent, avecMarchi, que le faisceau cérébelleux direct contient un certain nombre de fibres descendantes qui passent par le cordon antéro-latéral et se distribuent aux cellules de la corne antérieure ; les autres, avec Bechterew et Cajal, pensent que ces fibres sont contenues dans le pédoncule cérébelleux moyen, qu'elles aboutissent aux cellules prolubéranlielles inférieures, et qu'à leur tour celles-ci directement ou indirectement influencent les cellules motrices de la moelle; ou enfin avec Kœlliker, que le faisceau olivaire du pédoncule inférieur se prolonge indirectement dans le cordon antéro-latéral de la moelle.

Quant à l'arc nerveux qui unit les nerfs crâniens au cervelet, il fauts'en tenir à une hypotbèse provisoire. La voie sensitive ascendante est, sinon le faisceau sensoriel d'Edinger mis en doute, du moins peut-être des brandies de bifurcation ([ue les racines du trijumeau, de l'acoustique, de la portion sensitive du pneumo-gastrique et du glosso-pharyngien, enverraient au cervelet. La voie centriluge pouri-ait être cherchée dans ces mêmes fibres du pédoncule moyen qui du cervelet vont aux noyaux protubérantiels et à la formation réticulée, et de ces centres, ou même directement, aux noyaux moteurs des nerfs crâniens. On a constaté l'atrophie de plusieurs de ces noyaux à la suite d'extirpation du lobe médian du cervelet chez des animaux jeunes.

Fonction du cervelet. La fonction du cei'\'elet est en grande partie énigmatique, Gt i.etlo iucei'tiliiilc physiologique ne fait qu'accroître celle de l'anatomie, privée d'indications et, de contrôle.

Le cervelet est pourtant un organe d'une iniportanco considérable dans l'édifice nerveux. Il existe chez tous les vertébrés, présentant chez tous la mémo structuro;, et à mesure que l'on arrive aux types les plus élevés de l'embranchement, au.v mamuiil'ères, on le voit s'accroître de plus en plus, suivant une marclio parallèle à celle du cerveau, pour atteindre chez l'homme son point culminant; il pèse quatre fois plus que la moelle et égale le septième du poids cérébral. 11 a des connexions multiples avec toutes les parties de l'axe cérébro-spinal, au sein duquel il plonge par mille racines, et cependant il garde son autonomie, il est un centre supérieur connue le cerveau.

Cet organe important est un organe moteur, étranger à la vie psychique, à la vie sexuelle, aux phénomènes sensitifs proprement dits. C'est ainsi que, suivant les observations d'Edinger, il atteint un développement insolite chez les poissons forts nageurs et chez les reptiles aquatiques, comparés à ces mêmes animaux sédentaires; on a signalé aussi ses fortes cellules de Purkinje chez les oiseaux de haut vol, comme est l'aigle. Les cellules de Purkinje ont le type moteur ; leur grande taille, leur long prolongement cylindraxile à direction centrifuge et n'émettant que de rares collatérales, la richesse de leur arborisation proloplasmique et ses connexions nudtiplcs, tout cela rappelle les grandes cellules motrices de la moelle et de l'écorce cérébrale. Leur développement à la naissance chez les divers animaux parait aller de pair avec la faculté de la marche et de la station. Enfin les observations de lésion cérébelleuse, les atrophies précoces de l'organe, les ablations expérimentales, produisent toutes des troubles moteurs de vertige, de titubation, de déséquilibration dans les muscles volontaires du tronc, des membres (nerfs rachidiens) et de la téte (nerfs crâniens moteurs des yeux et do la langue).

Quel est le caractère de samotricité? pour les uns, il est coordinateur des mouvements : pour les autres, il est seulement un équilibrateur, les mouvements coordonnés existant chez les animaux sans cervelet ; pour d'autres enfin, il est, plus simplement encore, un accumulateur de force nerveuse, que Rolando avait déjà comparé à une pile voltaïque.

sTP.ucTUui-: Di; riioxc ckrébral

Liiciaiii, a Ir plus .-ipproronili la ([uesl.ioii dans {;os doruiers temps, concliil i|n(' le cer- \elol, coiiiiiiunii[iie, oti puunuiL dire iiijeelc;, aux; auln.'s ccnli'es nei'vi'uv une l'oi'ee lento, tranquille et conlinu(;. C'est au fond l'idc'e de Holando, une source de force i[ui charge les appareils nerveux. Celte iniluonce, dit Luciani, se manifeste de trois manières : par une action stl"iéni([uo, qui augmente l'énergie potentielle dont disposent les appareils neuromusculaires: par une action tonique, qui accroît la tension de ces appareils pendant les pauses fonctionnelles, par um^ action slatiqu(\ (''qiiililiralrice, qui assure dans les éléments en action le ryl.lime et la continuiti''.

Le cervelet pai'ait être un orfj;anc liomogène, doui'> de l'unilé annlouiique et physiolof,'i- (pri,' ; on n'y a pas reconnu de territoires conuue dans le ci>rvcau. On trouve la même structure dans toutes ses régions ; son système <rass(iciation relie tous les (diamps de l'é'corce, et les faisceaux pédonculaircs, contrairement à ce ([ue croyait StiUing, semblent tousse distribuer, inégalement il est vrai, à la l'ois au loin' médian el, aux bémisphèi'es. Il présente cependant, au cours de son é\ olulion, une variation inverse remarquable entre sa partie centrale et ses masses latérales. Le vermis ou lobe médian existe seul chez les auqihibies, les poissons et les reptiles : il apparaît aussi le premier sur le cerveau humain embryonnaire. Avec les oiseaux se montrent les liémisplières, et désormais ceux-ci grandissant toujours vont linir par étoulfer chez l'homme le hdie in(''dian el occuper la place principale. Le vermis ne fait pourtant jamais défaut cliez l'Iiomme, le cas cit('' ]iar Rossi sur un nouveau-né parait être d'ordre pathologique ; mais son exag(''ration. coïncidant ou non avec une fossette occipitale médiane, est un état réversif, qui s'observe surtout sur li>s cerveaux inférieurs ll i à 1 8 fois sur 100 chez les criminels-nés ou aliéni''s, 4 p. 100 chez les sujets normaux, Lnmbroso] . Malgré col amoindrissement du lobe mi'dian, lîivhtcrew 11' corisiilère comme (''l;int cepemlant plus important i[iie les hémisphères: il reroil et il l'iiii'l la, plupart des faisceaux pi'donculaires, et ses lésions restent rarement silencieuses. l'iMir Luciani, son action est bilab'M'alo, et s'exerce surtout sur les membres inférieurs ou li Miii postérieur. Mais il est difticilo il'admettre que les hémisphères ci''réhelleux avec leur di'xcloppement colossal, leur vaste pont do Varole, leur accroissement parallèle à celui des br'ijiisphères céréliraiix, leurs noyaux gan,i,'lioniiaires, soient qu'un di'partement secondaire ilaiis le lernliiiri.' ilii cersclet.

Cervelet du nouveau-né. — Au moment de la naissance, le cervelet ne possède encore (lu'uiie nrgauisalion très imparfaite, inférieure à celle de la moelle épinière. Ainsi la couche iiiiiliTiilaire est divisée en deux couches secondaires, une coindie profonde qui a la structure de la couche moléculaire de l'adulte, etunesupi'rlicicUe formée d'éléments transitoires embryonnaires. Cette couche moléculaire superficielle ou couche des grains superficiels, située sous la membrane basale (]ui recouvre l'i'corce du cervelet, possède de petites cellules polyédriques à signification douteuse, que Cajal pri''sume être la forme épithi'lioide et transitoire des petites cellules nerveuses de la zone nioli''culaire adulte. Elle disparait en se transformant dans le cours du développement. — Les cellules de l'urkinjc' ont un corps ellilé : le cylindre-axe et ses collatérales sont hérissés de globules protoplasmii[ues : les ramificalidns dendritiques faiblement divisées s'étendent ]ias jusqu'à la surface de

IVm iii( l sont recouverti>s par la couche moléculaire externe. — Dans la couche des

grains, ou ne trouve de fibres myélinées que par places, et, dans la protubc/rance annulaire, aucune des fibres transversales, issues du cervelet par le (lédoncule céréb. moyen, ne possèile de gaine de myé'line avant le début du troisième mois, vi'i's la neuvième semaine (d'après Miiujazcini), pas jibis d'ailleurs que les fibres pyramidales avec lesquelles elles sont en connexion indirecte.

D'études comparatives portant sur l'homme, le chien, la brebis elles oiseaux, Liiys a cru piuivoir conclure que l'écm'ce du cervelet n'atteignait son pli'in dé^veloppcmeul bistoldf,'ique ([u'ii ri'pDque (lit r.'inimal pcul se Iciiir ib'liiuil et mandiêr. ('poipie variable suivanl les animaiiv ciiiisi,li ré>.

Deux |i(iiiits méritent encore de fixer l'altenlion.

1° A la naissance el déjà plusieurs semaines a\aiit. tous les élé'Uients liisloloi;iqïies, cellules nerveuses et cellules névrogliques, existent, imparfaits sans douli^ cl di' pelil volume, mais aussi nombreux que ceux île l'adulte, ainsi ipie le montrent b's l'oiipes comparatives portant sur des cervelets il'àges dilférents. Ce n'est donc pas le nombre des cellules ipii augmente par la croissance de l'organe, mais uniquement leur volume et leur étendue.

Le cervelet de l'adulte pèse environ cinq fois plus (juc celui du nouveau-né : cet accroissement tient à la formation des gaines de myé'line, à ragrandissoment des cellules névrogliques, à l'extension de leurs ramifications, aux vaisseaux plus larges cpii les nourrissent. Pour le cervelet, comme pour les autres centres nerveux, les éléments apparaissent tous à la fois, dès la vie embryonnaire, puis cessent de se multiplier et ne font plus que s'accroitre inili viduellemenl ( 1'. (leli i/fli /en) .

•2° Le corps dentelé se distingue par la précocité de son développement : ses cellules

devancent celles île Purkinje et sont organisées bien avant la naissance-, fait jusqu'à présent inexpliqué. D'autre part, Azoulay a oliservé que toutes les cellules de Purkinje ne sont pas à développement tardif : un certain nombre, mêlées aux autres, sont aclievées au huitième mois fmtal, et destinées, présume-t-il, à quoique acte instinctif s'excrçant dès les premiers jours do la vie.

Cervelet sénile. — Le cervelet se fait remarquer par sa résistance à l'atrophie que l'âge prox'oquc dans les centres nerveux. Il maintient plus longtemps son accroissement que le cerveau, et sa déchéance sénile est moins forte, car il ne perd que les 4 centièmes de son poids, au lieu de 7 p. 100, « Les corpuscules amyloides qui, à un âge avancé. « se montrent en masse en beaucoup d'endroits du système nerveux central, sont ici très « rares. On les trouve principalementà la surface. Les cellules de Purkinje montrent moins « de tendance aux processus de dégénérescence que les cellules de l'écorce du cerveau : « les dégénérescences graisseuses et pigmentairos y sont extrêmement rares (Ober- <( s te i lier) ».

Hétèrotopies de substance grise. — Les hétérotopies de la substance grise sont plus communes dans le cervelet que partout ailleurs. Sur 107 observations recueillies par Otto en 1 887, 80 concernaient le cervelet, 20 le cerveau, 6 la moelle et 1 la protubérance. Pfleger. qui a l'echerclié systématiquement les hérétopies sur tous les cervelets, en a observé 75 cas sur 400 autopsies ; la proportion de fréquence était la même chez les sujets sains d'esprit et chez ceux qui avaient succombé à une maladie mentale.

Ces anomalies se présentent sous la forme de foyers gris, du volume d'un grain de mil à un noyau de 1 cm. de longueur, siégeant ordinairement entre l'écorce et le corps dentelé. On y trouve des plexus de fibres à myéline, et des cellules nerveuses irrégulièrement disposées qui rappellent, soit les cellules des grains, soit celles de Purkinje. S'il est vrai, comme le soutient Lœwe, que primitivement et normalement c'est une mémo couche grise qui constitue l'écorce du cervelet et son noyau dentelé, et que ces deux parties sont séparées plus tard par l'envahissement des fibres nerveuses, on peut croire que les hétérotopies reconnaissent une même origine : des portions profondes de l'écorce seraient disjointes et refoulées à l'intérieur dans le cours du développement embryonnaire.

Voyez : Pfleger, Gentralblatt f. mod. Wissensch., 1880 ; — Otto, Hypcrplasie der Hirnl'inde, Vircliow's Arcli., 1887.

CIIAl'ITliK QUATHIKMK

STUUCTUllE DU CERVEAU

Le cerveau |)rn[)ri'iiieiil dil de ran;il<iiiiii' ilcsrn pi i \ (' ( (miiMciiil : (rmic |»art, les couches (j|ill(|ues, centi'es nerveux ilu cerve.ni inleriiK'iliaii'e, avec la substance grise (lu I roisicuic veulricule; d'aulre paii, les deux grandes foruiations cellulaires du c('r\ eau auléi'ieur, les cni'|is si nrs el IV'corce cérébrale. Sans suivre cet oi'dre (Miilir\ idi)L:i(|iii', nmis i^i'oupciinis smis le iiiini diM'0/'/;.s oplosfrit's les gangiidus du iiovan céiN'dtr.il el iiuus Icruii ncrous en ('ludianl l'écorce héniispbérique, qui repiési'ii le dans les ccnlrcs nerveux la pai lie la [dus haute par son (M\i;anisalioii cnuiuie par' ses alliabutions pli\siologi(|ues.

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