‹ Traité d'anatomie humaine [electronic resource] (volume 2)Chapitre 164 sur 194 · C. strie N. opt. H'JP- Mésac. Vulhe · texte numérisé non relu

C. strie N. opt. H'JP- Mésac. Vulhe

Fig. 300. — Cerveau de reptile.

(pioiques espèces du groupe présentent un rudiment il'écorce nerveuse dans leur paroi ventriculaire qui renrei'uie des cellules disséminées ou groupées, et des libres nerveuses (/iolac:/).

11 en est de mémo chez les amphibies dont les hémisphères ovoïdes, volumineux, ne contiennent ilans leur écorce supra-ventriculaire qu'une mince couche de fibrilles avec quelques cellules irrégulières.

.Vvec les reptilex se montre une véritable écorce cérébrale, couvrant la plus grande partie do la surface et constituée par des couches multiples d'éléments nerveux. On voit apparaître les cellules pyramidales disposées sur plusieurs séries. Cajal reconnaît quatre couches dans l'écorce du lézard, et il y distingue des fibres calleuses (ou analogues), des

NÉVROLOGIE

fibres de projection et des fibres d'association. Eilinger croit que cette première écorce, qui apparaît chez les vertébrés, la plus ancienne, correspond à lacorned'Ammon des mammifères, et que par suite le premier territoire psychique est un territoire olfactif; mais ce n'est là qu'une présomption.

A partir des reptiles, l'évolution de l'hémisphère suit une double voie divergente. Chez les oiseaux, c'est la partie basale du manteau, le corps strié, qui prend un accroissement insolite et acquiert un volume énorme. L'écorce subit un arrêt; réduite à une mince lame grise, placée au-dessus du ventricule, elle est moins étendue que chez les reptiles ; par certains caractères elle leur est inférieure, par d'autres, elle semble être mieux organisée. Chez les mammifères au contraire, le corps strié s'amoindrit, et l'écorce du manteau devient de plus en plus vaste dans sa surface, de plus en plus complexe dans sa sli'ucture. Mais même chez eux, même chez l'homme, une partie de la vésicule hémisphérique garde toujours le type épithélial primitif du cerveau dos poissons : tel est le feuillet qui ferme la fente de Bichat.

Si l'écorce nerveuse fait défaut chez les poissons et chez les amphi biens, le siège des phénomènes psychiques, qui existent, si imparfaits soient-ils, doit donc être cherché ailleurs que dans le manteau de l'hémisphère. Il est dans le corps strié et dans le cerveau intermédiaire ou même moyen. Chez les poissons, la grenouille, la tortue, la vision men-

Manteau C. opt.

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