CIRCULATION ARTÉRIELLE DU CERVELET
Le cervelet reroil de cha(|ue ((Mé les Irois cérébelleuses, eu loul six artères; quatre proviennent du tronc basilaire et deux des vertéinales. Autant les cérébelleuses su[)érieures sont fixes comme volume et comme posilion, autant les cérébelleuses inférieures et les movennes sont inconstantes ; elles jKMivent man(]ner par paires, ou bien d'un seul cùlé, être petites ou volumineuses d'un ou des deux cotés, naître à des hauteurs variables. Les cérébelleuses inférieures naissent assez souvent du tronc basilaire, comme c'est le cas normal chez le cheval et la lirebis ; elles sont parfois ci'dovées ])ai' une collatcriile acces>toirc, que Laulard a vu oblitérée ainsi ([ue l'artère principale, dans un cas de ramollissement tuberculeux du cervelet. H suit de ces variations qu'une embolie ou une Ihronibose soit des ai'tères verlébrales. soit du li-om; basilaire produiront dans le cervelet une zone de ramollissement d'étendue Ires diverse.
Les a. cérébelleuses sont toutes anastomosées entre elles par leurs bram hesde division, (|ni dessinent à la surface un grand réseau vase u lai re : elles le son I d'un
NÉVROLOGIE
côté à l'autre, comme aussi avec les artères du cerveau par les cérébrales postérieures et avec les artères du bulbe par la cérébelleuse inférieure. Duret dit que ces anastomoses sont rares et n'ont lieu que par des branches d'un quart de mm., comme pour le cerveau; mais tous les auteurs sont d'accord pour considérer le système artériel du cervelet commeformant un tout continu, grâce à de nombreuses voies d'union ; la ligature du tronc basilaire total n'empêche pas les injections de remplir toutes les artères cérébelleuses.
C'est pour cette raison que les foyers de ramollissement sont très rares dans le cervelet et quand ils se présentent, ils sont ordinairement mal limités. Pour la même raison il est difficile de reconnaître des territoires vasculaires définis. Tout ce que l'on peut dire, c'est que la cérébelleuse supér. se distribue surtout à la face supérieure de l'organe, la moyenne à la face antérieure et à la grande circonférence ; l'inférieure, à la face inférieure. Le lobe médian, avec ses vermis supér. et infér. et la valvule deVieussens, reçoit les branches internes descérébell. supér. et infér. La cérébelleuse moyenne, àson défaut la supérieure, fournit une grosse branche, l'a. du corps dentelé ou a. rhomboïdale, qui pénètre dans cet organe par son bile et s'y distribue en rameaux irradiés. C'est à la rupture de ce vaisseau que sont dues les grosses hémorrhagies intra-cérébelleuses.
Les grosses artères rampent à la surface des circonvolutions sans pénétrer dans les sillons où la pie-mère n'est pas dédoublée. Elles se résolvent en un réseau qui occupe la face externe de la pie-mère, et c'est de ce réseau pial, prolongé dans les sillons de diverses grandeurs, que partent les artères nouri-icières de l'écorce , dirigées perpendiculairement à la surface. Les capillaires qu'elles émettent dans la substance blanche ont leurs mailles larges, allongées dans le sens des fibres nerveuses ; ceux de la substance gi'ise, et surtout ceux qui entourent les grandes, cellules de Purkinje, forment un réseau serré, à mailles ovalaires, dont le grand axe est disposé radiairement {Obersteiner).
Les artères du bulbe, de la protubérance et du cervelet sont-elles du type terminal ou du type anastomotique? Duret le premier a déjà montré que ce sont des artères terminales, à territoire indépendant, mais il a soutenu à tort qu'il en était de même pour les gros troncs et les ramifications extérieures. Ladisposition est en etTet la même pour tous les centres nerveux, pour la moelle comme pour le cerveau. Le système artériel de la surface est parfaitement anastomotique, soit par la réunion de ses branches, soit par l'interposition d'un réservoir commun, le réseau vasculaire de la pie-mère. Au contraire, le système profond est terminal; ou pour mieux dire, dès qu'une artère, grosse ou petite, est devenue pénétrante, intra-bulbaire ou intra-protubérantielle, elle ne communique plus avec ses voisines, et son territoire est fermé, indépendant. Aussi l'oblitération des artères centrales, consécutive à l'obstruction d'une vertébrale ou du tronc basilaire, prive-t-elle de sang les noyaux nerveux correspondants, complètement s'ils n'ont qu'une artère nourricière , incomplètement s'ils ont une vascularisalion accessoire par les a. périphériques nu les radiculaires. La forme du foyer de ramollissementest un cône à sommet antérieur et médian, h base ventriculaire.
VAISSEAUX DE L'ENCÉPHALE