‹ Traité d'anatomie humaine [electronic resource] (volume 2)Chapitre 179 sur 194 · VEINES DE L'ENCÉPHALE I. - CIRCULATION VEINEUSE DU BULBE · texte numérisé non relu

VEINES DE L'ENCÉPHALE I. - CIRCULATION VEINEUSE DU BULBE

I>es veines ilii biilbi', coiniiie celles de liiprotiiI)éi'aiice, n'ont été élinliées avec qiiel([ues détails ipie par llédoii et par Kadyi. Leur disposition ra|)pelle celle de la moelle dans ses Ir'aits princi|)aiix ; nous i-elrouvoiis là encore des veines médianes et des veines radiciilaires.

On distingue une inéiliane antérieure et une médiane ])0slérieure, toutes deux suite et terminaison des veines de nié'me nom ijue nous avons décrites à la surface de la moelle.

I" Veine médiane antérieure. — \ai veUie indd. «»f. suit de bas en haut le sillon médian ( (irrcspomlant ; arr'ivée au sillon !)ulbo-protubéranliel, elle se jette dans le réseau veineux qui recouvre la l'ace antéricui-e du l'unt. i']|le reçoit sur son tr.ijet les veines centrales qui émergent de la profondeur et qui sont surtout nombreuses dans le trou borgne, entre les bases des pyramides. l.,atéralemeul elle émet les veines radiculaiics de rii\ |)oglosse (|ui, après avoir recueilli le sang de la pyramide etder(di\ i', l'oruuMit un plexus délicat sur les racines du n(M-f (vehies radicnlairc^ de l'hypoglosse) et vont avec elles au trou condylien antérieur où elles se jettent dans le plexus veineux (|ui occupe ce canal. Dans certains cas, cin([ fois sur treize, ce plexus est remplacé |iar une veine de moyen volume que Kadyi appelle la i-i'iitc Jn/poglossc du bulbe, et qu'il vaut mieux niniiiuer la veine radieHlidre de l livpoglosse.

2° Veine médiane postérieure. — La l'cine méd. posl. de la moelle se continue dans lesillon postérieurdu bulbe, où elle re(;oit de minces veinulesdu sillon et des veines latérales du corps restiforme ainsi que de la pyramide j)oslérieure. Arrivée à l'écartement des cordons posti''rieurs, à la pointe du plancher ventricnlaire, elle se coude à angle droit pour suivre son trajet terminal qui est des plus variables. Elle peut en elïet se diriger en arrière et perforer la dure-mère, ou en avant pour s'unir à laveine méd. antérieure, nu, ce qui est le cas habituel, se diriger en dehors el finir comme veine radiculaire du premiei- nerf cervical ou même des nerfs mixtes ; elle s(< déverse ahu's dans les plexus \eineux du trou occipital. Dans cette partie transNci'-ale de son |) ii'cdurs, elle rei;oit (jrdiuairement la veine cliiuiiïilicnne du (|natrii'mi' ventricule.

I^a veine miMliani^ cinumuiinjue lalcralement avec les ivi/îcs' radifulai re^ des Hcr/s ml.iies (pu. gastrii[ue, glosso-pliaryngien), veines isolées ou fondues en |)lexns, iiueli|uefois même représentées |iar la l(>rminaison de la \('ine méiliane. l\lles se jettent dans les \-eiues du Irnu occipital.

La circulation veinensedu bulbe est loin d'être indépendante. Klle forme un svsième continu avec celui de la moelle au-dessous, au-dessus avec celui de la |)rotubérance ; parce dernieret mémi» par des veinules directes, elle commuui(pu> avec la circulation du cer\elet.

NÉVROLOGIE

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