‹ Traité d'anatomie humaine [electronic resource] (volume 2)Chapitre 181 sur 194 · III. — CIRCULATION VEINEUSE DU CERVELET · texte numérisé non relu

III. — CIRCULATION VEINEUSE DU CERVELET

Les veines du cervelet se divisent en médianes et latéi'.iles, elles-niètnes subdivisées, comme rindii[iie le taljleau snivani sur lequel se Irons e dé■^il;■né, entre parenthèses, l'abonlissant des i;rou|ies veineux.

^ supérieure (veiiu' de Galien).

Veines niétlianes j . p. . , . ,,„• i -t ^

' inlcricure ([U'essoir cl lleropliile).

i aniérieures on llocculaires (sinus ()él icnx). Veines latérales ] . . , , •

( postérieures (sinus lalpial).

1" Veine médiane supérieure. — (letle veine est ordinairement iiiii([ue, ((lud- ([uerois d(juble. l'jlle occupe la l'ace supérieure du cervelet et par ses nombreuses branches d'origine et (juelques ramean.K latéraux recueille le sang de la partie supérieure et antérieure du cervelet ; elle se dirige d'arrière eu avant le long du verinis sujiérieur, et arrivée au niveau des tubercules quadrijumeaux monte verticalement |)our se jiMer dans une des veines cérébrales internes, immédiatement avant leur l'nsion avec la veine de Galien (Browning), plus rarement dans l'extrémité antérieure du sinus droit, l'rès de sa terminaison, elle reçoit une brandie de la valvule de Vienssens et des pédoncules céréljelleux supi'rieurs, et sou vent de |)elites veines des T. ijuadr. et du pédoncule cérébral.

2° Veine médiane inférieure. — Signalée par (|nel(|nes auteurs sous le nom d'«r //lyos ci'i'chclleiist' injsli'ricKre, iiicoustante on dissociée en |)lusienrs troncs, elle occupe la scissure posléri(Mir(Mlu i-i'i'velel, r('i (jit l(>s veines du verniis inférieur et se dirige d'avant eu arrière |M)ur se lerniiner dans le pressoir d'ilérophile ou dans son voisiiuige.

Veines latérales antérieures mi flocculaires. — Ges veines importantes arrivent de la grande circonférence du cervelet ilins sa p;irtie antérieure, surtout du grand sillon circonl'érentiel où elles recueillent, par de nombreuses collatérales, le sang des parties latérales de l'hémisphère cérébelleux. Parvenuesen avant, au débouché du grandsillon, au niveau du lloccnlns ou lobule du pneumogastrique, d'où elles tirent leur nom, elles s'unissent en groupe, quelquefois même eu un tronc nni([ue, et vont se déverser dans le sinus ])élreux, ordinairement dans le supérieur. Outre les veines de l'hémisphère, elles reçoivent une branche importante, simple on double, la vé'nie du corps dcnleh', ([ui accompagne l'artèiwMle niéine nom et représente \o système veineux cenlral ; quelquefois un rameau des veines basilaires , et enfin des rameaux de faible volume du pédoncule cérébelleux movcui, de la protubérance et mémedii bulbe. Les veines elîi'renles du |ilexiis pnitiiberaiiliel aboiitisseiil nriliii:iirement aux veines llocculain^s.

4" Veines latérales postérieures. — Ge> iietiles veines, nées île la circonférence dans sa partie postérieure, se jettent dans le sinus latéral.

Les veines du cervelet sont perpeniliculaires par leurs gros troncs à la direction des lames et des sillons, tandis que leurs rameaux d'origine sont parallèles aux lames: c'est dire que les veine*: principales sont dirigées stu-toutdans le sens anléro-postérieur et les veines

NÉVROLOGIE

d'origine dans le sens transversal. Elles sanastomosent toutes entre elles, les médianes avec les latérales, les supérieures avec les inférieures, et constituent un réseau à larges mailles, analogue au réseau artériel, mais dont les branches ne sont ni satellites des artères, ni llexuuuses comme elles. Elles sont encore anastomosées avec les veines de la protubérance et celles du bulbe, et au voisinage du trou occipital avec les veines vertébrales et avec les veines sous-cutanées de la région cervicale supérieure (Lusrlika) . relation à noter, car elle justifie les émissions sanguines à la nuque dans les affections cérébelleuses. Bien que la cérébelleuse supérieure appartienne au système des veines de Gallen et que les llocculaircs communiquent avec les veines basilaires, il y a pourtant une cei'Laine indépendance entre la circulation veineuse du cervelet et celle du cerveau, ainsi que l'attestent des observations, dans lesquelles l'autopsie a montré un des deux territoires veineux l'urtement congestionné, l'autre ayant conservé son aspect normal.

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