IV. — CIRCULATION VEINEUSE DU CERVEAU
A ne considérer que la morphologie apparente des veines cérébrales, aucune analogie ne semble exister entre elles et les artères; non seulement elles ne sont pas satellites des vaisseaux artériels, mais leur disposition à la surface et dans la pi'ofondeur du cerveau, leur accumulation sur la jiarlie supérieure ou dorsale, leurs relations avec les nombreux sinus du crâne, les éloignent de plus en j)lus du type artériel. Et ce|)endaut les caractères fondamentaux, organi([ues, sont les mêmes de part et d'autre. Il y a, comme pour les artères, des veines périphériques et des veines centrales ; les veines, dans l'épaisseur de la substance nerveuse, sont terminales, c'est-à-dire indépendantes, et à la surface de celte même substance, sont anastomotiques ; le sang veineux passe des veines dans les sinus et de ceux-ci dans la veine jugulaire interne qui est le grand collecteur efîérent comme l'artère carotide interne est le grand afférent.
F^es sinus crâniens ayant élé décrits dans l'Angéiologie, nous n'étudierons ici que les veines cérébrales.
Depuis les anciennes éludes de Breschet et de l^osenliial qui remontent au commencement de ce siècle, aucun travail d'ensemble n'avait paru sur les veines du cerveau, avant que Browning eût publié son importante monographie {Browning, The Veins of the Brain, i 884). Ce travail a été fait dans le laboratoire et sous la direction de Braune ; il porte sur le cerveau fœtal et le cerveau adulte : la matière à injection était la masse de l'ansch (amidon, eau, alcool et vermillon). Plus récemment Hédoib (Circulation veineuse de l'encéphale, Thèse de Bordeaux, 1888) a signalé quelques faits nouveaux. Avant eux Tvolard (Syst. v. de l'encéphale. Th. I^aris, 1868) avait, à propos des sinus, étudié plusieurs points des veines cérébrales.
Les veines cérébrales se répartissent en deux grandes classes : les veines superficielles et les veines profondes ou système de la veine de Galien.