‹ Traité d'anatomie humaine [electronic resource] (volume 2)Chapitre 189 sur 194 · POISSONS · texte numérisé non relu

POISSONS

Brochet ....

Siiuale-renard .

On peut déjà voir apparaître, dans ce tableau très abrégé, la double relation qui unit le développement quantitatif de l'encéphale au développement intellectuel et à la masse du corps. Comme ces deux derniers termes varient souvent en sens inverse l'un de l'autre, il en résulte que les deux relations se masquent réciproquement. Mais elles apparaissent avec évidence dès que l'on examine ce tableau en tenant compte des deux relations à la fois.

Si les (lifîérentes espèces ne sont pas rangées par ordre d'intelligence^ il est manifeste en effet cju'il faut l'imputer aux différences de taille et f/re i7er«rt. L'homme, par exemple vient après l'éléphant, le dauphin et la baleine, parce que ce sont des animaux d'une taille très supérieure à la sienne. 11 vient avant des animaux plus gros que lui parce qu'il est plus intelligent qu'eux. Chaque espèce est précédée, dans la série des poids encéphaliques, soit par des espèces plus intelligentes, soit par des espèces de plus forte taille. Chaque espèce vient avant celles qui sont inférieures à elle soit par la taille, soit par l'intelligence autant que nous pouvons apprécier celle-ci.

L'étude comparative du poids de l'encéphale dans la série des vertébrés et

POIDS f)E L'FINCKPIIALE

dans chaque classe; siilliiail à iiu'l I rc en ('n idciicf la double l'elaLioii iiuli(|Mée ci-dessus et f|ui peut ètic; (wprifiiée, d'une manière liés générale, comme il suit :

A laili(^ éL;a!(\ le |ioid-; de l'enee'pliali» varie en raison du dé\ elopiiemeiil in lid lerl iii'l .

A inl(dliyenco égale, le poiils de reniM'idi.ile \ arie en raison de la (aille.

H. — Espèce humaine.

Variations suivant la race. — L Clude i'iini|iaialive des \arialions dn jiouls de l'encéphale cenilirnic les conrl usions précédentes.

I.e développement inlidli'cl ind l'Ianl sensihicmeiii le mènn^ chez les dilh'i'ents peuph^s civilisés de riMirop(>, on V(jil les variations du poids cncé|diali(jue suivre en général celles ih^ la (aille si l'on considère la carrure en même ((Miips (pie la longueni- du corps, [.es moyennes ci-dessous ne se rapporlent iju'à des hommes de '20 il 'M ans.

Ecossais 12o hommes. . . . 142") gr. (Peacock).

Bavarois 304 . . . . 1372 (P,isi holT).

Anglais 30(; — .... 1358 (Hoyd).

Français K'xS — (l'aris) 13.")(S (Sa|)p('V, Rroca).

Italiens l'Ji — . . . . 131G (Cahni).

93 encéphales d'AulrichiiMis ih^ 20 à l'A) ans, pesés par W eishach, donneni une moyenne de 13(10 gr., mais il i'andrail v ajonli'r environ (10 gr. en raison du procédé opératoire de l'aiHeur.

Voici maintenant ([iiid(|ues movennrs déduites de Iaca|)acifé crânienne :

187 Parisiens modernes .... 13o7 gr. (i{roi a, Manouvrier).

42 Auvergnats de Sainl-Nertaire. 1300 (lîroca).

64 Bretons 1307 (id.).

GI Has([ues 13G0 (id.).

31 Nègres divers 1238 (id.).

23 Néo-Calédoniens 1270 (id.).

110 l'(dynésiens 1380 (.Manouvrier).

50 Bengalis 118i (id.).

La comparaison dos Polynésiens dont la taille est giganles([ue avec les Bengalis dont la taille est des ])his chétives mel part iculièrement bien en lumière la relation du poids de l'encéphale avec la (aille. D'autre part l'infériorité des quatre dernières séries par rapport au.\ séries européennes à taille égale est manifeste, [.a supériorité des Auvergnats et des ]?retons par ra|>[)ort au.x i*arisiens peut être rattachée à une dilTérenre dans la carrure.

Les rystillals qui prcccdcnt sont confirmés ])ar t'cnscnililo di' tous ceux qui ont olù olitenusjusipi a pn-sout. mais qui ne sauraient, n,i,'iM'er ici sans néci.'ssiter de trop longues discussions sur la valeur niuiiériqiie des séries étudiées, sur les pi oci'dc's employés, etc.

Il a été avancé que le voltune de l'encéphale s'est accru évolulivement chez les Parisiens depuis le moyeu âge. .l'ai montré dans mon mémoire ipie la dc''nionstrution di; ce l'ail est insullisantc et actuellement impossible.

Pour remouler aux éi)0(iues plus aneieuues. j'ai ohteiiii, eu l'usiounant les séries do

NÉVROLOGIE

crânes cubés par Broca et provenant de diverses régions de la France, des moyennes qui ne différent des moyennes actuelles que do quelques grammes ou centimètres cubes :

S8 crânes masculins de l'époque néolithique : 1352 gr. (c. c.) 66 crânes gaulois ou mérovingiens 1372 — (c. c.)

Or la composition eliiniquo, la taille, la carrure ont varié. D'autre part il s'est opéré des sélections variables entre les vivants aipost morlem entre les crânes aux diverses époques, de sorte qu'dest impossible d'interpréter avec quelque certitude, au point de vue do l'évolution, les résultats obtenus.

Il importe d'être en garde contre les nombreux faits erronés ou incorrectement interprétés que l'on trouve dans beaucoup d'ouvrages, sur la question du poids de l'encéphale.

Variations suivant la masse organique. — L'influence de la masse du corps sur le poids de l'encéphale a été méconnue par plusieurs auteurs. Elle est cependant évidente si l'on compare entre eu.x des séries d'individus suffisamment fortes et ordonnées soit d'après la taille ou longueur du corps, soit d'après le poids du corps. Voici les résultats que j'ai obtenus en utilisant les registres de Broca.

Poids moyen de l'encéphale ....

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