‹ Traité d'anatomie humaine [electronic resource] (volume 2)Chapitre 191 sur 194 · SS · texte numérisé non relu

SS

(Tenon).

Poids (le /'i'ncej)linh'. ... —

(Ijroea, Sappi\v, etc.).

Pouls squeleltiiiiie lK('iiiui-; . —

(i\Iaiiou\ l ier).

Carbone eonsunniié en L'i li. . —

(Andiiil cl (ja\ancl).

Capacité \ italr (a I !S ans) . . —

Ti'.li

(l>af<liani).

Finx'e de sri rruiriit drs mains. —

(Manou\riei').

Forée de traeliiic \erlieale. . —

(Om'leletj.

Il est donc certain (juc l'encé|)bal

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que chex riiomme. (Jeci n'indiijue

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des deux sexes. L'abaissement de la

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est une

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'abaissemeiil du ikuiIs

absolu de l'encéphale et d'accroissement de son poids relatif si rinlelligence reste égale comme je l'ai monlié (o/*. cil.}.

D'api'és la circonférence ile la tèle chez les nouveau- nés, le volume de l'enci''phale serait un peu plus grand chez les gai'çons que chez les lilles dés la naissance, comme hi taille' c\ le |ioids ttn t'orj)s ( Budiii et Uibemont).

Variations suivant l'âge. — Il faut dislinguer ici la période d'accroissi'meii t et la périotle de déclin.

NÉVROLOGIE

Les pesées faites jusqu'à présent, rpioirjue fort nombreuses, ne le sont pas assez encore pour que l'on puisse fournir pour chaque âge des séries suffisantes. On a vu plus haut, en effet, qu'il faut une cinquantaine de cas pour fournir une moyenne stable à 10 gr. près.

La statistique la plus importante est celle de Boyd qui porte sur 1913 cas. Cependant la plupart des séries jusqu'à l'âge adulte sont encore insuffisantes. Les chiffres suivants donneront une idée de la rapidité de l'accroissement de Tencéphale (garçons).

Poids moyen à la naissance 331 gr. (42 obs.)

— de 6 mois à 1 an 777 — (46 — )

— de 1 an à 2 ans 942 — (34 — )

— de 2 ans à 4 ans 1097 — (29 — )

— de 4 ans à 7 ans 1140 — (24 — )

— de 7 ans à 14 ans 1302 — (22 — )

— de 14 ans à 20 ans 1374 — (19 — )

Ce poids moyen de 1374 gr. n'est plus atteint aux âges suivants. Il est vrai qu'il n'est basé que sur 19 cas. Mais Broca, opérant sur les chiffres de Wagner, a obtenu également la moyenne la plus élevée à la période de 11 à 20 ans, dans les deux sexes, toujours, il est vrai, avec des séries faibles. Quoi qu'il en soit, il est certain- que l'accroissement de l'encéphale est très rapide et que le poids encéphalique atteint dès l'adolescence des chiffres très élevés. L'abaissement de la moyenne après 20 ans a été attribué avec vraisemblance, par Broca, à ce que beaucoup d'individus doués d'un encéphale très volumineux mouraient prématurément. Mais cet abaissement ne peut être considéré encore comme un fait suffisamment établi.

En ce qui concerne les âges suivants jusqu'à l'extrême vieillesse, j'ai opéré la fusion, âge par âge, de toutes les grandes statistiques faites en Europe d'après des procédés opératoires à peu près semblables, à savoir les statistiques de Broca, Wagner, Bischoff, Parchappe, Sappey, Parisot, Boyd, Peacock et Calori.

La fixité des moyennes que j'ai obtenues successivement pour chaque âge permet de leur attribuer une valeurassez grande. Voici seulement les moyennes finales :

De 21 à 30 ans 1364 gr. Femmes 1236 gr. De 31 à 40 — L374 gr. - 1228 gr.

De 41 à 50 — 1334 gr. — 1233 gr.

De ol à 60 — 13i7 gr. — 1210 gr.

Au delà de 00 — 1296 gr. — 1162 gr.

D'après ces chiffres le poids de Tencéphale chez les hommes commencerait à décroître un peu entre 40 et 50 ans — probablement chez un certain nombre d'individus seulement ; la diminution serait faible encore de 50 à 60 ans ; elle deviendrait considérable après cet âge, et sans doute aussi plus générale. Mais diverses questions se présentent ici : soit au sujet de la résistance à la sénilité de l'encéphale chez certains individus, soit au sujet de l'influence des diverses maladies, etc., —ces questions pourraient être élucidées par la compa-

POIDS DE L'ENCl-iPIlALR 743

raison du poids de l'eiK'.éi)hale avec la eafiarilé crânienne chez un grand nombre d'individus.

D'après les moyennes ci-dessus, dans le calcul desijnelles j'ai utilisé près de 4000 observations, la période de déclin commehcerait [)lus tard chez les femmes que chez les hommes.

III. - POIDS RELATIF DE L'ENCÉPHALE OU rapport du poids ds l'encéphale à la masse du corps.

L'accroissement de la masse ducorpsest une cause d'accroissement du poids absolu etde diminution du poids relatif de l'encéphale.

Autrement dit, l'encéphale ne s'accroit pas propci-tionnellement à la masse du corps.

Ainsi le poids relatif de l'encéphale présente, dans un méine pi-ou|ie zoologique, des variations inverses de celles du poids absolu. Il csl jtius i-levé en moyenne chez les individus de petite taille que chez les Individus de forte taille, chez les femmes que chez les hommes, chez les enfanl-- que chez les adultes.

On a vu jirécédemment (jne l'homme est dépassé par plusieurs animaux de très grande taille quant au poids absolu de l'encéphale. Il est dépassé au contraire par un certain nombre de mammifères de très pelilc taille (|uant au poids relatif, notamment par de petites espèces de singes (ouistiti, saïmiri, etc.) et par de très petits oiseau.x, comme le serin.

A taille égale le poids relat if de l'encéphale croît avec l'intelligence.

A intelligence égale, le poids relatif de l'encéphale croît en raison inverse de la taille.

Ces faits ont embarrassé pendant très longtemps les analoniisles et les physiologistes. On en pourra trouver l'interprétation dans mon ménujire déjà mentionné plus haut. 11 sufllra de dire ici tyie les espèces et les iiulividus de jietite taille ont un jioids encéphalique relativement élevé parce (pie le nombre, la variété, la comjjlexité des sensations, des idées, des mouvements, des opérations encéphaliques en un mot, en rapport nécessaire a\'ec le poids de l'encéphale, sont indépendants de la taille.

11 s'ensuit qu'à complexilé fonctionnelle égale, le |)oids relatif de rencéj>bale est d'autani plus élevé que la taille est plus petite, et qu'à taille égale, le ]ioids relatif de l'encéphale croît avec la complexité des fonctions de l'encéphahî. C'est sur cette exi)licalion qu'est basé mon procédé d'analyse du poids de l'encéphale, l'allé s'applique aux variati(jns du -poids relalif des ditîi'i'ents centres nerveux ])ar rapport à la masse du corps.

IV. - POIDS DES DIFFÉRENTES PARTIES DE L'ENCÉPHALE Hémisphères cérébraux.

Broca a peso soparomont les divcr.ics i)arlies île l'enréplialo. Les noinbreu.'c cliilTrcs consignés dans son rcf^istre d'obsorvatioas oaL été utilisés par divers auteurs i]ui en ont tiré des résultats variables suivant la façon d'opérer de chacun. En iiareille matière les eauses d'erreur sont nombreuses et ne me paraissent pas avoir été é\'itées suHisaiument . m 48

NÉVROLOGIE

Les résultats suivants sont ceux que j'ai obtenus personnellement en étudiant le registre des pesées de Broca : pour éviter les causes d'erreur provenant des altérations séniles, j'ai opéré lafusion des seules moyennes concernant les âges de 21 à 50 ans. La série masculine comprenant une centaine d'individus peut être considérée comme suffisante. La série des femmes, au contraire, ne comprenant que 29 cas, est trop faible pour que les moyennes puissent servir à des comparaisons entre les sexes. Mais les moyennes de chaque sexe peuvent être utilement comparées entre elles dans un mêmesexe. Cet avis évitera que l'on tire des chiffres ci-dessous des résultats illusoires.

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