C. genouillé int
Bras po^t.
Tub. quad. ant.
Tub. quad. post.
Ecorce cérébell.
Fig. 200. — Base ou face postérieure de la couche optique. Le pulvinar et les corps genouillés.
tant par son origine embryologique. A son extrémité interne aboutit le 6?'as conjonctival ■postérieur. Ce bras, bien distinct du bras antérieur, part du t. q. postérieur, se dirige en dehors et un peu en avant, et, arrivé sous le pulvinar, atteint le corps gen. dans lequel il se perd en se rétrécissant; il est quelquefois bifide. A l'extrémité externe se rend un ruban médullaire qui est une branche de division de la bandelette optique.
Entre les extrémités externes des deux corps genouillés, Rauber a décrit un cordon, plus facile à voir chez le nouveau-né, qu'il appelle Vanse intergéniculaire.
H. — TROISIEME VENTRICULE
Le troisième ventricule ou ventricule moyen est une cavité impaire et médiane, interposée entre les couches optiques, au-dessous du trigone, au-dessus
TROISIKME VENTRICULE
(le la région centrale de la base. Reste peu aiiiplillé de l'ancienne vésicule intermédiaire ou V. des couches opli(jues, il n'en a pas gardé la forme régulière. Le dévelopj)ement des couches optitjues l'a comprimé latéralement; il a pris l'aspect d'un entonnoir, très aplati de droite à gauche, situé de champ, dans le sens antéro-postérieur, avec un sommet qui regarde en bas et se confond avec la tige pituitaire.
On lui considère deux parois latérales, un burd antérieur, un boi d postérieur, une VDÙte, et trois angles.
1° Parois latérales. — luette [)aroi prise dans son ensemble est triangulaire, plane, lisst' cl de couleur grise. Le sillon de Mo)iro la divise en deux parties
Trou de Monro^ S'H'm de Monro Cunrhe optique ,Uabe,uda
Piliers ^ j
Couiui . bUmehe ,
Lamel. opluj.
.■ Glande pine'ale
Tub. ijtiad.
ArjueJuc.
F\'^. 207. — Li.' ventrirule moyen \u en eoupe iHi-iliano anti'ro-post(M'icurc. La paroi ventriculaire est teintée en IjIou (Imité tic lleiclicrt).
distinctes ; ce sillon part de l'oritiie de l'aqueduc de Sylvius, se dirige Iioi i/.ontalement en avant en décrivant un arc à concavité inférieure, puis se courbe en seiis inverse pour remonter au irou de Monro où il se jierd. Au-dessus esl bipartie supérieure ou opti(pie ; au-dessous, la partie inférieure ou iufundibnlaire.
La partie op(i(iuc n'est autre ([ue la face interne de la couclie optique déjà décrite. C'est une surface ovalairc, à gi'and axe antéro-|Mis(('M-ieur ; entre I habenulacjui la iiiuilccii haut et le sillmi de \[(inro qui la iiiuilc en bas, ellemesui-e environ <S imii.
La parlie 'ni/i(iidibiil<ilrc, que lermine par en bas l'inrundibulum, apiiarticnl à cette formatiun nerveuse apjjclée par ([uelques auteurs coriunitisiirc grise de la base, masse i/riso dit troisième ventricule, i^hoicJicr du troisiînne reidricide. l'die est triangulaire, ù bas(^ supérieure, cette base élaut le silbui de
NËVROLOGIE
Monro, et mesure 15 mm. dans sa plus grande hauteur. Elle aboutit en bas à la cavité de la tige pituilaire. Toute cette région est libre extérieurement, sans adhérence avec le cerveau.
Bord antérieur. Ce bord est vertical ; il s'étend du trou de Monro au chiasma optique. On y remarque de hiiut en bas : les deux piliers antérieurs du trigone, divergents et croisés transversalement par la commissure blanche antérieure qui passe en avant d'eux, d'où une surface triangulaire à base inférieure, par laquelle s'engage parfois un prolongement du ventricule de la cloison transparente (Voy. Fig. 203). Cet espace, que l'on a cru percé d'une fente et que Vieussens a appelé \a,vulve, est en réalité fermé en avant; c'est la dépression vulvaire de Sappey, le recessus triangulaire ou fossette triangulaire de Schwalbe; ce dernier terme me paraît le plus simple et le meilleur. — La lamelle grise optique ou racine grise optique, Zame terminale des embryologistes, à laquelle adhère le chiasma; elle se continue en haut avec la substance grise de la cloison transparente, en enveloppant la face postérieure des piliers du trigone, latéralement avec la substance perforée antérieure, en arrière avec le tuber cinereum. Cette lame nerveuse très mince, demi-transparente, est doublée extérieurement d'une pie-mère fibreuse, résistante, continue avec le névrilemme du nerf optique.
Bord postérieur. Le bord postérieur ou plancher du troisième ventricule est oblique à 43° en bas et en avant. A partir de l'aqueduc de Sylvius, il comprend : 1° la partie antérieure de la lame perforée postérieure ou lame interpédonculaire, que nous avons décrite avec le cerveau moyen, mais dont la partie ventriculaire appartient au cerveau intermédiaire. 2" Les tubercules mamillaires, petits renflements hémisphériques, d'égal volume, de 3 à 6 mm. de D. qui proéminent sur la face inférieure de l'encéphale. Leur écorce est blanche et leur centre gris. Us séparent l'espace perforé postér. du tuber cinereum. Simples chez l'embryon humain et chez un grand nombre de mammifères, ils sont doubles chez les carnivores, les singes supérieurs et l'homme. Chez ce dernier un sillon profond les sépare l'un de l'autre, jusqu'à leur partie supérieure ou base ; à ce niveau, ils sont réunis par une mince lamelle grise qui se déchire avec une grande facilité. 3° Le tuber cinereum ou corps cendré, amas de substance grise et molle, qui s'étend des corps mamillaires à la face antérieure du chiasma, et latéralement d'une bandelette optique à l'autre. Sa forme est bombée. Il correspond au point le plus déclive du ventricule. Vers son tiers antérieur il présente une évagination dirigée en bas et en avant et comme couchée sur la partie antérieure, c'est Vinfundibidum ou tige pituitaire. Ce prolongement grisâtre, de forme conique, aplati d'avant en arrière, long de 5 à7 mm., épais de 1 mm. 7 à 3 mm. 4 (Krause), se continue par sa base évasée avec le tuber, et par son sommet s'engage dans l'orifice de la tente pituitaire pour se continuer avec la glande pituitaire qui lui semble appendue. L'infundibulum est percé d'une cavité qui s'étend jusqu'au voisinage de son sommet ; sa paroi antérieure est plus épaisse que la paroi opposée.
Bord supérieur ou voûte. Le bord supérieur correspond à la voûte ou toit du troisième ventricule, il est horizontal, étendu d'arrière en avant, de la fente de Bichat au trou de iMonro ; sa forme est arquée, à concavité inférieure. Sur la
TROISIÈME VENTRICULE
vésicule clu cerveau embryonnaire, celte voûte élait relativement épaisse ; mais elle a de bonne heure avorté, comme celle du ({ualrième ventricule, et s'est trouvée réduite à son feuillet épithélial primitif jeté transversalement de l'habonula droit à l'habenula gauche, et en sens antéro-poslérieur, de la glande pinéale aux piliers antérieurs du trigono; dans tous ces points il se continue avec l'épithélium épendymaire du ventricule. Le toit n'est [las libre [)ar sa face supérieure, mais recouvert par la toile clioroïdionne ii la face inférieure de laquelle il adhère intimement, si bien (ju'en enlevant la toile choroïdienne on crève j)ar là même le toit de la cavité. Ces formations nerveuses, analogues aux tcenia et ligula du quatrième ventricule, se rencontreiil assez souvent sur les bords de la voûte, entre réjiiihélium et la toile chitroïdieniie. Connues sous le nom de
Nofjftn leni, Nnyrni cauflé Corps rallfu.r Trigmie
„. PIc.riis chnronle ... Coirchc optique ... Capsule int.
Commissure gri.ie
... 3' vent.
.... Tuh. maniilt.
I''ig. 208. — Le venlriinilc luoycii et le.^ courhi.'.-; opiiiiui's \-ns en cdnin' fri'iiil()li\
La coupe pas.sc au niveau des tubercules mamiUaires. Le ventricule moyen est divisé en deu.\ étages par la commissure grise.
tœni:e des coudiez optiques ou du troisième ventricule, elles se présonlent sous la forme de la iigucllcs (léchi(|uetées, grisâtres, gélalineuses, insérées sur Fliabeiiula, |)ar conséquent sur les côlésdo la voûteel s'élcndcnt ins(prii rexli éniilé antérieure oû elles se rejoignent.
Au sens strict du mot et de la dérivation embryologique, la voûte du ventricule est liniitée à son épithélium ; mais pratiquement et |»ar le fait d(> siiperj)ositionset de soudures avec des organes voisins, il faut v adjoindre la toile choroïdienne, c'est-à-dire la pie-mère invaginée et adhérente à l"é])ilhélium,el même le trigone cérébral ou voûte à trois piliers qui rerouvre exactement la toile choroïdienne. Enfin, le corps calleux superposé au trigone sépare encore de Textérieur la voûte jiiimilive autrefois libre.
NÉVROLOGIE
Angles du ventricule. — Les trois angles du ventricule présentent des particularités remarquables : — à l'angle antérieur, les trous deMonro.et entre eux la fossette triangulaire et la commissure blanche antérieure ; — à l'angle postérieur, la glande pinéale, la fente de Bichat et l'aqueduc de Sylvius ; — à l'angle inférieur, le chiasma, l'infundibulum et la tige pituitaire.
1" Angle antérieur. — Cet angle correspond au trou de Monro, auquel aboutissent le sillon de Monro et lihabenula. On appelle ainsi un orifice ovalaire, pair et symétrique, très étroit sur les sujets normaux, large sur les cerveaux atrophiés et dans riiydrocéphalie interne, intercepté entre les piliers du trigone en avant, et le sommet de la couche optique en arrière. C'est un-reste de la vaste communication qui existait chez l'embryun entre la vésicule hémisphél'ique et la vésicule intermédiaire ; il persiste avec ces grandes dimensions chez les reptiles et les batraciens. Par les trous de Monro, le ventricule moyen communique avec les ventricules latéraux ; par eux aussi, ou plus exactement à côté d'eux, sous leur épithélium soulevé, passent les plexus choroïdes.
2° Angle postérieur. — A l'angle postérieur, on remarque de haut en bas : la partie transversale de la fente de Bichat ; par elle le ventricule s'ouvre à l'e.v térieur, mais en apparence seulement, car la paroi ventriculaire épithéliale a été seulement déprimée à ce niveau par l'invagination de la pie-mère, mais non perforée; — la glande pinéale, évagination de la voûte ventriculaire, que nous décrirons plus loin ; — la commissure hlanclie postérieure, cordon blanc, très court, tendu transversalement d'une couche optique à l'autre, en avant des tubercules quadrijumeaux ; entre la glande pinéale et la commissure est un diverticule de la cavité ventriculaire, le recessus soiis-pinéal ; — sous la commissure postérieure, Vorifice supérieur ou cérébral, ou aditus (anus pour Vieussens) de l'aqueduc de Sylvius, qui fait ainsi communiquer le ventricule moyen avec le quatrième ventricule.
.3° Angle inférieur. — Cet angle inférieur ou sommet du ventricule nous présente l'infundibulum avec sa cavité (recessus infundibulaire), et, en avant de celui-ci, chiasma des nerfs optiqties. Le tuber cinereum se reploie au-dessus du chiasma et adhère à sa face supérieure ; cette partie du tuber est le trigone cendré de Millier. A l'union du tuber avec la lamelle grise optique ou lame terminale se voit une dépression angulaire, le recessus optique ou diverticule pre'c/iiasmatique, reste d'une fente qui chez l'embryon se prolongeait dans le pédoncule optique. On conçoit que des épanchements séreux ou autres dans ces petites poches déclives des recessus puissent agir par compression sur les nerfs optiques.
Cavité du troisième ventricule. — La cavité, dont nous venons d'étudier les parois, est un espace triangulaire très étroit dont le grand axe est incliné à angle droit sur l'aqueduc de Sylvius. Elle ne mesure de droite à gauche que 4 à 5 mm., de sorte que ses faces sont presque en contact ; son D. antéro-poslérieur est de 25 mm. (23-27); sa plus grande hauteur ou D. vertical, est également de 2o mm., mesurée de l'habenula à l'infundibulum, mais de 15 seulement sur une coupe frontale moyenne. Elle communique par les trous de Monro avec la cavité des ventricules latéraux, par l'aqueduc de Sylvius avec le quatrième
TROISIÈME VENTRICULE
ventricule. On y voit plusieurs diverticules en cul-de-sac, deux à son angle postérieur, les recessus infra et sus-pinealis, deux à son angle inférieur, le recessus infundibulaire et le recessus opti(jue.
Le sillon de Monro divise la cavité eu deux étages; un étage sujjéi-ieur ou optique, cloisonné lui-nièuie ])ar la commissure grise; un étage iul'éricur ou infundibulaire que limitent circulaircment la protubérance annulaire, les pédoncules cérébraux et les bandelettes optiques.