C. d'Aiinnon
Fig. 2.S0. — La corne d'Amnion ot la corne temporale du ventricule vues en coupe
transversale.
L'épithélium ventriculaire est teinté en bleu.
l'enroulement de ce bord en volute, enroulement réel pour les uns, apparent pour les autres qui y voient l'accolement de deux circonvolutions distinctes.
11 est nécessaire de s'orienter d'abord sur une coupe transversale passant un peu en arrière du lobule de l'hippocampe. Nous remarquons de haut en bas sur cette coupe : la base du cerveau sur laquelle se détache à ce niveau la bandelette optique, la fente de Bichat au fond de laquelle pénètre la pie-mère, puis du côté interne, libre, extra-ventriculaire, une bandelette blanche, la fimbria, un cordon gris, le corps godronné, et la forte saillie du corps de séparée du corps godronné par le sillon de l'hippocampe ; — du côté externe, la corne inférieure du ventricule latéral, dont la paroi externe est concave, tandis que la paroi interne, conve.te, renflée, constitue la corne d'Ammon, accompagnée
IIEMlSPIlKHtS CEREBRAUX
quplqiiefois on dessous par une seconde saillie senihlal)ie, appelée ominence co//ai«m/e, qui résulte do la projection du sillon /' dans la cavité venlriculairo. De toutes ces parties, la corne d'Animon soui(> est intra-venlriculaire; tout le reste, fimbria et corps godronné, appartient à l'écorce, au manteau de riiéniisphère, qui a pour limite la fente do Biclial.
Corne d'Ammon. — l^a desci'ipliiui de la corne d'Aminon ou gnoid Inppocampe appartient à celle du ventricule latéral, mais comme cette saillie est due essentiellement au refoulement de la paroi ventrienlaire par le sillon de l'hippocampe, sillon cortical, nous indiquerons dès maintenant ses traits f(indamenfaux. Le ventricule étant ouvert, elle se présente comme un bourrelet (|ui occuj)e la |)aroi interne du ventricule , et s'étend d'avant en arrière en un croissant à concavité antérieure ou interne, iMiihi asse le |H''donculo céi'éhral sur une longueur de 5 cm. environ. Klle a une forme conique. Sa j)ar[ie aniérieure ou léte, courte et large de 1j à 18 mm., engagée dans la partie la plus antérieure de la corne temporale, est limitée en dedans par l'uncus, dont la sépare une gouttière qui loge le plexus choroïde. l''lle présenle sur son bord antéro-exteriie des incisures qui la divisent en digitations (griffes ou ongles) au nombre de deux à quatre; la plus constante do ces incisures répond à une branche secondaire du sillon de l'hippocampe. Ces digitations manquent chez le fœtus et chez les animaux osmati([uos; elles tiennent à une atrophie évolutive, f.a partie postérieure ou gueue, plus étroite, large de S à 10 mm., mais plus longue, s'étend jusqu'au carrefour du ventricule latéral ; elle est unie en dedans à la fimbria. Cette partie est notablement atrophiée chez l'homme et chez les primates (Voyez fig. 28! et 283).
On appelle alveus ou lit la couche de substance blanche qui revêt la corne d'Ammon. La substance médullaire et la substance grise de la corne se continuent sans démarcation avec celles de l'uncus.
Fimbria. — La synonymie n'en est que trop riche: corps bordé, tœnia de rhi|ipocampi', corps frangé; nous adoptons le terme de fimbria f[ui tranche mieux sur celui de corps godronné.
C'est une bandelette fc/rt)!c/(e. (pii court horizontalement le long du bord interne de la corne d'Ammon, au(juel elle est soudée ; elle est ai)lalie de haut en bas, et frangée sur sa fac(^ inféi'ieure. (Jn voit sur une coupe transversale qu'elle a deux faces et deux bords. I^a l'ace su|)éi'ieure libre est la lèvre inlérieure de la fente de Biehat. L:i l'ace inférieui'O adhère en son milieu à la corne d'Ammon, au bitrd interne de son alveus; de cha([ue colé de cetle ligne de soudure, elle est libre et se projette en dehors dans le veniricnle, en dedans sur le corps godronné qu'elle recouvre. Le bord interne est libre. Le bord externe no l'est pas, car il donne altache au feuillet de la pie-mere qui s'invagine pour former b^s pbwiis choroïdes et à répitli(''lium ventrienlaire qui se réllécliit sui' le pédirule vasculaire. La fente de liichat n'est donc j)as ouverte, ou du moins son ouvei'ture ne communique pas libremeni avec la cavilé ventriculain^ ; il faut la concevoir comme le bile d'une poche niésentériqne, dans lequel s'engagent des vaisseaux enveloppés pnr la (liemère, elle-même séjtarée de la cavité [)ai' le b^uilid épilbéli.il réfii^chi du ventricule. C'est pour cela que les injections de grains colorés insolubles.
NÉVROLOGIE
poussées avec précaution dans Tespace sous-arachnoïdien inférieur chez l'animal vivant, pénètrent dans le plexus choroïde, mais non dans la cavité même (Quincke). Nous avons dit, à propos des méninges, que plusieurs anatomistes, Merkel entre autres, admettaient cependant l'existence d'une perforation par atrophie et résorption du mince feuillet viscéral.
La fimbria se termine en avant dans le sommet du lobule de l'hippocampe, ou pli]s exactement à l'union de l'uncus et de la corne d'Ammon.
Elle se continue en arrière avec le trigone cérébral ou voûte à trois piliers. Comme nous le verrons plus loin, le pilier postérieur du trigone, arrivé sous le bourrelet du corps calleux, se divise en deux branches, une branche postérieure courte, qui de suite prend une forme éparpillée et se continue avec l'alveus de la corne d'Ammon qu'il constitue en grande partie, une branche antérieure qui reste compacte et devient la fimbria.
Corps godronné. — Le corps godronné (fascia dentata, corps denté, corps bordant) est un ruban gris cendré, situé parallèlement à la fimbria, entre celle-ci