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C. optique

Uncus Bandelette Fimbria

Fig. 230. — ■ Le corps godronné, vu sur une coupe médiane du cerveau. D'ap. lIiiiscHFELn.

et la partie supérieure de la circonvolution de l'hippocampe. Il a trois millimètres de largeur environ et présente ordinairement sur sa partie externe des incisures régulièrement espacées, au nombre de 12 à 14, qui le découpent en autant de plis transversaux ou godrons. Sa face supérieure est en partie libre, en partie adhérente ; elle est recouverte par la fimbria qu'il faut soulever pour voir le corps godronné. Sa face inférieure convexe forme la paroi supérieure du sillon de l'hippocampe. Son bord interne est libre à l'extérieur, son bord externe est adhérent à l'écorce grise de la corne d'Ammon.

On peut distinguer dans le corps godronné trois parties, une antérieure ou bandelette de l'uncus, une postérieure ou bandelette cendrée, et une moyenne, celle que nous venons de décrire.

Bandelette de l'uncus. — La bandelette de l'uncus ou bandelette de Giaco-

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mini, indiquée déjà par [^iischka sous le nom dn queue du corps godronné, mais plus exactement décrite par Giacomini, est la terminaison antérieure du corps godronné. Cette lamelle ténue, cendrée, gélatineuse, large de 1 mm. à 1,5, pénètre au fond du sillon de l'uncus, sillon toruiinal de rhippocam|)e, contourne ce sillon et se réfléchit à angle droit pour traverser perpendiculairement la face interne du crochet sur une longueur de 23 à 30 mm. et finir vers le sommet de l'uncus, au point où celui-ci s'unit à la paroi ventriculaire.

L'existence de cette bandelette est une particularité du cerveau de riiomme et des singes, en rapport avec la présence de l'uncus, lui-même produit par la rétraction atrophique de la corne d'Ammon. Elle fait défautquand l'uncus manque, c'est-à-dire chez la])lupart des mammifères {Zuckerkandl).

Bandelette cendrée. — La bandelette cendrée, ou fasclola cinerea, décrite par Giacomini, est l'origine postérieure du corps godronné. Lisse, large de 2 mm. à peine, faisant un léger relief, cette bandelette, qui fait suite à la partie plissée, commence au-dessous du corps calleux ; dans son trajet rétrograde, elle s'écarte (le |dus en plus de la liinbria (|ui passe sous le corps calleux avec le Irigone,

lianiielette ô*^ feiiip.

Fig. 237. — La banilolnitc de l'uncus {teintée en bleu) et le corps godronné. D'ap. (iiAr.oviNi. La partie antérieure de la j' temporale a été excisée.

tandis fjue la bandelette contourne le bourrelet du corps calleux dont elle entoure étroitement la partie postérieure. Elle vient sur la face supérieure se continuer avec les nerfs de Lancisi. Dans ce trajet, la bandelette cendrée, au lieu d'être accolée et adhérente à la circonvolution de l'hippocampe, s'en éloigne lie façon à intercepter entre elles deux un espace triangulaire long de 10 mm., large de 3 à 10 mm., (|ui correspond à la face interne de l'isthme du lobe calleux (Voyez fig. 23tt). On y remarque de deux à quatre élevures ovalaires, grisâtres, qui semblent se détacher du bord interne et inférieur de la bandelette. Ces formations corticales étaient connues des anciens anatomistes , et plus récemment, ont été signalées à nouveau par Retzius l'ancien et Zuckerkandl. Giacomini et la |)lupart des auteurs les considèrent comme un vestige des circonvolutions sous- calleuses de certains mammifères.

On trouve on effel sur le bord interne de la bandelette cendrée, très rarement sur son bord externe, c'est-à-dire entre elle et la fimbria, des saillies grisâtres, au nombre do Sou ■i, (]uelquerois 7, ou bien une seule mais volumineuse; elles sont do forme conique. On pourrait les appeler les l'ininences sous-calleuses. Vicq d'.-Vzyr y voyait l'origine même du corps godronné, et c'est également au corps godronné que les rattaclient Retzius et

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Schwalbe. Giacomini en fait une dépendance do la corne d'Ammon, un prolongement papillaire de la couche des cellules pyramidales; et Zuckerkandl seul les fait naitrs du lobe limbique, c'est-à-dire chez les primates de la cinquième temporale. Quelle que soit leur origine, tous les auteurs précédents sont d'accord pour y voir un vestige de la circonvolution souscalleuse des mammifères osmatiques, circonvolution sinueuse comme la fasciola, large, hérissée de 2 ou 3 saillies, qui continuant le corps godronné se loge et se contourne sous le bourrelet du corps calleux et passe au-dessus de lui dans la circonvolution de Lancisi.

L'origine du corps godronné en arrière est interprétée différemment par les auteurs. Pour les uns, il se fond dans l'écorce de la cinquième temporale ; pour d'autres^ dans colle de la circonvolution du corps calleux ; d'après Giacomini, il est la suite des nerfs de Lancisi, des tractus gris et blancs qui parcourent la face supérieure du corps calleux et aboutissent à l'espace perforé antérieur. Trolard décrit des connexions plus complexes, avec les nerfs de Lancisi. la substance réticulée prolongée jusque dans le sillon du corps calleux, et les tractus lancisiens sous-calleux. M. Duval avance que chez l'homme le corps godronné n'a pas de continuation postérieure, niais que chez certains mammifères il s'unit aux circonvolutions sous-calleuses de ces animaux (mouton, chien, chat...) et forme avec elles un arc à concavité antérieure. Il ne parait guère douteux cependant que le corps godronné se continue en arrière avec tout ou partie des formations lancisiennes (nerfs médians, tractus gris...), d'autant que chez certains mammifères on observe une circonvolution annulaire complète formée en bas par le corps godronné, en haut par la circonvolution lancisienne.

La signification morphologique du corps godronné n'est pas non plus suffisamment élucidée. M. Duval, età sa suite Schwalbe, Golgi, etc. .considèrent le corps godronné comme une véritable circonvolution, la circonvolution godronnée.(l\s\ÀncXe de la circonvolution de l'hippocampe: elle serait alors la sixième temporale T'^, et le sillon de l'hippocampe deviendrait le cinquième sillon temporal, Il y aurait donc deux circonvolutions accolées et parallèles, une supérieure ou c. godronnée, l'autre inférieure ou c. de l'hippocampe. La circonvolution godronnée serait pour Duval une partie des circonvolutions sous-calleuses dos mammifères ; pour Schwalbe. elle appartiendrait à l'arc interne, concentrique au lobe limbique, arc constitué par le soptum lucidum, le trigone cérébral et le corps godronné. Giacomini objecte à cette interprétation que la corne d'Ammon et le corps godronné sont vastes chez des animaux lissencéphales, tels que la chauve-souris, la taupe, le lapin, et qu'il serait étrange que ces cerveaux n'eussent qu'une seule circonvolution, lac. godronnée. L'opinion la plus accréditée est celle que Zuckerkandl a développée dans ses travaux d'anatomie comparée, à savoir que le corps godronné est la partie inférieure ou basale d'une circonvolution annulaire, concentrique au grand lobe limbique, dont les formations de Lancisi atrophiées chez les anosmatiques, mais bien développées chez les osmatiques, représentent la partie supérieure ou dorsale.

Le corps godronné est sujet à de grandes variations. On a constaté une fois son absence, c'était chez un microcéphale. Tantôt il est bien dentelé et déborde à l'e.'ctéi'ieur, tantôt il est caché et comme atrophié. Chez beaucoup d'animaux à odorat développé, il est superficiel et volumineux, la fimbria ne le recouvre pas et se trouve rejetée en dehors. On l'a vu ainsi chez l'homme [Giacomini): il était indépendant de la fimbria, et à découvert dans presque toute son étendue ; ses incisures étaient fortes et nombreuses, le sillon de l'hippocampe presque nul.

Sillon de l'hippocampe. — (]e sillon, ou sillon arqué, est la partie inférieure du sillon d'Ammon qui chez l'embryon circonscrivait l'arc marginal. Le sillon de l'hippocampe sépare le corps godronné de la circonvolution de l'hippocampe. Sa forme est curviligne dans sa longueur, comme est le corps godronné lui-même, et curviligne en coupe transversale, avec une concavité dirigée en dedans. On ne voit extérieurement que son entrée et il paraît étroit, mais il est très profond, car en refoulant la paroi ventriculaire il produit la corne d'Ammon, c'est donc un sillon total au sens des embryologistes. 11 est fermé, car ses deux lèvres ou parois sont étroitement accolées, soudées même chez les rongeurs, grâce au prolongement de pie-mère qui s'insinue dans la

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fente avec des vaisseaux nombreux et serrés ; ces vaisseaux ne trouvant pas à s'étendre vont former leurs réseaux dans la couche superricielle (couche lacunaire) des deux parois, de là cette adhésion que nous venons d'indiquer. Des deux lèvres, la suj)érieurc ou interne est formée par la face inférieure du cor|)s godronné, l'inférieure ou externe par l'écorce grise de la corne d'Ammon et de la circonvolution de l'hippocampe, écorce revêtue d'une lamelle blanche ou substance réliculée.

En arriére, le sillon de l'hippocampe contourne le bourrelet et se continue avec le sillon du corps calleux. En avant, il s'enfonce entre les deux branches du lobule de rhippocamj)e et y constitue \e sillon de l'ancus.

Au-dessous du sillon de l'hippocampe, est le corps ou venti'e de la cinquième; temporale. Nous avons fait observer que la surface de cette circonvolution, dans sa partie antérieure surtout, est recouverte d'un mince réseau blanc et gris, la substance réticulée d'Arnold; an voisinage du sillon de l'hippocampe, cette substance se condense en une lame blanche appelée lame enroulée, qui pénètre dans le sillon et se contourne plus ou moins complètement en S autour du corps godronné. Enfin on donne le nom de subiculum à la partie renflée de T', sur laquelle repose la corne d'Ammon.

Noyau amygdalien . — Dans la partie antérieure de la corne temporale du ventricule, la paroi inlerne est h)rmée par la tète renllée de la coi-ne d'Ammon, la paroi externe par la substance blanche du tapetum. La portion supérieure de cette dernière paroi se renfle en une épaisse saillie, large de 1 cm., qui se projette dans le ventricule au-dessus du cul-de-sac antérieur et recouvre la corne d'Ammon ; elle porte le nom de tubercule ami/gdalicn .

Le tubercule renferme le noyau amygdalien, amas de substance grise ou gris-jaunâtre, de la forme et du volume d'un noyau d'amande, dont la partie externe est parcourue par des stries radiées. C'est une formation corticale enfouie dans le lobule de l'hippocampe dont elle occupe le genou et la branche réfléchie ou nncus. Sur trois de ses faces, externe, inférieure et interne, le noyau amygdalien est libre et n'est entouré que par la substance blanche ; mais sa face supérieure se fusionne avec l'écorce de la base, dont elle émane, et s'unit avec l'avant-mur, la base du noyau lenticulaire et l'espace perforé, toutes formations confondues à ce niveau (Voyez fig. 27d et 2(S3).

Variations du lobe temporal. — Le sillon parallèleou /' est, interrompu par un pli d'anastomose entre 7'' el 7'-, onlinairemenl à siiwclio et le plus souvent à la partie antérieure. Celte variété se rencontre 13 f. aur iOO {(tiacomini), 10 fois (Ze/vîo/T", en y comprenant les cas de brièveté anormale du sillon) : il y a plus rarement deux plis, et très exceptionnellement trois, cas dans lequel le sillon disparait. — Le sillon s'unit avec la scissure de Sylvius derrière l'insula, on coupant — il se divise en arrière en deux branches d'égale longueur et d'égale prol'ondeur qui aboutissent au sillon intorpariélal ou àuneiic ses incisures latérales: — il émet une branche postérieure horizontale qui va à ou au sillon occi])ita!transverse, ou bien une branche inférieure qui coupe transversalement les 2p, 3° et même 4' circonvolutions temporales.

Le quatrième sillon temporal arrive très exceptionnellement au ])ole temporal en se fusionnant avec le sillon limbique. Il peut faire défaut dans sa partie antérieure (33 p. 100) ou bien s'anastomoser avec le troisième sillon i'en une seule branche profonde.

La première circonvolution temporale est très grêle, ou volumineuse et subdi^isée par des incisures, flexueuse clentaillée sur son bord sylvien. Commechez quelques singes, elle est coupée eu deux à la partie postérieure, au niveau tlu coude de la scissure de Sylvius, ou bien, anomalie plus fréquente (15 p. 100), qui se rencontre presque toujours ù gauche cl rarement chez la femme, elle est coupée à sa partie antérieure : la partie anté-

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rieuro se continue alors avec Tinsula postérieur, le sillon parallèle communique avec la scissure do Sylvius.

Le lobule de l'iiippocampe peut être saillant, ou profond et caché. Plusieurs fois et toujours à gauche, on l'a vu marqué d'une incisure profonde qui, au premier abord, faisait croire à une double courbure et à tm double crochet. Giacomini avait aussi signalé comme fait rare une étroite bandelette coupant perpendiculairement le lobule à 5 mm. en avant de son extrémité postérieure ; il a reconnu plus tard que c'était la bandelette normale de l'uncus plus apparente que d'habitude.

L'uncus n'existe que chez les primates et chez les cétacés, et paraît en rapport avec la rétraction de la corne d'Ammon ; chez les autres mammifères, il fait défaut ou est à peine indiqué et il n'y a pas de bandelette terminale du corps godronné.

Plis de passage. — Le lobe temporal est uni 1» : au lobe pariétal, par la jonction de ses deux premières circonvolutions T' et T'^ avec la pariétale inférieure /"^ et par des plis transversaux profonds, cachés dans la scissure de Sylvius ; — 2» au lobe occipital, par l'anastomose de T-elde T^avec 0^ de avec 0* {l<'<' temporo-occipitale), de 7"* avec 0* (2' temporo-occipitale) ; — 3° avec la circonvolution du corps calleux par l'e-xtrémité postérieure de T^: — 40 avec l'insula, par les plis courts et profonds qui vont du pùle temporal à l'insula postérieur.

Bibliographie. — Sur la disposition du corps godronné à ses e.xtrémilés, voyez : Giacomini, Bandelette de Viincns de l'hippocampe, Archives italiennes de biologie, 1882; — Fascia dentata du grand hippocampe dans le cerveau de l'homme, mêmes archives, 1884.

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