‹ Traité d'anatomie humaine [electronic resource] (volume 2)Chapitre 96 sur 194 · COMMISSURE BLANCHE ANTÉRIEURE · texte numérisé non relu

COMMISSURE BLANCHE ANTÉRIEURE

La commissure blanche antérieure devrait logiquement être décrite avant le corps calleux, car elle paraît avant lui chez l'embryon humain, et elle existe même chez des vertébrés inférieurs, alors que le corps calleux ne se montre qu'avec les mammifères. Elle est essentiellement une commissure de la base, tandis que le corps calleux est une commissure de la convexité du manteau.

Sa forme est celle d'un cordon compact, à section elliptique, mesurant 5 mm. dans son grand D.qui est vertical, et 4 mm. en sens transversal ; elle a à peu près le volume du nerf optique, mais avec des variations individuelles assez marquées. Elle parcourt horizontalement la base du cerveau et s'étend d'un lobe temporal à l'autre, en décrivant un arc de cercle en fer à cheval à concavité postérieure, comme la bandelette optique à laquelle elle est parallèle en arrière, et dont elle est séparée par l'espace perforé antérieur ainsi que par l'anse pédonculaire de Gratiolet.

On peut lui distinguer trois portions, une moyenne, une latérale et une terminale ou irradiée.

1° La portion moxjenne, impaire et médiane, tantôt convexe, tantôt légèrement concave en avant, est très courte ; elle mesure 7 mm. sur son bord inférieur qui est plus long que le supérieur à cause de la convergence des piliers antérieurs du trigone. Cette portion se voit sans préparation dès qu'on a ouvert le ventricule moyen ; elle est en effet située en avant de son bord antérieur, sous la cloison transparente, au-dessus de la lame terminale. Sa face postérieure est libre et tapisséQ par l'épendyme. Les deux piliers de la voûte qui la croisent en arrière limitent avec elle la fossette triangulaire du troisième ventri-

HÉMISPHÈRES CÉRÉBRAUX

culo. A quelques mîllimèires de la ligne uiédiane, elle reçoit des tractu'S blancs qui proviennent de la racine olfactive moyenne, après avoir traversé l'espace perforé et la lame terminale.

2° La portion latérale, paireet symétrique, n'est libre nulle j)art; elle est toute entière enfouie dans la base du cerveau, mais on l'isole facilement, car elle occupe un espace creux appelé par Gratiolet le canal de la commissure, et

constitué en haut par une gouttière du corps strié, en bas j)ar une gouttière creusée dans l'espace perforé.

Ramassée en un cordon cvlindrique et compact, elle se dirige en arrière et en dehors, en suivant une ligne à concavité postérieure, l)asse au-dessus de l'esijace perforé, au-dessousde la tète du noyau caudé, puis sous le noyau extra- venlricu lai re.

On la voit successivement sous le deuxième membre, plus loin entre le deuxième et le troisième segments.

3" La portion terminale ou irradiée ne peut être reconnue par la dissection seule. Au sortir du corps strié, sur la limite de l'espace perforé et de la partie postéro-inférieure de la capsule externe, le cordon devient lamelleux, se dissocie tout d'un coup, et déploie ses fibres en éventail dans la pointe du lobe temporal ; on les suit dans l'uncus, sur la face externe du noyau amygdalien et même dans la direction du lobe occipital. Leur terminaison, comme nous le verrons plus loin, est encore incertaine.

Les libres de la commissure blanche ne sont pas parallèles, mais légèrement tordues sur l'axe du cordon, de telle sorte que les antérieures de la partie moyenne deviennent postérieures à leur extrémité, et inversement.

in. — FORMATIONS DR LA RASE. — CORPS STRIÉS CAPSULE INTERNE

Tandis que les couches optiques sont d'origine centrale et représentent un épaississement des parois de la vésicule cérébrale moyenne, les corps striés, comme l'a montré Wernicke, sont d'origine corticale. Ils naissent de la base de la vésicule cérébraleantérieure, de l'écorcedont ils constituent une excroissance intérieure et à laquelle ils restent toujours atlachés par leur face inférieure au

NÉVROLOGIE

niveau de la substance perforée ; cette substaace ne prend elle-même qu'un développement imparfait.

Les corps striés, ainsi nommés des stries blanches de la capsule interne qui les traverse, comprennent de chaque côté deux ganglions ou noyaux gris distincts : le noyau caudé, qui se voit sans préparation dès qu'on a ouvert le ventricule latéral, ei\e noyau lenticulaire, placé contre la face externe du premier, et qui étant enfoui dans la masse blanche de l'hémisphère ne peut s'étudier que sur des coupes, surtout frontale et horizontale, ou par des dissections artificielles.

N. lentic.

N. caudé

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