C. exf
Putarnen
— Conm. bl.
l'autre à travers la capsule interne. L'union de leurs faces inférieures répond à l'espace perforé et donne aux coupes frontales qui passent par ce niveau une forme en U dont l'ouverture, tournée en haut, est occupée par la capsule interne (voy. flg. 268). Plus en arrière, la queue du noyau caudé est encore reliée à l'extrémité postérieure du noyau lenticulaire.
De cette union des deux bases, il résulte que le pédoncule cérébral ne peut passer entre elles à ce niveau, et qu'il s'engage dans la boutonnière que limite leur écartement en arrière.
Le novau lenticulaire est divisé en trois parties par deux lames blanches curvilignes, dirigées en bas et en dehors, les lames médullaires interne et externe. Chacune de ces parties, dont le volume va décroissant de l'insula à la ligne médiane, est appelée membre ou segment du noyau lenticulaire; on les compte de dedans en dehors, le premier membre est interne , le second est moyen, et le troisième est externe. Les deux premiers, qu'une ou deux lamelles accessoires peuvent encore rediviser, ont une teinte claire, grisjaunàtre, à cause de la dissociation de leurs cellules à pigment jaunâtre par de nombreuses fibres blanches; ils sont ordinairement
décrits ensemble sous le nom de glohus pallidus, noyau pâle. Brissaud a proposé le terme de glohus medialis pour désigner le deuxième segment. Le troisième membre ou membre externe, appelé putarnen (écorce, coque) tranche par sa couleur gris rouge sombre ou ambre foncé, qui le rapproche du noyau caudé dont il a d'ailleurs la structure. Il est quadrilatère sur la coupe horizontale. C'est le plus grand de tous ; il dépasse de tous côtés, sauf en bas, le noyau pâle qui forme le sommet du coin. C'est lui qui constitue les extrémités antérieure et postérieure du noyau extra-ventriculaire ; seul, il s'unit au no3'au caudé, soit en avant, soit par son prolongement temporal.
3» Capsule du noyau lenticulaire. — Le noyau lenticulaire est enveloppé sur ses faces externe et interne par une couche de substance blanche que Reil a comparée à une capsule à deux valves, et distinguée en capsule interne et capsule externe.
l°La capsule interne lapins épaisse, 8 mm. en moyenne, o à 10 suivant les points, est la valve interne qui sépare le noyau lenticulaire du noyau caudé et de la couche optique. Foville la comparait plusjustement à une tige portant des cotylédons (ganglions opto-striés). Gratiolet l'assimilait à un éventail ou encore à un cornet ouvert en dehors, entouré par le noyau caudé, entourant le noyau lenticulaire, et incliné suivant l'axe de divergence des pédoncules cérébraux.
Fi£
Globus pallid.
Les trois membres du noyau lenUculaire.
Vus sur une coupe frontale, côté gauche.
HÉMISPHÈRES CÉRÉBRAUX
io7
EUe se continue on lias avec le pédiunuili» ceréhi'al iloni ollo est eu partie le prnlongeiueiit direct, en liaul avec le centre ovale.
Sur la coupe verlico-transversale, on voit (ju'elle est dirigée en haut et eu dehors. Sa coupe horizontale, connue sous le nom de coupe de Flechsig (Voy. fig. 278), présente un angle ouvert eu dehors, qui emhrasse la partie antérieure, le sonunet et la partie postérieure de la l'ace interne du noyau extra-ventriculaire. Elle a donc deux hras, coudés presque à angle droit, et un genou. Le bras anlërieur ou lenticulo-caudé est le |)lus courl. Il mesure 2 cm, de long ; dirigé en avant et en dehors, il sé|)are la tétedu no\au caudé d'a\ec le novau lenticulaire. Le bras postérieur 0[\ leuticulo-iq)lique, le plus long, 3 cm., dirigé ol)li(|ue-
Lrib'-occ. l'iliics call. Po'hnc. ci'i'èh. Ciips. i,it.
Fig. 277. — Evculuit de la capsule iiil. se ilcpliiyaiil. iioiir Inriaer ta eoui'nnne rayonnante
(ligure setiéiuatiqiie).
Le noyau lenticulaire est vu par sa l'ace interne. Les libres calleuses sont en pointillé. On n'a pas figuré les ganglions ([ui interrompent les libres du lobe occipital (rad. opt.).
ment eu didiors cl en arrM're, s'i iiter|His(' ont re le m ivaii Icn I icu iaii'i' cl la rduclic optM|ue. (aimme il delinrde en arriére 1(> novau du rurps stru' sur une élcndue de 12 à K) m:ii., on peut distinguer celte dernière partie s(jus le iKim de seg)ne)U rélro-lculiculaire ^l)i-/eri)iel ; elle est reuiar([uable par la diicction horizontale doses llbresqui contiennent les ratliati(jns optiques. Le genou, sommet arrondi, est à la rencontre des deux bras.
La capsule interne est composée de faisceaux blancs. Dans le bras antérieur, leur direction (^st |)i'iiicipalemoul horizt)n taie ; ils sont l'nnnés surtout par le pédoncule antérieur de la couche opli([ue (>t sont c(tupés ])ar de nombreux ponts de substance grise cjui unissent l(>s deux uny.tiix stru's. Dans le bras postérieur, à rexce[ilion ilu sogmeut réti'o-lenticulaire. les faisceaux son I \erlicaux et disposés les uns derrière les autres en gros jUKpiets aplatis d'avant en arrière. Le genou représente une zone de transition entre les libres verticales et les fibres horizontales.
Coupe de Flechsig. — La ronpe itile île Flechsig. connue et ligurée depuis longtemps, mais dont Flechsig a iiiontré loule riuiporlauce, csl une coupe horizontale qui
passe par la tète du noyau cauclo et la partie moyenne de la couche optique. Pour la pratiquer, on mène le couteau horizontalement de dehors en dedans, un peu au-dessus de la scissure de Sylvius et parallèlement à elle. Dans le procédé de Brissaud, on coupe de dedans en dehors, en se dirigeant un peu obliquement en avant et en arrière ; on passe par l'union tlu tiers supérieur avec lesdeux tiers inférieurs de la couche optique, et le milieu de la tète du noyau caudé. Ballet attaque par dehors, comme Flechsig, en suivant un plan qui correspond en arrière un peu au-dessus de la pointe du lobe occipital, en avant à la jonction du 1/3 supérieur et des 2/3 inférieurs du pied de Z^^. Enfin Déjcrine, comme Brissaud, commence par la face interne et pratique une coupe encore plus oblique sur le plan hori-
N. caude
Fig. 278. — La coupe do Flechsig.
La capsule interne et ses bras vus sur une coupe horizontale.
zontal; il prend comme repères le tubercule antérieur do la couche optique et l'e.xtrémité antérieure du pli cunéo-limbique.
En attaquant par la face interne, on est plus sûr de ne pas s'égarer ; seulement il faut au préalable avoir séparé le cerveau en deux moitiés.
2» La Capsule externe, ou valve externe de la capsule, est appliquée contl-e la face externe convexe du noyau lenticulaire ; mais elle ne lui adhère pas et ne reçoit d'elle que de rares fibres, de sorte qu'on peut l'en séparer facilement, et sansqu'on puisse parler de vide ou de cavité, il existe du moins à ce niveau une zone décoUable traversée par les grosses artères striées, sources fréquentes d'hémorrhagies cérébrales. Elle n'appartient j»as, en ellet, comme la capsule in-
I IK \i is [M I i>p,ES cérébral: X
terne, à l'épanouissement du iiédoncule, mais à un sysiémo complexe de fibres, parmi lesquelles ou observe des fibres courtes d'association, élément principal, les l'aisccaux longitudinaux supérieur et inférieur, ijuelf[ues libies issues du corps calleux, de la commissure blanche antérieure et de la couche opli([ue. Son épaisseur est de I mm. 5 en moyenne ; elle varie de 1 à 2 mm. suivant les ondulations de l'avant-mur.
Lacapsule externe sépare le noyau leni iciilaire du lobe de Tinsula. Dans toute cette région, ce lobe est doulilé sur sa parties profonde d'une lame grise ou avant-mur (ciaustrum) que nous avons décrite avecTinsula. C'est donc l'avantmur qui limite en dehors lacapsule externe. A son tour, l'avant-mur est séparé de l'écorce insulaire |)ar une couclie blanche, la rupsula exLreiaa de Reil, que constituent des fibres courtes d'association et des libres émanées de la capsule extei'ue.
Couronne rayonnante. — Au soi'lir (te la (iliére qui sépare les corps striés et la couche optiijue, les faisceaux dt^ lacapsule iuteine s'engagent dans cette
Couronne N. Ii'iilic. Ifnce exl ) Pied ili' lu ronronne
Loba occip. Prit, rri-ehr. Connu, nnf. Trfr iln n. ra inli' Loin- fr.
V\'^. 2711. — La ( kiiii-diiiK' i-av(innanlc (d'aiu rs Si:ii\v vi.r.i:).
grande mas-;e de snbstancf^ blanche (|ue nous avons appriéc \^' criilre or.ilr Vieussens. Vicf| d'Azyr a donné le nom imilile de prtil centre ovale ou centre ovale latéral au plan de section uni-hémisphérique c|ui ])asse à un centimètre ou plus au-dessus du cor]is calleux. Sur un cerveau frais, on ne distingue aucun ti'ajet de libres dans cette masse d'aspect homogène et pâteux ; mais déjà Vieussens (l(]8i), en faisant bouillir le cerveau dans l'huile, avait reconnu dans le centre ovale une slrudui-e lilirillaire qui lui fil assimiler ci>tle |)artieà lasuljstance nii'dnllaire, et plus tard l{eil (ISl)!)), sur des pièces durcies ])ar l'alcndl, pu t distinguer les irradiations du [)édoncule cérébral de celles du corps calleux. Toutes deux se font dans le plan frontal et s'intersèqiu'ul en alternant el en se coupant à angle droit.
C'est à ces irradiations du pédoncule ci'rébral ou de la capsule interne dans le centre ovale, que Reil adonné le nom de couronne rayonnante. Regarde-ton le cerveau de profil, par sa face externe, les feuillets vertico-f ransversaux des rayons, au lieu de se voir par leurs faces antérieure ou postérieure, seront vus par leur côté externe et donneiont l'idée de tiges ou de raiions. Les rayons de
la partie moyenne montent verticalement à l'écorce cérébrale ; les rayons antérieurs s'inclinent en avant et les postérieurs en arrière. Le pied ou base de la couronne rayonnante de Reil est l'émergence des faisceaux sur le bord supérieur de la capsule interne, qui correspond au bord externe du noyau caudé; elle se fait sur une ligne arquée; en ce point les feuillets sont encore rassemblés et ne se sont pas dissociés par l'interposition des lames du corps calleux.
On voit par là que le centre ovale est composé de plusieurs parties : des irradiations du corps calleux et des irradiations pédonculaires de la capsule interne (couronnerayonnante) ; il faut y joindre, près de l'écorce cérébrale, des faisceaux d'association qui unissent entre elles les circonvolutions.