IV. — VENTRICULES LATÉRAUX
Tandis que le troisième ventricule est unique, impair et médian, les ventricules latéraux, qui sont les premier et second ventricules et qu'on désigne sous le nom de ventricules droit et gauche, sont pairs, situés symétriquement de cbaque côté de la ligne médiane, dans l'épaisseur de l'hémisphère cérébral. Ils ne communiquent entre eux qu'indirectement, par l'intermédiaire du ventricule moyen.
Chacune de ces cavités figure un canal qui commence dans l'épaisseur du lobe frontal, se dirige
„M Corne f,:
horizontalement en arrière, puis se réfléchit autour de la couche optique pour se diriger de nouveau en avant et en bas et se terminer près de la pointe du lobe temporal, un peu au-dessous et en arrière de leur point de départ. C'est un canal annulaire, qui s'enroule autour des ganglions opto-striés et par eux autour du pédoncule cérébral ; il estcircumpédonculaire. Les deux ventricules ne sont ])as exactement dans le |)lan anléropostérieur, à direction parallèle ; leur j)aroi interne qui, en avant, n'est qu'à 2 mm. de la ligne médiane, en est à 23 ou 30 en arrière ; ils sont donc divergents par leur portion directe. Leur portion réfléchie est très légèrement convergente.
« Il n'existe pas un seul cerveau d'animal chez lequel, tenant compte de la « différence de volume, le segment du cercle figuré par les ventricules appro- « che autant d'un cercle complet que chez l'homme ; et ce segment de cercle ou « d'ellipse ventriculaire étant toujours complété en cercle entier par l'espace
- Motiro
-3' Ventr.
Corne lemp.
Aqued. sylv.
4' Ventr.
Corne occ.
Fifr. 280. — Moule clos ventrioules (ilaprés WErxKEn).
HÉMISPHÈRES CÉRÉBRAUX
« perforé, il n'y a pas d'animal chez |pi[uel cet ospace figure une si faible ^< fraction du cercle total ipie chez l'honinie (Foville). » Cet enroulement du ventricule, analogue à, celui du noyau caudé,est la conséf[ueiice de la courbure à concavité antérieure f|ue subit l'Iiéiuisphère dans le cours de son développement.
Cette partie circuhiii'e du ventriculi^ qui oc(Mi|>e les trois lobes frontal, pariétal et lemporal,est sa pai'tie fondamentale, celle qui se montre de lionne heure chez l'embrvon humain. Il s'v adjoint ultérieurement un diverliculum accessoii'e, d'apparition lardivi', ]>ro|)re à nu liéspelil nombre d'animaux, (|ui se détache de la cavité au niveau de son coude cl s'ét(Mid en arriére dans l'épaisseur du lobe occipital. Le ventricule se trouve alors divisé en trois cavités communicantes ou cornes, dirigées vers les ti'ois pointesde l'hémisphère; aussi a-ton pu dii'e que le ventricule latéral est la répétition du type de l'hémisphère lout entier et par celui-ci du crâne moulé sur le cerveau. La jonction de ces trois cornes est le carrefour du veniricule.
Nous déci'irons successivement les cornes frontale, temporale et occij)ilale.
Corne frontale. La corne frontale ou étage supérieur est horizontale,
l 'iii ni' front. N. rniiilé (iiil rii-ei'nir.) I\ . 1,'nt. [c ri rn-vinitr.)
Err/ol Cnnir ocnp. ( ornf letnp. < ■ il Amnion
Fif<. 281. — Lc^ trois Coi'nos du vonlricnle l,-iti>i'al. Coupe de riiémisplière droit (d'après II irsciifeld).
un peu arcfuée à conve.Kité supérieure ; sa longueur atteint G à 7 cm. Elle est à 2îj mm. du bord supérieur de l'hémisphère en àvq^ , à 35 en arrière ; à ."^lO mm de la face extei-iie de rin'misplière dans le plan boi'izonlal, à l'.'i de l'iiisula ; à i.) mm. de la base du cerveau en avant, à 20 en arrière, dans li' plan \-erlical (chiiîresde Schivalhe).
(In peut lui dislinguer d(^u\ purtioiis, une aiil(''ri('un' el une po^lériciire, dont la limite est au niviMU du ti'ou de Monro.
La portion ao/t'r/t'Hre i corne antérieure de Sclunnibe) est une fente en croissant vertical, à concavité ]>ost,éro-externe moulée sur la lète du noyau caudé. Son extrémité antérieui'e est à .30 mm. de l'extrémité antérieur!^ du cerveau. Son bord anlèrieui- répond au genou du cor|)s calleux, son bord postérieur s'ouvre dans la seconde pt)rt!oncle l;i corne frontale. Sa |iaroi externe est formée
par la tète du no^'au caudé; sa paroi interne par le septum lucidum, les piliers antérieurs du trigone et la partie adjacente de la substance grise du troisième ventricule. Le corps calleux contourne tout l'espace en haut, en avant et en bas.
La portion postérieure, décrite encore sous le nom de cella média, est beaucoup plus étroite. Elle n'est plus verticale, mais horizontale et mesure en largeur 15 mm. On lui décrit une voûte, un plancher et deux bords.
La voûte ou toit on paroi supérieure, concave, est formée par la face inférieure du corps calleux. Le plancher on paroi inférieure comprend de dehors en dedans: la face interne ou ventriculaire du tronc du noj'an caudé, le sillon
Genou
Plexus ch..
Driuirelet
Fig, 282. — Plancher île la corne frontale et de la corne occipitale du ventricule latéral (d'après Hiuschfeld) .
opto-strié qui contient la bandelette demi-circulaire, le liseré le plus externe de la face supérieure de la couche optique, le sillon choroïdien fermé par l'insertion de l'épithélium qui recouvre les plexus choroïdes et la partie oblique de la face supérieure du trigone. Les plexus choroïdes qui sortent par le sillon choroïdien en refoulant l'épithélium épendymaire sont tantôt étalés sur le plancher, tantôt retournés et logés dans le recessus ventriculaire formé par le corps calleux et la face libre du trigone. Key etRetzius ont signalé l'existence fréquente d'une lamelle nerveuse émanée du bord du trigone, recouverte
HÉMISPHÈRES CKRRBnAUX
sur SOS deux faces par l'épilhélium éjieiulvinaire, el lldllaiil pai'-dessus le jjlexus choroïde. I^arfois cette lamelle contracte avec la voûte du ventricule des adhérences vasculaires; dans ce cas le rocessus interne est encore plus isolé et la cella média est divisée en deux cavités juxtaposées (Voy. lig. 208).
Les hords sont aigus. Le bord externe répond à l'union du corps calleux et du noyau caudé ; celui-ci y fail un crochet qui em])rassc ce hord. Le Iwrd interne est la jonction du trigone avec le cor|)s calleux.
Le trou de Monro qu'on volt à l'union des deux portions de la corne frontale, est un orifice qui fait communiquer le veniricule latéral avec le A-ciilricule moj'en. Il est l'alciforme (>t mesure 2 à .3 mm. de I). ; sou hord antérieur convexe est formé par le pilier antérieur du trigone, sou hord postérieur concave par le sommet légèrement excavé de la couche optique. Iles! [,i|)lssépar l'épeudjme, et laisse passer le liquide ventriculaire ; les |)lexus choroïdes longent sa paroi qu'ils soulèvent en se glissant sous l'épendyme, au moment où ils passent du ventricule moyen dans les ventricules latéraux. Le trou de ïMonro est très vaste chez le fœtus, grand encore chez l'enfant; mais il se rétrécit progressivement par ra])prochement de ses hords, et M. Duval prélend (jue chez l'adulte il est normalement ohlitéré. Il s'élargit de nouveau dans l'atrophie sénile.
Dans le sillon opto-strié sont contenues la lame cornée, la handeletio demicirculaire et la veine du corps strié. Le long du hord externe du veniricule et du noyau caudé, Foville et Cruveilhier ont remarqué plusieurs fois une haudelelle semhlahle à la handelelte demi-circulaire, avec le même trajet et les mêmes terminaisons.
Lame cornée. — La lame cornée est superficielle. Ce ruban, de 2 à 3 mm. de large, de leinle oj)aline ou amhrée, assez consistant, est soulevé ])ar la veine du corps strié; il commence large en avant vers le Irou de Monro, au niveau duquel il s'étale sur le noyau caudéen recouvrant les origines de la veine striée; en arrière il se rétrécit et se perd insensiblement au point de réflexion de la corne fi'ontale. C'est un simple épaississement de l'épendyme venlriculaire.
Bandelette demi-circulaire. — La bandelette demi-circulaire, lirnia senriri rciihi rh, es! r(''unie |iar lesauleurs allemands à la lamecornée et décrite sous le nom (le strie terminale. C'est un ruban blanc de fibres nerveuses situé en dessous et eu dehors de la veine du corps strié, dont le volume et la réplélion variables donnent à ces organes une teinte pinson moins brune ou bleuâtre ; <|ui'li|ues fibres sont sus-jacentes à la veine et conliguës à la lame cornée. La bandelelle commence vers l'extrémité antérieure de la couche optiijue pardcs fibres dissociées qui se confond(uit avec le sepfum lucidum et le pilier antérieur du tr'igone, à travers lequel on les aurait suivies soit dau> la couche (i|>lii|uc, muI dans les tubercules mamillaires ou encore dans la commissuie blanche antérieure. De là, elle suit le sillon opto-strié, réduite à une largeur de 1 à 2 mm., conlourne le |ii''iloneule cérébral, comme un ll(^n enlouri' une gei-lie, suit lo bnrd interne du toit de la corne lemporale don! lenovau caudé occupe le bord externe, et, après avoir Iraversé le uovau amvgdalien, linil à la |ioinle du lobe temporal, dans la substance grise du lobule de rhip|iocaMip(\
2° Corne temporale. — Appelée encore pni'lion réfléchie, ctarjc iiifèrlenr, covne splichioiddle 3.\t)Vi (|ue le lob(^ temporal s'a]tj)elai( Inbe sphénoïdai, cetle
NEVROLOGIE
caviLé occupe le iobe temporal; la pénétration de la pie-mère à son niveau l'a fait considérer comme la partie principale du ventricule. Elle se dirige en avant, le long du bord interne de l'hémisphère, parallèlement à la fente de Bichat ; elle est donc obh'quement descendante, et légèrement convergente vers celle du côté opposé. Sa longueur, d'autant plus grande que le cerveau s'enroule davantage autour des couches optiques, mesure de 30 à 40 mm. Elle est éloignée de 20 à 2o mm. de la face externe de l'hémisphère, de 25 mm. de la base.
La coupe transversale montre qu'elle est conformée en fente courbe oblique à 45° en bas et en dehors, limitée par deux faces, dont Tune est tout aussi bien externe que supérieure, et l'autre tout à la fois interne et inférieure. Nous décrirons deux extrémités, antérieure et postérieure, deux parois, supérieure et inférieure, deux bords, externe et interne.
L'extrémité antérieure forme le cul-de-sac antérieur du ventricule. Elle est à 2 cm. seulement (10 à 25 mm.) du sommet du pôle temporal. En avant et au-dessus, elle est fermée par une saillie arrondie, le tubercule amygdallen (Schwalbe), de 1 cm.
de D. qui proémine dans l'intérieur de la cavité et contient le noj'au amygdalien. La bandelette demi - circulaire s'enfonce dans ce tubercule, le noyau caudé se tei'mine un peu en arrière de lui. Sur sa face interne, le cul-de-sac a pour paroi le voile terminal d'Aeby, mince lamelle corticale, située en avant des plexus choroïdes et continue avec l'épithélium qui les recouvre.
h' extrémité postérieure, libre, s'ouvre dans la partie commune aux trois cornes.
La paroi supérieure ou externe, car elle regarde en bas, en dedans et un peu en arrière, est concave, moulée sur la corne d'Ammon. Elle contienten dedans la bandelette demi-circulaire, en dehors la queue du noyau caudé saillante ou cachée. Cette face, qui forme le toit de la corne temporale, est constituée par des fibres nerveuses que l'on rapporte au tapetum du corps calleux, à la partie temporale de ce tapetum, mais qui appartiennent en grande partie aux fibres d'association fronto-occipitales (Voy. fig. 235).
La. paroi inférieure ou. interne, convexe, est représentée par la face libre et saillante (alveus) de la corne d'Am mon, sur laquelle s'est épanouie la branche postérieure des piliers du trigone, par la fimbria et par le corps godronné. La funbria, ou corps frangé, reçoit en arrière la branche antérieure des piliers du
IIl';\iISPIIKRF,S CHRKBBAUX 46:",
trigoiie et se lerinine on unmiiI dans la siil)-;tan('e Ijlaiichc du Inliiilc de l'Iiippncainpe ; le corps godctiiiiiù s'uinl en avaiil ol en aiTicic a\ee la snbslanee i;i ise de la cin([uième circonvolntion lenipoiMlc cl r(M'(iil anssi par sein oxlréniili' postérieure les Iractus gris (le f^ancisi. (Jnanl à la corne d'Aninidii, ipu» inins avons décriteavec les circonvolnlions céréljralcs, clii; se nionirc a\'cc sa forine de honirelel bosselé et ari|iic, dont la téle s'encadre en avani dans le ci'ocdiel dn hdinle de riii[)pocarnpe tandis qne sa (jiiene el'lilée va se confondre avec le pilier dn trifrone et l'erirot de Morand.
En dehors et en dessons de la coi'iie d'Aniinon, concenlriipieinenl à sa conr])e, se voit (jnelqnefois nne seconde saillie seniljlable, appelée ('inhiencc collatérale (on accessoii'e dn pied d"lii[»pocaiiipe, cuissartde Malacarne). I'"lle est pnidnile [lar le ipiatriénie sillon temporal , fpii anorniali^nien I proloinl, rcinnic la snbstance blanche dans la cavité ventia'cnlaire (V'ov. lig. 2'.V,)).
I.e bord externe, en mémo temps inférionr, est à la jonciion de la coi'ne d'Ammon ou de son accessoire avec la face sn|)érieni'e, pai' conséipiont de l'alveiis avoi; le tapetnm.
Le bord interne snpérienr, cui-viligne à concavilé inlerne, esl perci''d'iine lissure ([ni n'est an Ire (pu' la partie latérale de la fente de Birhal . I>a bandelette opti([iio forme sa lévr(.' su[)érieure, et le corps fi-ang('' de la corne d'Ammon sa lèvre inférienre. IJ'une lèvre à l'autre s'étendnn feuillet épithélial, ancienne paroi de la vésicul(> hémisphéri(|ne embrvi)nnair(» eonservéi^ sous sa l'orme |:)rimiti\'e ; ce feuillet est refoulé en dedans ])ai' la |)io-m(''re ([ni s'engage à travers la fente de Hicbat et bourgeonne dans la cavilé en loulTes vascu lairos ou plexus clioroides. ]a\ l'en((^ de liichat n'est donc |ias ouverte; repilli(''liuni vowtriculaire ([ui coille les pl(\\;ns choroïdes sépare la cavilé d'avec la |He-m(''r(\ et celle-ci à smi tour sé|)are la paroi épithéliale d'avec res[iace sons-araehnoïdien central. (j!ieli|ues auteurs, Merkel entre autres, admettent (|n'il se fait ult(''rieuremenl une résorption dansia [laroi épithéliale et pie-m(''rieii ne (pii comble la fente de liichat, et que \f lii[uide intra-vonlriculair(> |)euf (•(unmnniqner avec le liijuide cé|)halo-rach idien .
3" Corne occipitale. — La corne occipitale ou corne posl(u-ienre, aji|)ol(''e encoi'o cavité d'njitale, cavité ancyroide, en forme de doigt courbé ou d'ancre, se détache du canal ventriculaire au-dessous et en dehors du bourrelet du corps calleu.K et se dirige hori/.inilalemeni , dans li> lobe oi.'cipital , en inclinant vei's la ligne médiane. Sa forine est a''([uée à concavité interne. C'est un diverlicnlu m de la corne inférieure [iroduit par l'extension [lostérieuro du cerveau.
Sa longueur est des [dus variables suivant les di Ihuaui ts su jels id miMiie d un C(jté à l'autre du cerveau ; idle mesure .'^(1 mm. en moyenne (2"; à •'{")). Dans les 2 '3 des cas, la cavi té gaïudie est plus considérable iKngct^. l''dle esl située à •iU mm. dn bord sup(''rienr de I 'Ikuii ispher(\ à 20 mm. de sa face externe, à L") de la base du cerveau.
Sa coupe transversale montre ([uo la cavilé est un canal en forine (h> Jiyramide triangulaire. Le sommet on m'iriunité jiosIérieuiN^ est el'lilt' en pointe et est séparé de rextréinité postérioni'o du lobe occipital par une distance très variable, depuis (padqiies millimètres jusqu'à 3 cm. (2.") mm. en moyenne). L'extrémité anlérieure s'unit au ventricule laléral. au niveau de son coude de
NÉVROLOGIE
réflexion. Ce coude est le carrefour {trigo ne du ventricule, Schwalbe), d'où parlent les trois cornes. C'est la partie la plus large; elle est triangulaire sur la coupe et occupée par un renflement du plexus choroïde, le glomus ou glomérule choroïdien. La face inférieure plane est horizontale. La face externe concave est plutôt latéro-supérieure ; elle est constituée par la portion occipitale du tajjis du corps calleux, étendue en nappe très mince, et autour du tapis, par les radiations optiques. La face interne, convexe, très amincie en certains points où elle n'est qu'à 3 mm. de la face interne du cerveau, présente deux saillies superposées. La saillie supérieure {bulbe àe la corne occipitale) est due au relief du forceps postérieur, irradiation du bourrelet du corps calleux. La saillie inférieure, plus considérable, est Vergot de Morand.
On appelle ainsi (et encore : petit hippocampe, calcar, c'est-à-dire éperon ou
Bord sagittal
rind. opt.
Tapetum F. long. inf.
Fig. 284. — La corne occipitale, coupée transversalement.
serre d'oiseau) une saillie blanche, courbe à convexité supérieure et externe, qui longe la partie inférieure de la face interne et se continue en avant avec la corne d'Ammon. L'ergot varie beaucoup dans ses dimensions ; il est grand ou petit, lisse ou plissé, large ou allongé. Il manque quelquefois, 1 fois sur 20 (Wenzel). Dans sa forme compliquée, il a 8 mm. de large, occupe toute la hauteur de la face interne et présente de légers sillons transversaux. Une coupe vertico-transversale montre qu'il est tout simplement, non pas une circonvolution retournée comme on l'a dit longtemps, mais la partie profonde de la calcarine faisant relief dans la cavité ventriculaire. Il répond à la branche antérieure de cette scissure, c'est-à-dire à la tige qui lui est commune avec la scissure occipitale interne ou queue de l'Y. Les variations nombreuses de l'ergot sont liées à celle de la partie terminale de la calcarine. .l'ai vu plusieurs fois un
HEMISPHERES CEREBRAUX
ergol il peine apparent et dédoublé' PII deux bourrelels de faible saillie correspondre à une scissure cnicarine bifurquée dans sa profondeur. Un sillon su])érieur ol un sillon inférieur le séparent des saillies voisines, ils répondent aux lèvres de la scissure. A de rares exceptions près, la corne occipitale et Fergot n'existent que chez l'homme et chez les singes; ils sont liés au dévelop])emeut de la partie postérieure du cerveau et à la formation du lobe occipital, laquelle entraîne à son tour l'apparition de la scissure calcarine. Toutes deux, la cavité et sa saillie, sont proportionnellement considérables chez les singes inférieurs, spacieuses chez les anthropoïdes et les races primitives, et relativement étroites chez les hommes des races supérieures.