Traité d'anatomie humaine [electronic resource]
iigéiologie (<le ày^ît'ov, vaisseau, el (llsc(jurs) est celle j)arlie de l'aiia-
loiiiie qui étudie le i^ijslème vaacidairc.
l'ar svsféine vaseulaire, on entend l'eiisemltle des canaux, d(^ calibres divers el de fonctiitns diiïérenles. dans lesquels circulent les li(|uides nourriciers, sang et lvni|die.
On sait que, dans li>s organisnu's (oui à fait inlV'rieurs (êtres ninuocellulaires), la circulation se fait dans les vacu(jles i n I ra prntoplasniiqnes de l'un n|ue (■(dlule qui constiliH' l'aninial. (>lie/, un grand nombre d'invertébrés, elle se fait dans les lacunes intercelliilaires. — Cdiez tous les vertébrés, les liquides non ri'iciers circulent dans un s\s- Cap. piiim.
leuie de canaux qui porleni le nom de vaisseaux. Ces vaisseaux sont de deux ordres : les mis contienueni du sanï, ce son! les ruisseaux sa>uiui)'is, les autres delà lyuiplie, ce son! les rai'ssefCM./hjDiphal iques.
(jh.ez les verlébrés inféiieurs. le système des vaisseaux sanguins |irésenle sa plus grande simplicité : on peut le consiib-rer, Irés schéiiiatiquemeiil , comme formé par un tube annulaire conslituaut un circuit absolument fermé ; une ])artie de ce tube se différencie par des propriétés contractiles :
c'est le cre»r, rpii, |)ar un système de valvules, met en mouvement le sang dans un sens déterminé, toujours le même. De plus, en deux
points donnés de ce circuit, sont inlei'calés deux systèmes de vaisseaux exln''memetil déliés, qui constituent les vaisf^caux capiUaires. Au niveau de l'un de ces systèmes capillaires, le sang abandonne aux organes les éléments de leur nutrition et se charge en même temps des produits de leur combustion. Au ni\'eau de l'autre de ces systèmes, le sang se mel en rappori avec le milii'u extérieur, eau (ju air, dans lei[iiel il rejeite les déchets des combustions orga- II 3t)
Cnp., gi-'ii.
Scliùirin, (les (l('u\ ciiTiiliilHin?^
ANGÉIOLOGIE
iiii|iies p[ ,iu(|iip1 il oinpnmic l'oxygèno, (''Ipinent in(lisppns;il)!e à ces derniers l'ar siiile des inodificatioiis cliiriiicjiies qu'il éprouve jjendanlson passa,ne dans les capillaires, le sang varie dans sa composition et dans son aspect. Après i[n'il s'est, oxygéné au coiilacl de l'aii', il prend une teinte rutilante : c'est le su)ig rouge ou artériel; lorsqu'il a reçu les déchets des combustions organiques, il prend une couleur noirâtre : c'est le sang veineux.
Chez les vertébrés supérieurs, la disposition générale du sj'stème cii'culatoire reste identi(jue ; mais, grâce à d'importantes modifications qui se produisent graduellement dans la série, le circuit circulatoire primitif se dédouble en deux circuits secondaires, à chacun desquels appartient l'un des systèmes capillaires indiqués. En même temps, l'organe central d'impulsion, le cœur, primitivement uni(jue, s'est divisé en deux moitiés : une moitié gauche, cœxir gauche, renfermant du sang artériel, et une moitié di'oite, cœur droit, renfei'mant du sang veineux. Chacune de ces moitiés se subdivise à son tour en deux cavités, une oreillette et un ventricule, ([ui communiquent par un oriiice au niveau duf[uel se trouve une valvule, dlrccti'ice du sens du courant.
La circulation se fait alors de la façon suivante : du cœur partent en même temps deux courants : l'un parti du x-enli'icule droit, gagne les capillaires du j)Oumon par l'artère [julmonaire ; au niveau de ces capillaires, le sang, mis au contact de l'air, se débarrasse de son acide carbonique et se charge d'oxygène : c'est In petite fircnlation,. L'auh'e, parti du \'(Mitricnle gauche par l'aorte, se i'é[)and par les artères dans les tissus de l'oi^ganisme ; il leui' ap|)orle l'oxygène nécessaire, et, chargé des produits de combustion, revient à l'oreillelte droite ])ar un ensemble de vaisseaux, les veines, (jui se résument en deux gros Ironcf. les veines caves : c'est la gra)ide rirciilal ion ou ci reniai ion générale.
C II A P IT li 1-: TREMTl'R
L'cinbrvulogie ap[)rend i\\n' le cicur est d'abord constitué par un tube indivis, en relatiori par une de ses extrémités avec le système des vaisseaux allérenis ou veineux, par l'autre, avec le système des vrisseaux eiïérents ou artériels; elle apprend aussi que, presque dès son appariticn, le tube cardiaque j)rimitif se divise en deux parties : une oreillette et un ventricule. A une époque beaucoup plus tardive, l'oreillette et le ventricule jirimitifs se séparent, à leur tour, en deux moitiés, l'une droite, l'autre gauche. A la naissance, cette division est complète et le cœur présente quatre cavités distinctes, deux oreillettes et deux ventricules. Chaque oreillette et le ventricule correspondant, constituent un tout bien distinct de celui du côté opposé, ce qui permet de considérer. le cœur comme formé de deux moitiés jouissant d'une certaine autonomie : le cœar droit et le cœur gauche.
Cette autonomie est loin d'être absolue, et dans l'étude du cicui' arrivé a l'état de développement complet, nous allons retrouver à char|ue pas des dis-
DU CDKllî 5ol
|>nsitioMs ;in;iloiiuqnes ([iic seule Tel ii 1)1 Vù loi: ie |)eiil e.\|ilii|uei-. el sdiil l'indice (le la (lis[)Osilioii en eavilc' uiiii|ne (|iie |irésenlall prnn i 1 1 vemen t h» cuMif.
Ainsi disposé, le coMir, organe cenlral de la circiilalion, con-lidie un muscle ereux dont les conlraclioiis rytliuiiques chassent le sang, (jui remplit l'organe pendant les p(''i iodes de repos.
[^"élude analomii[ue du co'iir compri'ud (|ualre parties :
I" ( 'on lign l'a I ion exiérieure.
li" (Configurai ion inlérieure du çn'ur.
'■')" Uapporls d 11 co'ii r.
4" SI riicl II re d ii comi r.