COXSilJÉUATIOXS CKXKP.A I.KS
Forme et orientation. — f-.e premier point à établir dans rélinle de la inorphidogie extérieure du c(eiir i^st la forme de cet organe ; de celte donnée iniliale résulte immédialemeiil la notion si im|)orlanle de l'orientalion. Assimiler le cœur à un solide géoiuéti'lque ([iielconque, c'est lù une cliose c|iii n"a en soi qu'un intérêt bien médiocre, et il n'y •'luriiil pas lieu d'insister sur ce point, si l'absence de celle donnée, ([iielque coincnl ionnelb^ (|u'elle soit, ne condanmail à laisser dans le vague b^s dillerenls détails d':* la di^scriplioii macroscopique du co'iir.
()r, la l'orme du cic'ii r est diflici le à déU'rmiiier. Cela tienl d abord à ce i|iie cette l'orme est relativement complexe, lorsqu'on vent la considérer iruii piui prés, et à ce qu'elle est masquée en ([uelque sorte [lar les diir(''reiits vaisseaux qui se détachent du cieiir. Mais, cida lient suidoiit ;i la ni'^cessilé de prendre qiiebjues précautions, qui, piuir (Mre faciles à observer, n'en sont pas moins trop souvent négligées.
l'iiui- liii'ii a|i|ii-iTii'i- la rdi-iric ilu cumm-, il faiil l^'liidior iralieni en |)laci' dans la ca,i;c I lioraci(|Ui'. sans iliM lai 1 1 c srs (■(iriin'VMins a\ri- les gres \aisscaux. < >M (■(ijn|)lrti'ra ci' |ii'eiiiii'|- cxaincii pai' l'etiidi.' d'un ciriii' i>id(' du llierax. mais /irffi/n/i/riiirii / i/i/cr/r : en <'ontrùlera les r(jsuUa,ts l'ournis jjar ces nndlKidcs par l'exaiiicn de ((lupcs pi a I i(|nri's sur des sujets congelés ; seules ces cuuiics ddiincnl, des n'^siiUals alisDlnnii'id, i ii;euirii\ . — Dans tous les cas, il iiiiporle de ne pas hascr sonidnile surrcxainon d nn ri imi i cxl i-ail. sans injection piéalahle <le la cage llioiMriipc ; dan^ rcs i-undiliens en cirel, le cienr s'alfaisse, s'étale. Il en est de niènie lorsiiu'on li' lient. \ i'rl iea li'ineiil susjirndn par les \-aissiniiix de son pédicule. Dans les deux cas, la i'orine est leni artilieielle etne rap])elli' en rien la l'orini' n''ellu de l'organe. C'est cependant sous ci.'l, aspi'i-l (|ue 1(> cii>ur est reiin scnh'' ilans la plnp.irl di' nus classicpies : c'est cette siluatien \(.'i'licale qu'on lui suppose dans la, plupart di's descriptions. 11 en résulte que l'i'dude île la eonlignration extérieure, des rappiu-ls, et inènie jusi[u'à un certain point, de la configuration intérieure du cii'iir devieni aliselnnient conventionnelle, ce qui ne laisse pas d'otl'rir do multiples incon\'énients.
Lorsqu'on examine un ccriir eu place, ou mieux encore, nu cieiir injecté et isolé, on ])eiit facilement se convaincre que cet organe a la forme d'une pyramide triangulaire à soiiimcl regardant en avant et à gauche ; à hase présentant une orientation i lia,métraleiiient opposée, c'est-à-dire regardant en arriére et ù droite, et à grand axe presque horizontal.
Sï)2 ANGÉIOLOGIK
Le sommet de la pyramide est représenté par la pointe du cieur, la hase\)dv la face postérieure des oreillettes (Voir fig. 321).
La base du cœur ainsi définie ne répond pas à la base du cœur telle que l'entendent quelques classiques. Ordinairement, en ciïet, on réserve ce nom à cette partie de la sur-
Fig. 314. — Cœur en place clans le sac péricardique (adulte mâle).
face extérieure du cœuv d'où émergent les troncs de l'aorte et de l'artère pulmonaire : oi', cette portion doit être logiquement rattachée à la face antérieure de l'organe.
Orientation. — l/axe du cœur esl la ligne qui réunit le sommet de l'organe au centre de sa base. Comme le montre la fig. 3 1 '■>, cet axe se dirige obliquement en avant, à gauche et en bas. Mais, son obliquité dans le sens vertical est peu marquée et sadirection se rapproche beaucoup de l'horizontale. Si j'insiste sur ce point, c'est que les moins mauvais des dessins classiques sont encore loin de donner au cœur son orientation réelle.
Cette horizontalité du cœur apparaît dés le début de sou développemeul . Le
DU COKUR
Fi 4
Axe (lu cœur, schéma
cœur cûiiiinoiice à peine use différencier en deux cavités que l'oreillette primitive vient se placer en an-lere et non au-dessus du ventricule primordial. La figure dans laquelle une coupe lioi'izonlaie du thorax a ouvert les quatre cavités du cœur, constitue une bonne démonstration de riiorizonlalité de l'organ e.
Coloration. — Le cœur a une coloi-alion générale rougeàtre sur laquelle se détachent, enjaune plus ou moins clair, des amas gi'aisseux d'abondance variable suivant les sujets, ('es amas graisseux s'accumulent de pri''réreiice dans les sillons iM'pondanl à la sépai'ation des cavités et autour des vaisseaux. La coloration varie d'ailleurs avec chaque individu el suivant les états pathologiques. Sur le cadavre, le c(eur droit, et plus spérialement son oreillette, se laissent
imbiber par le sang Ncineux el|)ienn('nl une cnlni'alioii noirâtre quelquefois I rés mar(iuée.
Consistance. — La consistance du c(eur est également variable. Le cnmr du vieillard, plus ou moins louelu' par la myocardite si-léreuse, est ordinairement |ilus dur que le C(eur de l'enfant ou le cieur de l'adulte. iVux autopsies, certains cii'urs, ai-rèlés en systole et fixés dans cet état par la rigidité cadavérique, ont une consistance plus particulièrement ferme. Le ventiicule gauche, à cause de ri'q)aisseur de ses |)ariiis, est notablement [ilus consistant i\ue h^s autres parties du co'u r.
Volume. — Laennec coiiqjarait le \oluuie du cirur a (.'.elui du poing. Cette évaluation, par trop approximative, ne saurait dispenser de mensurations précises. — Houillaud (Traité clin, des mal. du creur, 18i-l, 2"^ éd., t. I, p. ïiO) a doiiiii' les cliiUres suivants : la circonférence du cieur, mesurée au niveau de la base des ventricules, chez nu adulte, est de 2',)S miliimètres; la longueur, représentée par une ligne allant de l'aorte à la |)oiiite du cieur, est de !)S millimélres; la largeur, indiquée par une ligue l'éunissant le bord droit et la face gauche, au niveau du sillon auriculo-veiitriciilaire, est de 107 millimètres ; IVqiaisseiir, mesurée par une ligiii^ étendue de la face sterno-costale à la face dia|)hragmatique, au niveau du mi''iiie sillon, est de '.V2 inlllliuèti-es.
Hizol (Méin. de la Soc. luédic. d'obsei'val. suivantes :
les mensurations