‹ Traité d'anatomie humaine [electronic resource] (volume 3)Chapitre 104 sur 190 · V. oiiiph · texte numérisé non relu

V. oiiiph

Intest —

Fig. .507. — Développement du système porte (d'après Wiedersheim).

Schéma. — Disparition des v. omphalo-més. — Apparition de la V. ombilicale.

VEINES d'oKIGUNE

Tl y a trois branches d'origine : la grande mésentérique, la petite mésentérique, et la splénique, qui correspondent exactement aux artères de même nom. A la vérité, dans la majorité des cas, la petite mésentérique se jette dans la splénique, et celle-ci à son tour s'unit à angle droit avec la grande mésentérique, mais l'embouchure de lapetite veine mésaraïque est si rapprochée de l'origine

VEINE PORTE

du tronc de la veine porte et s'ouvre si souvent dans la grande mésentérique, ou dans son angle de réunion avec la splénique, qu'il est plus naturel d'admettre trois branches distinctes, convergeant vers un territoire d'union qui ne dépasse pas 3 cm. de surface.

Toutes ces veines ont des caractères communs. Elles sont satellites des artères ; il y a une veine pour une artère. Elles recueillent non seulement le sang de l'intestin et de son j)ériloine viscéral, maisencore des vasa-vasorum des artères et de l'aorte, des ganglions mésentériques. des franges épiploïques et d'une partie du péritoine pariélal. Dans le mésentère, elles forment des arcades anastomotiques superposées, dont deux au moins sont bien marquées, sousjacentes aux arcades artérielles. C'est de la dernière arcade, arcade marginale longeant le bord adhérent, que partent les rameaux intestinaux. Ceux-ci abordent l'intestin perpendiculairement à sa direction et se bifurquent, comme les vaisseaux artériels, en rameaux antérieurs et postérieurs qui se répandent sur les faces correspondantes de l'intestin et se rejoignent sur le bord libre. De là une série d'innombrables pinces vasculaires parallèles et anastomosées qui enserrent le tube intestinal ; quelques rameaux récurrents se rendent à la partie non péritonéale du bord adhérent. Enfin sur l'intestin même ces rameaux se terminent, en réalité naissent, par deux espèces de plexus, les uns superficiels, sous-péritonéaux, que l'on voit sans |)réparation , les autres profonds, intra-musculaires et sous-mU(jueux.

i° Grande veine mésentérique (mésentérique supérieure ou grande mésaraïque). — Tout à fait semblable à l'artère mésentéi ique supér., elle a pour territoire l'intestin grêle tout entier, à l'exception de la plus grosse partie du duodénum, et la moitié droite du gros intestin.

Elle commence grêle vers la fin de l'iléon, à peu de distance de son embouchure dans le cœcum, puis monte presque verticalement dans la base du mésentère, en inclinant un peu à gauche et en décrivant une faible courbure à concavité droite ; elle passe ensuite en avant de la troisième portion du duodénum qu'elle coupe perpendiculairement et sépare en deux parties, et enfin ayant accjuis un D. de 10 à 12 mm., elle disparaît derrière la lêle du pancréas. Là elle se continue bout à bout avec le tronc de la veine porte, qui semble sa continuation. L'artère mésentérique supérieure est à sa gauche, et en bas lui devient en môme temps postérieure.

Elle reçoit les veines omphalo-mésentériques, veines de la période embrvonnaire, les veines intestinales, les coliques di'oiles et la gastro-épiploïque droite, quelquefois la petite mésentérique et la pancréatico-duodénale.

V. omplialo-mésentériqHes. — Ces veines qui l'amènent le sang de la vésicule ombilicale s'atrophient dès le '1' mois embryonnaire et disparaissent à la fin du .'i''.

V. hHcstinales. — Ces veines dont le territoire s'étend depuis la partie inférieure du duodénum jusqu'à 30 cm. environ du cœcum, c'est-à-dire surpres(jue tout le jéjuno-iléon, sont au nombre d'une vingtaine, plus volumineuses et un peu moins nombreuses que les artères dans leurs troncs terminaux. On en compte une dizaine de grosses dans la partie supérieure et moyenne de l'intestin

Analomie ii 65

SYSTÈME VEINEUX

grêle. Elles naissent des arcades vasculaires, suivent le mésentère et abordent la grande mésentérique par son bord gauche ou convexe.

V. coliques droites. — H y a trois v. coliques droites, qui se jettent par deux ou trois troncs sur le bord droit ou concave de la mésentérique. La colique inférieure ou iléo-colique naît de l'angle iléo-cœcal par deux branches: une

Fig. SOS. — Veine porte (d'après Henle).

branche cœcale qui fournit elle-même la veine cœcale antérieure, la cœcale postérieure et la veine appendiculaire ; une branche iléale ou récurrente qui se dirige sur la partie terminale de l'iléon à la rencontre de l'origine de la mésentérique inférieure avec laquelle elle s'anastomose. La colique moyenne, k

VEINE PORTE

trajet horizontal, provient du colon ascendant. La colique supérieure a pour origine le coude droit du colon transverse, d'où ses rameaux s'étendent en deux directions, le long du colon ascendant et le long du colon transverse; ces derniers s'anastomosent largement sur la ligne médiane avec la colique supérieure gauche.

y. gasiro-éplploïque droite. — Analogue à l'artère homonyme, et comme elle recevant des rameaux gastriques, éj)i])loïques, duodéiiaux et pancréatiques, elle s'unit souvent à la colique supérieure droite et forme alois la veine gaslro-coliqiie.

2° Petite veine méseiitérique {mésentérique inférieure, iieliLe mésardique). — La petite mésentérique a pour territoire la moitié gauche du gros intestin. Elle commence par les v. hémorrhoidales supérieures. Celles-ci, dont les radicules se prolongent jusqu'à l'extrémité anale du rectum, ont j)our origine 0 ou 6 veines qui se réunissent en deux grosses branches droite et gauche, lesquelles longent les faces latérales du rectum, puis se placent à sa partie postérieure ; au niveau de l'extrémité supérieure de l'ampoule, c'est-à-dire à Lo cm. environ de l'anus, elles se fusionnent en un seul tronc, la petite mésentérique proprement dite.

La v. mésentérique monte sur le côté gauche de l'artère satellite, à gauche de l'aorte par conséquent; puis abandonnant l'artère qui se termine dans le tronc aortique, elle reprend un nouveau trajet indéjiendant. Dans cette deuxième portion, elle se dirige en haut et à gauche dans la région lombaire, en dedans du colon descendant, dans sou mésocolon ; elle décrit un arc à concavité droite autour de l'angle duodéno-jéjunal et s'enfonce sous le mésocolon transverse, derrière le pancréas, pour se jeter dans la veine splénique. Cette crosse de la mésentérique inférieure longe la partie gauche de la fossette duodénale supérieure qu'elle contribue à former, et continuée par l'a. colique sup. gauche constitue avec elle \' arc vasculaire de Treitz (V. Splanchnol., p. 258). La partie terminale de la veine se rapproche de l'horizontale et s'abouche à angle aigu dans la splénique, à 1 ou 2 cm. du tronc porte. Souvent elle se rend à la mésentérique supérieure ou à son angle, et alors elle se prolonge transversalement du côté droit.

Ses veines collatérales sont les colic[ues gauches. La colique inférieure vient de rS iliacjue ; la colique mogenue, du colon descendant. La colique supérieure descend du coude gauch(îdu colon transverse, occupant par ses branches d'origine la moitié gauche de ce colon et la partie supérieure du colon descendant; son tronc, beaucoup plus court que celui de l'artère, se jette dans la crosse de la v. mésaraïque.

.3" Veine splénique. — La veine splénique, d'un volume égal à celui de la grande mésentérique (10 à 12 mm. de D.), recueille le sang de la rate, d'une partie de l'estomac, du duodénum et du pancréas.

Ses origines sont dans les 3 ou 6 branches qui sortent du bile de la rate, en nombre égal aux branches artérielles et derrière elles, puis se réunissent en deux ou trois, et finalement en un seul tronc. Celui-ci se dirige transversalement de gauche à droite, d'abord sur le bord supérieur de la queue du pancréas, puis sur la face [tostérieure du corps, dans une gouttière qui lui est ménagée,

croise l'aorte et s'unit presque à angle droit avec la mésentérique super, pour constituer la veine porte. Elle est parallèle à l'artère splénique, plus petite et beaucoup plus flexueuse, qui serpente sur le bord supérieur du pancréas, tandis que la veine grosse et rectiligne est située au-dessous et en arrière, dans le sillon postérieur de la glande. Pour la voir, il faut déchirer le petit épiploon et le feuillet postérieur de l'arrière-cavité, au-dessus du pancréas ; on la trouve derrière ce dernier organe.

Ses branches collatérales sont: les v. gastriques courtes, la gastro-épiploïque gauche et des veines pancréatiques et duodénales. Elle reçoit habituellement la petite mésentérique et assez souvent la coronaire stomachique.

Veines gastriques courtes (vasa breviora, vaisseaux courts veineux). Nées de la grosse tubérosité de l'estomac, elles cheminent avec les artères homonymes dans l'épaisseur de l'épiploon gastro-splénique et se rendent dans les veines spléniques qui émergent du bile, quelques-unes dans le tronc splénique lui-même.

V. gastro-épiploïque g auclie. — C'est la plus grosse veine de l'estomac. Anastomosée à son origine, à droite, avec la gastro-épiploïque droite, branche de la grande mésentérique, qui complète l'arc veineux de la grande courbure, elle se dirige en haut et à gauche, le long de cette courbure, puis l'abandonne au-dessous du grand cul-de-sac pour plonger en arrière et se jeter dans la splénique, assez loin de la rate. Cette arcade veineuse reçoit par son bord concave des V. gastriques descendantes ou horizontales qui viennent des deux faces de l'estomac après s'être anastomosées avec les gastriques ascendantes de la coronaire stomachique, et par son bord convexe des v. épiplotques ascendantes. Celles-ci sont des branches volumineuses qui naissent du grand épiploon et du coton transverse, et s'unissent en arcades, quelquefois très vastes, dans le tablier épiploïque, surtout près de son bord inférieur.

V. pancréatiques et duodénales. — Tout le long de son trajet derrière le pancréas, la v. splénique reçoit de nombreuses veines du corps de cet organe, 5 à 6 au moins, et quelques-unes du duodénum. Les veines de la téte du pancréas et celles de la portion contiguë du duodénum s'unissent quelquefois en un tronc commun qui débouche dans la splénique, près de sa terminaison ; ce tronc est la v. pancréatico-duodénale gauche.

Page 1