V. siirréii. (caps. inoy
Fig. îill. — Circulation collatérale du rein (d'après Lejars). J ai ajouté l'anastomose réno-azygo-lombaire.
cave inférieure dans sa portion sus-rénale, ou celle dos veines émulgentes elles-mêmes, apportent souvent peu do trouble dans la circulation du rein.
Lejars, qui a étudié avec soin sur 80 sujets ces voies dérivatives ou de sûreté, les classe en trois groupes :
lo Les veines émergentes (Verneuil). — Ce sont des veinules qui sortent directement de la substance du rein, accompagnées ounon d'une artériole, et se jettentdans la veinecave, les V. lombaires ou les v. spermatiques. Elles ne se présentent que 6 fois sur 80, et occupent presque toujours le bord interne du rein, au-dessous du hile.
VEINE CAVE INFÉRIEURE
20 Les veines adipeuses. — Le bord externe du rein est circonscrit jiar un arc veineux qui se termine en haut dans la v. capsulaire ipoyenne, en bas dans la veine spcrnialiquc. Cet arc reçoit les veines de la capsule adipeuse et de nombreuses veinules parcnchyniateuses à la surface du rein. 11 se déverse dans les veines voisines : la rénale, la capsulaire, la spermatique, la diaphragniatique inférieure, les urétériques et les lombaires. Il faut noter ses branches perforantes qui passent à travers le carré des lombes ou sur son bord externe et vont s'anastomoser avec les v. sous-cutanées des lombes, ce qui justifie les émissions sanguines à ce niveau dans les maladies congestives des reins.
3" L'anastomose réno-azijgos ou canal réno-azygo-lombairc. Cotte anasiomoso bien connue consiste dans un gros tronc, qui part de la partie postérieure de la v. rénale et va se jeter par une de ses branches dans l'origine de la petite azygos, par l'autre daps la première veine lomljaire. Elle est presque spéciale à la v. rénale gauche (sur 70 sujets, G2fois à gauche, 0 fois à droite) : à droite, elle est remplacée par une anastomose de la veine rénale avec la 1 l'c veine lombaire. (V. Lejars, les Voies de sùrelé de la veine rénale. Soc. anatom., 1 888: — les Veines de lacapsule adipeuse du rein, Arch. de physiologie, 1891.)
Anomalies. — DéLiouchent dans la v. cave sous un angle de io" ouvert en bas. — La réna.li' gauche est très obliquement descendante (2 fois, Lejars). — La gauche descend parallèlement à la colonne et ne s'ouvre dans la v. cave qu'à la 4e lomb. (V. Froriep, Anat. Anzeiger, 189b, p. KT.t, plusieurs cas). — Passent rarement en arrière des artères rénales. — La v. rénale gauche passe derrière l'aorte et reçoit la phrénique gauche.
Formations insulaires du tronc ou des branches. — Les veines rénales sont sou\ cnl multiples, 2 à -l- et 7 dans im cas; moins souvent pourtant que l'artère, et plus fréquemment à droite. A gauche. 1 ou 2 liranches passent ordinairement en avant do l'aorlc et l'autre derrière.
Si le rein est abaissé par ectopie, ses voines s'ouvrent ordinairement dans l'iliaque primitive ou dans l'hypogastrique. — La rénale gauche se jette dans la v. ca\'e gauche, ipuind la v. cave inférieure est dédoublée.
Couununique avec l'iliaque primitive par un canal volumineux (1 cas). — Quelquefois a\'ec la mésentérique supérieure à gauche. — Reçoit parl'ois à gauche une v. lombaire, adroite la v. capsulaire moyenne ou une anastomose. — Les v. rénales accessoires sont plus rares que les artères semblables. Vont souvent alors aux v. spcrmatiqucs.
Les anomalies des v. du rein sont indépendantes de celles des artères. J'ai vu sur les deux reins d'un un'me sujet des anomalies artérielles vari(''es (branches surnuméraires, plan artériel postérieur passant derrière le bassinet, etc..) a\'ec disposition normale du système veineux.
'Veines spermatiques. — Ce n'est qu'à titre anormal que l'on observe des valvules dans la p;irtie alidominale des v. spermatiques, dont la circulation est sans doute favorisée par l'aspiration thoracique. Dans la partie scrotale, elles sont d'autant plus nombreuses que l'on se rapproche plus du fond des bourses ; leur développement semble en rapport avec la musculature générale du sujet, et aussi avec colle du crémaster et des muscles abdominaux. Périer a constaté deux fois leur alisence complète. On peut presque toujours injecter les veines spermatiques à contrecourant : mais sur un certain nombre de sujets les valvules sont infranchissables.
La valvule ostiale de la v. spermatique droilo était connue des anciens anatoniistes. Brinlon (ls;)7) a insisté sur sa constance et sur l'absence de valvules dans la veine gauche pour expliquer la rareté du varicocèle droit. Toutefois Rivington (.fonrn. of Analoniij, 1873) a observé des valvules des deux côtés, et signalé ce fait que si la valvule ostiale gauche fait défaut, elle peut être remplacée par une paire valvulaire dans la rénale, un peu au delà de l'embouciuire spermatique. Des recherches plus nombreuses seraient nécessaires.
On connaît la fréquence de la dilatation variqueuse des v. spermatiques, ou varicocèle, affection (jui atteint surtout les v. antérieures plus que les v. fimiculaires. La fréquence plus grande du varicocèle gauche a été expliquée de plusieurs laçons : lo la v. spermatique gauche débouche à angle droit dans la rénale ; 2o elle n'a pas de valvule ostiale (Brinton) ; 3o elle passe sous l'S. iliaque qui la comprime ; -l" l'artère spermatique, dans sa portion abdominale, fait un tour et demi de spire autour de la veine : cette spirale est plus complète à gauche et s'étend jusque dans le canal inguinal [llijrtl). Aucune de ces explications n'est démontrée.
Sur les V. spermatiques : Périer. Thèse de Paris, IStii.
Veines ovariennes. — On a rencontré acciilentellemont des valvules sur le trajet des veines ovariennes, du coté gauche notamment (Theile, Henle). L'embouchure peut éire valvulée d'un cùlé comme de l'autre : le plus souvent la valvule ostiale est unique cl non paire comme chez l'homme (Birinr/fon).
lOli
SYSTÈME VEINEUX
V. spermatique et v. ovarienne. — Anomalies. — Reçoit comme branches supplémentaires : une v. rénale accessoire du pôle inférieur, — une v. surrénale capsulaire, — une V. duodénale. — Communique quelquefois avec les branches de la v. porte. — Ses branches mésentériques et adipeuses sont marquées surtout chez le nouveau-né (Gegenbaur). — Communique avec l'azygos et les lombaires par un gros tronc près de sa terminaison.
Absente et remplacée par de nombreuses veinules (1 cas). — Double des deux côtés (1 cas).
Une des deux s'ouvre dans une v. lombaire, ou dan.s la capsulaire moyenne ou communique avec celle-ci. — Toutes deux se jettent dans la v cave, ou dans la v. iliaque externe (1 cas). — La gauche, exceptionnellement, s'ouvre dans la petite azygos, ou dans l'iliaque externe. La droite, dans la v. rénale droite (assez fréquent) ; ou par deux branches, dans la rénale et la v. cave, ou même par une troisième dans une v. lombaire.
VEINE PORTE
Injection. — Pour injecter les veines sus-hépatiques, on lie la veine cave inférieure au-dessus des rénales et l'on pousse ou par la veine cave supérieure après avoir lié l'artère pulmonaire, ou directement par la veine cave inférieure.
L'injection de la veine porte peut se faire par le tronc porte en poussant d'abord vers les extrémités, puis vers le foie ; ruais il vaut mieux choisir l'hémorrhoïdale supérieure et pousser vers le foie. Hyrtl dit que tout le monde devrait avoir vu une fois dans sa vie l'injection se faire sous ses yeux; car en circulant de proche en proche dans ce vaste système, l'injection donne l'illusion du mouvement du sang, et la pièce une fois remplie est vraiment belle et imposante.
Structure. — L'épaisseur de la paroi du tronc porte est de un demi-millimètre (493 ft. Kœll.), supérieure à celle de la sous-clavière, de la fémorale, môme de la veine cave au-dessous du foie. Celle des branches mésentériques de 2 mm. de diamètre est seulement de 76 ix, inférieure de beaucoup à celle de veines de même calibre.
La tunique musculaire atteint dans le tronc porte une épaisseur de 158 p [Kœll.], ce qui la met au-dessus de presque toutes les grosses veines du corps. Elle est à double couche. Eberth fait observer que la disposition varie beaucoup suivant le point considéré. Tandis que la veine porte possède une faible couche circulaire interne et une couche externe longitudinale assez forte, les branches moyennes mésentériques ont deux couches longitudinales et une circulaire intermédiaire. Piana a décrit dans les racines de la veine porte du cheval un appareil musculaire semblable à celui des veines pulmonaires et composé d'anneaux espacés, reliés par des fibres obliques; ces diaphragmes musculaires auraient pour effet de s'opposer au reflux. Kœppe, chez le chien, a observé que le tronc et les branches importantes du système porte ont une double couche musculaire puissante, alors qu'il n'y a aucune valvule; qu'à l'extrémité intestinale, riche en valvules, les veines, au moment d'aborder l'intestin et sur l'intestin même, perdent leur couche longitudinale et conservent une forte couche annulaire, et qu'inversement, à l'extrémité hépatique, les branches en se ramifiant dans le foie gardent leurs fibres longitudinales et se dépouillent peu à peu de leurs fibres circulaires. Ces variations dans la structure anatomique influencent la circulation du sang, comme le montrent les expériences physiologiques.
Valvules. — Nos auteurs classiques enseignent qu'il n'y a aucune valvule dans le système porte, et Bichat ajoute qu'elles seraient inutiles, le réseau capillaire du foie formant un barrage qui s'oppose au reflux, ce dont il s'est assuré sur l'animal vivant. Ceci est vrai des grosses branches. Hyrtl dit que parmi tous les animaux qu'il a examinés, le rat est le seul qui possède dans le tronc porte une valvule d'ailleurs remarquable : mais il faut faire une exception pour les petites branches viscérales, sans compter les veines accessoires du foie dans lesquelles Sappey a depuis longtemps signalé la présence de valvules.
On a constaté des valvules chez le cheval, le porc, certains singes. Les carnassiers et les ruminants possèdent des valvules dans tout le système gastro-splénique (flocfisfette?'). C'est chez le chien qu'elles sont le plus fortes et le plus suffisantes ; c'est également chez cet animal que Bryant et Kœppe les ont constatées dans les veines du gros et du petit intestin. Ces valvules sont paires et siègent de préférence sur les petites veines, au point où elles s'appliquent sur le viscère et où elles s'ouvrent dans les arcades veineuses marginales ; on peut compter jusqu'à 9 paires valvulaires sur un territoire de 7 mm. Elles font défaut dans les veines du réseau sous-muqueux.
Elles existent également chez l'enfant nouveau-né; là aussi il faut les rechercher le long de la grande courbure de l'estomac, au débouché des veines gastriques et épiploïques dans
VEINF. POIiTE
l.i gasli'o-épiploïqiic, dans les vaissiMiix courls [lUuii'r). ihiiis Ii's \-cinuli^s irili'slinalos, le li)ngilu boni adliiM'ent 011 hord vasculairn de l'inlcstin. lOlli's sont disposé(?s [lar paii'ps.iiiincos, li'i's ('lastiquos : nno injoction f^rossière los l'orfc racilciiipnt, v[. Ips l'ail nii'eoiiiiaitrc. Kilos disparaissont ra])idcniRnt par le imW-anisino dn l'atrophio valvnlnirc, ipii si' manifesta sur loutes les vnines ihi roi'ps. On los rctroinc l'n petit nombre rhcz l'adulle, ilans li/s A'aisscaux siiperliciels de l'intestin f^riMe, dans eenx ilii dnod(''nnni snrtont, dans les veines du f!;rand épiploon, dans la bi'anelie snpi'rieiire de la coronaire sloniachique. Ces valvules périphériques ont évidemment poui' i-ole non seulement de diriger le sang vers les troncs collecteurs, mais aussi do s'opposer an riîlluv iM à la stase dans les parois des viscères. Il serait à désirer qu'on reprit leur étuile sur riioimne adidh', en eniployaul les iiri'cautions indiquées par les auteui-s ]ir('Ci''dents.
Sur les valvides : Iltif!i'<h'lli')\ Andi. f. Annf.. 1X87 : — liri/inil. ISoslon nii'd. journal, 188!» : — K(Vpi>i'. Arcli. t. l'li.\>iol., IS'.lll.
Vaisseaux dérivatifs. — Waller (ITSll). cih'- )iar Lnsi-likii.;i\ail deja dislingui' aux ex- Irémilés di' la veine ])orle dans le roii'deux es|M''ces de braindies lermin;iles, les branches sijcrétoires et les branches anasiomotiqucs a\ec l;i veine cave. Cl. Tîernard ((.;. R. Arad. i/i's Si'/i'iiri's. 1 S.'ID) a décrit (diez le (dievnl des raixserni.r rommunirnntx on vaisseaux ilirecis. qui iH's d(^ la veine ])orte djins le sillon transvcise traversent la substance liépali(pie sni' une longueur do 3 à i cm. l'I, arrivés a la surface externe de la veine cave, la perforent i)our iléboucher à son intérieur. Ces vaisseaux sont nombreux et s'ouvrent par des oriliccs séparés ou par des trous communs à i)lnsienrs branches. Ils ont la sti'ucturc caractéristii[ue do la xi'ine porle. Lr-nr foiiclion es( l'xiiliMiuni'nt de servir de canaux de décharge pour (''vacuer b: trop |ilcin de lu \. poile. (lu les rencontre chez des animaux autres que b' idicxal, el iiussi chr/ rhoiiniie. mais ils soni pins variables et moins développés.
Les observations de Ul. Bornard demanderaient à èli'o ré\ isées. Je n'ai pas retrouvé ces \aisseaux sur quelques foies d'hommes adultes: Sappey et Calori les ont aussi vainement cherchés. Chauveau et Arloing ne croient pas qu'il y ait de voies directes chez les animaux domestiques ; car les injections pulvérulentes rie la veine porte arrivent toujours décolorées dans la veine cave ou dans les sus-hépatiques, .le dois dire que Sabourin (Progrès médical, 1883) admet avec Cl. Bernard des veines porto-sux-liépntiiitd'x qui sont des voies de sûreté pour la V. porte. 11 a reconnu, sur le trajet des gros canaux portes, des canaux sus-hépaliques volumineux qui plongent par une de leurs extrémités dans la gaine conjonctive des vaisseaux poi'lrs. Dans leur Irojd inliM-glissonicn, ces veines paraissent avoir une ri(dic mus(-ul;ilui'c.
Veines portes accessoires. — Les \eiiics portes <\v iv^iipioon gasii'o-iii'p;iiii|iie ont clé signalées pur W'eber en 1812: l'elles du hileetdela vésicule biliain^s étaient l'galement <-onnues avant les travaux de Sappey. Cet anatomistc d'autre part n'a pas lait mention des V. portes du ligament coronaire du foie, rpii vont du diaphragme à la large surface non péritonéale du bord postérieur de la glande. IlyrtI les a indiiiuées : elles consistent en de très linos veinules qui, d'après Mariau, aui'aient une rlonlile orientation, les unes allant se terminer dans le foie, les autres dans le diaphragme.
Dans le ligament triangulaire gauche, Calori signale aussi cl dessine des vi'ines analogues : mais comme elles sortent des lobules du foie, c'est-à-dire des bi'anches de la veine porte hépatique, et qu'après avoir reçu des veinules des vasa aberrantia, elles se jettent dans les branches delà v. diaphragm. infér. gauche, il les considère commodes v. sus-hépali([ues accessoires et non des v. portes. Celles du ligament droit sont d'un volume insigniliant.
C'est à Sapiiey (pie rmient le méi'it(Mra\oir montré cpic la pluii,-irt des cas de circulation collatérale parla veine ombilicale persistante sont interprétés d'une façon erronée et ipi'il existe dans le ligament suspcnseur, l'ommc autour du ligament rond, des veines allant du diaphragme ou de l'ombilic au foie et pouvant être utilisées comme voies de décharge dans la cirrhose. Ces rlenx groupes veineux sont souvent appelés par les auteurs étrangers, les reines de Sappeij. Ces veines sont valvulées, et leurs valvules regardent le foie (Sappey, Braune. iloclistetter) : la circulation s'y fait donc physiologiquenient de la |ii'riphérie au foie et ce sont bien des veines portes: mais dans l'obstruction veineuse du foie, dont la cirrhose est le type, il se produit un rellux qui force les valvules, le sang circule en sens inverse, du foie à la ])aroi abilominale, et là rencontre les veines épigastri- (pjes ipii ramènent, en sens régulier, de l'ombilic à la veine iliaque externe.
r. du I iijaineiil suspenseuf. — Ce sont des veines assez nombreuses, très déliées, anastomosées entre elles, qui descendent de la partie médiane du diaphragme enti-e les deux lames du lig. falciforme et vont à la face sup:''rieure du foie. Sappey dans un cas de
Anatomie 11 GG
SYSTÈME VEINEUX
cirrhose en a compté 12, Hont 4 de la grosseur d'une plume de corbeau. C'est à tort qu'Hyrtl a contesté leur existence et que Calori a présumé qu'elles se dirigeaient du foie au diaphragme, comme des sus-hépatiques accessoires. Les dessins de Sappey ne laissent pas de doute sur leur orientation. Mariau pense que les deux types coexistent, que les veines situées près du bord diapliragmalique du ligament suspenseur vont aux veines phréniques, tandis que celles du bord hépatique se rendent au foie; les deux espèces de veines seraient anastomosées.
Veiiiea parombilicales. — Burow, en 1838, avait indiqué la présence constante chez le fœtus et le nouveau-né d'une veine impaire qui, naissant des deux épigastriques au
Fig. ol2. — Veines portes accessoires (d'après Sappey). Le foie et la paroi abdomin. sont vus par derrière.
niveau de l'ombilic, suivait la veine ombilicale et s'y ouvrait près du foie. La veine de Burow. branche collatérale et anastomotique de la v. ombilicale, est vraisemblablement la même que la v. parombilicale de l'adulte. En 1859, Sappey découvrit chez l'adulte un groupe de 4 ou o petits troncs veineux dans la partie inférieure du ligament suspenseur. Ils ont une double origine, autour do l'ombilic, dans les veines tégumenteuses et dans les V. profondes (épigastr. et mamm. interne); ils suivent le ligament rond ou cordon fibreux de la V. ombilicale dont ils sont satellites et qu'ils enlacent, et vont se terminer les plus gros dans le bord tranchant du foiCj d'autres dans le sillon longitudinal; 1 ou 2 branches