VEINES SUS-HÉPATIQUES
-V. oiiibii.
y. lie Btiiuir
-Annrnii niiili
aboutissent à la, vuinc poi'le on i\ la partie persiflante de la veine ombilicale. Ces veines ont leurs valvules dirigées vers le l'oie. Braune les lait aboutir surtout au lobe cari'é et au lobe gauche.
Parmi ces veines il en est une plus grosse et constante, qui se jette dans la branche gauche du sinus porte iSappey c|ui l'a vue grosse comme une plume d'oie dans un cas de cirrhose no lui a donné aucun nom, mais on l'adepuis nomiwo (j ronde veine parnmbilirale (ou encore adombilicalo, supra-ombilicale), réser\ant le nom de peli/es r. pavombiiicales ou accessoire aux autres veinules du groupe. SchilT (1862), qui l'assimileaussi à la veine fœtale de Burow, a constaté son existence chez la plupart dos mammifères : sa description confirme celle de Sappey.
Le rùle que joue la v. ombilicale dans cette circulation collatérale a été fort discuté ; car il est bien démontn- que cetti' veine ne s'oblitère complètejuent ipie dans son bout ombilical, mais non dans son bout hépatique. Ch. Robin, sur 43 adultes examinés, trouve que la veine mesure 12 cm. en longueur, que .'i fois il persiste un canal de 3 à 4 cm. de long dans sou bout central, et 38 fois de 1 à 2 cm. seulement ; ce canal ne reçoit aucune branche collatérale, la veine de Burow n'a jamais existé, la veine satellite du ligament rond se jette dans la veine porte. Wertheimera bien constaté au milieu du ligament rond un canal endothélial contenant du sang, mais c'est pour lui une \ eine de nouvelle formation, r. renivo-ombil icnle, cl'l/S mm. de D. i[ui d'ailleurs peut se dil.-iler dans la cirrhose.
C'est à Baumgarten qu'on doit les recherches les plus précises et b's plus étendues sur cette question ; elles ont porté •sur 60 cadavres. Cet auteur a montré par ( ses injections qu'en règle très générale (.j5 f. sur 60) le bout hépatique de la v. ombilicale conserve un canal qui possède un endotliélium et contient du sang. Ce canal a 6 à 10 cm. de long. Tantôt et plus rarement (8 sur 00) il admet une sonde assez grosse, tantôt il est très fin. Il s'ouvre dans la V. porte gauche ou par unoriticeen entonnoir, facilement reeonnaissable (24 sur 60), ou bien dans les autres cas par un pertuis très fin, presque microscopii[ue. Normalement il est parcouru pendant la vie par du sang qui va au foie et qui lui est apporté par des branches collatérales ou veines parombilicalcs. Il reçoit en effet la granile veine parombilicale (v. de Burow chez le fœtus) et les petites veines accessoires (r. intercalairex de Baumgarten).
Dans un tiers ou un quart des cas, la v. parombilicale se jette directement dans le sinus porte et le canal ombilical ne reçoit plus que les petites veines. C'est de la persistance de ce canal et de sa largeur originelle que dépend l'importance de la circulation collatérale par l'ombilic en cas de cirrhose: des varices abdominales formant la této de méduse semblent liées à
la préexistence d'un large canal permettant une vaste dilatation.
Ilyrll a contesté la justesse du terme : v. portes accessoires. Ce sont, dit-il, des branches afférentes de la veine porte, comme la veine ombilicale ; elles ne constituent pas plus que celle-ci des systèmes indépendants dans le foie. .Vprés leur entrée dans le parenchyme, elles fournissent aux lobules voisins et débouchent dans la v. porte. En elTet : 1" une injection pénétrante de la v. porte ne laisse dans le foie aucun ilot non injecté ; 2° dos injections même grossières de la v. porte peuvent sortir par les v. portes accessoires, et d'autre part une injection pénétrante poussée par une des v. portes épiploïques remplit tout le foie et, après avoir fourni à un certain nombre de lobules, débouche dans une branche porte, comme le montre la dissection.
Sur cette question assez embrouillée des v. portes accessoires de Sappey. voyez: 1° Snpiji'ij, Mémoire sur lesveines portes accessoires. Mémoires de l'Acad. de uu'dcc., IS.'Il). ou C. H. de la Soc. de biologie, même année. Les planches ne se trouvent que dans le Journal de l'Anatomic, 1883, Il y a un rapport important de Cit. Robin sur ce mémoire,