‹ Traité d'anatomie humaine [electronic resource] (volume 3)Chapitre 117 sur 190 · II. — PLEXUS EXTUA-l'wVCUlDIENS · texte numérisé non relu

II. — PLEXUS EXTUA-l'wVCUlDIENS

Les apophvses transverses divisent les plexus oxtra-rachidiens en deux plans, l'un antérieur ajipliqué sur la face antérieure des corps vertébraux, l'autre postérieur étagé en plusieurs couches à cause des muscles nombreux qui remplissent les gouttières vertébrales.

1° Plexus extra-rachidiens antérieurs. — Plexus dorsal et plexus lombaire antérieurs. — C'est dans les régions dorsale et lombaire qu'ils sont les plus simples. Leur forme est celle d'un réseau, plutôt que d'un plexus, à grandes mailles hexagonales, dont les côtés supérieur el inférieur s'étendent transver-

SYSTÈME VEINEUX

salement dans les gouttières horizontales des corps vertébraux, tandis que les angles latéraux s'enfoncent dans les trous de conjugaison et s'unissent aux v. émissaires qui en sortent, concourant ainsi à former la branche postérieure des V. intercostales ou lombaires. Ce réseau veineux est satellite d'un réseau artériel semblable.

Plexus sacré antérieur. — Le réseau est constitué par les anastomoses transversales entre les veines sacrées latérales et la v. sacrée moyenne unique ou double. 11 y a ordinairement deux veines pour une artère. Il reçoit les veines des trous sacrés antérieurs.

Plexus cervical antérieur. — Au cou seulement on observe un véritable plexus situé en partie conire les vertèbres, en partie en avant des muscles prévertébraux. Aux grandes mailles hexagonales du réseau s'ajoutent des branches verticales et transversales anastomotiques, en nombre double ou triple de celui des branches artérielles. Elles embrassent sur les côtés la base des apophyses transverses et s'anastomosent avec les v. extra-rachidiennes postérieures.

Le plexus cervical antérieur est bien développé surtout au niveau des deux premières vertèbres, comme aussi d'ailleurs le plexus postérieur. 11 reçoit des V. musculaires des muscles prévertébraux, des v. articulaires et des v. osseuses. 11 s'ouvre sur les côtés, soit dans la v. vertébrale au niveau des trous de conjugaison, soit dans la v. cervicale ascendante.

2° Plexus extra-rachidiens postérieurs. — Plexus dorsal ei plexus lombaire postérieurs. — Ces plexus ont une disposition simple. Ils forment deux couches: 1" une couche intermusculaire dont les branches sont satellites des divisions artérielles du rameau dorsal de l'artère intercostale, et comme elles se réi)andent soit entre le sacro-lombaire et le long dorsal, soit entre le long dorsal et le transversaire épineux; 2» une couche profonde ou sous-musculaire ])ropre. Cette dernière est accolée à la face externe des vertèbres, au-dessous du transversaire épineux. Elle est constituée surtout par des rameaux interépineux, à direction antéro-postérieure, qui longent les intervalles des apophyses épineuses et des lames vertébrales ; à leur extrémité postérieure ils communiquent avec une veine longitudinale médiane, inconstante, qui sert d'anastomose entre les moitiés droite et gauche ; à leur extrémité antérieure ils émettent des arcades verticales qui embrassent les apophyses transverses.

Les plexus postérieurs reçoivent des veines cutanées, musculaires et osseuses et s'anastomosent au niveau du trou de conjugaison avec les plexus antérieurs et les plexus intra-rachidiens. pour se jeter par un ou plusieurs troncs communs (branche postérieure ou dorso-spinale) dans les v. intercostales ou lombaires.

Plexus cervical postérieur. — Le puissant développement des muscles de la nuque a provoqué la formation de riches plexus veineux qui s'étagent comme ces muscles.

On ne distingue pas moins de 5 couches veineuses superposées {Foucher) : 1° un plexus sous-cutané, situé entre la peau et le trapèze. D'une veine médiane, épineuse partent des branches transversales qui s'anastomosent entre elles par des rameaux ascendants et qui à leur extrémité externe s'ouvrent dans les veines profondes en perforant le trapèze, ou bien directement dans la jugul.

VEINES RAGHIDIENNES

poslérioiire j)our les l)raii(:Iios les plus inrériiMires (Cliabbcvt) ; — 2° un plexus enlre le trapèzeel le splénius.Son principal débouché est dans la jugul. externe par l'intermédiaire de la v. sous-cutanée 'postérieure du cou (voyez v. jugul. exl.) ; — 3" un plexus enlre le splénius et le grand complexus ; — 4° un plexus enlre le (^omplexus et le transversaire épineux. Celui-ci est considérable et forme une nappe étalée enlre deux lames aponévn'oliques, communi(juant largement avec le plexus profond; — ")» un plexus osseux, appliqué sur la face externe des apophyses el des lames vertébrales.

Des veines nombreuses reçoivent le sang de ces plexus: la vertébrale, la jugul. postérieure, la jugul. externe, la cervicale profonde, en haut la v. occi- |iilal{', en bas la cervicale Iransverse.

.\ la |)arlie su|»érieure de la nuque, à la jonclion du cou et do la téte, les plexus profonds prennent un grand dévelo|)]ien)ent et constituent le confluent occij}ilo-vertébral onplexus sous-occipital. Ce conlluenl occupe le creux sous-occipital, dans le triangle iutermusculaire des droits el des obliques; il s'élend d(q)uis la face inférieure de l'occipital jusqu'à l'axis, mais il est surtout marqué dans l'espace ()cci|)ito-atloïdien ; aussi conçoil-on fjue le renversement prolongé de la téte doit entraver sa circulation et provoquer son engorgement. On l'a vu former une tumeur éreclile, molle, arrondie, qui faisait saillie sous la peau el simulait nu lipome {Maisonneuve-Verneuil).

Le plexus sous-occipital est un rendez-vous de veines nombreuses du crâne et du rachis qui s'anastomosent largement entre elles (Voyez la fig. 490). Là se réunissent les origines de la v. vertébrale, de la cervicale profonde, de la jugulaire postérieure et de la branche inférieure de la v. occipitale ; dans ces origines veineuses débouchenl les veines condyliennes postérieures, un rameau du |)lexus condylien antérieur, et des v. émissaires des plexus intra-rachidiens, notamment du plexus du trou occipital. Comme il communique à son tour avec les v. s:)us-culauées, on comprend qu'on ail cherché dans les émissions sanguines et les révulsifs de la région sous-occipitale un moven d'agir contre les allcctifins tle rencé|)hale.

Anastomoses entre les plexus intra et extra-rachidiens. — Les deux systèmes de plexus rachidiens communiquent enlre eux : 1" à la sortie du trou (le conjugaison, au momenl où ils s'unissent pour déboucher dans les troncs (■i)llecteurs, v. vertébrale, intercostale...; 2" sur la face antérieure des corps vertébraux, par les radicules des veines diploïquesdu corjjs vertébral ; .3° entre les lames des vertèbres, par des v. perforantes ijui traversent les ligaments jaunes et les ligaments interépineux.

III. — ri'.ONCS r.OlJ.I'CTF.lliS ou émissaires des IM.KXUS r,Ar,HlDIE>'S

l>es tl'oncs collecteurs des plexus rachidiens sont : pour la région cervicale, la V. jugulaire postérieure el la v. verlébrah^ ; ])0ur la région dorsale, la v. azygos ; pour la région lombaire, la v. lombaire ascendante el l'iléo-lombaire ; pour la région sacrée, les v. sacrées moyenne et latérales.

SYSTÈME VEINEUX

VEINE JUGULAIRE POSTERIEURE

La V. jugulaire postérieure est une veine profonde de la nuque, dont le calibre est en raison inverse de celui de la v. vertébrale, à laquelle elle sert de voie auxiliaire.

Elle naît entre l'occipital et l'atlas, sur les côtes de l'espace occipito-atloïdien, se dirige très obliquement, comme le muscle grand oblique, en bas et en dedans vers le sommet de l'axis, s'anastomose à ce niveau avec la jugulaire du

côté opposé par une branche transversale, puis reprend un trajetoblique en bas et en dehors, passe entre l'apophyse transverse de la 7* vertèbre cervicale et la 1""^ côte et vient s'ouvrir dans le tronc innominé, derrière v. vertébrale, quelquefois par un tronc commun avec cette dernière veine. Elle décrit ainsi avec la jugulaire opposée un X, dont les branches supérieures sont plus courtes et plus obliques que les branches inférieures. Dans la plus grande partie de son trajet, elle est située entre le transversaire épineux et le grand complexus.

La jugul. postérieure prend ses origines j)rincipales dans la partie supérieure de la veine vertébrale, au moment où celle-ci rampe horizontalement sur l'atlas, et dans \e plexus sous-occipital (confluent atloïdien, confluent occipito-vertébral). Par ce plexus, elle s'anastomose avec les v. condyliennes postérieures quelquefois très grosses, les occipitales profondes, et même aussi avec les émissaires mastoïdiennes et les émissaires postérieures du plexus du trou occipital. Sur son trajet, elle reçoit des v. musculaires du transversaire épineux et du grand complexus. Par une série de branches transversales externes, elle s'unit au niveau de chaque trou de conjugaison avec la v. vertébrale et les v. plexiformesqui occupent ce trou. Ces anastomoses sont surtout importantes au niveau des 2' et 3° trous intervertébraux et plus bas entre la ïi' et la 6^ vertèbre cervicale. De l'arcade anastomotique qui passe sur l'apophyse épineuse de l'axis naît une v. médiane que nous avons déjà signalée (azygos dorsale de Godman); elle descend le long des apophyses épineuses cervicales et fournit des branches transversales, les unes superficielles, les autres profondes, qui communiquent avec les plexus intermusculaires. La v. médiane se prolonge parfois au-dessus de l'axis et s'anastomose avec les v. occipitales.

Fig, 530. — Veine jugulaire postérieure (schéma).

VEINES nAClIlhlENXES

\ KI\E X rn I KIillAI.F

La V. verlébi'alc s'clond ilu Ikmi dccipilal a la hase du cràno. Bien cjiio salellilo d(> l'artère vertébrale, elle ne coriespoiul qu'à la ])artie cervicale de ce vaisseau. Ordinaircmeni uniijue, mais fi équernmenl dédoublée par places ou même accouipagnée de vciues secondaires, elle est située, dans sa jiai iie horizontale comme dans sa. partie verticale, en dehors de l'artère, dont elle embrasse la face externe dans la concavité de son croissant. Elle présente en ellet sur la plupart des coupes une forme semilunaire. Son calibre, un peu plus petit (|uc celui de l'artèi'e. en ne tenant comj)te que de la veine principale, alteiiit (i mm. à sa terminaison.

Elle connneucc près de la lii;ne un'diaue, dans l'espace qui sépare l'occipital

lie l'atlas, en avant du ligameni occipito-atlo'iilien postérieur et sediriged'abord horizontalement en dehors jusqu'au trou trausversaire de l'atlas. A ce niveau elle se coude à angle droit et descend verticalement dans le canal des apophvses transverses, à côté de l'artère; elle sort avec elle au-dessous du trou de la B*-' vertèbre cervicale et reçoit le plexus veineux du 7<^ trou transversaiie. Devenue libre, elle s'incline en avant, chemine derrière l'a. thyroïd. inférione et la v. jugulaire interne, sur la partie antérieure et externe de l'a. vertébrale, et pas-

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SYSTÈME VEINEUX

saiil lati((')len avanl laiih'il en arrière de l'a. sous-claviére, se jette dans le tronc veineux brachio-céplia!i(|ue. Cette enihouchiire a lieu près de VangJe veineux, en arrière de la jugiii. interne, et souvent par un tronc commun avec la jugul. postérieure; elle est constamment munie d'une valvule simple ou double. . La V. vertébrale est béante sur tout son trajet. Dans le canal en partie osseux, en partie fibreux qu'elle parcourt, elle est lâcbement accolée à l'artère mobile et isolalile, mais elle est fixée au périoste et aux aponévroses voisines par des travées fibreuses rayonnantes f|ui assurent sa béance. Dans sa partie libre, elle adhère, comme toutes les veines de la liase du cou, aux af)onévroses cervicales. On l'a vue, au moins chez les animaux, permettre l'entrée de l'air dans le cœui', à l'occasion de plaies de l'occijjital , et Fi'. Franck a démontré le fait expérimentalement.

La V. vertébrale est volumineuse dès sa Jiaissance, à cause de ses nombreuses racines. Ellea youv origine principale l'extrémité supérieure des plexus intraraqhidiens, soit des ])lexus situés entre l'occipital et l'atlas, soit du plexus du trou occipital, lequel à son tour a reçu une partie du sang du sinus occipital Iransverse et des sinus occi|)itaux postérieurs. Les origines accessoires sont : les veines du plexus sous-occipital, qui sont surtout des v. musculaires profondes ; — les V. condyliejmes postérieures, veines de volume très variable qui se jettent plus souvent dans la jugul. postérieure ; — ordinairement une branche du plexus condylien antérieur ; — enfin les fortes anastomoses qu'elle contracte avec la jugul. interne, la jugul. |)ostérieure. la cervicale profonde et l'occipitale.

Branches collatérales. — Ses bruncites coUalérales sont: 1° des rameaux antérieurs qui jjroviennent des muscles prévertébraux et du plexus veineux ])révertébral ; — 2" des rameaux postérieurs nombreux, représentés par les émissaires des plexus profonds de la nuque : plexus intermnscnlaire du transversaire épineux et plexus osseux sous le transversaire. ainsi que par les anastomoses de la jugul. postérieure et de la cervicale profonde ; — 3° Aesrameaux spinaux, ou veines des trous de conjugaison, apportant le sang des plexus intra-rachidiens. Toutes ces premières collatérales s'échelonnent régulièrement et s'ouvrent dans le tronc collecteur au niveau de chaque trou intertransversaire.

Au-dessous de la G'' vertèbre cervicale, et dans sa partie libre, la v. vertébrale reçoit: 4° le plexus veineux du septième trou de cmijugaison ; — 5° le réseau du plexus brachial, réseau délicat situé entre les racines et les branches nerveuses, et les petites veines qui accompagnent l'artère sous-clavière [Kadyi).

G" La V. cervicale ascendante. — Satellite de l'artère de même nom qui est une branche de la thyroïdienne inférieure, et située comme elle dans la région prévertébrale, entre le grand droit antérieur et le scalène antérieur, plus bas en avant de ce dernier muscle, la v. cervicale ascendante reçoit des branches du plexus veineux antérieur du cou et des muscles ])révertébraux. Elle s'anastomose avec les vertébrales au niveau des trous de conjugaison.

7o La I!. cervicale profonde. — Elle commence à la base du crâne, dans la région sous-mastoïdienne, et tire ses origines du plexus sous-occipital, quelquefois d'anastomoses avec les émissaires mastoïdiennes et plus bas. entre l'atlas et l'axis, d'anastomoses perforantes avec les v. intra-rachidiennes. De là elle descend verticalement en arrière des apophyses transverses cervicales et

vKiXKs i;aciiii)1kmnes ioc).-;

lies iiiiisi'li's scali'iii's ([111 la l'oii \ ri'ii I . en dcliurs de la )iii;iilaiii' |Misl(''ri(Mii'i', située comiiiL' ellp ciilii» les riiiisulps lraiis\ ersaire cpiiMMix ci iiraiid coin [)l('xus. mais près Je leur l).)rd exlcriie. A la partie inl'éi'ioiire, elle jiasse ciitie Tai^jpliysft Iransverse de la 7"' rervicale et la T' cùte etse jclle tians la v. viM-lélirale. Le tronc eiMiiiiMiii est la vertrbnde rommaiw di- ([iieliiues aiilen rs : il parait souvent continuer la cersicale prolunde plus yrosse (jue la vei léljiale.

r^a V. cervicale |)roroiide es! satellite de l'a. cervicale |)ror(uide. luauclie de la sous-claviére : niais elle eu didcre en deux points : elle s'élève lieaucoup plus liaiii , jus([u'à la hase du cr;\ne. el assez souvent elle se [)lai-e -ous le lrans\crsaire é|)ineux qui la sépare de l'ai'lére. Mlle r(H;oil des v. niu^culaircs |U(ilondes cl des branches du plexus c\l ra-i iirliidicn |!0sléru'ur. l'illc ( (luiuin nH|ue avec la vei'tébrale au niveau des Imnsde ciinju^aison.

On remarquera i|iH' la v. verleluale csl llani|uce de deux cul l,i léi a les salclliles, l'une antérieure dans la rét^ion pré\ eileluale, la ce r rivale uifi'enda)il c , l'autre posh'rieure, dans la région de la nu(|U(\ \\\ eerr'ivale profonde, fju'elle communicjue avec ces deux vaisseaux à (nus les Irons de conjugaison. C'est Jonc une triple voie (luverle au sang, le long des apoplivses I ians\prses.

\v.\sv. A/,^•(■.(ls

l,a ('. azijijos ou (jraiide (Ciji/us dccupe la région pri'\ erlébraie Je lacavilé llioracique et se jptte Jans la v. cave su|u'rienre. I'"lle C(irri's|iond a la poilion thoracique de i'aorle. Klle est impaire chez l'homme (azygos eu grec signitie impair), mais |)airechez beaucou]) (h^ mauimiréres. Sou calibre. i|ui vacroissant de bas eu haut, ntleiul S à Kl uim. à sa terminaison. Sa longueur est de 20 à 2') cm.

l'ille commeme en avani des pihers du d ia phraguie, au nucau de la 1 ''' lombaire ou d(^ la lli' dorsale ; idie a pour origine l'exlrémile superu'uie de la \'. louihaiie ascendante du ciMedioil. I'"lle s'engage immédialement dans le pilier tlroit du diapbragnu', passant avec le grand svm|iatiii(|ue droit par un oriiice spécial ([ui sépare le l'aisciviu inlerne du faisceau exleriu^ de ce pilier. Plus larement elle s'engage par l'oiilice aurlique. Dans la cavité thoracique, elle monte dans le nu'diastin postérieur, appliquée sur la jiarlie latérale des corps verl(d)raux, à droite de l'aorte et du canal thoraciijue, (mi avant des artères intercostales (ju'elle coujie il angle droit, en arriére de la l acine du poumon Jroit (voyez la fig. XV.] de ce volume). Parvenue à la hauteur de la i*" ou de la 3* vertèbre dorsale, elle se recourbe en crochet, crosse de l'ccijgos, au-dessus Je la bronche droite et de la braïu-he didile de l'artère |)ulnn)naire, de même (|ue l'aoïte lhoracii|ue qu'idle représente contourne la bronche gauche; puis se portant en a\ant et nu |)eu en bas, elle \'ient s'ouvrir dans la lace |ioslérieii i e de la \'. cave 1 II l'rrieii le, jires de xui entrée dans le péi'icarde. I,a c(Uicavile de la crosse regarde eu dedans; la convexité est loiiince vei's la plèvre.

.\u niveau de ses oiigines, la v. azvgos commiini(|ne presque toujours avec la V. c.ive inlérieure |)ai' de petits rameaux, exceplioiinelleuunt jiar une vérit.ilile racine inlerne, souvent aussi avec les cajisulaii'es et diaphragmaliques. I l'ois sur 10 (Lejars), elle reçoit une anastomose de la v. rénale droite.

L'azvgos possèJe une Joiihle couche musciilaiie ; sa |)aroi est assez mince.

SYSTÈME VEINEUX

/«y. post.

Jvf/. illt

A ztjgrm (crosse) V. ('«ce stip

Interc ■■-

ZI/ g OS-

P.azyg. stip.

221 fi {Kœll.) Ses collatérales sont valviilées, mais sur le tronc même il n'v a ordinairement qu'une seule paire valvulaire qui siège au milieu de la crosse, à 2 cm. environ en amont de l'ouverture dans la v. cave supérieure, et au-dessus du débouché de la 1^1^ V. intercostale. Sa concavité regarde la v. cave. Houzé dit que cette valvule est constante; mais je l'ai vue manquer plusieurs fois et

j'ai constaté qu'elle était toujours insuffisante (voyez aux Notes).

La grande azygos est un ca- Cerv. asc. nal Collatéral typique, jeté

comme une grande anastomose entre les deux veines caves. 11 supplée tout à la fois la v. cave supérieure dont la portion intra-péricardique ne peut recevoir aucune branche, et la v.

cave inférieure pour sa portion intra-hépatique. Le sens de ses valvules, son accroissement progressif de bas en haut, montrent que le cours du sang y est ascendant, et que l'azygos est surtout une voie de décharge ou une auxiliaire de la v. cave inférieure.

Branches collatérales. —

Les bi'anchcs collatérales de l'azygos correspondent aux artères de l'aorte thoracique. Elle reçoit: en avant la v. bi'onchique droite, des veines œsophagiennes, médiastines et péricardiques postérieures ; à droite, les 8 dernières v. intercostales droites et l'intercostale supérieure droite; à gauche la petite azygos inférieure et laj)etiteazvgos supérieure. Directement ou indirectement toutes les V. intercostales de chaque côlé. à l'exception des unes ou deux premières intercostales gauches, aboutissent donc à l'azygos. Quelquefois même la première ou les deux premières v. lombaires viennent aussi s'y ouvrir.

V. bronchiques. — Il y a ordinairement 2 veines bronchiques de chaque côlé. Elles ne sont pas à proprement parler satellites des artères bronchiques ni pour le volume ni j)our la direction ; ces artères ont leurs veinules propres

Lnnih. asc.

V, cnvp inf.

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