‹ Traité d'anatomie humaine [electronic resource] (volume 3)Chapitre 118 sur 190 · II. prim · texte numérisé non relu

II. prim

Sacr. moy.

Fig. 332. — Veine azygos (d'après Sappey).

Cette figure montre la série des troncs veineux prévertèbraux. — I/interc. sup. clr. est irréguliero.

VFJNES r.ACIllDlENNES

se jcUoiil dans les v. linmcliiqiK^s. (Icllos-ci iiaissciil dans lu |iarni dos bronches de gros el de moyen caliljre ; les veines des pelites bronches appartiennent an territoires des v. j)uhiionaires. Jolies sortent à !a partie [jostérienre (In liile |tulnionaire, reçoivent les veines des ganglions lymphatiques et au niveau de la 4'' vertèbre dorsale vont se jeter, la v. bronchique droite dans la crosse de l'azygos, la v. bronchique gauche dans la petite azygos supérieure, i'arfois elles s'ouvrent dans une branche des azygos, et anormalement dans les v. pulmonaires ou à gauche dans la v. innominée.

Klles s'anastomosent avec les v. pulmonaires, non seulement à leur origine sur les petites bronches, mais sur tout leur trajet et même en dehors du bile. D'après la direction de ces anastomoses, il est probable (ju'une pai lie du sang bronchique se déverse dans le svstème ()ulmonaire.

r. i)itercost(dcti. — Satellites des artères, ces \ eines au nombre de 12 que l'on compte de haut en bas présentent un calibre régulièrement croissant de la |)remière à la dernière. I.eur tronc unique est dédoublé |)ar place. Kiles ont poiii- origine deux branches qui se fusionnent à angle droit, une liranche dorsale, la plus grosse, antéro-poslérieure, qui par ses rameaux spinal et musculo-cutané ramène le sang des plexus extra et intra-rachidieus ; une brandie coxlale, horizontale. Celle-ci, dans la |)arlie moyenne de son trajet, occupe la gouttière creusée sur la face interne de la C(jte, entre les deux faisceaux de l'intercoslal interne (Soidif/ouoc). et vers sa partie tei'uiinale res|)a( e inlercoslal ainsi (|ue la face aniérieni'e du corps v(Miébral (pii la recoil dans un sillon.

h'Jle est partout située au-dessus de l'artère, et éloignée du nerf qui est plus inférieur. Les origines sont des veines pariétales thoraciques, c'est-à-dire des V. cutanées, musculaires, pleurales, et des v. di|)loïques des corps vertébraux.

On trouve ordinairement le long du bord supérieur de la côte une petite c. intercostale acrcssoire, frécjuemment anastomosée avec le tronc principal.

Les 9 pi'emièr(^s v. intercostales comniuni([uent en avant avec la v. mammaire interne ou avec sa branche extei'ue de bifurcation, branche dite musculophrénique. Les (i ou 7 |)remières présentent des perforantes latérales qui traversent les digilalions du grand dentelé et s'unissent en plusieurs troncs [v. rosto-axdiaires de lîrannej, qui vont se jeter dans la v. axillaire ou dans sa branche thoraci(|ue inférieure.

Les deux ou trois dernières v. intercostales qui correspondent aux eûtes llotlantes ont un gros volume, car elles reçoivent des veines du dia])hragme et des muscles aiidnniinaux.

La disposilioii des valv ules est remar(iuable dans b^s viMiies intercostales. D'après Braune, il \' a dans la veine trois segments : un segment antérieur, (l ins leipu^l les \alviiles regardent en avant, c'est-à-dire le slerniiin ; iin segment postérieur, où les valvules orientées inversement regardent la colonne vertébrale ; enlin un segment moyen neutre ou avalvulaire. Le sang ne peut donc circuler d'un bout à l'autre. Arrivé dans le segment moyen il se partage en deux courants opposés, un qui se dirige en avant et aboutit à la v. mammaire interne, un autre qui court en arrière et se verse dans les azygos. En outre comme ce segment moyen contient les perforantes ou v. costo-axillaires dont les valvules sont tournées vers l'aisselle, une partie du sang intercostal peut prendre un courant ascendant et se décharger dans la v. axillaire, grâce aux

SYSTÈME VEINEUX

inouveineiils de vide el d'aspiration qui se produisent dans le creux de l'aisselle (V. Braune, Die Veiien der vorderen Runipfwand, 1884).

J'ajouterai que rien n'est variable comme la disposition des valvules osliales des V. intercostales à leur débouché dans la grande azygos ou dans l'hémi-azygos. Je les ai vues paires ou simples, bien développées ou atrophiées ; les injections poussées par l'azygos tantôt les franchissent toutes ou n'en franchissent aucune, ou quelques-unes seulement ; le plus souvent ces valvules sont demisuffisantes, et sont d'autant mieux formées qu'on se rapproche plus de l'intercostale supérieure, veine qui est toujours la mieux défendue contre le reflux. Gruber avait déjà fait les mêmes remarques ; il a noté que les intercostales inférieures sont le plus souvent dépourvues de valvules osliales et qu'il en est à peu près toujours ainsi pour la dernière intercostale de chaque côté.

Petite azygos inférieure. — Demi- azygos, hémia-ygos. C'est le tronc commun des 3, 4 ou "> dernières intercostales gauches. Elle commenceau niveau de la l'*^ lombaire par une double origine: une anastomose avec la v. lombaire ascendante gauche qu'elle semble continuer, et une anastomose avec la v. rénale gauche (canal réno-azygo-lombaire, qui existe 32 fois sur 70, Lejars). Puis elle passe entre les faisceaux du pilier gauche du diaphragme et remonte sur la face gauchede la colonne vertébrale, au-devant des artères intercostales gauches, parallèlement à la grande azygos dont elle est séparée par l'aorte. Au niveau de la 9'^ ou 10'' vertèbre dorsale, elle s'incline à droite derrière l'aorte et le canal thoracique et se jette à angle aigu dans la grande azygos. Cette extrémité est quelquefois bifurquée.

Elle reçoit à angle droit les dernières v. intercostales gauches, de 3 à 5 ; quelques veines œsophagiennes, niédiastines, diaphragmatiques et des diploïques vertébrales.

A son origine, elle communique souvent avec les v. spermatiques et capsulaires gauches, très rarement avec la v. cave inférieure ; et à son extrémité supérieure, avec la petite azygos supérieure. J'ai dit que la communication avec la veine cave (racine interne de quelques auteurs) est très rare ; quand elle existe, une valvule ostiale conduit le sang de l'azygos dans la veine cave et empêche le sang de celle-ci de retluer dans l'azygos [Gruber).

Elle ne possède pas de valvules. Gruber n'en a observé que 3 fois sur 100 sujets ; 2 fois la valvule était ostiale.

Petite azygos supérieure. — (Demi-azygos supérieure ; petite azygos accessoire). F^Ue est le tronc collecteur des 3 à 7 premières veines intercostales gauches. Elle descend verticalement sur la face gauche de la colonne vertébrale, en arrière de l'aorte ; vers la 7« dorsale, elle s'incline à droite et se jette dans la grande V. azygos, un peu au-dessus de l'ouverturede la petite azygos inférieure. Quelquefois elle s'ouvre danscette dernière veine, ou encore communique avec elle par une anastomose. Elle reçoit les premières veines intercostales gauches (de 3 à 7) ; la v. broncliique gauche ; des v. œsophagiennes, niédiastines et péricardiques.

Comme volume et comme longueur, elle est en raison inverse de la petite azygos inférieure. Quand toutes les v. intercostales gauches ne se rendent pas dans ces deux veines, les v. intermédiaires, qui sont ordinairement comprises

VRIM'S IIACIIIDIRNNES

enli'p la 5" ol- la <S", so iT'iuleiil din-cliMiu'iil. à la graiidp azyyos. (.)n on coinpln dp I à 3.

\hi certain nombre d'auteurs (Brescdiel , Tlieile) adnielienl que régnlièrcnionl il Rxisie une v. inlercostalc supérieure gauclie, qui reroit le sang du premier ou même des deux premiers espaces iniercoslaux et remonle vers le cou pour se rendre à la v. innommée ou à la v. sous-clavière gauche. I.a petite azvgos, d'ailleurs anastonuisée avec ce tronc, ne commenceraii qu'au 2'' ouau 3*^ espace.

V. intercostale supérieure droite. — Ses dispositions variables, el dont la fréquence n'est pas suffisammenl délei-minéo, foni (|u'el!e est déci'ite dilTéremment suivant les auteurs. Pour les uns c'est le ironc commun des 3 ou 4 v. intercostales supérieures droites ; il suit un trajet descendant et se jette dans la grande azygos, au niveau de son coude. Pour les autres, ce tronc est ascendant ; il s'anastomose Ijien avec l'azygos, mais remonte en avant de l'artère intercostale supérieure el déboucbe dans la v. innominée droite. Enfin Theile semble dire qu'à droite comme a gauche, en outre du tronc commun ou petite azygos supérieure droite, affluent normal de la grande azygos, il existe une véritable v. intercostale supérieure droite, qui est limitée au premier ou aux deux premiers espaces, et s'ouvre dans la v. innominée ; c'est l'intercostale supér. accessoire de Hraune. IMorison.qui la signale également (Journ. of Anat.,1879) l'a vue s'ouvrir plus souvent dans la vertébrale que dans la v. innominée.

Pour ma part, j'ai rencontré dans la plupart des cas une v. intcrcoslalesuperieure droite, assez volumineuse, s'ouvrani dans la grande azygos en amont de la crosse, à 3 ou i cni. de l'cmljouchure dans la v. cave. Elle est pres- (|ue toujours munie d'une \alvuli> ostiale paire, plus rarement unique, qui ne se laisse ordinairenu:'nt |)as trancliir par l'injection, et cette valv ule est quelquefois la seule suffisante de toutes les valvules ostiales des veines intercostales. Gi'uber. quia étudié lUO sujets, indiijue aussi comme régulier l'abouchemiMit de Y hit. sup. dr. dans la grande azygos et signah^ la fréquence et rim|)orlance de ses val vules ostiales.

\'. I.O^niAUÎIÎ ASCEVOANTE

Etendue, çomme une longue anasliiiiKise, de la v. ilco-lombaire qui est une veine pelvienne aux v. azygos qui sunt des veines thoraciques, la v. lombaire ascendante représente dans celte région le tronc collecteur longitudinal des v. rachidiennes : c'est une azygos lombaire. Simple ou plexiforme. rectiligne ou découpée en arcade, celte veine, large de îimm. et souvent plus, est située verticalement en arrière du psoas, en avant de la base des apophyses transverses lombaires. Sou extrémité inférieure au niveau du promontoire communique avec la v. ileo-lombaire, et souvent, mais ])ar un rameau plus grêle, avec la v. ilia(iue primitive. Sou extrémité supérieure, ordinairement plus étroite, se jette à droite dans la grande azygos, à gauche dans la petite azygos. au niveau de la 12- dorsale.

La V. lombaire ascendante coupe perpendiculairement le tronc des v. lombaires ou pour mieux dire elle les relie en échelle en communiquant avec chacun d'eux au niveau du trou de conjugaison. De cette façon le sang qui

SYSTÈME VEINEUX

arrive soit des parois abdominales, soit des plexus intra et extra-rachidiens, peut suivre une double voie, la voie transversale des v. lombaires qui aboutit à la V. cave inférieure, et la voie verticale de la v. lombaire ascendante, voie de décharge qui conduit au système des azygos.

VEINE n.É0-L0MBAirUC

Satellite de l'artère qu'elle accompagne de sa double branche, celle veine descend derrière le psoas et se jette par un tronc unique tantôt dans la v. hypogastrique, tantôt dans l'iliaque primitive. Elle est riche en valvules. Elle reçoit : 1° les grosses veines intra-rachidiennes qui sortent par le dernier ou les deux derniers trous de conjugaison lombaires ; 2° les v. musculaires du psoas iliaque; 3" quelquefois la dernière v. lombaire.

Elle s'anastomose avec les v. sacrées latérales dont elle poursuit la chaîne ascendante ; — avec l'extrémité inférieure de la \'. lombaire ascendante, troisième anneau de la chaîne ; — avec la circonflexe iliaque, branche de l'iliaque externe. Celte dernière anastomose est une des voies collatérales de retour dans la ligature de la v. fémorale h la partie supérieure.

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