‹ Traité d'anatomie humaine [electronic resource] (volume 3)Chapitre 169 sur 190 · I. — CERCLE GANGLIONNAIRE PÉRI-CERVICAL · texte numérisé non relu

I. — CERCLE GANGLIONNAIRE PÉRI-CERVICAL

Le cercle ganglionnaire est décomposable en un certain nombre de groupes que l'on désigne par le nom de la région qu'ils occupent. En allant d'arrière en avant, nous aurons à distinguer :

1" Le groupe sous-occipital et les ganglions aberrants de la nuque qui en dépendent ;

2° Le groupe mastoïdien ;

3° Les groupes parotidiens et sous-parotidiens ;

LYMPHATIQUES Dl- I.\ TKTE ET DU COU.

4" Le groupe xou:^-maxiHaire, dont les i/n ni/lion^ faciaux consliluent une dépendance ;

5° Les ganglions soi(s-m('nt.aux ;

6" Enfin les ganglions /■étro-jj//(ir)j)i;/iru^. (in'on ])ent rattacher aux groupes précédents.

1. Ganglions sous-occipitaux. — Le nomlne des ganglions occipitaux varie de 1 à .'!.' Li- chillre de

deux nous a paru la règle. Ces ganglions, du volume d'un pois, aplatis et circulaires, reposent ordinairement sur le grand complexus au voisinage de Finsertion occipitale de ce nuiscle, immédiatement en dehors du hord externe du trapèze. Plus rarement ils sont placés sur ce muscle; ils se mettent alors en rapport intime avec les filets lerminaux du grand nerf sousoccipital. Les ganglions sousoccipitaux sont toujours sousaponévrotirpies.

L'un de nous a trouvé sur i)lusieur> sujets, injectés au Gerola, un gnnyliou placé sur la face postérieure ilu trapèze, au niveau de Tapopliyse épineuse de la quatrième vertèliro cervicale. On peut regarder ce pang-lion comme un élément alierr;inl du groupe sousoccipital.

Les ganglions sous-occipitaux — Disposition g-euerale des groupes g.ui-

, , , , ,. glionnaires de la tète et du cou.

re(;oivent leurs iympliatiqups

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alferenls de la partie occipitale y,n-iions p.-u-oiidiHns. - d, sanglions sous-i.i.ixiiiurr... -

du cuir chl^velu Leurs val>>- "■mslions l'.ui.uix. — /', ganglions sous-menf.iiix, — ;/. c li.ihic

i-ervir.ilc |inifnn(h'.

^eaux c/fcrc/î^s se portent en has

et en avant, en cheminant les uns au-dessus, les autres au-dessous du splénius. Ils vont se terminer dans les ganglions les plus élevés du groupe sous-sternomastoïdien. Nous verrons plus loin cjue ces derniers reçoivent aussi des vaiss<>aux émanés directement de la région occipitale.

2. Ganglions mastoïdiens {0. rôliv-aurivuloÀres). — Les ganglions mastoïdiens sont ordinairement au nombre de deux. Toujours bien visibles chez Tenfant, ils sont souvent difficiles à découvrir chez l'adulle. Ils sont ordinairement placés l'un derrière l'aulre et réunis par deux ou trois troncs lymphatiques. Ils sont sous-jacents au Ijord inférieur du muscle auriculaire postérieur et reposent sur l'insertion mastoïdienne du sterno-mastoïdien. Une mince lame fibreuse, dépendance de la gaine de ce muscle, les fixe sur ce dernier.

[POiniEIt ET CVNÉO.]

ÉTUDE SPÉCIALE DES LYMPHATIQUES

Les ganglions mastoïdiens reçoivent leurs afférents de la portion temporale du cuir chevelu, de la face interne du pavillon de l'oreille, le lobule excepté, et de la face postérieure du conduit auditif externe.

Leurs troncs efférenis vont se jeter dans les ganglions supérieurs du groupe sous-sterno-mastoïdien, après avoir traversé les insertions supérieures de ce muscle. Certains auteurs rattachent, bien à tort, ces ganglions profonds aux ganglions mastoïdiens qu'ils considèrent alors comme étant au nombre de 4 ou de 6.

3. Ganglions parotidiens. — Le groupe parotidien comprend plusieurs

amas : les ganglions souscutanés, les ganglions contenus dans la loge parotidienne, les ganglions sous-parotidiens.

A). L'existence de ganglions sous-cutanés est admise par différents auteurs et notamment par Richet (A natomie médico-chirurgicale, édit., p. 193) et par Merkel Topogr. anat., t. L p. 454). Sappey nie for mellement leur existence. Sans aller aussi loin, on peut cependant affirmer qu'ils font le plus souvent défaut,

B). Les ganglions contenus dans la loge parotidienne sont placés, soit en dehors de la glande, immédiatement au-dessous de l'aponévrose (g. superficiels), soit dans l'épaisseur même de la parotide (g. profonds).

Les ganglions superficiels sont ordinairement situés immédiatement en avant du tragus. Parfois au nombre de 2 ou 3, ils se réduisent assez souvent à un ganglion unique, le ganglion pré-auriculaire des auteurs (voy. fig. 624.)

Les ganglions profonds sont disséminés dans toute l'étendue de la glande, mais se groupent cependant de préférence le long de la jugulaire externe et de la carotide externe. D'après Poulsen (cité par Stahr), un de ces ganglions occuperait constamment la partie inférieure de la loge et serait appliqué près de l'angle de la mâchoire contre la bandelette sterno-maxillaire.

Les ganglions parotidiens reçoivent leurs lymphatiques afférents de la face externe du pavillon de l'oreille, du conduit auditif externe, de la caisse du tympan, de la peau des tégions temporale et frontale, des paupières et de la racine du nez (Kûttner). Peut-être reçoivent-ils également des vaisseaux émanés de la muqueuse des fosses nasales et de la partie postérieure du rebord alvéolaire de la mâchoire supérieure. — Leurs vaisseaux efférenis vont se jeter dans les ganglions groupés autour de la jugulaire externe à sa sortie de la glande et dans les ganglions sous-sterno-mastoïdiens.

Le nombre des ganglions contenus dans la loge parotidienne est très difficile à apprécier, même d'une façon très approximative. Bien que leur coloration

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