I.VMPHVTIOUES; DE l.\ TÈTE ET DU COU
plus ])niiie permette de les distinguer des lobules parolidiens, ils sont difficiles à reconnaître lorsque leurs vaisseaux all'érents n'ont pas été injectés. En revanche sur les pièces traitées par le Gei'ota, on peut déjà se convaincre de leur nombre considérable (10 à Les examens histologiques nous les mon- Irent encore plus nombreux, car ils mettent en évidence des ganglions minuscules, invisibles par la simple dissection. Le microscope permet également (le conslaler Texislence d'amas lymphoïdes de formes et de dimensions variables (Milourant les acini et analogues aux formations signalées parRawitz dans la glande sous-niaxillairc.
I.di-squ'ou cluilio hisloli,)g-iqueinenl les pniiiilions pnrotidiens, siii toiU riiez le noaveaii-in'. ou csl l'riippo de roiisla- (cr dans nombre d'entre eux la présence d'ncini tilandiilaires. Ces acini, parfois connnt's dans la portion médullaire tlii fjnnglioii, peuvent arriver jusque dans sa zone ciu ticale et même refouler le tissu glandulaire qui est réduit à nue mince co(|ue entourant le bourgeon glandulaire.
Il s'agit bien ici d'une pénétration acti\e des acini ù l'intérieur des ganglions. En étudiant des coupes de fretus de ■i il C mois, Neisse a pu suivre toutes les éla|)es de cotte pénétration. Il ne faut donc pas confondrccetenvaliissement des ganglions par les cléments de la glande avec l'infiltration Ivniphoide péri-acineuse si- ' — Coupe d'un ganglion parotidien (fo'tus de 21 centi-
gnalée plus liant. métrés) (Xeisse).
.Vjoutons ([Ue celte Jlé- on vnil sm- n'il^' fi.^mi' If saiifiliuii l'iiv.iiii ili' iicjnilrreux ai'ini yt.'iinliinétration des acini dans l'iii''> <!"' 'laii» le y;ingliun au niviMU ilu hile ft teiulent à gagner sa
les ganglions s'e.xplique sul.slan. e corlicate. aisément par l'absence
(rencapsulenient et de la glande et des ganglions aux stades initiaux de leur développement.
Au point de vue patliologiipie, certains cas de tuberculose glandulaire, en ap|)arence |irimili\e, ne pourraient-ils s'expliquer par ces connexions intimes de certains acini avec les ganglions dont l'envaliissement bacillaire est cliose si fréquente?
Vo\-. li. Neisse. Ueber den Einscliluss von Parotisbippchon in Lvmpbknoten. An. lleftf r. Mcrkcl II. Bonnet. Erste .Vbtb.. 1898, X. p. 2ST.
C). Gnnglions sous-parolidiens. — Les ganglions sous- parotidiens sont placés entre la parotide et le pharynx, dans l'espace latéro-pharyngien ou sousglandulaire posiérii'ur. Ils sont au contact de la carolide et de la jugulaire internes. Ce sont ces ganglions qui sont le point de départ des abcès latéropharyngiens. — Ils reçoivent leurs vaisseaux afjcivnl'< des fosses nasales, du pharynx nasal cl de la trompe d'Euslache. — L(HU's c/Jrren(s \ ont se jeter dans les ganglions de la grande chaîne cervicale profonde.
Va
[l'oninin et cvnèo.]
ÉTUDE SPÉCIALE DES LYMPHATIQUES
La plupart des auteurs ne mentionnent point l'existence de ganglions dans l'espace sous-glandulaire antérieur. Quain signale cependant quelques petits ganglions sur le ti'ajet de la maxillaire interne. Leaf n'a jamais rencontré les ganglions décrits par Quain, mais a vu par contre un petit ganglion placé sur la face externe du ptérygoïdien externe immédiatement en arrière de l'apophyse orbitaire du malaire.
4. Ganglions sous-maxillaires {G. sus-hyoïciiens latéraux). — Le nombre des ganglions sous-maxillaires varie de 3 à 6. Ils forment un chapelet s'étendant le long du ])ord inférieur du maxillaire, depuis l'insertion du ventre antérieur du digastrique jusqu'à l'angle de la mâchoire. Ils sont donc placés à la jonction de la face cutanée et de la face osseuse de la glande sous-maxillaire, sur laquelle ils reposent. Leur volume varie de celui d'un pois à celui d'un haricot. Le plus gros et le plus constant d'entre eux occupe en général le milieu de la chaîne {ganglion moyen de Stahr) et répond au point où celle-ci est croisée par l'artère faciale. Il est fréquent de voir un de ces ganglions s'isoler du chapelet et se placer sur le trajet de la veine faciale vers le milieu de la face cutanée de la glande. Il est en revanche plus rare de l'encontrer les ganglions, signalés par Leaf et Kûttner, sous la face inlerne de la glande. — Tous les ganglions sous-maxillaires sont sous-aponévro tiques.
Le nombre des ganglions sous-maxillaires est très diversement apprécié par les auteurs. D'une façon générale, les chiffres que donnent les classiques sont beaucoup plus élevés que celui que nous avons admis. W. Krause, Henle, Rauber, Merkel, parlent de 3 à 10 ganglions; Sappey en compte 12 à 15. Avec Gussenbauer, Leaf, Stahr, nous pensons que ces évaluations sont très exagérées et que si l'on s'en tient à la numération des ganglions constatables par la simple dissection et après injection de leurs afférents, on voit que leur nombre dépasse rarement 5 ou G.
Contrairùmeiit à ce que nous avons sig'ualé pour la parotide, il ne parait point exister de ganglions inclus dans la glande sous-maxillaire. Remarquons cependant ([ue, chez le cercopithèque, Rawitz a vu dans la sous-maxillaire des amas lymphoïdes entourant les acini. Mais ces formations sont essentiellement contingentes dans leur volume, leur disposition et même leur existence et on ne saurait les regarder comme de véritables ganglions.
Les ganglions sous-maxillaires reçoivent comme afférents les lymphatiques du nez, de la joue, de la lèvre supérieure, de la partie externe de la lèvre inférieure, de la presque totalité des gencives et du tiers antérieur des bords latéraux de la langue (voy. p. 1291).
Leurs vaisseaux efférents descendent sur la face cutanée de la glande sousmaxillaire, croisent l'os hyoïde et vont se jeter dans les ganglions de la chaîne cervicale profonde, et plus particulièrement dans les ganglions placés au niveau de la bifurcation de la carotide primitive. Un ou deux de ces troncs peuvent cependant aller aboutir à un ganglion, situé beaucoup plus bas, au niveau du point oi^i le muscle omoplato-hyoïdien croise la jugulaire interne.
Bibliographie. — II. Stahr. Zahl und Lage der submaxillaren Lymphdriisen, Areh. f. Aniit. u. Phijs. Anat. Abth., 1808, p. 141. — IUwitz, Ueber Lympliknotenbildungen in Speicheldriisen, An. Anz.; Bd. 14, n"' 17-18, p. 463.