I - VAISSEAUX LYMPHATIQUES DE LA RÉGION CRANIENNE
L'i'tudc des vaisseaux ly mphatic^ues de la région du crâne se réduit à celle des lymphaticjues des téguments correspondants. Les vaisseaux des parties molles sous-cutanées suivent en ellet un trajet identicjue à celui des lymphatiques de la peau. Quant aux organes intra-craniens (encéphale et ses enveloppes), on s'accorde aujourd'hui à les regarder comme dépourvus de lymphaticiues.
Fohmann, Mascagni, Fr. .\rnold ont cependant décrit et figuré des lymphatiques méningés. Ils ont été évidemment victimes d'une illusion. Si les centres nerveux contiennent des espaces assimilables jus(|n'à un certain point à des voies lymphatiques, ils ne possèdent pas de « vaisseaux lyinphaticiues » au sens rigoureux du mot. Encore faut-il ajouter que ces espaces sont généralement regardés comme absolument indépendants du système lymphati(iue.
Sur la question des lymphali(iues des centres nerveux, \iiy. I. 111, p. (I.") et 122.
Les lymphatiques des téguments de la région crânienne naissent ])ar un réseau à mailles très serrées. Ce réseau présente son maximum de densité près de la ligne médiane et au voisinage du vertex. Lorsqu'on s'approche delà périphérie du cuir chevelu, ces mailles deviennent plus larges et le réseau s'appauvrit, sans cependant cesser d'être continu.
Les troncs éuianés de ce réseau peuvent être divisés en antérieurs ou frontaux, latéraux ou |)ariétaux, postérieurs ou occipitaux.
1) Les frontaux sont au nombre de 10 à 12. Ils se portent obliquement en has et en arrière et se rapprochent d'aulant plus de l'horizontale qu'ils sont plus inférieurs. Les plus rapprochés de l'arcade orbitaire tirent leur origine de la peau du sourcil et de la racine du nez (Kiïttncr). Tous se terminent dans les ganglions paiolidlens.
[l'OllUEli LT CUNÉO.]
ÉTUDE SPÉCIALE DES LYMPHATIQUES
2) Les pariétaux ou temporaux se divisent en deux groupes : l'un antérieur.
. l'autre postérieur.
J Les troncs anté-
rieurs, dont le nombre varie de 3 à 5, se rendent dans les ganglions parotidiens. Les troncs postérieurs, ordinairement plus nombreux, aboutissent aux ganglions mastoïdiens.
3) Les occipitaux se distinguent également en deux groupes. Les troncs externes, au nombre de 5 ou 6, convergent « pour former un tronc unique fort remarquable et constant. Ce tronc se dirige presque verticalement en bas, puis s'applique au bord postérieur du sterno - mastoïdien , s'engage ensuite sous ce muscle et se termine dans l'un des ganglions externes du groupe sterno - mastoïdien .
Quelquefois il descend dans le creux sus-clavi culaire.
D'autres fois il ne dépasse pas la partie nnoyenne du cou. »
(Sappey.) — Les troncs internes se jettent dans les ganglions occipitaux.
Ils peuvent également se rendre aux
ganglions aberrants de la nuque dont nous avons signalé l'existence p. 1269.
Mci/rciiand FiG. 630.
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à cent. ad. ncit deh -
Lymphatiques de la tête et du cou; grande veine lymphatique (d'après Sappey).
1, 1. Vaisseaux lympliatiques qui se rendent dans les ganglions parotidiens. — 2, 2. Lymphatiques frontaux inférieurs. — 3,3. Lymphatiques frontaux supérieurs.
— 4, 4. Vaisseaux lymphatiques pariétaux; ils descendent verticalement, eu s'anastomosant avec les vaisseaux voisins, et se terminent dans les ganglions mastoïdiens. — .5, 5. Origine de ces vaisseaux. — 6, 6. Vaisseaux sous-occipitaux antérieurs convergeant pour former un tronc unique qui, après un long trajet, vient se jeter dans l'un des ganglions cervicaux les plus inférieurs. — 7. Tronc résultant de la convergence de ces vaisseaux. — 8. Ganglion dans lequel ce tronc se termine.
— 9, 9. Vaisseaux sous-occipitaux postérieurs aboutissant à deux ganglions situés sur le bord antérieur du trapèze. — 10, 10. Ces deux ganglions. — U. Gros tronc horizontal partant du plus élevé de ces ganglions, et cheminant sous le splénius pour se rendre dans les ganglions sous-mastoïdiens. — 12. Vaisseaux qui naissent des ganglions mastoïdiens supérieurs et qui traversent le sterno-mastoïdien pour se rendre dans les ganglions situés au-dessous de ce muscle. — 13. Ganglions parotidiens. — 14, 14. Ganglions cervicaux et vaisseaux afférents de ces ganglions.
— 15, 15. Vaisseaux lymphatiques qui naissent des téguments du nez. — IG, 16. Vaisseaux lymphatiques des lèvres. — 17. Ganglions sous-maxillairrs. — 18. Vaisseaux lymphatiques provenant de la partie médiane de la lèvre inférieure. — 19. Ganglion sus-hyoïdien dans lequel ce vaisseau vient se jeter. — 20. Grande veine lymphatique.
i.vMi'ii \Tini:Es m-: la téte et du cor