‹ Traité d'anatomie humaine [electronic resource] (volume 3)Chapitre 177 sur 190 · LYMPHATIQUKS DE LA TÈTE J-T DU COU · texte numérisé non relu

LYMPHATIQUKS DE LA TÈTE J-T DU COU

ril.. XXI, lif^'. 2), mais ne la décrit pas son lexie. Dans sa nionog-rapliie sur los lyniplialiciucs lie la langue, KiUlner iliM'Iare n'avoir jamais vu de lyniplialiqucs linguaux venant se terminer dans les ganglions sous-mentaux. La réalité de cette terminaison n'est cependanl pas douteuse. Sur 20 langues appartenant pour la plupart à des nouveau-nés ou a des sujets très jeunes, l'injection au mercure a mis 5 fois en évidence cette terminaison (PoilUEii, t. V, note de la pag-e 127). Xous l'avons rencontrée depuis à plusieurs reprises sur des sujets injectés au (Jerola. Mais il faut reconnaître que l'injection de ces vaisseaux est assez, difficile et qu'on ne la réussit guère ffue chez les tout jeunes enfants.

2) Troncs marginaux. — Sous le nom de Iroiics marginaux, nous dc'Ci'inuis tous les collecteurs qui, nés du réseau de la face dorsale du coi'ps de la langue, croisent les bords latéraux de cet organe, depuis la pointe jusqu'au V lingual. Leur nombre varie de 8 à 12.

Ces collecteurs niargitiaux descendent d'abord ])resque verticalement an-dessous de la mu(|ueuse, puis se divisent en deux groupes : un grouj)e cflcrnc qui descende;? dchofs de la glande sublinguale; un groupe interne qui cbemine en (IciJans de cette glande.

II). Les coUectinirs crternex au nombre de 3 ou de 4 perforent le mvlo-byoïdien. contournent le bord inférieur de la màclioire et viennent se terminer dans le plus antérieur des ganglions sous-maxillaires.

b) Les collcrleurs inlo-nex, ordinairement plus nombreux (o ou ti) se portent obliquement en bas et en ari'ière, en restant en contact avec le corps musculaire de la langue. Bien c[ue le trajet de ces troncs soit sujet à wu icr (pielquc peu, on peut cependant scbéniatiser leur disposition liabituelle de la façon sui\;uilc. F>i's uns ('/, 11g. ti37) cbeminent sur la face externe de Thyoglosse en suivant im trajet i)lus ou moins parallèle à celui du nerf grand livpoglosse. D'autres (r. lig. (ÏM), au contraire, s'engagent sous ce muscle et sont alors satellites de l'artère linguale et de ses brandies. Tous aljoutissent aux ganglions de la cbaine jugulaire inlerne. D'une façon générale, ils se rendent à un ganglion d'anlant jdus bas situé f[ue leur origine linguale est plus antérieure. La pbipart d'ciilrc eux se terminent dans un gros ganglion ])lacé au-dessous du ventre posiérieur du digastrique et auquel nous verrons également a!)oulir dans im instant une j)artie des collecteurs émanés de la base de la langue.

Sur le trajet de ces troncs marginaux, on rencontre souvent d(> petits nodules ganglionnaires, signalés pour la première fois par Kiittner et ajiparlenant à cette catégorie spéciale de ganglions que nous avons désignés sous le nom de ganglions j)ara-viscéraux (Vov. Gi'néralités. j). 11. ''S). Comme on le voit sur la fig. (liiH. ces nodules ganglionnaires peuvent être placés soit sous la glande sub-lini:nale. soit sous la glande sous-maxillair(^ au niveau du triangle antérieui' ou du triangle postérieur de l'artère linguale. ( >n jieut les désigner sous le nom de ganglions linguaux latéraux.

.3. Troncs basaux. — Nous avons vu (p. ll'S'.l) (jue le riclie réseau qui entoure les j)a|)ll!i's calicil'ormes donnait naissance à 7 ou 8 gros collecteurs. O sont les troncs postérieurs ou basaux. Toujours très volumineux, ils représentent la voie lyinpbali(|ue ])rincipale de la langue. Tous ces troncs serpentent d'abord au-dessous de la miu|neuse de la base de la langue, mais peuvent sni\'re à ce niveau deux trajets dilférents; nous les distinguerons en ii/i''iji'i)i.< et Idlrraii.r.

a) Les /r(*»c.s médian^ sont au nombre de 3 ou de i. Toujours Ilexueux. ils cbeminent d'abord directement d'avant en arrière sur la ligne médiane jus-

[l'OIRIEl! I:T CiWhO.]

ÉTUDE SPÉCIALE DES LYMPHATIQUES

qu'au niveau de l'insertion linguale du repli glosso-épiglottique médian. A ce niveau ils se divisent en deux groupes d'égale importance qui se portent, l'un à droite, l'autre à gauche, pour se joindre aux troncs latéraux. Ces troncs médians sont souvent entre-croisés, de plus il n'est pas rai'e de voir l'un d'entre eux se bifurquer au niveau du repli glosso-épiglotique et donner naissance à deux troncs secondaires qui divergent à angle droit. Ce pédicule médian postérieur est donc en réalité un pédicule impair au niveau duquel se mélange la lymphe des deux moitiés de la langue. On conçoit l'importance de ce fait au point de vue pathologique.

b) Les troncs latéraux, au nombre de 2 de chaque côté, sont moins volumineux que les précédents. Nés des extrémités latérales du réseau c[ui entoure les papilles caliciformes, ils se portent directement d'avant en arrière et se réunissent au précédent au niveau du pôle inférieur de l'amygdale.

Chemin faisant, les troncs postérieurs reçoivent des lymphatiques très grêles émanés de la muqueuse de la base de la langue.

Ils disparaissent tous dans la profondeur au niveau de la région sous-amygdalienne mais traversent la paroi pharyngée en des points différents, comme il est facile de s'en assurer lorsque, sur une pièce injectée, on les cherche à leur émergence sur la paroi latérale du pharynx.

On voit alors que les uns, après avoir traversé le constricteur supérieur près de son insertion linguale, apparaissent au-dessous du st3^1o-glosse et s'accolent à la dorsale de la langue d'aljord, puis à la linguale elle-même (/", fig. 637). D'autres troncs, plus postérieurs, émergent en arrière des précédents au niveau du bord supérieur du constricteur moyen (g, fig. 637). Tous se jettent dans un gros ganglion placé sur la jugulaire interne immédiatement audessous du venti'e postérieur du digastrique. C'est également dans ce ganglion que nous avons vu se terminer certains troncs marginaux (d, fig. 637). C'est donc un des aboutissants ganglionnaires les plus importants des lymphatiques de la langue : Kiittner le désigne sous le nom expressif de Haupltjanglion {h, fig. 637). — Certains troncs basaux émergent plus bas encore; ils perforent la membrane thyro-hyoïdienne et apparaissent au-dessous de l'os hyoïde pour se terminer dans un ganglion sous-jacent aux ganglions précédents. Kûttner a vu un de ces troncs aller aboutir à un ganglion situé beaucoup plus bas, un peu au-dessus de l'omo-hyoïdien (/, fig. 637).

4. Troncs centraux (Voy. fig. 638). — Les troncs centraux naissent de la partie moyenne du réseau dorsal du corps de la langue; au lieu de se porter vers les parties latérales, ils descendent sur la ligne médiane entre les deux génio-glosses (c, fig. 638). Ils constituent ainsi un pédicule impair et médian qui se dissocie en deux pédicules secondaires au niveau du bord inférieur de ces muscles. En ce point, en effet, ils se dirigent les uns à droite, les autres à gauche. Ils s'engagent entre le génio-glosse et le génio-hyoïdien, suivent la profonde du mylo-hyoïdien, puis apparaissent dans la loge sous-maxillaire. Ils passent ensuite soit en avant, soit en arrière de la poulie du digastrique, enjambent l'os hyoïde et se terminent dans les ganglions de la chaîne jugulaire interne. Certains aboutissent au ganglion principal ; d'autres au ganglion sus-jacent à l'omo-hyoïdien (/,;, fig. 637 et g, fig. 638), d'autres enfin à des

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