LYMPHATIQUES DE I.A TÈTE ET DU COU
ganglions iiilrrmédinires aux deux pivcédoiils. On apen'oit souvent sur le trajet
Fio. (j:JS. — [.yiiipli;Uii|u<'s ilc la lani;;uc, vue aiiloiicuip (l'oirier).
Le iiinxill.iire inlëninir a été .si'ié ou niveau do la IkTie médiane et les deux mnitié's unt été rejelécs lalénileiiienl. On voit le^; troncs centraux clieminer entre les deux génio-glosses écartés.
<i, Ironc apieal. — fc, tronc inconstant, aboutissant au ganglion sous-maxillaire. — c, c. trom s ci-ulrauv. — 'I, nodule ganglionnaire intra-lingual. — e, ganglion sous-juaxillaire. — ganglion princi|p.il. — linmci'iUral, décrivant une anse dans la région sus-hyoïdienne avant d'aboutir au ganglion sus-onio-liyuïdiéii. — li, .vaiigli.iii ?us-oniii-liyoï(lien.
de ces vaisseaux de petits nodules ganglionnaires, placés soit entre les deux génio-plosses, soit entre les génio-glosses et les génio-hyoïdiens. On peut les dési-
[poinii;n ET ccM-:o:\
ÉTUDE SPÉCIALE DES LYMPHATIQUES
gner sous le nom de ganglions intm-llnguaux {d, fig. 638).
confondre ces nodules
Il ne faut pas ganglionnaires que peuvent présenter ces troncs centraux.
En résumé, les l3rmphatiques de lalan-
avec les dilatations fusiformes
gue
se terminent dans les ganj
•lions sus-
hyoïdiens médians, les ganglions sousmaxillaires et les ganglions de la chaîne jugulaire interne. Mais l'importance réciproque de ces différents groupes ganglionnaires en tant qu'aboutissants des lymphatiques de la langue est loin d'être la même. Les ganglions sus-byoïdiens médians ne reçoivent que les lymphatiques de l'extrême pointe de la langue. Quant aux ganglions sous-maxillaires, seul le plus antérieur d'entre eux a des lymphatiques linguaux comme affluents directs, et les trois ou quatre troncs qui aboutissent à ce ganglion ont un territoire restreint aux bords latéraux et à la partie marginale de la face dorsale de la langue. Par contre, tous les ganglions de la chaîne jugulaire interne compris entre le ventre postérieur du digastrique et le point où les vaisseaux sont croisés par l'omohyoïdien, peuvent recevoir des lymphatiques venus de la langue. Mais, là encore, il y a une gradation à établir, et nous avons vu que le plus élevé de ces ganglions, placé sur la jugulaire, immédiatement au-dessous du venti'e postérieur du digastrique, devait être regardé comme le rendez-vous principal des lymphatiques linguaux.
Voy. sur les lymphatiques de la langue : Iûïtnkr. Ueber die Lymphg. u. Lymphdr. der Zunge mit Beziehung- auf die Verbreitung- des Zungencarcinoms. Beitz. z. klin. dur., 181)8, XXI, 3, p. 732. — Poirier. Le système lymphatique et le cancer de la langue. Gaz. Itehdom., 11 niai 1902. -
Lymphatiques de la voûte palatine. — Les lymphatiques de la voûte palatine naissent par un réseau à mailles très fines, placé dans la partie la plus superficielle du derme muqueux. De ce réseau partent de nombreux rameaux qui cheminent dans un plan plus profond. Tous ces rameaux se portent obliquement en arrière et en dedans vers la ligne médiane. Au voisinage de celle-ci, ils se résument en plusieurs troncules qui se portent directement en arrière jusqu'au niveau des dernières grosses molaires. En ce point, ils se portent en dehors, passent en avant des piliers antérieurs du voile, puis perforent le constricteur supérieur du pharynx. Ils se terminent dans les ganglions
Fir.. G59. — Lymphatiques de la langue, face inférieure (Poirier).
La langue a été détachée du maxillaire; les deux génio-glosses, séparés l'un de l'autre, laissent voir les troncs centraux, présentalit sur leur trajet ili'h.
dilatations fusiformes.
a, réseau marginal tronc marginal.
b, tronc central. — c.
LYMI'II \THJU1-:S 1)1-: I.\ TÈni. ET DU COU.
delà chaîiio sous-stenio-niastoïdleniie, placés sur le jugulaire iiilerne, iuiiiiédiatemenl au-dessous du jKiinl où ce vaisseau est croisé parle ventre posl('rieur du digastrique.
Le réseau lymphatique di' la voùle palatine se continue en avant et sur les côtés avec le réseau gingival, en arrière avec le réseau de la face inl'érieure <lu voile du palais.
Lymphatiques du voile du palais. — La muqueuse du voile du palais est extrêmement riche en vaisseaux lymphatiques. Les deux faces du voile du palais, son bord libre et ses piliers sont couverts par un réseau à mailles extrêmement serrées qui se continue sans ligne de démarcation très nette avec les réseaux homologues des parties voisines. C'est au niveau de la luette que ce réseau lymphatique présente sa plus grande richesse. En ce point, « les conduits de la Ivmphe se multiplient en telle abondance que, dans les injections heureuses, la luette se transforme en un petit peloton de vaisseaux Ivinphatiques. Elle doul)le ou trijile alors de xdlume ; on croirait assister en présence de cette turgidité à une soudaine érection. » (Sappey.)
Les collecteurs lymplialiipies du voile du palais peuvent être divisés en trois groupes, selon qu'ils émanent de la face supérieure, de la face inférieure ou des piliers du voile.
1) Les collecteurs de la face supérieure du voile du palais se portent en arrière et en dehors au-dessous de l'orifice pharyngien delà trompe d'Euslache. A ce niveau, ils s'unissent aux coll(H'teurs de la muqueuse des fosses nasales <'t, comme ces derniei's, se divisent en deux groupes : «) les \\n9.{troncs aicenil'inls) se portent en arrière et en haut en cheminant sous la muqueuse qui tapisse les parois latérales du piiarvnx. Arrivés à la jonction de ces parois latérales et de la paroi jtostérieure. ils perforent le constricteur supérieur et se jettent dans les ganglions rétro-pharyngiens; — b) les autres (Ironcs (lescrn- (li(nts)i^e portent en bas et en dehors et cheminent sous la muqueuse des piliers postérieurs. Un peu au-dessus des grandes cornes de l'os hyoïde, ils traversent les constricteurs et se terminent dans les ganglions ])lacés sur la jugulaire interne, au-dessous du venire postérieur du digastrique.
2) Les collecteurs de la /'ace ia/erieiire apparaissent sur les parties latérales <le cette face. Ils se jtortenten bas et en avant, en cheminant sous la muqueuse des piliers antérieurs, lis s'niiissenl aux collecteurs de la voûte palatine, puis, comme ces derniers, c(uil(iurneut le pilier antérieur, et perforent le constricleur supérieur pour se lerniiner dans les ganglions de la chaîne jugidaire interne sous-jacenls au ventre i)Ostérieur du digastritjue.
3) Les collecteurs du pilier antérieur s'unissent aux précédenls et jKirlagejit leur trajet et leur terminaison. — I>es collecteurs du pilier posléricu r suivent le même trajet que h's collecteurs descendants de la face supi''rienre du \nile et s(> terminent dans les mêmes ganglions cpie ces \aisseaux. Ce|)endant cerlains de ces vaisseaux nés de la partie inférieure du pilier perl'nrent la j)a)'ni du ])harynx, au-dessous de l'os hvoïde, et se terminent dans des ganglinns placés sur la jugulaire interne, au niveau de la bifurcation de la carotide primitive.
Lymphatiques du pharynx. — L'ap}tareil lympliali(iue du i)liarynx pi-é-
[l'OIIVEl! ET ri XÈO.]
ÉTUDE SPÉCIALE DES LYMPHATIQUES
sente un développement considérable en rapport avec la richesse de la muqueuse pharyngée en tissu lymphoïde (voy. t. IV, p. 162 et suiv.).
Réseaux d'origine. — Les lymphatiques du phaiynx naissent par deux réseaux, l'un muqueux, l'autre musculaire.
Le réseau muqueux s'étale au-dessous de l'épithélium pharyngien dans la couche superficielle du derme muqueux. Ce réseau présente son maximum de développement au niveau de la muqueuse qui tapisse la face postérieure du larynx et les gouttières pharyngo-laryngées. Au niveau de ram3'gdale palatine, le réseau muqueux présente une richesse extrême et ses mailles deviennent d'une remarquable ténuité. (Sur les origines histologiques des lymphatiques de l'amygdale, voy. t. IV, p. 90 et 92.) A la jonction du pharynx et de l'œsophage, le réseau s'appauvrit singulièrement. A ce niveau, son étude attentive montre que les ramuscules auxquels il donne naissance tendent à s'ordonner
Fio. 040. — Lymphatiques du pharynx.
a, b, ganglions rétro-pliaryngiens. — c, nodule ganglionnaire interrupteiii', placé [sur le trajet des Taisseaux afférents des ganglions rétro-pharyngiens. — d, ganglion de la chaîne cervicale profonde. — e, vaisseau afférent des ganglions rétro-pharyngiens passant en avant de la carotide interne. — f, afférent des ganglions rétropharyngiens passant en arrière du droit antérieur, — g, lymphatique du pharynx, gagnant directement un ganglion de la chaîne cervicale profonde. — h, afférent des ganglions rétro-pharyngiens.
suivant deux courants, l'un ascendant, pharyngien, l'autre descendant, œsophagien (Most).
Le réseau musculaire, beaucoup moins important, n'a été injecté par Sappey que chez le bœuf et le cheval.
Troncs collecteurs. — De ces deux réseaux, mais plus particulièrement du réseau muqueux, partent de nombreux collecteurs qui peuvent être répartis en trois groupes : supérieur, moj'en et inférieur,
1) Les collecteurs supérieurs naissent de la voûte du pharynx, des pai'ois latérales du pharynx nasal et de la moitié supérieure de la paroi] postérieure. La plupart de ces vaisseaux se dirigent vers la ligne médiane postérieure et