CHAPITRE II
DES ARÏÈHES
Les artères sont des conduits membraneux, à ramificalions divergentes, qui porleni, aux dilTérentes parties de l'organistne le sang chassé à f haf|ue systole par la contraction des ventricules. Toutes les artères naissent de deux troncs : l'aorte et l'artère pulm )naire, formant ainsi deux systèmes artériels qui aflectent une grande analogie. Dans les deux systèmes, les artères, au fur et à mesure qu'elles s'éloignent du cœur, se divisent en troncs moins volumineux ou brandies, qui se subdivisent en rameaux ; ces derniers donnent naissance à des ramuscules, dont le diamètre s'atténue graduellement jusqu'à la ténuité des capillaires dans lesquels ils se résolvent.
Les branches ainsi fournies par les artères aux territoires organiques qu'elles traversent sont dites branches collatérales. Ces collatérales se détachent, en général, du tronc générateur sous un angle aigu, à sommet tourné du côté du cœur, et se rendent, par un trajet obliijue, à des parties situées au-dessous de leur point d'émergence; quelquefois elles émergent perpendiculairement au tronc ; enfin, dans quelques cas, la collatérale, dès son origine, tend à revenir vers le cœur et se rend à des parties situées en amont de son point d'émergence; ces branches, à trajet récurrent, sont dites artères récurrentes.
CONI'OI'.MATION ENTËIUELÎP.t: DES AUTÈr.ES
Forme et calibre. — Toutes les artères sont régulièrement cylindriques: on admet généralement que leur calibre ne varie pas entre l'émergence de deux collatérales ; seule, la naissance de ces dernières pourrait réduire le calibre du tronc d'origine dans des proportions en rapport avec le volume de ces collatérales. 11 semble cependant bien prouvé aujourd'hui que d'autres causes peuvent iniluer sur le calibre du tronc artériel. Parmi celles-ci, une des plus intéressantes est le changement brusque de direction ; son inlluence a été bien mise en évidence par Stahel (Arch. fiir Anat. und Physiol-, 1886).
D'après S., toutes les fois qu'une artère décrit une courbe de j»elit rayon, elle présente, au niveau du point culminant de cette courbe, un point rétréci. Des mensurations précises lui ont permis de constater ce rétrécissement sur la crosse de l'aorte, les sous-clavières, etc. Stahel explique ce fait de In façon suivante : il se produit, au niveau du point culminant de la courbe, sous l'inlluence de la force centrifuge, une contraction de la veine lif|uide; l'artère se moulant sur le sang qu'elle contient doit se rétrécir à ce niveau.
Dans tous les cas, il n'est pas exact de dire que le volume d'un tronc artériel diminue régulièrement et (ju'on peut le comparer dans son ensemble à un cùne tronqué. Il ne nous semble pas non plus très juste de regarder, avec IJicliat,
ANGÉIOLOGIE
un tronc rionné comme formé d'une série de cylindres de rayons de plus en ])lns petits. En réal lé, si, dans l'ensemble, il y a décroissance continue de calibre, cette décroissance n'est pas soumise à des règles aussi régulières qu'on a bien voulu le dire.
Abstraction faite de l'aorte, dont le calibre, à l'origine, atteint en moyenne 28 mm., on peut, avec Henle, diviser les artères du corps en six catégories :
1) Artères de 8 mm. de diamètre, exemple: carotide primitive ;
2) — 6 mm. — — humérale ;
3) — S mm. — — cubitale ;
4) — .3 mm. 5 — — temporale;
5) — 2 mm. — — auriculaire postérieure ;
6) — 1 mm. à 0,5 — — art. sus-orbitraire.
Les vaisseaux d'un calibre inférieur à 0 mm. 5 u'entrent pas, en général, dans la nomenclature. Cependant, par exception, on décrit des arlérioles dont le calibre ne dépasse pas 0 mm. 3, soit parce que ces vaisseaux cheminent dans un conduit osseux s|)écial, comme l'artère tympanique, soit à cause de leur importance morphologique ou physiologique, comme l'artère centrale de la rétine.
Epaisseur. — L'épaisseur des artères est, en général, ])i'0])ortionnel le à leur calibre. Cependant, il existe de nombreuses exceptions à celle règle. C'est ainsi que, dans certaines régions, le cou, par exemple, les parois artérielles sont moins épaisses qu'au niveau des membres. Il faut demander la cause de cet amincissement des parois aux conditions favorables dans lesquelles s'efTeclue la circulation veineuse, et indirectement, la circulation artérielle, en ces régions. — On a remarqué aussi, qu'au niveau de la bifurcation d'un tronc artériel , l'épaisseur des parois devient plus considérable. Enfin , Stahel (loc. cit.) a montré que le changement brusque de direction modifiait l'épaisseur des arlères, comme il modifie leur calibre.
Consistance et aspect. — Sur le cadavre, les artères donneni au doigt et à l'œil la sensation d'un cordon ajdali, creusé en gouttière et légèrement épaissi sur ses bords.
Sur le vivant, les artères apparaissent comme des conduits cylindriques dépressibles, présentant des battements isochrones à ceux du cccur.
Sur le vivant, l'artère est d'un blanc rosé, elle est blanc mat sur le cadavre.
Si l'on vient à sectionner une artère, elle reste béante, en raison de sa structure, tandis que la veine, à parois plus minces, s'aiïaisse.
Direction. — Les artères suivent ordinairement le trajet le plus court pour gagner le territoire auquel elles vont se rendre. Ainsi, au niveau des membres, on les voit cheminer parallèlement à l'axe de ces derniers et du coté de la flexion.
Il existe cejiendant (juelques exceptions à cette règle : toutes les fois qu'une artère se rend à un organe mobile, ou sujet à des variations de volume, elle ]irésente des flexuosités dont le nombre el l'importance sont en laison
DES ARTÈRES
directe de l'étendue du déplacement, de la mobilité et des modifications de volume de l'organe: (ex: artères utérine, splénique, stomacales, etc.).
De même, toutes les fois qu'une artère se rend dans un organe à texture délicate, et qui doit être soustrait à l'action brutale d'un choc artériel trop intense, les artères présentent des flexuosités qui atténuent la violence de ce choc fex. : artères du cerveau). — 11 ne faut pas confondre ces flexuosités normales et physiologiques avec les sinuosités que l'on rencontre sur les artères des vieillards : celles-ci relèvent d'une diminution de l'élasticité du vaisseau, à la suite des modifications que l'âge, ou certaines dialhèses (arlhritisme), ou des maladies infectieuses (syphilis), provoquent dans sa structure. Ces artères, vieilles ou vieillies avant l'âge, incrustées parfois de sels calcaires, sont dites athéromateuses.
Situation. — Les artères sont, eu générai, situées assez profondément. A Tarière sont presque toujours accolées une ou deu.x veines satellites et quel- ([uefois un ou plusieurs troncs nerveux. Artères, veines, nerfs constituent, par leur réunion, un i^aquet vascitlo-nerveux. Ces organes sont contenus dans une gaine, condensation du tissu cellulaire voisin, qui les rend ordinairement solidaires. Lorsque nous étudierons les rapports d'une artère, nous décrirons ses connexions avec les autres éléments du paquet vasculo-nerveux, sons le nom de rapports immédiats^ regardant comme rapports î9!{?dta/s ceux que peut |)résenter l'artère avec les parties avoisinanles (os, articulations, muscles, etc.). Ces derniers rapports sont des plus variables, et je juge inutile d'entrer ici, à leur sujet, dans des considérations générales dépourvues d'intérêt. — Disons seulement que les ai tères tendent à se rapprocher des os, sur lesquels elles impriment une gouttière ou sillon, lorsipie le contact est devenu immédiat (ex. : gouttière de la vertébrale sur l'atlas, de la sous-clavièro sur la première cote, etc., etc.); — qu'en général, au voisinage des articulations, elles répondent au côté de la llccion. (Ex. : artère humérale au pli du coude, artère poplitée, etc.) ; — et qu'elles cheminent le plus souvent dans les interstices des muscles ; lorsqu'une artère traverse un muscle, celui-ci |irésente une arcade aponévrotiqne qui défend le vaisseau contre la compression par contraction musculaire (ex. : orifice aortique du diaphragme, anneau du soiéaire, etc.).
Je n'insisterai pas sur les connexions de certaines artères, plus [larticnlièrement les artères des membres, avec certains muscles que l'on considère comme leurs muscles satellites {ex. : biceps, satellite de l'artère humérale), bien que la plupart de ces muscles, dits satellites, croisent plutôt qu'ils ne suivent la direction du vaisseau. (Ex.: couturier, satellite (?) de l'artère fémorale, sterno-cléido-mastoïdien, satellite de l'artère carotide [)rlmilive).
Anastomoses. — Les artères communiquent souvent entre elles; on donne aux canaux (|ui établissent ces communications le nom i\' anastomoses.
On peut diviser ces ana^omoses en A) anastomoses sinq)les; — B) anastomoses en réseau.
A. Anastomoses simples. — Elles sont formées par la réunion de deux branches, d'un calibre assez consitlérable, et venant de deux artères voisines. Elles comprennent plusieurs variétés :
ANGÉIOLOGIE
1° Anastomose transversale. — Les deux branches se délachent à angle droit du tronc qui leur donne naissance et se réunissent bout à bout, formant ainsi un ranneau anastomotique transversal (Ex : communicante antérieure, réunissant les deux cérébrales antérieures) (A Fig. 370).
2" Anastomose par inosculalion. — C'est un dérivé de la forme précédente.
Les deux branches, au lieu de ^ ^ constituer une barre transver-
sale, forment une arcade anastomotique (ex : Anasiomose entre les deux gastro-épiploïques droite et gauche) (B).
3" Ajiastomose par cojivergence. — Elle est formée par deux artères se fusionnant pour constituer un tronc unique, (ex. : les deux artères vertébrales se réunissant pour constituer le tronc basilaire) (C
Fig. 370).
'1° Anastomoses
Fiff. 370
;liéiiia des anastomoses artéri elles.
2)ar vas
aberrans. — t>et ordre d'anastomose est formé par un vaisseau, ordinairement de petit calibre, qui se détache d'un tronc donné, chemine parallèlement à ce tronc et vient se fusionner plus bas, soit avec lui, soit avec une de ses branches terminales. (Ex. : vasa aberranlia de l'artère humérale) (D.).
B. Anastomoses rétiformes. — On dit qu'il y a anastomose rétiforme lorsque la communication entre deux vaisseaux s'établit, non par abouchement direct de deux rameaux volumineux naissant de ces vaisseaux, mais par la réunion de fins ramuscules, branches terminales de collatérales de l'un ou l'autre tronc (E Fig. 370). Ces anastomoses sont beaucoup plus intéressantes que les précédentes, car elles sont beaucoup plus répandues. Presque toujours, en effet, les rameaux terminaux d'une collatérale quelconque d'un tronc artériel s'unissent aux rameaux terminaux des collatérales sus- et sous-jacentes. Il en résulte la formation, à côté de la voie principale, d'une voie secondaire qui la double et qui peut la suppléer au besoin. En étudiant les artères des membres, nous constaterons toujours l'existence de cette voie secondaire, et nous aurons soin de la mettre en évidence, car c'est par elle que se rétablit la circulation, après ligature du tronc principal. Nous allons voir, en étudiant les anomalies, quel rôle certains auteurs ont fait jouer à ces anastomoses en réseaux, pour expliquer certaines dispositions atypiques.
Terminaison des artères. — A mesure qu'elles s'éloignent de leur point de départ, les artères deviennent de plus en plus grêles et contractent avec les artères voisines des anastomoses déplus en plus étendues. Leur mode de rames.
DES ARTÈRES ' 635
ceiice tenniiiale est des plus variables, [.es ramilicatioiis ultimes peuvent être disposées en treillages, en pinceaux, en étoiles, etc. Finalement, les derniers rameaux se continuent avec les capillaires.
A l'élude de la terminaison des artères se rattachent plusieurs ([uestions intéressantes, comme la question des artères terminales, des canaux dérivalifs, et des réseaux admirables. La première est examinéeà propos de certains organes à l'élude desquels elle est plus spécialement liée (poumons, cerveau, t. m, p. 098; nous étudierons la deuxième avec les capillaires; (juanl aux réseau.x admirables, ils ne méritent qu'une simple mention.
On décrit sous ce nom la dis|)osilion suivante: une artère se divise brusquement en une multitude d'arlérioles très fines, qui s'anastomosent entre elles, forment un réseau toujours très complexe, puis se fusionnent de nouveau |»our reconstituer le tronc primitif. Ces réseaux n'existent |)as chez l'homme, du moins à l'état normal, à moins qu'on ne veuille considérer comme tel le svstème artériel des glomérules du rein. En revanche, ces réseaux sont très dévelo|)pés sur certaines artères (carotide interne et ophtbalmique) de quelques espèces animales (veau, mouton).
Anomalies. — La dis|)Osition des artères est sujette à de nombreuses variations ; ces variations sont plus fréquentes que celles du système musculaire, [.es artères peuvent varier dans leur origine, leur volume, leur trajet, leurs rapports et dans la disposition de leurs branches collatérales ou terminales.
D'après Sajtpey, toutes ces variétés d'anomalies pourraient toujours rentrer dans l'un ou l'autre des deux groupes suivants : lo anomalies par excès ou défaut de convergence ; — 2° anomalies par renversement de volume.
Dans le premier cas, il s'agit d'une artère prématurément ou tardivement divisée. Dans le deuxième cas, il y a réduction considérable d'un tronc artériel normalement bien développé et suppléance de ce tronc, par le développement exagéré d'un tronc voisin, ou d'une série d'anastomoses constituant normalement une voie collatérale parallèle au tronc afi'0]>hié.
La distinction entre ces deux groupes d'anomalies n'est pas toujours aussi aisée qu'on pourrait le croire au premier abord. Nous verrons, en étudiant les faits décrits sous les noms de bifurcation prématurée de l'humérale, que si quelques-uns de ces faits rentrent dans les cas d'anomalies par défaut de convergence, d'autres constituent eu réalité de véritables anomalies par renversement de volume. Cette distinction n'a d'ailleurs qu'une valeur conventionnelle, et ne constitue pas une interprétation. L'interprétation, plusieurs anatomistes ont essayé de la donner.
Krause, dans son remarquable mémoire des anomalies artérielles, annexé à l'angéiologie de llenle, tente une explication embryologique des anomalies artéri(dles. r)'a[)rès lui, le système ai'tériel formerait, du moins à l'origine, un réseau doul les éléments constitutifs présenteraient un volume sensiblement égal. Au c(jnrs de l'évolution de l'individu, certaines parties de ce réseau prennent nu développement considérable, alors que d'autres s'atrophient au point de disparaître ou de sembler disparaître en totalité ; dans ces conditions, il est facile d imaginer que telle ou elle partie, qui d'habitude s'atrophie, puisse persister,
ANGÉIOLOGIE
prendre un développement considérable et supplanter ainsi les portions qui, dans les cas normaux, auraient seules évolué.
La conception de Ivraiise semble vraie pour certaines parties de l'arbre artériel. Comme nous le verrons, elle explique notamment, d'une façon très satisfaisante, les anomalies d'origine et de trajet de la crosse aortique et de ses branches. Mais est-elle applicable à toute l'étendue du système artériel? Riige (Morphol. Jahrb. 188i) le nie et déclare que, pour les membres notamment, ce n'est qu'une hypothèse sans fondement. R. a étudié sur des coupes en série le système artériel des membres embryonnaires; si peu avancé que fût le développement de ces membres, il a toujours pu reconnaître l'existence de troncs artériels principaux déjà dilTérenciés. On conçoit qu'en l'absence de données précises sur les détails du développement de l'appareil circulatoire périphérique, toute explication embryologique des anomalies artérielles soit encore prématurée.
.lusqu'à présent du moins, il ne semble pas que l'anatomie coinj)arée ait donné, pour l'interprétation des anomalies artérielles, des résultats plus intéressants, .le ne vois pas, en elTet, qu'une anomalie artérielle soit expliquée lorsqu'on m'a dit qu'elle est normale chez tel ou tel animal. Est-ce à dire que je prétende que les données de l'anatomie comparée soient absolument inutiles ? Certes non, mais je crois qu'il est indispensable, pour interpréter uneanomulie quelconque, non seulementde constater l'existencede cette anomalie à titre de disposition habituelle dans une es])èce donnée, mais encore de trouver dans d'autres espèces les intermédiaires entre cette anomalie et la disposition normale chez l'homme. En d'autres termes, il faut essayer d'établir l'évolution à travers les espèces de la disposition définitive. Toute anomalie artérielle nous apparaîtra alors comme un arrêt, à une étape quelconque, de l'évolution phylogénique. Dans ces conditions, on s'expliquera facilement que ce soit au niveau des parties les plus jeunes au point de vue phylogénique, c'est-à-dire, chez l'homme au niveau de la main et du pied, que se rencontrent surtout les variations artérielles, comme du reste les variations musculaires.
Malheureusement l'histoire phylogénique du système artériel est aussi difficile à tracer à l'heure actuelle que son histoire embryologique. On conçoit en elîet la nécessité de documents précis et détaillés. Or, ceux-ci font défaut la plupart du temps. Quoique, dans ces dernières années, il ait paru plusieurs intéressantes monographies sur le système artériel des espèces qui nous intéressent le plus, c'est-à-dire des espèces simiennes, les lacunes sont encore trop nombreuses pour qu'une explication vraiment scientifique des anomalies artérielles de l'homme par l'anatomie comparée, ne me paraisse pas prématurée.
Les principaux ouvrages parus sur les anomalies artérielles sont!;Quain, Onthe arteries of the huinan body, London, 1844; — Dubrueil, Des anomalies artérielles, Paris, 1847; — Krause, Mémoire inséré dans l'angéiologie de Henle. — On trouve aussi de nombreuses observations dans Theile (Encyclopédie anatomique) et des reproductions d'intéressantes anomalies dans l'atlas de Tiedemann.
SIRL'CTIIRE D[CS AHIKUKS par P. JACQUES
Une artère doit ùlre coiisidéiéo l omino eoiislitiiée i)ar un tube eiuhitliélial (partie essentielle) l'inùtu d'une enveloppe conjonclive (partie accessoire); dans celle-ci se développent, au cours de l'évolution embryonnaire, diverses foi'malions élastiques et musculaires dont l'importance et les proportions respectives varient avec la nature, le calibre et la situation du vaisseau considéré (Henaut, Scbiefferdeckei'). I/enveloppe conjonctive dans son ensemble est très réduite dans les pins petites arlérioles; le tissu musculaire y [)rend la première place dans les artères de petit et de moyen calibi'e (artères à li/pe iiiiiscidaiye) ; et c'est le tissu élastique qui l'emporte dans les gros troncs artériels (arit^res à lype élastique). Ceux-ci possèdent an plus haut degré l'une des propriétés générales des artères, l't'/rtsticité; celles-là révèlent |)ar leur slructiire une autre propriété essentielle, la contractilitt' .
\° Artères à type musculaire. — .le [)i'endrai pour Ivpe de ma desciijilion une artère de moyen calibre (radiale, linguale) ; je signalerai ensuite les dill'érences qui distinguent les artères de volume e.xtrème. ("est dune le lv|>e musculaire que j'aurai ])articulièi'ement en vue dans cette descri|)tion ; aussi bien ce type est-il de beaucoup le plus répandu dans l'économie.
lndé|)endamment de V endotliéiuon , les auteurs s'accoi'dent à considérer à la paroi artérielle tr(n's couches ou tuniques séjKirées par des lames élastiques et qu'on désigne, d'après leur situation, sous les noms de tunique interne (\nV\mi\.), luniqve moneintc (média), tu))ique ea'/fi'JU' 'ad venti I ia ; .
a) Endothélium. — 11 est formé de cellules plaies, I rans|iarentes, fnsiformes et plus ou moins allongées suivant l'axe du vaisseau. Soudées par leurs bords à peu près rectiiignes, ces cellules se disposent en une assise unique tapissant d'un revêtement continu et luisant tout le système artériel. Hien ([ue l'ortement aplaties dans les conditions ordinaires où l'on voit le noyau pi'oéminer dans la lumière du vaisseau, elles jouissent d'une élasticité suffisante pour regagner en épaisseur ce qu'elles perdent en surface lors du retrait de l'artère, parfois même au point de simuler dans les arlérioles vides, après l'action de certains fixateurs, la forme cubique ou cylindrique (Renaut). Suivant le même auteur l'endothélium reposerait sur une mince vitrée indépendante des formations élastiques sous-jacentes.
6) Tunique interne (Intima, Kndartère). — Elle est limitée par l'endothélium d'une part, et de l'autn» par la laiiic élnalique interne. Celle-ci est très appa-
Fig. 371. — l'indolliéliuiii (l'une .artrre île la piemore cérébrale après traitement par le nitrate (l'argent. Grnss. = 300 (d'après Rauber, un peu mod.).
ANGÉIOLOGIE
rente dans les artères, de tiioyen et de petit volume et se présente, en coupe transversale, sous forme d'une étroite bande circulaire généralement continue et plus ou moins profondément festonnée suivant le degré de retrait du vaisseau. En coupe longitudinale, elle est à peu près recliligne, parfois interrompue sur une faible longueur : c'est en elïet une lame fenêtrée et la plus importante formation élastique de la paroi artérielle; aussi apparaît-elle toujours avec une grande netteté, si bien qu'à un examen superficiel elle semble constituer à elle seule la tunique interne tout entière des vaisseaux de médiocre calibre.
Par une étude approfondie, on reconnaît pourtant entre la lame élastique interne et l'enduthélium une mince assise de nature connective et d'aspect strié : c'est la couche sous-endolhéliale ou striée. Elle est formée de faisceaux conjonctifs parallèles, unis par un fin réseau de Qbres élastiques. Eventuellement on y rencontre en outre, surtout aux points de bifurcation des artères viscérales, quelques fibres musculaires lisses isolées.
c) Tunique moyenne (média, musculaire). — Supérieure aux deux autres par son épaisseur, la tunique moyenne caractérise, par le développement
Fig. 372. — Fragment dune coupe transversale de l'artère linguale de l'homme adulte,
d'après Grunstein.
/, tiin. interne; M, tun. moyenne; E. tun. externe; e, endothélium ; c.s.e, couche sousendotliéliale ; /.e.i, lame élastiriae iiit. ; f. e. libres élastiques circulaires ; /'.e', libres élastiques obliques; /'.m. libres lisses ; l.e.c, lame élastique externe; c.e.l, assise élastique longitudinale ; c.e.c, assise élastique circulaire.
prépondérant de ses assises contractiles, les artères à type musculaire qui ser-
DES ARTÈRES
vent de base ;i notre description. Limitée du côté de la lumière du vaisseau par la laine élaslif[ue interne (qu'on ap|ielle aussi pour celle raison membrane limitante interne), elle est sé|)arée de l'adventice par une antre niemhiane fenèlrée de même nature, mais moins é|)aisse que la précédente, la Inme élastique externe (membrane limitante externe, niée par Renaut en tant que formation spéciale et constante). I/es|iace ainsi cifconscrit est occupé par du tissu conjonctif, du tissn élastique et du tissu musculaire lisse.
La trame conjonctive est réduite à qnehjues travées et peu de cellules j)Iates. Les formations élastiques consistent en des lamelles et des fihres à direction générale circulaire, sauf au voisinage immédiat des membianes limitantes où, leur orientation devient plus ou moins radiaire, c'est-à-dire normale à la surface de ces membranes. Do l'union de ces éléments élasliijues résulte une véritable cliarpente réliculaire enfermant dans ses mailles les fibres musculaires lisses. Cette charpente élastique de la tuni(|ue movenne se continue du reste avec la trame de même nature des tuniques extrêmes par l'intermédiaire des limitantes et à travers leurs orifices. En sorte (|ne, comme l'observent Réitérer et Robin, dans les artères comme dans les veines, les diverses tuniques ne font qu'un, grâce à la continuité de leurs éléments élastiques. Les fibres musculaires constituent de puissants faisceaux fusiformes s'enroulant plus ou moins exactement autour de l'axe du vaisseau.
Les petites artères des extrémités des membres oITrent un remar(]uable développement de la tunique musculaire (pédieuses, collatérales digitales).
d) Tunique externe (exlerna, adventice). — Assez nettement isolée en dedans de la tunique musculaire, surtout lorsque la limitante externe est bien développée, l'adventice se continue en dehors, sans ligne de démarcation précise, avec le conjonctif ambiant (gaine des vaisseaux).
Celte tunique est formée de faisceaux conjonci ifs entrecroisés et obliques par rapport à l'axe du vaisseau ; elle est ])arcourue en tous sens par un riche réseau élastique, qui, dans les artères d'un certain calibre, se condense au voisinage de la couche moyenne en une lame fenèlrée, la membrane élastique externe (limitante externe). Dans les mêmes vaisseaux les fibres élastiques se disposent en deux assises faciles à distinguer par leur orientation : l'assise interne est formée de fibres à direction longitudinale; l'externe, de fibres circulaires. On y rencontre enfin çà et là, notamment dans l'assise élastique interne, quelques éléments musculaires isolés ou groupés en petits faisceaux et étendus parallèlement à la direction du vaisseau (spléniqiie, mésenlérique supérieure, rénale, spermati(jue, utérine, dorsale de la verge).
2" Artères à type élastique. — C'est à la constitution spéciale de leur tunique moyenne que les artères les plus volumineuses doivent leur physionomie particulière : la prépondérance de la substance élastique sur l'élément musculaire leur a valu le nom d'artères à type élastique. Sous cette rubrique il faut ranger l'aorte, le tronc de la pulmonaire, le ti'onc brachio-céphaliqne, la sous-clavière cl la carotide. L'axillaire et rilia([ue commune (Griinstein) constituent des types de transition.
L'endoï/ie/iitm est caractérisé dans ces vaisseaux par l'aspect moins allongé de ses cellules, qui deviennent j)lutot lozangiques ou polygonales (jue fusiformes.
ANGÉIOLOGIE
La tunique interne, épaissie (1/8 de mm. environ pour l'aorte (1), montre une double assise conjonctive striée : à la couche sous-endothéliale striée longitudinalement s'ajoute une couche sous-élastique striée transversalement. La lame élastique interne, elle aussi, se clive en deux ou plusieurs membranes séparées par une assise lamelleuse intermédiaire.
Dans la tunique moyenne, considérablement renforcée (1 mm. environ), le tissu élastique prend nettement le pas sur les faisceaux musculaires, sous forme de lames perforées, de plaques rainitiées, de membranes fenêtrées, concentriquement disposées autour du vaisseau et réunies entre elles par des fibres à direction radiaire. La tunique moyenne se trouve ainsi cloisonnée en un grand nombre d'assises superposées et limitées par des lamelles élastiques. Dans l'intervalle de celles-ci, s'insinuent des libres lisses transversalement dirigées, parfois modifiées dans leur forme, aplaties et rameuses
l-'ig. 373. — Tunique interne et portion de la tuniqui' moyenne de l'aorte de l'iiomme, d'après Grûnstciii.
e, enilothélium ; c s. end., couche sous-endothéliale ; c. s. et., couche sous-élastique e. î., lame élastique interne; m. e. m., membi-anes élastiques de la tunique moyenne ; n. >«., noyaux de libres lisses (Pour ces derniers organes, ne pas tenir compte des traits de renvoi mal placés).
(Hanvier). A la limite externe de la couche moyenne apparaissent quelques faisceaux longitudinaux. La part prise par le tissu musculaire à la constitution de la paroi artérielle diminue à mesure qu'on se rapproche de l'origine des gros troncs ; l'élément contractile disparaîtrait même complètement à la base de l'aorte et de la pulmonaire.
L'adventice (1/2 mm. environ) offre une trame élastique richement développée avec les deux assises précédemment décrites. Dans la plus interne, longitudinale, apparaît par places une belle lame musculaire à fibres longitudinales (iliaque primitive).
(I) Ce chiffre et les suivants sont relatifs à l'aorte de l'homme adulte et empruntés au mémoire de Griiastein, Ueber den Bau der grœsseren menschlichen Arterien in verschiedenen Alterstufen, in ArcU. f. mikr. Atiat., Bd 47, B. 3, 18'.l6.
DES ARTERES
6il
IjGS niodiliealioiis, (|ui distiii^iioiit les ;^nos troncs des arlères de moven volume, |ieii\eiit donc se résiiiiiei- en deux mots : é|iaississenient et com|ilicatioii des dilîérenles tum'iiues, prédominance du tissu éiasti(jue.
Réduction du Lissu élastique, simplification des tuniques, tels sont au contraire les caractères inverses ([ne nous rencontrons ^ dans les artérioles (ex. : artères de la pie-mère). Ici. en elïel, Vciiddiière est réduite à la lame élastique interne immédiatement revêtue d"nn rndol hélium à l'orme allongée. La tunique •moyenne, essentiellement musculaire, n'est représentée que par une ou deux assises de fibres lisses circulaires. \j adventice, presque dépourvue de ré- "' seaux élastiques, se perd
ra|)idement dans le conjoncl if anihia M I .
Variations de structure en rapport avec 1 âge —
(idiii^lciii, ;i iHii(li('' ;i ce point do vue t(3s troncs jn'incipaiix (aorte, sous-clavirro.
l'ai'olidc, iliaque priiiiiti\e) eu (Icliors lie toute altération |ialliologiqiie. lorinule ainsi ses eonelnsioiis :
Dans toutes les arlrres cxaiiiinées. les tuniques intiMui^ et moyenne s'épaississiMit avi'e l'âge: toutefois, tandis i|iie cet épaississenieiit jjorle
sur l'endartrre dans l'aorli', la soiis-claviérc et la carotide, c'est l'inverse (pii se passe pour rilia([ue. En outre, l'accroissement prépondérant de la tunique in
ranil
nak
— Kdiqii,' lougilud d'une arlériole.
. — Ai'lériole du pi pliKin du lafii n .
/V, vaisseau examiné, l'objeetif étant mis au point sur la coupe optique rie son bord. I>es cellules nuisculaires laissent voir leurs noyaux et les champs qui )]rineipali'meiit les entourent. — A, l'objectij est mis au point sur la surface supérieure. On y reconnaît des groupes de fibrilles ou cylindres primitifs vus suivant leur lontrueur (d'afires Ranvicr, Triutr technique fl'his/ologie, '2' édition, G. -Masson. é lit.).
L'endartcre, absente dans la partie supérieure de la ligure, laisse voir la tunique moyenne avec ses noyaux musculaires, m, à grand axe transversal; e, noyaux de rendothelium a grand axe longitudinal ; a, adventice (d'après Gegenbaur) Gross. r.
terne dans les premiers vaisseaux s'accentue beaucoup plus durant la piTiodc de dévelo)ipement que passé l'âge adulte ; pour l'iliaque, le rapport cuire les deux limiques est constant jiendant toute la vie. D'autre part, une partie de l'élastine du tissu élastique se transforme dans l'àgc avancé (à partir de ."Kl ans) l'u luie sul)stanee chimique ^-oisine, l'élacinc: ce qui a pour clîet de diminuer l'édasticité des jiarois artérielles et de créer peut-être une variété particulière d'artério-sclérose. Certaines r(''aclions colorantes révèlent encoi'c des alti'rations cliimiques, principalement dans tes assises les plus internes de la Innique moyenne, mais il est impossible à l'iieni'c actuelle d'eu iulerpréter la signilication.
Variations structurales en rapport la nature et la situation du vaisseau. —
On a remarqué, au cours de la dcscri|il mn gcucrab^ des artères, que certains de ces vai.sseaux s'écartaient légèrement du type habituel par l'absence de quelques éléments normaux dans l'uiu^ des (uniques, ou, au contraire, pai' l'aiiparition insolite dans l'une d'elles d'organes y faisant habituellement défaut (telle la |)réscnce de faisceaux bien développés de fibres lisses dans tes tunicpies extrêmes des artères de divers viscères abdominaux et pelviens, ou bien dans les points de bifui'cation des artères des membres). Ces inoditications structurales s'accentuent considérablement à l'état normal dans les artères de certaines régions, soit sous t'influence île conditions particulières de circulation, soit en raison de la disposition des tissus ambiants. Une description spéciale serait nécessaire pour chaque cas : je dois me borner ici à signaler quelques faits.
L'artere ombilicale du fœtus à terme, surtout dans sa portion extra-abdominale, est
ANGÉIOLOGIE
remarquable par sa richesse en tissus musculaire et conjonctif et sa pauvreté en tissu élastique Ici, l'élément contractile a envahi toutes les tuniques et les fibres lisses se disposent en quelques régions en trois assises : une moyenne circulaire et deux extrêmes longitudinales ; ailleurs, la pai'oi artérielle tout entière est représentée par une couche unique et puissante de fibres lisses, à disposition plus ou moins exactement transversale.
Organe également transitoire, \ecanal artériel de Botal offre une structure différente à la fois de celle de l'aorte et de celle de la pulmonaire. Chez le fœtus de S à 7 mois, le tissu élastique y manque encore presque totalement 11 apparaît plus tard, mais seulement sous forme de fibres isolées ou réunies en fins réseaux. Les trois tuniques habituelles des artères peuvent alors être reconnues, mais leurs limites respectives demeurent assez peu distinctes. Dans les dernières semaines de la vie intra-utérine la lumière du canal se rétrécit grâce à la prolifération du tissu conjonctif des tuniques interne et moyenne, ainsi qu'à l'épaississement de l'endothélium qui se stratifié par places. Le cordon, qui succède chez l'adulte au conduit fœtal, ne renferme pour ainsi dire plus que des éléments fibreux et élastiques, avec une étroite lumière interrompue dans une étendue variable (Toldt).
Chez l'homme adulte, les artères encéphaliques sont remarquables par le développement de leur membrane élastique interne qui se montre munie de stries parallèles et perforée de nombreux petits orifices. — On sait la richesse en faisceaux musculaires des artères (les corps caverneux du pénis.
La constitution histologique des tissus ambiants peut, aussi bien que des conditions spéciales de circulation, provoquer des modifications structurales de la paroi vasculaire : les artères et surtout les veines du myocarde voient se réduira leurs tuniques musculaires. J'ai montré dernièrement que les artères ciliaires courtes postérieures, en traversant la coque scléroticale, perdent leur adventice ainsi qu'une partie de leur musculeuse et adhèrent à la lame fibreuse qu'elles perforent.
3° Vaisseaux des artères. — Sous le nom de vasa vasorum, on réunit les vaisseau.x; sanguins artériels, veineux et capillaires qui concourent îi la nutrition des parois vasculaires. De tels vaisseaux n'existent que dans les artères et les veines de quelque importance : on les reconnaît sans peine à l'œil nu, à la surface des gros troncs. Jamais ils ne naissent directement du vaisseau qu'ils irriguent ; ils tirent leur origine, soit de l'une de ses branches, soit d'un vaisseau voisin. Il existe constamment une artériole pour deux veinules; entre les ramuscules terminaux de la première et les radicules des secondes s'étend un large réseau capillaire.
Uuel est le territoire de la paioi vasculaire, et plus spécialement de la paroi artérielle, que parcourent les vasa vasorum ? Bien que l'accord ne soit pas encore établi sur ce point d'une fagon absolue, il paraît très probable qu'à l'état physiologique ces vaisseaux nourriciers, abondamment répandus dan.s l'adventice, ne pénètrent qu'exceptionnellement dans la tunique mo\enne, et n'en dépassent pas, en tous cas, les assises les plus externes.
On n'a pu encore mettre en évidence, d'une façon certaine, la présence de vaisseaux lymphatiques dans les parois vasculaires; il est vraisemblable toutefois qu'il existe des canaux de ce genre dans les tuniques interne et moyenne. On sait, en outre, que nombre d'artères sont normalement enveloppées, en totalité, d'une gaine I ijmphatique continue ou discontinue (Artères des centres nerveux, de la rate, des os, etc.).
4° Nerfs des artères. — Indépendamment de leurs nerfs satellites, c'est-àdire des nerfs qui partagent leur trajet et leur distribution, les vaisseaux sanguins sont très abondamment pourvus de nerfs propres. Ceux-ci, nerfs vasomoteurs, on mieux, nerfs vasculaires, sont de nature sympathique et accompagnent les artères et les veines jusque dans leurs plus délicates ramifications. Ils forment, suivant Ranvier, dans l'épaisseur des parois des troncs principaux, un triple plexus : dans l'adventice, ils constituent, par leurs anastomoses, un
DES ARTÈRES
premier jjloxus assez grossier, \e jjle.rus fondamoïtal ; de la l'ace profonde de dernier se détachent de nombreux rameaux qui, s'enfonçant vers la (unique moyenne, s'unissent à la limite externe de celle-ci en un plexiifi intermédiaire ; ce dernier donnerait enfin naissance aux ramuscules constitulifs d'un troisième plexus intra-musculaire, origine des fibres motrices terminales.
I^à ne se termine pas pourtant le domaine des nerfs vasculaires ; et, si la majeure partie d'entre eux se rend aux fibres li^ses de la musculcuse, une certaine proportion de fibres se^isilives traversent, sans s'y arrèler, les deux premières tuniques, pour s'épnnonir dans la troisième en un réseau soiisendothélial.
Il est facile do mettre en évidence par le bleu de niélliylènc l'existence de nerfspropres ilans les plus petits \ aisseaux des inenibranes : on reconnaît par ce moyen que les dernières artérioles sont toujours accompagnées d'une lilire a myéline qui court à leur surface, émettant çà et là de fines collatérales et se divisant en même temps que le vaisseau lui-même. Puis, cette fibre, amincie, perd sa myéline et ne tarde pas, en s'arborisant. àcouvrir de ses ramifications terminales les ramuscules artériels ultimes et les capillaires qui leur font suite.