BRANCHES INTRA-PELVIENNES PARIÉTALES
ARTÈRE ILIO-LOMB.URE Syn. : A. ilio-lumbalis, A. iliaoa parva, Uùftlendenpulsader.
L'arlere iliu-lombaire se détache ordinairement du tronc de bifurcation postérieur de l'hypogastrique et, plus rarement, du tronc primitif.
Dès son origine, elle se porte en haut et en arrière ; elle chemine d'abord entre la face posiérieure du tronc de l'iliaque interne et la face antérieure du tronc nerveu.x lonibo-sacré, croise ensuite le détroit sujiérieur et s'engage sous le psoas, où elle se divise en deu.x branches terminales : branche postérieure ou ascendanle, branche antérieure ou transversale. Sous le psoas, elle aban-
DES ARTÈRES
donne quelques rameaux à ce miiscio ainsi (|ii";iu nciT f)liliiial('ur (Durand cl Commandeur, l'riivince Médicale, 1 I mai IISIKI).
I. La hranche postérieure {)'(inuif< (isrciideiii^ .s. liimixdifi), i\ni continue la série des rameaux |)Ostérieurs des intercostales Ihoraciques ou lombaiies, se dirige en liin! et. en arrière, passe sur les ailerons du sacrum; en reyard du trou de conjugaison intermédiaire à la cinquième vertèbre huubaire et au sacrum, et se divise eu deux ïameaux : rameau musculaire et rameau s[u'nal.
1. e rameau mitsciilaire passe sous le ligjunent ilio-lombaire abandonne c|uei((ues raniiiscul(^s ,iu carre des l()mb(^s, cl, arri\'é dans la régimi lombaire, se distribue à la masse cDiumune; il s'anastomose avec la (jualricme lombaire, brandie de l'aorte abdominale et la cin juième lom!)aire, brancbe de la sacrée moven ne.
\j) rameau spiital pénètre dans le trou de conjugaison sous-jaceni a la cinquième lombaire et arrive ainsi dans le canal vertébral, où il se cumportc comme les rameaux s|)inaux des arlères intei'costales lombaiies el tlioraciques.
2. La branche transversale (ra)ui/s Ircoïsversiis s. (7(ac((.s) se porte transversalement en dcliors au-dessous du muscle psoas ; arrivée au niveau du bord postérieur du muscle iliaque, elle se divise en deux rameaux : un rameau superficiel, qui cbeinine sur la face pelvienne du muscle iliaque, donne des branches à ce muscle et s'anastomose avec la circonflexe iliaque el avec les dernières lombaires ; — un rameau profond, qui passe entre le muscle et l'os; il fournit de nombreux ramuscules au muscle, au périoste el un ïameau |dus important à l'os lui-même, rameau nourricier qui pénètre dans un milice ordinaireuHMit siluéau voisinage de l'articulation sacro-iliaque.
Variétés — L'I.L.peul manquer ou être très réduite; elle est alors suppléée par la^i^eirtère lombaire: elle peut ilonner l'artère sacrée latérale supérieure: inversement, on l'a \'ue naître de la sacré'e latérale supérieure, de l'iliaque priuiilivc, de la fossière, etc.
ARTÈRES SACRÉES LATÉRALES Syu : .\ sacra lat. Kreuzpulsader, Heiligbeinpulsnilfi-.
Il existe le plus souvent deux aidères sacrés latérales : ou les dislingiu^ en supérieure et inférieure.
Artère sacrée latérale supérieure. — L'ariêre sacrée latérale supérieure se détache ordinairement lie la branche de bifurcation postérieui-e de l'hypogas- Irique. Il est plus rare de la voir prendre naissance sur la branche antérieure ou sur le trcuic primitif. Cette dernière disposition existait sur l.i |)ièce qui a servi de modèle à la Pig. 205. Dès son origine, la sacrée latérale su|iérienre se porte directement en dedans et s'engage dans le premier trou sacré. Avant de disparaîtredans ce trou, elle envoie un petit rameau descendant, qui s'anastomose avec la sacrée latérale inférieure et un ou deux petits rameaux transversaux, qui s'anastomosent avec la sacrée moyenne. Parvenue dans le Irou sacrée antérieur, la sacrée latérale se divise en deux rameaux terminaux : l'un, inlernr ou spinal, pénètre dans le canal sacré et se distribue à la queue de cheval ; l'autre, postérieur ou musculaire, sort par le trou sacré postérieur et se distribue à la partie inférieure de la masse commune et à la jicau.
Artère sacrée latérale inférieure. — l.'ariére sucrée lalerale iufcrirure
ANGÉIOLOGIE
se détache, comme la précédente, de la branche de bifurcation postérieure de l'hypogastrique. Après un court trajet transversai, elle descend verticalement en avant du sacrum. Elle est située en avant des trous sacrés, reposant directement sur les nerfs sacrés, et, entre ces derniers, sur le pyramidal. Comme la sacrée latérale supérieure avec laquelle elle s'anastomose, elle est appliquée sur ces organes par une lame aponévrotique très résistante appartenant à la gaine hypogastrique. La s. 1. i. se termine ordinairement au niveau de l'articulation sacro-coccygienne, en s'anastomosant avec une branche latérale fournie par la sacrée moyenne.
La sacrée latérale inférieure fournit deux ordres de rameaux : — des rameaux'postérieurs ou externes , se dirigent en arrière et un peu en dehors, s'engagent dans les trous sacrés antérieurs et se comportent alors comme le rameau correspondant de la sacrée latérale supérieure; ils sont ordinairement au nombre de quatre ; — àe?, rameaux antérieurs ou /»ter/ie.s ; au nombre de quatre comme les précédents, ils cheminent sur la face antérieure des vertèbres sacrées et s'anastomosent avec les branches latérales de la sacrée moyenne.
Comme on le voit par leur distribution, les sacrées latérales continuent la série des intercostales.
Les sacrées latérales peuvent naître d'un tronc commun. — Los sacrées latérales supérieures manquent parfois : elles sont alors remplacées par dos brandies naissant de l'iliaque primitive, do l'ilio-lombaire ou de l'ischiatique. — I^es sacrées latérales inférieures absentes sont suppléées, en partie ou en totalité, par des rameaux de l'hémorrhoïdale moyenne, de la fessière ou de l'ischiatique. — L'artère sacrée latérale inférieure donne quelquefois la vésicale inférieure ou l'hémorrhoïdale moyenne : elle peut aussi naître île l'artère sacrée latérale supérieure.
BRANCHES EXTRA-PELVIENNES
FESSIÈRE
Syn. : .'V. glutea, iliaque postérieure, fessière supérieure, Gesœsspulsader.
La fessière, la plus volumineuse des branches de l'hypogastrique, constitue la branche de bifurcation postérieure du tronc principal. Dès son origine, elle se porte en bas et en arrière ; arrivée au niveau du bord supérieur de la grande échancrure sciatique, elle se recourbe et se dirige directement en arrière, passe d'abord entre le nerf lombo-sacré et le premier nerf sacré, puis entre le pyramidal et la partie supérieure de la grande échancrure sciatique sur laquelle elle laisse ordinairement son empreinte, un peu en avant de la symphyse sacro-iliaque. Arrivée ainsi hors du bassin, elle se divise immédiatement en deux branches terminales.
La fessière est accompagnée par deux veines très volumineuses, qui comblent avec elle presque tout l'espace compris entre le bord supérieur du jiyramidal et le contour osseux de la grande échancrure sciatique. Ces deux veines cheminent l'une en arrière (c'est généralement la plus volumineuse), l'autre en avant de l'artère : ces veines échangent dans le bassin et au niveau de l'échancrure sciatique de nombreuses anastomoses (Bouisson, Morestin), dont la présence complique la ligature de la fessière à ce niveau.
Le nei'f fessier supérieur, né par deux racines du nerf lombo-sacré et de la première sacrée, sort du bassin à côté, mais on avant et en dehors de l'artère fessière.
DES ARTÈRES
Branches. — Dans le I)assiii, la fessièro fournit (|uel(jtips Ijranclios au |iviiiluiilal, il l"(js iliaqiip el à rarlicii lation sacro-ilia(|U('.
Hes branches leri)ihiales sont au nouiljrp do doux, l'uno, superfif'iclle, clio-
Gi\ fess. -
iloij. jess.
flr. Slip, /i
^'^'LlM /o,. Or. pr.
Arl. n. sciaf.-
\nfist. cire.
Iscliial.
r,r. arld.
Fig. i39. — Ai't('n"es fcssièi'C et isfliialii|iic.
mine iMilrc le ^raml cl li' moyeu iVssipi- ; l'auli'C, [irofundc, iduMuiiic (^ntro le petit et le moyeu fessier.
Jiranche siipci'licielle. — I^a l»rani;li(^ supei'lii i(dle, uiimu> vnlumineuse i|ue la i)rauehe profunih», éuKU'ge (jnliuaireuK^ul siius une |ielile areaile apouévi'uli(jue (loul le^ (liMi.x e.Ktreinih's s"iuséreul sui' la parlie supérieure de la grande échancrure scialique et (|ui douue attache aux fibres posléi-ieures du nioven fessier (voy. fig. i3'.1). Sous le grand fessiei-. celle branche se divise en ])lusi(nirs rameaux : les uns, grêles, remontent vers les origines du gi'and fessier, tandis qu(> les autres, voUonineux, desi eudent |)arallélcnient aux fibres de ce muscle. ju>qu',iu x'oisinage de son inserlinn inférieure.
De cette hianrlie su|)erli( ielle se délaehe un rameau, ordinairemenl assez
gros, qui croise la face postérieure du pyi'amidal au moment où ce muscle sort de la grande échancrure scialique, donne quelques ramuscules à ce muscle et se perd dans la partie inférieure et postérieure du grand fessier. Ce rameau se détache parfois si près de l'origine de la branche superficielle, qu'on a pu le regarder comme une troisième branche terminale de la fessière (branche descendante de Morestin); il s'anastomose avec la br. asc. de l'ischiatique.
Branche profonde. - La branche profonde chemine dans le plan qui sépare le moyen du petit fessier. Très courte, elle se divise presque aussitôt en deux rameaux terminaux, l'un supérieur, l'autre inférieur. Le rameau supérieur suit les insertions iliaques du petit fessier ; il se distribue à ce muscle, au moyen fessier, à l'os coxal et se termine dans le voisinage de l'épine iliaque antérieure et inférieure en s'épuisant dans le tenseur du fascia lata. Par ses ramuscules ascendants, il s'anastomose, au niveau du bord supérieur de l'os des iles, avec i'ilio-lombaire et la dernière lombaire ; par ses ramuscules terminaux, il s'anastomose avec la circonflexe externe, branche de la fémorale. — Le rameau inférieur chemine au-dessous du précédent et dans le même plan que lui ; il donne de nombreuses branches aux grand et petit fessiers, ainsi qu'à la partie supérieure de la capsule de l'articulation de la hanche ; et s'anastomose avec l'ischiatique et la circonflexe externe.
La disposition que je viens de décrire (division de la fessière en deux brandies terminales) ne répond pas à la totalité des cas. Chez certains sujets, le rameau descendant de la br. sup. nait au niveau de la grande échancrure sciatique et la branche profonde est dédoublée dès son origine en deux rameaux terminaux. Chez ces sujets, la fessière semble se diviser à sa sortie du bassin, non en deux mais en quatre branches terminales. Dans tous les cas, le tronc de la fessière ?i'a pas de portion extrapelvienne, détail qui a son importance pour la ligature de celte artère puisqu'il oblige à lier dans le bassin.
La fessière peut émerger au-dessous du pyramidal. Elle peut fournir anormalement l'artère ischiatique, qui sort alors du bassin au-dessus du pyramiilal.
ISGHIATIQUE
Syn. : Fessière inférieure — ischiatica — gUitea iuferior — Sitzbeinpulsader.
Branche de bifurcation postéro externe du tronc terminal antérieur de l'hypogastrique, l'ischiatique est, après la fessière, la plus volumineuse des branches de cette artère. Aussi, lorsqu'on veut absolument décrire une branche terminale à l'iliaque interne, est-il plus logique, comme le fait remarquer Theile, de choisir l'ischiatique que la honteuse interne. Après un trajet intrapelvien, dont la longueur est en raison inverse de celle du tronc antérieur, l'ischiatique sort du bassin par la partie inférieure de la grande échancrure sciatique. Arrivée dans la région fessière, elle se divise, après un parcours plus ou moins long, en plusieurs branches terminales.
Rapports. — On |)eut, au point de vue des rapports, lui considérer : une ])ortion intra-pelvienne, et une portion fessière.
Dans ss. portion intra-pelvienne, l'artère descend ordinairemen t en avant du plexus sacré, sur lequel elle est appliquée i)ur la gaine hypogastrique. Chez certains sujets, elle sort du bassin en passant au-dessous du quatrième nerf sacré ; chez d'autres, elle s'engage entre le troisième et le quatrième nerf sacrés, ou môme entre le deuxième et le troisième : elle chemine alors sur une étendue de 2 à 3 cm. entre le plexus et le pyramidal. — L'ischiatique émerge
DES AliTKHES
dans la région fessiùre, enire l(! bord inférieur du i)yi';iMiidal ol le bord supérieur du petit ligament sacro-sci;iti(|uc', en dedav^i de la honteuse interne, qui passe sur le sommet de la pelite é|jine scialiquo. Devenue ainsi fessiève, l'iscliialique descend vers l'ischion, j)uis elle se porte en deliorsct se rapproclie du grand nei'f scialique ; dans celte dernière partie de son trajet, l'ischiatique est en deliora de la liontcuse iiilenie et, sur un |)lan moins profond que cette dernière, qui n'a pas quitté le plan osteo-ligamenteux formé par les insertions du petit ligament sciatique sur l'épine scialique.
I/ischiatique est accompagnée par deux veines dont la plu^ volumineuse, occupe la |);ii'tie postérieure de l'artère.
Branuhes. — Dans le bassin, rischiati({ue donne quelques ramnscules au plexus sacré; dans [a région fessière, après un trajet de (|uei(|nes millimètres à peine, elle se divise en branches terminales :
l" Une branche supérieure, ascendante, ordinairement assez grêle, qui croise la l'ace postérieure du pyramidal et s'anastomose avec le rameau descendant de la br. su p. de la fessière;
2" Deux branches poslérieures, l'une externe, l'autre interne, qui donnent (|uel((ues filets sans importance aux jumeaux et à l'obturateur interne, puis s'enfoncent dans le grand fessier, à la moitié inférieure duquel elles se distribuent. De ces deux branches postérieures, Vexterne pénètre directement dans le grand fessier en dehors du grand ligament sacro-scialiqne, Vinterne, au contraire, traverse le ligament sacro-scialique dans l'épaisseur duquel elle se ramifie, avant de pénétrer dans le grand fessier. Comme le fait lemarquer Morestin, ces rameaux cheminent dans de véritables canaux fibreux, et soni séparés de la paroi de ces canaux par une couche de graisse molle.
3" Une brandie Inférieure, qui continue la direction du tronc principal, el se distribue aux muscles fléchisseurs de la jambe, au carré crural et à la partie supérieure du grand adducteur. Cette branche inférieure donne constamment un rameau au nerf grand sciatique (A. cornes nervi ischiatici). Le développement de ce rameau est très variable ; Ilyrtl l'a vu descendre jusqu'à la poplitée, dans laquelle il s'abouchait.
La branche inférieure de l'ischiatique s'anastomose avec lesdeux circonilexes, surtout la circonflexe interne et avec les peiforantes, branches de la fémorale profonde.
Variétés. — L'arlore ischiatiquo peut suppléer l'artère fémorale atrophiée; elle desccml alors à la partie postérieure ilc la cuisse, derrière le nerf sciatique, et donne naissance ;i l'artère poplitée. Cette anomalie est assez fréquente: il en existe un grand nombre d'observations; il est inutile d'insister sur son intérêt chirurgical. — L'arlère ischialique peut fournir anormalement: l'arlère sacrée latérale; — l'artère vésicale inférieure ou une artère accessoire, — l'artère utérine; — une artère obturatrice accessoire, qui, derrière le trou sous-pubien, s'anastomose avec l'artère obturatrice proprement dite: — une artère lionteuse interne, qui se sépare de l'isciiiatique à la sortie du bassin : — une artère hémorrhoï date moyenne.
ARTliRE OBTURATRICE Syn. : .A. olituratoria. [lûflbeinlochpulsader.
L'artère obturatrice se détache ordinaiicment de rhypogaslrif[ue, mais il n'est |)as rare de la voir naître de l'épigasl ri(jue. .le reviendrai plus loin sur cette variété (jui est assez fréquente.
ANGÉIOLOGIE
l^orsque l'obturatrice provient de l'iliaque interne, elle se détache du tronc de bifurcation antérieur de celte artère ; lorsqu'il y a division prématurée de ce troncen ischiatique et honteuse interne, c'est ordinairement de l'ischiatique que vient l'obturatrice, tandis que la majorité des artères viscérales naissent de la honteuse interne. Dès son origine, l'obturatrice se porte en bas et en avant, cheminant parallèlement au détroit supérieur du bassin, à deux cm. environ au-dessous de lui. Elle arrive ainsi jusqu'au canal sous-pubien, dans l'intérieur duquel elle se divise en deux branches terminales.
Rapports. — Dans son Irajet intra-pelvlen, l'obturatrice chemine contre la |)aroi latérale du petit bassin, formée à ce niveau par l'oblurateur interne
Fig. 440. — f^'obturatrice.
recouvert de son aponévrose ; l'artère est appliquée contre le muscle par la gaine hypogastrique. Au-dessus d'elle, chemine le nerf obturateur, qui, né plus haut que l'artère, s'en rapproche graduellement ; au-dessous, se trouve la veine obturatrice. — Dans le canal sous-pubien, ces organes conservent leurs rapports respectifs : le nerfesten haut, la veineen bas, l'artère au milieu.
Branches collatérales. — Dans la cavité pelvienne, l'arlère fournit plusieurs branches collatérales :
1° Un rameau i^ia^^we qui se détache de l'obturatrice tout près de son origine, perfore le fascia iliaca et se distribue au psoas. Ce rameau, constant, peut naître de l'hypogastrique elle même (Henle); — 2" un rameau aux ganglions iliaques externes; — 3" des rameaux musculaires: les uns, externes, s'enfoncent dans l'obturateur interne; les autres, descendants, se distribuentà
DES AFri'ÈlŒS
la parlie supùi'ii'Lire du ii'Ieveiii' de l'aiius el à l'iscIiio-coccYglpii ; — 4» un ou plusieurs rameaux qui se dirigent vers la pruslate et la vessie et s'anastoniosen t avec les artères proslatique, vésicale postérieure et le rameau vésical de la honteuse interne ; — ;j° un rameau transversal, ramus fuhlcus, qui se dirige en dedans et s'anashmiose derrière la sym|)hyse avec celui du côté opposé ; — ti" un rameau u)iu^luinoLique avec iépigastfiqne ; ce ratneau se détache de l'obturatrice au momeiil où elle va entrer dans le canal sous-puhien ; il se dirige directement en haut et se jette dans Tépigastriciue. L'existence de ce rameau expli(|UO l'origine possible de l'obturatrice aux dépens de l'épigastrique. En étudiant cette importante anomalie, j'indiquerai les rappoits de ce rameau artériel aveu l'anneau crural (Voii' ci après variétés de l'obturatricej.
Branches terminales. — lies branches terminales de l'obtui-alrice sont au iKimbrc de deux : l'une a}ilér'icure . l'aiiliT postérieure. Elles sui\ent le cadre ()-;seux du tronc sous-pubien, sous les insertions osseuses de l'obturateur externe, et forment en s'anastomosant un cercle artériel autour de ce trou.
l" Branche antérieure (ramus inleniux scu aiiterior). La branche antérieure se dirige en bas eten avant, et traverse la membrane obturatrice interne: elle chemine alors entre le muscle obturateurexterne, qui la recouvre et la parlie du cadre osseux, qui limite en avant le trou sous pubien. Elle se termine à la partie moyenne de la branche ischio-pubienne, en s'anastomosant avec la branche postérieure. Celle branche fournit des rameaux osseux et périostiques ([ui cheminent transversalement sur la surface angulaire du pubis, et des raiiu'aux musculaires qui se distril)uent à l'obturaleur externe, nu moyen et au polil addncleurs.
Il" Braiiclie posli'rirure. — La branche postérieure se dirige en bas et en arrière, chemine entre les membranes obturatrices, puis sous l'obturaleur exlei ne. l'"lle se termine au niveau de la ])arlie moyenne de la branche ischiopubienneen s'anaslomosant avec la branche anliMieurc — Cette branche tlonne plusieurs collatérales :
a) Un rameau Inlra-pelvien, souvent très volumineux; ce rameau, sur Ic- (piel Waldevpr a récemment attiré l'attention (Waldeyer, 9^ Congrès de Bàle, 17-2(1 avril liSOo), se détache de la branche postérieure, tout près de l'origine lie celle dernière, chemine sur la face pelvienne de la membrane obi uratrice interne cl vient se terminer sur la face interne de la tubérosité de l'ischion, au périoste de laipielle il se dislribue. Souvent, un de ses ramuscules terminaux pénètre dans ré|)aisseur de l'ischion. Sur cinq |)réj)arations, j'ai constaté quatre fois la présence de ce rameau intra-pelvien l'eprésenlé fig. 4i0.
h) Un rameau acétahulaire, qui pénètre dans la cavité cotyloïde par l'échancrure ischio-juibien ne. fdurnil (|nel(|ues ai'lérioles au tissu cellulo-graisseux qui remplil l'ari-ière-fond de la cavilé Cdlyloïile et une branche qui pénètre dans le ligament rond. — On vei-ra plus loin que cette branche acétahulaire peut être fournie par la circnnilexe interiH\ branche de la fémorale profonde.
c) Des rameaux /JC/'/O/'rtii/s, qui traversent la membrane obturatrice intei'up et se distribuent à l'obi uratiice interne.
d) Des rameaux musculaires, qui cheminent avec les branches du nerf oblu-
ANGÉIOLOGIE
rateur entre les couches musculaires des adducteui's et se distribuent à l'obturateur externe, au petit et au grand adducteurset au carré crural. Ces rameaux musculaires s'anastomosent avec la circonflexe interne et l'ischialique.
Variétés. — Les variétés les pins intéressantes de l'obturatrice sont relatives à son
origine; elle peut venir anormalement soit do l'iliaque externe, ce qui est rare, soit de l'épigastrique, ce qui est beaucoup plus fréquent.
On sait que, normalement, l'épigaslrique et l'obturatrice sont réunies par un petit rameau anastomotique vertical (Schéma 1). Ce rameau anastomotique peut être volumineux; on dit alors que l'obturatrice naît par deux racines, l'une venant de l'iliaque externe, l'autre de l'épigastrique (Schéma 2).
D'après Lauth, ce serait la disposition normale chez le fœtus. Si la racine fournie par l'iliaque externe s'atrophie, on dit que l'obturatrice est fournie par l'épigaslrique ou plus exactement que l'obturatrice et l'épigastrique naissent par un tronc commun. La longueur de ce tronc commun a une grande importance au point de vue des rapports de l'obturatrice avec le canal crural. Si ce tronc est très court (schéma 3) l'obturatrice, dans sa portion descendante , est appliquée contre la face interne de la veine iliaque externe et est située en dehors de l'anneau crural. Si ce tronc est pluslong(sehéma 4), . l'obturatrice descend au niveau du bord externe du ligament de Gimbernat, en dedans par conséquent de l'anneau crural.
On conçoit l'importance de ces différentes dispositions pour le chirurgien qui doit débrider le collet d'une hernie crurale étranglée. Aussi ce point d'anatomie a-t-il été l'objet d'un nombre considérable de travaux. On trouvera dans le travail de Pfitzner (anat. Anz. 1889, p. S04 et .5081 un historique très complet et la reproduction de la plupart des statistiques fournies par les différents auteurs. — En confrontant ces statistiques et en leur ajoutant les chilTres obtenus par lui, Pfitzner a essayé d'établir la fréquence des dilférentes dispositions suivant le côté du corps considéré, et suivant le sexe du sujet examiné. Mais il a eu le tort, à mon sens, de réunir sous une même rubrique les cas où
Fig. 441. — ■ Schémas des divers modes d'origine de l'obturatrice.
DES AKTl'KliS
rnliliiiiitrioe liait de l'épi^'asU-iiiuc ut ceux où ollu se délaclieile l'iliaiiue externe et de ne pas tenir compte de la situation qu'aHeeto l'artère obturatrice anormale par rapport à l'anneau crural. 11 en résulte en ellet que les cliillres loui'nis par Plitzner, toujours intéressants au point de vue anatoniiquc pur, perdent tout intérêt au point de vue chirurgical. D'après Pfitzner, l'anomalie est à peu près aussi l'réquentc à droite qu'à gauche, comnie le montre le tableau suivant.
Fréquence suivant le côté.
OI>tura. naissuiil
( ilit. ii;ussaiit (le l'Oiiif;.
(-Hjt. nais-sant siirnil-
(le l'iiypoiîas.
lin (le l'il.
ext.
taïu'nient de l'hyiing. et de
Tôt \ I.
l'êpi^astiniue un (le l'il. e.\t.
Quain ....
lie. 1 1 II
Kesselbacli . .