C. — Vaisseaux et nerfs
Coriitne celles des artères, et plus qu'elles, les parois des veines possèdentdans leur inlérieur des vasa. Non seulement on en rencontre un grand nombre dans l'adventice, mais on les voit en outre se répandre dans toulre l'étendue de la tunique moyenne jusqu'au voisinage de la lame élastique interne. La multiplication de ces vaisseaux nourriciers constitue un des phénomènes les plus constants de la phlébectasie (Soboroff, Epstein) aussi bien que de l'anévrysme artériel (Tohne).
Il n'est pas sans intérêt de rapprocher la riche vascularisation des enveloppes des veines de la pauvreté physiologique en oxygène de leur contenu, ni hasardé d'y reconnaître une condition prédisposante aux inflammations relativement si fréquentes des canaux à sang noir (phlébites).
Les lympliatiques des veines sont aussi mal connus que ceux des artères.
Quant aux ?ie)'/s, ils paraissent se comporter d'une manière analogue dans les deux ordres de vaisseaux (voir t. 11 ; fasc. 2, p. 6i2-3).
Sur la structure des veines et spécialement sur la répartition du tissu élastique dans leurs parois, consulter ; Retterer et Robin, Su?' la distribution des fibres élastiques dans /es parois artérielles et veineuses, Journ. de l'Anat. etde la l^hys., n° 2,884; — Soboroff, Untersuchungen uber den Bav, normaler und ektatischer Fene«, Virchow's Arch., Bd. 54, p. 137 ; 1884 ; — Epstein, Ueber die structur normaler und ektatischer Venen. Virchow's Arch., Bd. 108, p. 103 et 239 ; 1887; — D. délia Rovere, Sulle fibre élasticité délie vene superficiali degli Anatom. Anzciger, Bd. XIlI, n° 7, 1897.