‹ Traité d'anatomie humaine [electronic resource] (volume 3)Chapitre 64 sur 190 · V. cor · texte numérisé non relu

V. cor

Fig. 475. — Veine cave supérieure double. Schéma (en partie d'après Quain).

Le sinus coronaire est la branche transv. qu'on voit à droite de la valvule de Thebesius.

VEINES INNOMINÉES

ilcncc il'iino transposition viscérale : dans ce liornier cas, c'est la v. ca^-c ilroito qui est la veine accessoire.

(Sur la V cave siip. ganclie, voyez : W. Gruher, ['cher die Diiplirild'l dev Vnta i-nra

siipi'r/or. Ac. des Se. de Saint-Pétersbourg, 1864: — Krauso, ilans llcnlo; — Pangivil/, IJcbfr (lie Verdoppelung... Thèse de Kœnigsbcrg, 1891).

2° Tronex reineii.r iiinnininést. — Reçoivent des brandies accessoires des v. vertéliralos, Jugulaire exicrnc, intercostale supérieure, sous-clavicre, — l'azygos (un cas). — Le Irnnc gauche passe plus haut que d'habitude. — Passe devant le thymus, dans une goutliéi'c (pii sépare la portion Ihoracique du thymus de sa portion cervicale (2 cas de Grubcr) : ou ;i, travers lui (.ï cas de Gruber); ou derrière son lobe gauche et en a^•ant de son lobe droit (2 f. sur 100, Gruber).

.l'ai vu plusieurs fois un lobule du thymus gavu-he remonter derrièri' le li'onc innominé gauche qui occupait ainsi une gouttière à concavité supérieure. — .l'ai \'u aussi sur un nouvcaii-né le lobe droit du thymus percé d'un canal où passait letronc veineux : la p;iroi antérieure de ce canal était de beaucoup la plus épaisse.

Sur deux embryons humains do la fin du 2<' mois, le thymus est situi'' en avant des artères, mais en arriére àn tronc innominé gaucho, tandis que sur un troisième embryon, du commencement du 3e mois, il est, comme plus tard, en avant de la veine (communication de M. Tourneux). Y aurait-il un (h'placement du thymus dans le cours de sa l'roissance et pourrait-on expliquer ainsi les anomalies de position de la v. innominée '?

La veine innominée gaucho peut recevoir totalement ou partiellement la petite azygos supérieure ou une azygos gauche. Parfois aussi une v. intercostale supérieure droite se jidte dans le tronc innominé correspondant (Voyez Veines du rachis).

l'. tli i/roïd ieu ne inférieure. — La \oine droite va ([uclquefois a la veine cave ou au milieu du tronc brach.-céph. droit, ou à la jugulaire interne. Toutes deux peuvent se déverser presque exclusivement dans une anastomose qui aboutit aux jugulaires antérieures. — Elles sont souvent multiples, trois ou quatre: dans ce cas il y a deux veines latérales et deux veines médianes [v. ima de quelques auteurs), ces dernières réunies par une ou deux branches transversales, dites ronnnuniranles inférieures {\Va>l fiers). — Les deux V(Mnes peuvent être réunies par une arcade transversale à laquelle descendent plusieurs branches thyroïdiennes parallèles, et d'où part une veine médiane. — Enfin, sous une birme encore plus contractée, les rameaux du plexus convergent on éventail à sommet inférieur et s'unissent en un seul tronc important qui descend le long de la ligne médiane jiour aboutir à la veine cave ou à la veine innominée gauche. La veine thyroïdienne est alors la v. iinpar et correspond exactement à l'artère de Neubauer (celle-ci existe 1 l'ois sur 10, Gruber). Cotte disposition serait la règle pour Thoile. — Les troncs veineux ou leur arcade ana^tomotique peuvent recevoir des v. thymiques, médiastines et même bronchiques.

V. mammaire interne. — Cette veine est enveloppée d'une gaine lamelleuse, distincte de celle de l'artère, et fixée par elle à la paroi costale. On trouve de petits ganglions lymphatiques sur son côté externe ou interne ou même entre elle et l'artère. Certaines de ses branches collatérales ne sont pas doubles, notamment les veines sternales, les intercostales antérieures et mémo des branches musculaires inférieures. La réunion des deux satellites en un seul tronc se fait à un niveau, qui peut n'être pas le méimi a di-oile et à gau(dic sur le même sujet : onlinairement elle a lieu au moment où les veines émergent du bord supér. du triangulaire du sternum, mais on peut la rencontrer dans \m des quatre premiers espaces. .le remarque que la branche externe passe en avant de l'artère pour se fusionner à la branche interne, et qu'elle pourrait être gênante dans la rechei-che ilu vaisseau artériel. Letronc de la mammaire peut déboucher dans la v. ca\c supérieure; on l'a vu se rendre dans l'azygos. Contrairement à ce qui arl•i^•e pour l'artère, la veine ne reçoit que très rarement la diaphragmât, supérieure.

Les veines sternales (r. propres du sternum, Cruv.) sont des veines profondes périostiqucs, qui enlacent chaque pièce du sternum; elles m'ont paru plus développées sur la face postérieure, ])ourle corps du moins, car sur la poignée, elles forment à la face antêricui'c un réseau bien marqué où se déverse une partie du sang du médiastin antérieur par des veines thymiques et mérliastines, au niveau de la fourchette sternale. En outre on \ oit assez souvent une v. anastomotif[ue. large do 1 mm. (jui, sortant du 2e espace, passe ]iar dessus le manubrium et va à la jugulaire antérieure (Luschka).

Luschka a signalé aussi la \'. anastomntii/ue Iransverse qui passe dans le tissu ailipeux en avant do la base de l'appendice xiphoïde. Cette veine, quelquefois sinueuse, peut être enfouie dans l'angle stcrno-xiphoïdien. Elle unit les deux mammaires et reçoit sur son bord inférieur des v. abdominales ascendantes.

SYSTÈME VEINEUX

Krause indique l'exislencc (dans un cas?) de deux v. mamm. ialernea lalérales, naissant à gauche du 4e espace et montant avec une artère semblable, dentelles senties satellites, pour se jeter dans la mammaire interne. Ces vaisseaux pourraient être blessés dans une thoracentèse. Avant lui Ilouzé avait décrit, comme inconnue alors et sous le nom de Ihoracique latérale interne, une veine souvent atrophiée, valvulée, Cjui monte sur la face interne du thorax parallèlement à la thoracique externe. Je l'ai retrouvée plusieurs fois, naissant depuis le 1^ jusqu'au 4« espace intercostal et remontant, avec ses deux branches qui encadrent l'artère accessoire, pour se terminer dans la mammaire interne ou dans la sous-claviôre. Il m'a semblé que dans ce cas les intercostales postérieures correspondantes étaient très grêles et que cette veine qui fournissait des branches antér. et poster, était une voie supplémentaire de la mammaire interne.

Chacun des troncs brachio-céphaliqiies veineux est formé par la réunion des veines sous-ciavière et jugulaire interne. Chez la plupart des mammifères, la V. jugulaire interne fait défaut ou est très réduite ; même chez l'homme, c'est la sous-clavière qui par sa direction est la continuation du tronc brachiocéplialique. Nous commencerons donc la description par les veines du membre supérieur.

VEINES DU MEMBRE SUPÉRIEUR

f/CS veines du membre supérieur se distinguent de celles du membre inférieur par leur slruclure et le nombre moindre de leurs valvules. Au lieu d'une double couche musculaire, elles ne possèdent qu'une tunique de fibres lisses circulaires traversées par des fibres élastiques longitudinales en dedans, en dehors par des fibres conjonctives (Henle).

Leurs troncs longitudinaux tendent à se rassembler et à prendre un type convergent en certains points déterminés ; ils y forment des confluents veineux. Les plus remarquables sont ceux de l'espace inlerdigital, du coude et de l'aisselle. Dans ces points, par la disposition analomique des parties, la pression du milieu qui contient les veines est négative par rapport à la pression des masses musculaires et à celle de l'extérieur ; de là une sorte d'appel ou d'aspiration qui favorise le développement des veines et la circulation du sang qu'elles contiennent.

On les divise en veines profondes et veines superficielles.

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