V. s. clav
■i" côte.
que, l'autre à son union avec l'axillaire. II estpresque toujours impossible d'injecter l'axillaire en poussant par la veine cave.
Le trajet de la v. sous-clavière est rectiligne et transversal ; elle se porte directement de dehors en dedans, à peine saillante en haut et en dehors ; elle représente la corde de l'arc décrit par l'artère correspondante, et c'est pour cela qu'elle est moins longue. Elle n'est donc pas rigoureusement satellite de l'artère, elle en est même séparée par le m. scalène antérieur, et nous avons déjà vu que selon Kadyi les véritables veines comitantes sont les petites veines qui enlacent en réseau les artères axillaire et sous-clavière et vont se jeter dans la v. vertébrale.
Elle est en rapport : en haut et en avant, avec les insertions claviculaires du
st. mastoïdien et l'aponévrose cervicale moyenne, plus bas avec le muscle sous-clavier qui la sépare de la clavicule ; dans la gêne circulatoire, elle devient visible dans le creux sus-claviculaire; — en bas et en arrière, avec la première côte sur laquelle elle repose dans une gouttière mieux marquée sur le bord postérieur; — en dehors, avec le tendon du muscle scalène antérieur qui s'insère sur le tubercule de Lisfranc et la sépare de l'artère; — en dedans, avec l'extrémité costale du m. sous-clavier.
La V. sous-clavière est une veine béante ; cette béance est due aux adhérences que la veine, ou plus exactement sa gaine vasculaire, contracte avec les aponévroses voisines. Au-dessus de la clavicule, la veine est unie par sa face antérieure à la face profonde de l'aponévrose cervicale moyenne^ au moment où celle-ci va s'insérer sur la clavicule. Plus bas, au-dessous de la clavicule, elle est libre et glisse sur la première côte ; mais sa face antérieure ou supérieure adhère à l'aponévrose épaisse qui sert de gaine au sous-clavier. En outre, de cette même aponévrose du sous-clavier, émane une grande et forte expansion fibreuse qui embrasse en demi-cornet le paquet vasculo-nerveux et s'attache solidement à la face supérieure de la première côte ; sa partie interne se fixe sur toute la demi-circonférence antérieure de la v. sous-clavière revêtue de sa gaine propre. La veine se dilate et sa béance naturelle augmente dans tous les mouvements qui mettent en jeu ces aponévroses, mouvements inspiratoires, effort, élévation du bras et de la clavicule.
Fig. 478. — Expansions de l'aponévrose du muscle sousclavier sur la veine sous-clavière.
Coupe antéro-postérieure, un peu oblique, passant en dedans de la veine.
Branches collatérales. — La v. sous-clavière diffère encore de l'artère au pointde vuede ses branches collatérales. Elle nereçoit aucune des sept branches de l'artère ; seule l'intercostale supérieure droite fait exception, et encore cette
VEINES DU MEMBRE SUPÉRIEUR
veine fait-elle souvent défaut ou peut se jeter ailleurs . Les scaj)ulaires siipérleure^ ou sus-scapulaiies et les scapuhitres postét'leurcs ou cervicales Iransverses ne s'y déversent qu'accidentellement, leur débouché normal est la v. jugulaire externe; nous avons déjà vu les mammaires internes, thyroïdiennes inférieures et vertébrales s'ouvrir dans les troncs innominés.
En revanche la v. sous-clavière reçoit deux veines superficielles, sans rapport artériel, la jugulaire externe et iajugulaire antérieure, que nous décrirons avec les veines du cou.