‹ Traité d'anatomie humaine [electronic resource] (volume 3)Chapitre 72 sur 190 · VEINES DU PLI DU COUDE · texte numérisé non relu

VEINES DU PLI DU COUDE

Dans le schéma classique qui est, paraît-il, de Winslow, on admet que les veines prennent la disposition suivante. La V. médiane de l'avant-bras se bifurque en deuxbranches obliques, une externe, médiane céphalique, qui va s'unir à la radiale superficielle pour former la V. céphalique; une interne, médiane basilique, qui se joint à la cubitale superficielle pour constituer la v. basilique. De là la figure d'un M, dont les deux médianes représentent les branches obliques, et l'extrémité supérieure des radiale et cubitale les branches verticales.

Cette disposition est exceptionnelle. L'iM existe bien, mais est autrement

VEINES DU MEMBRE SUPÉRIEUR

constitué dans la très grande majorité des cas. Conformément à Bardicbon, Marceliin Duval, Bertelli, Theile, et conformément aussi à la dispositinn embryonnaire (Voyez plus loin au mot : Variétés et anomalies), le type normal, régulier, est le suivant. C'est la radiale superficielle qui aboutit au milieu du du coude et se divise en deux branches: une interne, généralement plus grosse, véritable continuation de la radiale, la v. ynédiane basilique; une externe, la médiane cépJitdique, qui n'est au début qu'une branche collatérale de la radiale. Les jambages verticaux de I M sont représentés en dedans par l'extrémité supérieure de la cubilale, quelquefois par sa branche accessoire (cubitale postérieure), quand le tronc principaldébouche dans la médiane basilique ; en dehors, par la radiale accessoire ou par un canal collatéral de la radiale principale, ou sim|)lemeiit par une ou deux veines postérieures assez courtes (jui se jettent dans la céphalique. Quand il existe une v. médiane de l'avant-bras, et hormis le cas exceptionnel où elle fournit les deux médianes du coude, elle se jette dans la radiale près de sa bifurcation ou encoie dans la v. médiane basilique.

V. médiane basilique. — Elle suit le bord interne oblique du biceps pour aller s'unir à la cubitale au-dessus de l'épi tjochlée. Elle est ordinairement bien apparente, plus grosse que la méd. céphalique, et aussi plus superficielle, bien qu'elle soit contenue comme les autres dans une gaine du fascia superficialis ; mais la gouttière qu'elle occupe est moins profonde et à ce niveau, qui correspond au pli principal de flexion, lepli interne, lepannicule adipeux fait presque comj)lèlement défaut; la veine paraît être sous-dermique. Elle est accompagnée par le nerf brachial cutané interne qui passe ordinairement par moitié en dessus et en dessous de la veine; dans le quart des cas, les branches principales sont sus-jacentes au vaisseau. Il est donc Irès difficile d'éviter les branches nerveuses dans une saignée, et c'est pour cela qu'on a pu conseiller de sectionner la veine en long. Elle présente avec l'artère humérale un rapport important. Elle lui est presque parallèle et sus-jocenle, ou du moins elle la croise à angle aigu et n'en est séparée que par l'expansion aponévrotique du biceps. Chez un sujet maigre et sur un bras en extension, ce rapport devient assez étroit pour qu'il oblige à quel(|ue allenlion dans la saignée.

On fa vue valvulée et non vulvulée.

V. médiane céphalique. — Plus petite, plus profonde parce qu'elle est plus enveloppée de graisse, la médiane céiihalique longe le bord externe du bice])s et va s'unir à une branche radiale pour former la céphalique. Elle ne parait pas avoir de valvules. Elle est, elle aussi, en rapport avec des branches nerveuses, avec le n. musculo-cutané ; mais ce nerf passe presque toujours en dessous d'elle, au inoins par sesbranches principales, carassez souventquelques filets passent en avant de la veine. Ce peu de contact avec les nerfs et l'absence d'arlère rapprochée en font la veine de choix dans la saignée.

A la pointe médiane de l'M aboutit une anastomose importante venue des v. profondes, la v. conimunicaiite dit coude (v. perforante, v. médiane profonde). Elle vient du conilueiil veineux profond, où ses origines sont des plus variées ; ordinairement elle naît des radiales profondes, ou de celles-ci et des cubitales, ou même d'une de ces veines et de l'huniérale externe. Elle émerge de la pro-

Analoiint' ii 00

SYSTÈME VEINEUX

fondeur entre le brachial antérieur et l'expansion du biceps et vient se jeter dans la bifurcation veineuse, tantôt et le plus souvent dans la radiale un peu avantsabifurcation, tantôt dans la médiane commune quand elle existe ou dans une des deux médianes basilique ou céphalique. Pour la voir, il faut soulever les veinessuperficielles qui sont commecouchéessur elle. C'estla communicante qui dans la saignée fait affluer le sang par l'ouverture des médianes lorsqu'on remue les doigts. Elle est toujours avalvulaire; mais les valvules des veines profondes et celles des veines médianes superficielles en amont de son embouchure obligent le sang àcirculer de la profondeur à la surface.

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