VEINE TEMPORALE SUPERFICIELLE
Elle correspond à l'artère homonyme sans en avoir les flexuosités. Ses origines se font par trois espèces de branches, antérieures ou frontales, moyennes ou pariétales, postérieures ou occipitales. En se ramifiant et en s'anastomosant soit entre elles par des arcades transversales, soit avec celles du côté opposé, soit enfin avec les veines voisines, frontales et sus-orbilaires en avant, auriculaires postérieures, occipitales superficielles et profondes, en arrière, elles constituent le rrseau veineux du cuir chevelu. Celui-ci est à larges mailles, moins riche que le réseau artériel tlont il n'est pas rigoureusement satellite et t)ccupe comme lui la partie |)rofonde du cuir chevelu, au-dessus de l'ajjonévi ose épicrànien ne.
IjCs trois branches temporales issues du réseau se réunissent en deux troncs, l'un antérieur, l'autre postérieur, qui se placent en arrière des artères correspondantes. Enfin, au niveau de l'arcade zygomatique, les deux troncs se fusionnent en un seul. Ce tronc, presque toujours unique, descend dans le sillon préauriculaire, en arrière de l'artère, en avant du nerf auriculo-temporal, en sorte qu'on trouve successivement, d'avant en arrière, l'artère, la veine, le nerf; les flexuosités de l'artère peuvent changer ces rapports. Il plonge dans l'extrémité supérieure de la parotide et s'unit à la veine maxillaire interne au niveau du col du condyle. En avant du tragus, point classique de la ligature, les deux
SYSTÈME VEINEUX
vaisseaux, artère et veine, sont englobés dans une gaine lamelleuse dense fournie par le fascia superficialis qui prolonge l'aponévrose épicrânienne.
Lav. temporale superficielle reçoit comme branches collatérales la v. temporale moyenne, les auriculaires antérieures, les v. du plexus articulaire, les transverses de la face, les veines du canal de Sténon et des v. parotidiennes.
i° V. temporale moyenne. — Cette veine, souvent volumineuse, correspond à l a. tempor. moyenne et à la branche orbitaire de l'a. tempor. superficielle. Elle naît du confluent veineux de l'angle externe de l'œil par plusieurs veines superficielles, frontales, palpébrales externes et sous-orbitaires, qui s'anastomosent avec la sus-orbitaire, branche de la faciale. Ces rameaux perforent l'aponévrose temporale, deviennent profonds et se réunissent sur la face externe du muscle temporal pour former le plexus temporal, lequel communique largement avec les v. tempor, profondes. Ce plexus est situé un peu au-dessus de l'arcade zygomatique. Le tronc unique qui en sort se dirige en arrière parallèlement au bord supérieur de l'arcade, perfore à son tour ra()onévrose, mais cette fois de dedans en dehors, et devenu superficiel se jette dans la temporale superficielle, en avant du conduit auditif.
2" V. auriculaires antérieures. — Au nombre de 4 ou 5, elles proviennent de la partie antérieure de l'oreille externe.
3" V. du plexus articulaire. — Tout autour de la synoviale de l'articulation temporo-maxillaire existe un riche plexus, dont les deux parties principales sont: Tune antérieure, appliquée sur la face externe de l'articulation, l'autre postérieure, sur la face interne. Cette couronne veineuse est le plexus articulaire, dit encore condylien ou glénoïdien ; le terme de condylien prèle à la confusion avec le plexus condylien du trou condylien antérieur. 11 reçoit des veines auriculaires profondes du conduit auditif et de la membrane du tympan, des veines articulaires et des massétérines, et se déverse par plusieurs branches dans la temporale. 11 communique en dedans avec le plexus ptérygoïdien. On le trouve également très développé chez les animaux, et l'on suppose qu'il a pour rôle de former un coussinet élastique autour de l'articulation.
4" V. transverses de la [ace. — On en compte ordinairement deux, une supérieure et une inférieure, qui naissent de la joue, de la parotide et du canal de Slénon.
5" V. du canal de Sténon. — Le canal de Sténon est entouré d'un plexus qui se déverse en arrière dans la jugulaire externe même ou dans la temporale, en avant dans la faciale.
6° y. parotidiennes. — Plusieurs branches naissant de la partie supérieure de la glande.